lundi 26 octobre 2009

Le développement durable est à l’honneur de la deuxième édition du Fidadoc.










Le développement durable est à l'honneur de la deuxième édition du Fidadoc. Avec une sélection de films sur des thèmes sociétaux, une table ronde sur les enjeux de la biodiversité, le festival mise cette année sur une riche et subtile sensibilisation par l'image, le dialogue et la transmission.
Sélection Transculturelle :
Avec 12 films en compétition d'horizons divers, la programmation du Fidadoc nous livre cette année une multiplicité de regards sur le monde d'aujourd'hui. Trois prix seront discernés par un jury présidé par la réalisatrice marocaine Farida Belyazid. Des avant-programmes, des projections en plein air et des programmations thématiques accentueront ce flux d'images séquentielles pour le plus grand bonheur du public Gadiri.
Enjeux de la biodiversité :
L'un des moments forts du Festival sera sans doute la table ronde sur le thème de la biodiversité et la sauvegarde de l'Arganier. Pour rappel, la biodiversité représente la diversité de toutes les formes du vivant, c'est-à-dire la totalité des gènes, des espèces et des écosystèmes. La manifestation accueillera de nombreux acteurs associatifs et scientifiques ainsi que des élus de différentes collectivités locales et internationales.
Education à l'image :
A travers des ateliers thématiques et des séances d'éducation à l'image, le Fidadoc a pour objectif de transmettre l'art cinématographique aux jeunes et aux moins jeunes. Notons au passage l'organisation de rencontres professionnelles permettant à des réalisateurs marocains de se frotter à des expertises internationales.
Rendez-vous donc à Agadir du 10 au 14 novembre 2009.
En tout cas, moi j'y vais !







dimanche 25 octobre 2009

TROIS VIDEO SUR CIVILISATIONS DU FUTUR ET FUTUR DES CIVILISATIONS

Programme

8h30 – 09h00 : Accueil

9h00– 09h30 : Carine Dartiguepeyrou, Michel Saloff Coste et Bruno Marion : Introduction à l'université intégrale et à la journée.

Carine Dartiguepeyrou introduction à la sixième journée de l'Université Intégrale : Civilisations du futur from UNIVERSITE INTEGRALE on Vimeo.

Eclairages prospectifs à partir de l'approche philosophique intégrale et notamment des textes d'Ervin Laszlo.

Bruno Marion à la sixième journée de l'Université Intégrale : Civilisations du futur from UNIVERSITE INTEGRALE on Vimeo.


9h30 – 10h00 : Michel Saloff Coste « La planète du troisième millénaire : quatrième vague de civilisation et changement de valeurs » La manière d’envisager le pouvoir, les échanges, la manière de penser, de communiquer et de s’organiser va être profondément transformée. C’est même le rapport au temps et à l’histoire qui est bouleversé et plus profondément : nos systèmes de valeurs.

Michel Saloff Coste à la sixième journée de l'Université Intégrale : Civilisations du futur from UNIVERSITE INTEGRALE on Vimeo.





CIVILISATIONS DU FUTUR
ET
FUTUR DES CIVILISATIONS
Samedi 24 Octobre 2009 au Forum 104
104 rue de Vaugirard, 75006 Paris de 8h30 à 17h30.
Avec la participation exceptionnelle de

Journée conçue par Michel Saloff-Coste, et co-animée avec Carine Dartiguepeyrou et Bruno Marion, organisée avec la participation d'André Copin, Bénédicte Fumey, Charlotte de Silguy, membres du comité exécutif du Club de Budapest.
Nous sommes dans une période de transformation économique, sociale et écologique. Il devient important de développer des solutions pour survivre à court terme sans négliger de construire un futur durable et d'investir sur le long terme.
Comment civiliser le futur ?
A quoi ressembleraient les possibles civilisations du futur ?



Gandhi souligne « un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse ».
Ne nous laissons pas impressionner par les craquements et les arbres morts qui s'effondrent autour de nous. Regardons les jeunes pousses qui annoncent les caractéristiques des civilisations émergentes à venir. « Les grands mouvements de transformation commencent toujours de façon marginale, déviante, modeste, voire invisible » nous rappelle Edgar Morin (Manifeste pour la métamorphose du monde).



Nous explorerons :
· Quelles sont les nouvelles approches en matière économique, sociale et écologique qui permettent d’illustrer les civilisations du futur?
· Comment civiliser le futur pour le rendre enthousiasmant et redonner à l'humanité confiance dans son destin ?
· A quoi ressemblerait, une civilisation qui réponde aux enjeux actuels par des solutions innovantes ?
· Des initiatives nouvelles, parfois relevant de nouveaux paradigmes, se manifestent un peu partout à travers de multiples initiatives et expérimentations : comment les expliciter et les catalyser ?

Cette journée nous donnera des clés pour impulser le changement de manière active : créative, concrète et enthousiaste !
Les différentes interventions et nos échanges seront l'occasion de réfléchir et d'expérimenter ensemble la façon dont nous pouvons utiliser la pensée intégrale aux niveaux individuel et collectif pour une transformation intérieure et extérieure.
Merci de consulter les vidéos et documents concernant les journées précédentes. Nous vous invitons à vous documenter sur les auteurs/contributeurs afin de participer à la journée avec pertinence.

Carine Dartiguepeyrou introduction à la sixième journée de l'Université Intégrale : Civilisations du futur




Carine Dartiguepeyrou introduction à la sixième journée de l'Université Intégrale : Civilisations du futur from UNIVERSITE INTEGRALE on Vimeo.

Brian Van der Horst' presentation.

Début du message réexpédié :

De : "Brian Van der Horst" <brianvdh@gmail.com>
Objet : My presentation 



jeudi 22 octobre 2009

Pétrole : la fête est finie

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Pétrole : la fête est finie !20.00EUR


Pétrole : la fête est finie !
Cliquer pour agrandir

AVENIR DES SOCIÉTÉS INDUSTRIELLES 
APRÈS LE PIC PÉTROLIER 



FICHE TECHNIQUE

  • Auteur : Richard HEINBERG
  • Éditeur : Éditions Demi-Lune
  • Langue : français
  • Format : Broché - 384 pages
  • ISBN : 978-2-917112-05-2
  • Dimensions (en cm) : 15 x 23

L'AUTEUR

Richard HEINBERG

Basé à Santa Rosa, en Californie, Richard HEINBERGécrit depuis des années sur les questions de ressources énergétiques ainsi que sur la dynamique du changement culturel. Il est mondialement reconnu comme l'un des principaux et des meilleurs communicants sur la question du pic pétrolier. 
Journaliste, conférencier et membre du principal corps enseignant du New College of California où il dispense un cours sur « La culture, l'écologie et la collectivité durable », il a une demi-douzaine de livres à son actif, (dont 
Powerdown et celui-ci, véritable livre de référence sur le sujet) qui lui ont valu plusieurs récompenses et le rôle de principal communicant au sein de l'ASPO (Association pour l'étude du pic pétrolier).

RÉSUMÉ

Le monde voit ses réserves en pétrole bon marché s'épuiser, avec les changements dramatiques que cela implique. La plupart des observateurs, y compris ceux issus des milieux de la finance pourtant qualifiés jusqu'à présent d'« optimistes », conviennent que nous avons atteint le pic de production globale. Désormais, même si les pays industrialisés entament une conversion à des sources d'énergies alternatives, ils auront chaque année à leur disposition moins d'énergie nette pour effectuer le travail essentiel au maintien de sociétés humaines complexes. Nous entrons dans une nouvelle ère, aussi différente de l'ère industrielle que cette dernière fut différente de l'époque médiévale. 

Dans Pétrole, la fête est finie !Richard HEINBERG replace cette transition décisive dans son contexte historique. Il démontre comment l'industrialisation s'est développée sur la base de la maîtrise de l'énergie fossile ; à quel point la compétition pour le contrôle de l'accès au pétrole fut centrale dans la géopolitique du XXe siècle ; comment enfin les tensions provoquées par l'amenuisement des ressources énergétiques au XXIe siècle entraîneront des guerres de prédation au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Amérique du Sud. Il anticipe l'impact probable de la déplétion du pétrole ainsi que celui de toutes les énergies alternatives. Prédisant un chaos certain à moins que les États-Unis, premier consommateur mondial, ne consentent à rejoindre les autres pays pour mettre en place un programme global de conservation et de partage, il recommande par ailleurs une « chute contrôlée » susceptible d'ouvrir la voie à une société plus modérée, moins gourmande en énergie et durable.

Plus lisible que les autres ouvrages traitant de la question, cette version mise à jour de l'ouvrage de référence sur le « pic pétrolier » constitue un saisissant cri d'alarme. Mais il s'agit aussi d'un recueil riche en idées positives à différents niveaux. La communauté internationale, les collectivités locales, les individus, tous doivent maintenant agir concrètement afin d'affronter dans les meilleures conditions possibles la « fin de la fête » et ce livre explique comment faire, de façon admirablement claire et honnête. 

CRITIQUES

... Qui sont les hommes et les femmes capables d'inventer la nouvelle civilisation que vous appelez de vos voeux ? 
« Les solutions ne sortiront pas des moules habituels. Elles ne viendront pas de ceux qui sont obsédés par une croissance économique qui ne vaut que pour elle-même. Il faut chercher ailleurs. C'est cette curiosité qui doit animer nos décideurs. Les personnes qui réfléchissent et qui vont loin ne manquent pas. Tenez, je vois sur mon bureau quelques auteurs qui m'ont inspiré récemment : Richard Heinberg, Thomas d'Ansembourg, François Flahaut, Patrick Viveret, Bernard Lietaer, Hervé Kempf… » (Interview de Nicolas Hulot: « Nos écogestes ne sont pas à la hauteur des enjeux »)

- Nicolas HULOT, dans l'interview qu'il donne à Terra Economica dans le numéro du mois d'avril 2009



« Je considère l'ouvrage de Richard Heinberg Pétrole : la fête est finie ! (paru aux Éditions Demi-Lune), comme le livre le plus important pour l'avenir de l'humanité qui ait été publié depuis quarante ans. ... Ce qui ressort du livre de Richard Heinberg, c'est que la vraie crise est devant nous. Aussi doit-on considérer la crise actuelle comme une bénédiction, un avertissement utile et je dirais même une sorte de vaccin. Car c'est exactement le rôle que remplit la crise du moment, grâce à laquelle, si nous ne nous conduisons pas trop sottement, nous allons pouvoir nous préserver, au moins partiellement, de la crise ravageuse du pic pétrolier, qui s'approche rapidement, mais dont presque personne ne parle. 

- Pierre LANCE, rédacteur en chef de L'Ère Nouvelle



« Le livre de Richard Heinberg, The Party's Over est le premier ouvrage complet sur le pic pétrolier que j'ai lu. Il est complet au sens où il ne se cantonne pas aux seuls aspects techniques du problème, mais en aborde toutes les dimensions économique, sociale, géopolitique et philosophique. Avec The Long Emergency, le livre de James Howard Kunstler, Pétrole, La fête est finie ! constitue la meilleure introduction à la question du Peak Oil. Je le recommande particulièrement aux jeunes - disons aux moins de 40 ans - qui n'ont jamais entendu parler du pic pétrolier, ou qui n'y croient pas. La lecture du livre de Richard Heinberg changera leur vie. » 

- Yves COCHET, député de Paris, ancien ministre de l'Environnement



« Les Editions Demi Lune nous offre … la traduction d'un des livres américains les plus inspirés sur la fin de l'ère du pétrole et sur les prévisions que l'on peut en tirer. (…) la traduction de l'ouvrage original est excellente, parfois enrichies de références à la situation française. (…) Cette analyse, très documentée, est captivante. (…) En conclusion, je recommande chaudement la lecture de ce livre porté par une vision inspirée du passé et du proche futur à tous ceux qui sentent que notre croissance accélérée s'apprête à buter sur ses premiers obstacles. » 

- Adolphe NICOLAS, géologue pétrolier, auteur de 2050, Rendez-vous à risques et de Futur empoisonné: quels défis ? Quels remèdes ?



« La crise pétrolière a commencé et nous devons tous prendre conscience du pic pétrolier ; de ce que cela recouvre, implique et signifie pour chacun d'entre nous.Ce livre est une excellente introduction au sujet ; je l'utilise d'ailleurs avec mes étudiants dans le cadre de mon enseignement à l'université de Bâle. » 

- Professeur Daniele GANSER, historien, président de la branche suisse de l'ASPO



« Richard Heinberg incarne ce rare mélange d'académisme et de lucidité, assez désinhibé intellectuellement et émotionnellement pour poser les questions les plus dérangeantes et réconcilier une vérité à laquelle personne ne veut croire avec une réalité mondiale émergente que seuls quelques individus ont le courage d'affronter. Sa compassion pour l'humanité est manifeste. Lorsque j'ai besoin d'une piqûre de rappel à la réalité et d'un réglage de boussole concernant la signification du pic pétrolier, je m'en remets avant tout à Richard Heinberg : il est absolument brillant … Quand il écrit, j'écoute. » 

- Mike RUPPERT, éditeur et rédacteur en chef du site From the wilderness



« Richard Heinberg combine faits scientifiques, historiques et événements complexes dans une vue d'ensemble lisible des systèmes énergétiques qui maintiennent la société de masse actuelle en état de marche. Le résultat est déconcertant. Pétrole, la fête est finie ! est le livre indispensable pour nous réorienter vers un avenir réaliste. » 

- Dr Chellis GLENDINNING, auteur de Off the Map: An Expedition Deep into Empire and the Global Economy



« Dans quelques générations, nos descendants regarderont le monde industriel d'aujourd'hui dans un mélange de stupeur, d'émerveillement et d'horreur. Leur passé est notre avenir, une ère transitionnelle de ressources énergétiques sur le déclin, de guerres de prédation et d'effondrement industriel. Si, à l'horizon d'un siècle, les sociétés réussissent à vivre de manière paisible, modeste et durable, ce sera au moins en partie parce que les conseils prodigués dans ce livre opportun auront été suivis. » 

- Thom HARTMANN, auteur de The Last Hours of Ancient Sunlight et Unequal Protection: the Rise of Corporate Dominance and Theft of Human Rights



« Comme Richard Heinberg le montre de façon très claire dans ce livre extraordinairement bien écrit et documenté, notre mode de vie changera bientôt de manière dramatique à mesure que la production globale de pétrole déclinera. De surcroît, il démontre clairement que nos actions présentes affecteront grandement l'état du monde lorsque cette transition hors du pétrole sera amorcée. Mais avant d'agir nous devons comprendre, et avant de comprendre nous devons être informés. Dans ce livre captivant, Richard Heinberg nous donne les outils d'information et de compréhension pour agir. C'est un ouvrage bourré de sagesse et d'une importance capitale. » 

- Derrick JENSEN, auteur de A language Older then Words et The Culture of Make Believe



« Richard Heinberg signe avec Pétrole, la fête est finie ! un livre hors du commun. … Il est prévu que la population mondiale et celle des États-Unis doubleront d'ici 50 et 70 ans respectivement et que les réserves de pétrole seront largement épuisées dans 50 ans ! Je suis d'accord avec Richard Heinberg sur le fait que notre société s'apprête à connaître de graves problèmes dans un avenir proche. » 

- Dr David PIMENTEL, professeur au département d'entomologie, systèmes et écologie, Université de Cornell



« Pétrole, la fête est finie ! s'ouvre sur une revue magistrale de l'histoire du monde … La discussion sur les substituts aux carburants fossiles en voie de déplétion rapide et les formidables obstacles à effectuer la transition qui permettrait à la civilisation industrielle de perdurer, concerne tout le monde. » 

- Dr Virginia Deane ABERNETHY, auteur de Population Politics



« Les marins disent souvent que le plus important quand on navigue est de savoir où l'on se trouve : le livre de Richard Heinberg est la boussole qui nous situe avec précision sur la carte dangereuse de la vie [dans une société] industrielle. Heinberg aide le lecteur, débutant ou expert, à comprendre ce qu'est le pic pétrolier et ses renversantes ramifications … Il fournit des bases solides pour saisir aussi bien la fâcheuse étendue de notre dépendance aux hydrocarbures que l'énormité de la tâche à accomplir : la transition vers un monde de "l'après-pétrole. » 

- Julian DARLEY, fondateur et directeur du Post Carbon Institute








Une récession temporaire… ou la fin de la croissance ?

« Pic général »
Une récession temporaire… ou la fin de la croissance ?


Une récession temporaire… ou la fin de la croissance ?
par Richard Heinberg | Alors que la croyance dominante attribue la crise économique actuelle aux seuls désordres du système financier, Richard Heinberg affirme qu'elle est une conséquence systémique du pic pétrolier. Dans cet article de fond, le « pape de la décroissance » expose ses arguments. Nous le publions dans nos colonnes parce qu'il présente des éléments de réflexion indispensables à la compréhension des enjeux actuels, même si nous ne partageons pas la philosophie malthusienne qui sous-tend son exposé. Au demeurant, au delà de la question de savoir s'il a entièrement tort ou raison, il est nécessaire de connaître et de comprendre une pensée qui exerce désormais une influence considérable dans le monde anglo-saxon en général, et sur les administrations Obama et Brown en particulier.

mercredi 21 octobre 2009

DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANCAISE 64ème Assemblée générale des Nations Unies New York –

DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANCAISE 64ème Assemblée générale des Nations Unies New York – Mercredi 23 septembre 2009 :http://www.facebook.com/michelsaloffcoste?v=app_2347471856

Je trouve ce discours très important et "re fondateur" sinon même "révolutionnaire" ; mais on en a peu parlé dans la presse , pourquoi ? !

Qui a participé a l'écriture ?

Je serai heureux de pouvoir me joindre a ceux qui souhaitent avancer sur ces idées que je trouve justes et très ambitieuses mais incontournables !

Certains partagent ils mon intérêt ???

Michel Saloff Coste


DISCOURS DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANCAISE

64ème Assemblée générale des Nations Unies

New York – Mercredi 23 septembre 2009



Monsieur le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies,
Monsieur le Secrétaire Général,
Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,
Mesdames et Messieurs les représentants des Etats,

En prenant la parole devant vous aujourd’hui, au nom de la France, j’ai bien conscience que dans les
circonstances où nous nous trouvons, nous sommes tous confrontés à une responsabilité historique.

Nous sommes en plein milieu d’une crise financière, économique, sociale sans précédent ; nous
sommes à la veille d’une catastrophe écologique planétaire ; nous devons maintenant inventer un
monde nouveau où les folies d’hier ne seront plus possibles. C’est la responsabilité qui nous incombe.

Nous savons tous maintenant vers quelles catastrophes peut nous conduire notre obstination à essayer
de régler les problèmes du XXIe siècle avec les instruments et les idées du XXe siècle.

Désormais, plus un seul d’entre nous ne pourra prétendre qu’il ne savait pas. Il y a une prise de
conscience universelle que la voie dans laquelle le monde était engagé depuis plusieurs décennies était
sans issue.
La prise de conscience est universelle. La voie dans laquelle le monde s’était engagé depuis plusieurs
décennies, cette voie est une impasse. Cette prise de conscience se fait dans la peine, la souffrance et
l’angoisse. Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement, nous sommes comptables
politiquement, moralement de cette souffrance accumulée sur la planète.

Il y a des dizaines de millions d’hommes et de femmes qui ont perdu leur emploi, leur maison. Il y a
un milliard d’êtres humains qui souffrent de la faim, des centaines de millions d’êtres humains qui
n’ont pas accès à l’eau, à l’énergie, qui n’ont pas les soins médicaux minimum. A ces centaines de
millions d’habitants de la planète, il nous appartient à nous, chefs d’Etat et de Gouvernement, et à
personne d’autre de rendre l’espoir. Ceux qui payent les conséquences de la crise n’y sont pour rien.

A tous ceux qui sont indignés par les comportements de ceux, dans la finance, qui nous ont conduit au
bord du chaos et qui voudraient continuer à s’enrichir d’une façon indécente, nous devons une
réponse.

A ceux qui meurent encore dans des guerres absurdes qui datent d’un autre âge, alors que l’humanité a
tant de défis à relever, nous devons une réponse. Et la réponse de la France, elle est sans ambiguïté :
cela ne peut plus continuer comme avant. Nous devons changer, nous ne pouvons pas accepter que
tout recommence pour qu’une autre catastrophe se produise demain.

Après un tel démenti de nos habitudes de pensée, de nos préjugés, au fond, la tâche qui repose sur nos
épaules est exactement la même que celle qui reposait sur les épaules des hommes de bonne volonté
qui ici, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ont posé les bases d’un nouvel ordre politique,
économique et monétaire mondial. La génération qui nous a précédé a été à la hauteur de ses
responsabilités, la question qui se pose aujourd’hui : saurons-nous, nous-mêmes, être à la hauteur de
cette même responsabilité.

Le monde va changer. Il ne peut en être autrement.

Le monde va-t-il changer parce que nous saurons faire preuve de sagesse, d’intelligence, de courage
ou bien le monde va-t-il changer parce que de nouvelles crises surviendront si nous n’avons pas la
sagesse de prendre la voie de changements radicaux ?

La vérité c’est que nous avons déjà trop attendu pour réguler la mondialisation, pour lutter contre le
réchauffement climatique, pour faire obstacle à la prolifération nucléaire.

Et je veux dire aux dirigeants iraniens avec solennité, qu’en misant sur la passivité de la communauté
internationale pour poursuivre leur programme nucléaire militaire, ils commettraient une erreur
tragique.

Nous avons trop attendu pour rétablir la paix au Moyen-Orient en donnant au peuple palestinien cet
Etat qui lui est dû, au nom du Droit et de la Justice. Et nous avons également trop attendu pour
garantir au peuple d’Israël ce droit de vivre en sécurité que les tragédies de l’Histoire lui ont rendu si
nécessaire.

Nous savons ce qu’il nous reste à faire, élargir /le cercle des membres permanents et non permanents
du Conseil de sécurité. Je le dis au nom de la France, il est inacceptable que le continent africain n’ait
pas un seul membre permanent au Conseil de sécurité, c’est inacceptable, parce que c’est injuste. Il est
inacceptable que le continent sud-américain, avec cette grande puissance qu’est le Brésil, que l’Inde
avec son milliard d’habitants, ou encore le Japon ou l’Allemagne soient exclus des membres
permanents du Conseil de sécurité. C’est inacceptable et je le dis ici, il en va de la légitimité de
l’ONU. Soit l’ONU se réforme et elle sera plus légitime, soit l’ONU choisit l’immobilisme et les
grandes décisions, hélas, se prendront à l’extérieur de l’ONU.

Il faut réformer le FMI et la Banque Mondiale. C’est une nécessité. Les droits de vote doivent y être
plus équitablement répartis entre les pays. Et la mission du FMI, comme de la Banque Mondiale doit
être redéfinie. Conserver le FMI, le cantonner dans le rôle de gardien d’une orthodoxie que la crise a si
fortement ébranlée serait une erreur tragique.

Il faut refonder le système monétaire international, Mesdames et Messieurs, il ne peut pas y avoir un
monde multipolaire politiquement et uni-monétaire monétairement. Ce n’est pas acceptable et ce n’est
pas possible.

Il faut refonder le capitalisme financier. La France ne renoncera pas, parce qu’un système où l’on ne
paye pas le vrai prix du risque et le vrai prix de la rareté, est un système suicidaire.

Il faut en finir avec les paradis fiscaux, car nous n’avons pas à tolérer les lieux où se cache l’argent de
la spéculation, du crime et l’argent de la fraude. Cela ne dépend que de nous, personne dans le monde
ne comprendrait que nous transigions avec cet objectif.

Il faut limiter les fluctuations des cours des matières premières soumis à une spéculation excessive, à
commencer par le pétrole, cette instabilité est insupportable. On doit payer aux pays qui disposent de
matières premières le juste prix de ces matières premières et on ne doit pas accepter que la spéculation
ne déstabilise le monde sur les cours de ces matières premières.

Nous devons fixer des objectifs chiffrés à Copenhague, en matière d’émissions de gaz à effet de serre,
nous ne pouvons plus différer le moment du choix.

Nous devons créer une Organisation Mondiale de l’Environnement. Nous devons reconnaître la
légitimité du principe de la taxe carbone aux frontières, pour que nul ne puisse tirer bénéfice, ce qui
serait un comble, d’un dumping environnemental.

Nous ne pouvons pas laisser le droit du commerce imposer seul sa loi. Je crois au libre-échange mais il
y a des normes fondamentales qui existent, nous sommes membres de l’Organisation Mondiale de la
Santé, à quel titre et de quel droit bafouons nous le droit à la santé de ceux qui n’ont rien ? Nous
sommes membres l’Organisation Internationale du Travail, qui a défini huit normes fondamentales du
travail, pourquoi accepter que ces normes soient bafoués ? Le droit à la santé, le droit à un minimum
de respect de la question sociale, le droit de la protection de la planète compte autant que le droit du
commerce, il n’y a pas un de ces droits qui est supérieur aux autres.

On ne peut pas demander aux pays en développement et aux pays pauvres de respecter ces normes
sans que nous-mêmes, les pays riches, nous ne les aidions dans leurs efforts. Nous appartenons tous à
la même humanité, nous vivons sur la même planète. Nous sommes tous concernés par les mêmes
défis. Alors oui, il faut être capable de partager nos technologies. Cela concerne la France et la
France y est prête comme les autres pays riches de la planète. Oui, il nous faudra trouver de nouvelles
ressources pour l’aide au développement, pour relever ensemble le défi écologique et s’il le faut, je
n’hésite pas à le dire, nous trouverons ces ressources en taxant les gains excessifs de la spéculation et
de la rente. Il n’y a pas à aller chercher beaucoup plus loin des ressources, elles existent là.

Je lance un appel à tous les Etats, à toutes les organisations internationales pour que les
recommandations de la commission présidée par Joseph Stiglitz soient mises en œuvre partout. Nous
nous trompons dans les critères et les indicateurs de calcul de la croissance.

Mesdames et Messieurs, la tâche est immense, elle ne fait que commencer, alors raison de plus pour
commencer maintenant et commencer vite. Nous n’avons plus le temps. Chacun doit être conscient de
ce qui se passerait si nous devions rentrer dans notre pays les uns comme les autres, en expliquant à
nos concitoyens que nous avons été incapables de nous entendre, d’imaginer de nouvelles solutions,
alors que eux souffrent tant des conséquences de la crise. Je veux avertir très simplement qu’à
Pittsburgh et à Copenhague, rien ne serait pire qu’un compromis médiocre. L’opinion mondiale et les
circonstances exigent que l’on règle réellement les problèmes et nous interdit de faire semblant.

Mesdames et messieurs,
Mes Chers collègues,

Les risques de crise les plus graves, si nous nous laissons aller à l’immobilisme ne sont pas derrière
nous, ils sont devant nous. Nous sommes dans un de ces moments de l’histoire où les décisions
politiques engagent profondément l’avenir et pour longtemps. Nous n’avons pas le choix, nous devons
prendre des risques parce que le plus grand risque aujourd’hui serait de ne rien faire, de nous laisser
porter par la force des habitudes, de penser que nous avons le temps.

Du temps, la France est venue vous dire que nous n’en avons plus.

Mesdames et Messieurs, je souhaite que cette année 2009 soit celle de la refondation d’un nouvel
ordre mondial plus juste, plus efficient, dans lequel chacun d’entre vous pourra se reconnaître.

Je vous remercie 

Alexis de Gemini




Bonjour, je souhaite suivre cette journée parce que je suis un avide lecteur d'Ervin Lazlo, et que je réfléchis constamment aux enjeux de notre société.
Je connais bien les enjeux de civilisation au travers du travail passionnant du chercheur américain Jared Diamond notamment.
Producteur et réalisateur audiovisuel, ma démarche est d'utiliser les images pour faire évoluer positivement les consciences face aux enjeux actuels.
Je suis par ailleurs conseil en tendances auprès de dirigeants de groupe médias, j'analyse les évolutions et suis un capteur de tendances.
Enfin, mon expertise de la communication et des médias où j'évolue de puis 15 ans me donnent un bagage à partager si une telle université en donne l'occasion.
Je viens donc pour écouter, apprendre et si le coeur vous en dit, partager.
Cordialement, Alexis de Gemini.

Quelques livres intéressants.......


(3a) L'émergence des Créatifs Culturels, Paul Ray et Sherry Anderson, Éd Yves Michel 2001
(3b) Les Créatifs Culturels en France, Éd Yves Michel 2005 

(3c) L'alternative des valeurs féminines, recherche pilotée par Bernard Cathelat, Denoël, 1998
(3d) L'avenir de l'esprit, Thierry Gaudin, Clés Albin Michel, 2001 
(3e) La société civile : le 3° pouvoir. Changer la face de la mondialisation, Nicanor Perlas, Ed Yves Michel, 2000
(3f) 2100, Odyssée de l'Espèce, Documents Payot, 1993 
(3g) 2100 récit du prochain siècle, Thierry Gaudin, Grande bibliothèque Payot, 1990
(3h) Questions de survie, La révolution mondiale a commencé, Club de Rome, Al. King, B. Schneider, Calmann-Lévy, 1991
(3i) La troisième vague, Alvin Toffler, Denoël, 1980
(3j) Le choc du futur, Alvin Toffler, Denoël-Gonthier, 1970 

(4a GB) Spiral Dynamics, Mastering Values, Leadership and Change, 
Don Edward Beck, Christopher C. Cowan (Second Edition 2005)
(4b) La Spirale Dynamique : Comprendre comment les hommes s'organisent et pourquoi ils changent,

Fabien et Patricia Chabreuil, InterEditions 2007 

(5a) Le livre de la Vision Intégrale, Ken Wilber, InterEditions-Dunod, 2008
Relier épanouissement personnel et développement durable 
(5b) Une brève histoire de tout, Ken Wilber, Ed. de Mortagne, Québec, 1997 
(5c) Science et Champ Akashique, Erwin Laszlo, Ariane, 2004 
(5d) Introduction à la pensée complexe, Edar Morin, ESF, 1990
(5e) Science et conscience, les deux lectures de l'univers, Colloque de Cordoue France-Culture 1979, 1980 




Fwd: La vie meilleure mode d'emploi



N'hésitez pas à lire le dernier numéro Hors Série du Courrier International.
Il est passionnant.

http://www.courrierinternational.com/magazine/2009/2009-3-la-vie-meilleure-mode-d-emploi

Jean-Luc

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dimanche 18 octobre 2009

"Mieux comprendre les enjeux de la transition énergétique", par Alexandre Rojey, Directeur du Développement durable à l'IFP

"Mieux comprendre les enjeux de la transition énergétique", par Alexandre Rojey, Directeur du Développement durable à l'IFP 
 





Fwd: Article intéressant montrant la cacophonie politique que soulève le thème de écologie !!!!!!!!


De : "FUMEY, BENEDICTE" 

Objet : écologie politique et capitalisme 

Article intéressant montrant la cacophonie politique que soulève le thème de écologie

Comment le « traiter », le classer, le faire avancer ? au nom de quels principes ? écologie et capitalisme semblent  antagonistes. Alors quel autre dessin créer ?

Alors tous à vos pinceaux en face de nos grandes pages blanches …. !

 Lepage, Waechter, Jouanno... La situation des écologistes de droite en France en 2009

Si le monde politique fourmille de contradictions, le mouvement des écologistes dits de droite en est un bon exemple. Selon le dictionnaire Hachette de l'année 2005, l'écologie est "la protection de la nature, de l'environnement". Or si, comme nous l'avons montré dans un précédent article, une constante des partis de droite, notamment de l'UMP, est l'acceptation du capitalisme, de la concurrence entre individus afin de permettre la croissance économique, il est vrai qu'on voit mal comment la protection de l'environnement, en tant qu'elle impose nécessairement un frein aux ardeurs des entrepreneurs, pourrait être pour eux une préoccupation majeure.
Une étude des programmes de Corinne Lepage, Antoine Waechter et consorts s'avère alors très amusante, pour ne pas dire tragicomique.


 
Le capitalisme à l'épreuve de l'écologie
 
 De toute évidence, ni Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, ni Madame Chantal Jouanno, qui lui a succédé au poste de secrétaire d'Etat chargée de l'écologie, n'ont songé à remettre en cause leur appartenance à la pensée politique de droite sous prétexte qu'elles étaient chargées de la défense de l'environnement, pas plus que Monsieur Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement et de l'Améganement durables.
Le plan dit "Grenelle de l'Environnement", promis par le premier gouvernement Sarkozy en mai 2007, qui avait par exemple pour but de :
 
"lier la compétitivité et l'emploi à l'environnement, (...) intégrer environnement, développement économique et progrès social, (...) dessiner les contours d'une économie dynamique mais plus douce et plus humaine, c'est-à-dire moins prédatrice par rapport à l'environnement et plus solidaire vis-à-vis des générations futures" (site du gouvernement)
 
a surtout émis des propositions dont l'application ne pourra être vérifiée qu'à l'horizon 2020, si du moins elles sont acceptées, tandis que de bonnes idées initiales, comme par exemple la diminution de la vitesse réglementaire des voitures de 10 km/h ont d'ores et déjà été abandonnées. Sans doute un problème de compétitivité. De fait, il n'est pas question pour Nicolas Sarkozy de remettre en cause la bonne santé relative des entreprises françaises : l'intervention de l'Etat (établissement de normes supplémentaires s'agissant de la qualité de la nourriture, remise des Organismes Génétiquement Modifiés, du nucléaire, etc...) n'est donc pas possible pour le moment, notamment à cause des concurrents, comme se plaisent souvent à dire les bien-pensants, à l'instar de la Chine ou des Etats-Unis, qui, en grands méchants, "ne veulent rien faire pour protéger la planète"....
En réalité, si le chef de l'Etat est si frileux, c'est d'abord parce que la France est, et de loin, le plus gros utilisateur de l'électricité nucléaire relativement à la production totale (78% du total) loin devant les Etats-Unis (19%) ou la Russie (16%). De la même façon, s'agissant des OGM, la France et l'Europe, au nom de la sacrosainte liberté du commerce, se sont rangés à la décision des Etats-Unis qui les exhortait devant l'Organisation Mondiale du Commerce à en accepter l'importation.
 
La dernière plaisanterie du gouvernement à propos de sa prétendue politique écologique a été la fameuse "contribution climat-énergie". Nonobstant le caractère extrêmement flou des modalités de redistribution, elle n'est somme toute qu'un prétexte (17 euros par tonne de CO2, soit un tiers de ce qui avait été proposé par Monsieur Michel Rocard...) pour alléger, en contrepartie, les charges des entreprises et du travail. De même, quand on sait, ainsi que l'a très bien dit Ségolène Royal, que les produits non-polluants coûtent naturellement beaucoup plus cher que les produits "propres", il est évident que les plus modestes n'auront pas les moyens d'éviter cette taxe à la fois injuste (ce n'est pas un impôt progressif) et dégradante sur le plan collectif, en tant qu'elle conditionne l'intervention de l'Etat à la seule pollution atmosphérique.
 
 
L'écologie naturaliste et l'écologie pragmatique
 
 En marge du gouvernement, d'autres mouvements classés à droite se veulent devant les Français les défenseurs de la nature. Ainsi, Madame Corinne Lepage (CAP 21) ou Monsieur Antoine Waechter (Mouvement Ecologiste Indépendant) s'inscrivent dans ce qu'il est convenu d'appeler l'écologie politique. Idéologiquement instables, oscillant entre le centre-gauche, le centre-droit et la droite (Corinne Lepage fut ministre de l'environnement d'Alain Juppé), ces deux individus ne semblent pas avoir d'orientation clairement définie au niveau du social, de l'économie ou de la politique internationale, tant et si bien qu'on hésite à les considérer comme de véritables personnalités politiques à part entière. Si M. Waechter annonce "être à égale distance de la gauche et de la droite", il se distingue surtout par sa défense à tout prix de la nature et son refus de considérer l'homme la fin de l'évolution . En deux mots, ce passéiste nostalgique de ces temps où l'aristocrate, essentiellement rural, damait le pion au bourgeois, habitant des villes et suppôt de la révolution industrielle ; cet opposant farouche à la mondialisation et aux progrès de toutes sortes, appartient à ce que nous appellerons la tradition naturaliste, partisan, dans la droite filiation de Rousseau et du maréchal Pétain, de "la nature qui ne ment jamais".
 

 
Quant à Madame Lepage, habituée par sa profession d'avocate à défendre les entreprises accusées de pollution comme les collectivités qui en sont victimes, elle a fait du thème de l'environnement son fonds de commerce, sans avoir jamais eu besoin de donner plus de précisons que cela sur ses idées politiques : elle est d'ailleurs une girouette en la matière, proche successivement de Juppé, d'André Santini, de Bayrou et de Borloo, mais surtout rarement au bon endroit au bon moment (du moins depuis une dizaine d'années), et pour preuve, elle a fait le choix désastreux du MoDem aux élections européennes de juin 2009 tandis qu' Europe Ecologie caracolait en troisième position juste derrière le Parti Socialiste...
 

 
La récupération américanophile et culpabilisatrice
 
 D'autre part, à la suite de la diffusion du film dramatisant et culpabilisateur du politicien démocrate américain Al Gore, "Une Vérité qui dérange", la droite française, alors au pouvoir, a semblé plus impliquée que jamais dans la protection de l'environnement.
Signe d'un processus débilitant à l'oeuvre, l'écologie fait aujourd'hui consensus, comme si, en dépit de la diversité des modèles économiques et sociaux prônés par la droite et par la gauche, tout s'effaçait devant cette urgence : sauver la planète afin que "nos enfants aient un monde meilleur"... En culpabilisant les particuliers, ces films, chansons (la plupart du temps américains ou portant un nom américain, à l'instar de "Home") et autres interventions médiatiques indignes montrent aussi que la puissance publique n'a pas la volonté d'agir, parce qu'elle n'en a plus les moyens. Désormais, ce sont les particuliers qui devront faire des efforts, chez eux et sans même qu'une loi quelconque vienne sanctionner leur comportement ; et c'est cela que la classe politique nomme aujourd'hui citoyenneté. Bien au contraire, cette individualisation de notre destin commun marque la déprise du lien politique, à l'époque du libéralisme économique triomphant et de la perte de sens de tout projet collectif.
 
Cette perte de sens, c'est justement ce contre quoi nous luttons et lutterons à travers ces articles.
 
 
 

Duflot, Cohn-Bendit, Billard...La situation des écologistes de gauche en France en 2009

Dans la suite de notre série sur la mise en évidence des partis politiques français et de leurs programmes, à une époque où c'est surtout le flou idéologique qui domine, nous avons choisi de nous intéresser au cas des écologistes. En effet, depuis 1974 et la candidature de René Dumont à l'élection présidentielle -il obtint alors 1.32% des voix- les partis qui se veulent les défenseurs de l'environnement sont une force incontournable de la vie politique française. Ou plutôt des forces. Car aujourd'hui, entre le très médiatique Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, ou encore l'Alliance écologiste indépendante, rassemblement de droite qui unit plusieurs petits mouvements et qui a présenté des listes aux élections européennes de juin 2009 (et dont il sera question dans mon prochain article), la situation est plus qu'équivoque, pour ne pas dire contradictoire.

Avant toute chose, pour montrer le bien-fondé de cette série qui vise essentiellement à clarifier les grandes orientations séparant les partis politiques, je m'autoriserai à citer un court passage de mon premier article sur la situation globale de la droite française. Le 3 août 2009, j'écrivais ainsi à propos de Philippe de Villiers, qui a officialisé le 4 août dans Ouest-France sa décision de rejoindre le comité de liaison de la majorité, parallèlement à M. Frédéric Nihous :
 
"Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, est aujourd'hui considéré comme le flotteur droit du président de la République. Se retrouvant en réalité sur de nombreux points avec Nicolas Sarkozy (notamment sur la question économique, où il soutient le libéralisme), il est en revanche surtout connu pour sa défense de la "vieille France" (il est lui-même vicomte) et particulièrement de la France rurale (il est élu local, président du Conseil général de Vendée), ce qui explique largement son alliance avec Frédéric Nihous, président de Chasse, Pêche, Nature et Traditions au sein du mouvement Libertas pour les élections européennes de juin 2009. Il souligne ainsi le rôle de l'autorité, de la famille, mais aussi la fierté d'être français (son rejet de "l'islamisation de la France" a été le point fort de son programme lors des présidentielles de 2007)"
 
Là où certains ne voyaient guère de différences entre M. Le Pen et M. de Villiers, j'étais le seul à pressentir, ou plutôt à légitimer, l'alliance de ce dernier avec Nicolas Sarkozy.
Mais il est temps de passer au sujet qui nous intéresse : la situation des écologistes dans notre pays.
 
 
Les Verts, leurs idées et leurs stratégies
 
Dans la droite ligne de René Dumont, dont nous avons brièvement parlé, la plupart des hommes politiques qui appartiennent au mouvement écologiste sont de gauche. Il est en effet évident que ceux qui défendent l'économie de marché et le modèle productiviste, s'inscrivant dans la tradition de la droite française, ne considèrent naturellement pas la sauvegarde de l'environnement comme une priorité. Au contraire, les Verts, présents en politique depuis les années 70, et qui connurent leur première heure de gloire aux élections européennes de 1989 avec 11% des suffrages, avant de s'imposer comme une force politique majeure à l'issue des élections européennes de juin 2009 (un peu plus de 16% des voix), sont sensibles à la destruction du milieu naturel occasionnée par la recherche illimitée du profit.
 

 
Son actuelle secrétaire nationale, Cécile Duflot, insiste ainsi aussi bien sur les problèmes de société que sur les questions environnementales. Allant jusqu'à prôner pour certains d'entre eux, dits "zégistes", la décroissance économique, ils prennent généralement le parti des plus pauvres contre les grands groupes industriels pollueurs, réclamant une plus grande justice sociale et une limitation des profits.
Leurs quelques succès, sans suite, s'expliquent en grande partie par leurs positions et prédictions catastrophistes (le fameux : "il ne nous reste plus que dix ans pour changer"...), ainsi que par la réalisation de plusieurs films ayant pour but la culpabilisation de l'opinion et visant à émouvoir tous les publics (les deux plus récents sont "Une Vérité qui dérange", de Al Gore, et "Home", de Yann Arthus-Bertrand, financé par l'industriel François-Henri Pinault, et dont le mensuel La Décroissance se demande s'il ne sert pas une idéologie "capitalo-compatible").
 

 
Le cas Cohn-Bendit
 
D'autre part, il importe de revenir plus en détail sur la dernière campagne des Verts pour les élections de juin 2009 menée par le très médiatique Daniel Cohn-Bendit, ancien militant anarchiste reconverti dans l'écologie politique. Chacun l'aura compris, c'est essentiellement à un ton différent qu'est due sa belle troisième place à la dernière échéance électorale. Enchaînant avec talent les réflexions populistes, notamment dans son clip de campagne où on le voit exécuter une chorégraphie avec Eva Joly et José Bové (« Merci aux banques sans foi ni loi »..., etc), tutoyant ses adversaires, adoptant des postures de comédien, il aura finalement été le seul à parler d'Europe. Mais il aura parallèlement réduit le message écologiste à une sorte de mélange, fondamentalement anti-politique, de bons sentiments, de changement à tout prix, de démocratisation de la société (ce qui ne signifie rien). Dès lors, l'opinion aura du mal à séparer l'idée écologique de la personnalité de Daniel Cohn-Bendit, tant celui-ci a porté le mouvement. Cela ne pourra qu'être préjudiciable au développement d'un sentiment "vert", surtout au moment où la priorité est la relance de la croissance économique pour effacer les effets de la crise. Il se pourrait bien que l'échec du "Club de Rome" en 1972 , groupe de réflexion qui prônait l'arrêt de la croissance quelques mois avant le premier choc pétrolier, se produise de nouveau. A l'époque, les dirigeants politiques n'avaient pas écouté ces intellectuels, préférant suivre leur logique libérale. A moins d'une prise de conscience généralisée, le G20 ne prendra pas en compte la voie proposée par les écologistes.
 
Contestations et perspectives d'avenir
 
De même, si la stratégie délibérément catastrophiste a fonctionné, si chacun des électeurs a compris que la planète était plus que jamais en danger, il n'en reste pas moins que Daniel Cohn-Bendit ne fait pas l'unanimité au sain du mouvement des Verts. Le 8 juillet dernier, la députée de la première circonscription de Paris, Martine Billard, décidait de quitter les Verts pour rejoindre le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, au nom de ses convictions de gauche. Selon elle, la tactique de Daniel Cohn-Bendit, qui tendait à faire un appel du pied aux électeurs du centre pour récupérer les voix de François Bayrou, était strictement incompatible avec une politique écologiste. Ainsi, entre la glorification un peu irréfléchie de la nature et les solutions politiques proposées, il semble y avoir un abîme qui plonge, petit à petit, lesécologistes (qui se disent) de gauche dans une crise identitaire. Pour la première fois, sans doute, ils ont pris conscience qu'ils pouvaient avoir une réelle influence sur la politique nationale. Pour la première fois, apparaît la question des alliances, et pour la première fois, malheureusement, s'engage une bataille d'ego pour conquérir le leadership d'un parti cantonné jusque-là aux seconds rôles. Cela se fera sans doute au détriment d'un message se voulant en principe universaliste, humble et contradictoire avec la volonté de puissance nécessitée par les luttes politiques.
 

 
En effet, aujourd'hui, devant la mise en avant des thèmes écologistes par les grands partis traditionnels, depuis l'Union pour un Mouvement Populaire qui vante les mérites de la "taxe carbone" jusqu'au Parti Socialiste, Ségolène Royal se prétendant, le 1er septembre, sur RTL "la meilleure candidate écologiste à l'élection présidentielle", la tâche des Verts s'avère compromise, d'autant plus que le Parti Socialiste semble aller un peu mieux et est redevenu crédible depuis son Université d'été à La Rochelle. Car, il faut bien le voir, les Verts profitent surtout de la faiblesse du sentiment politique en France. Idéologie finalement un peu vide - à l'instar de celle des droits de l'homme -, simple vecteur d'espoir à l'heure de la crise de la mondialisation et de l'économie de marché, l'écologie ne remplace pas, malgré tout, les grandes forces traditionnelles. Une fois passée cette réussite éphémère, les Verts reprendront sans nul doute le rôle qui était le leur jusqu'à maintenant, celui d'une force d'appoint pour les socialistes, dans leur entreprise de reconquête de la présidence de la République en 2012.
 
 
 

Jouanno théorise l'écolo-sarkozysme

Nicolas Sarkozy veut s'emparer de la question écologique. Il a ainsi demandé à Chantal Jouanno de définir l'écolo-sarkozysme, dans un texte fondateur.

Le péril vert inquiète aussi la droite. Après la performance de la candidate écologiste lors de la législative partielle de Rambouillet, Nicolas Sarkozy a imposé à Chantal Jouanno un exercice complexe: définir l'écolo-sarkozysme, dans un texte fondateur. Depuis dix jours, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie s'attache à différencier le programme sarkozyste de celui des Verts, tout en rassurant les électeurs de droite, affolés par la taxe carbone.
Pour rédiger ce document, destiné à servir d'argumentaire aux parlementaires et à l'UMP, la jeune femme a travaillé en étroite collaboration avec
Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée.

Dans les semaines à venir, Jouanno doit multiplier les déplacements dans les fédérations UMP pour porter la bonne parole. "Je n'aime pas beaucoup cette idée d'une écologie de droite, confie-t-elle, mais il est certain qu'il y a une spécificité du modèle que nous proposons." Pour elle, l'écologie version UMP repose sur la conviction de l'existence "d'une croissance verte", mais aussi d'une certaine vertu du "progrès technologique". "Nous avons conscience que la solution environnementale ne sera jamais à 100 % technologique, il faut également une évolution des mentalités et des comportements. Mais cette dernière doit rester acceptable par tous. Contrairement à certains ultras, je ne rejette pas le progrès" Chantal Jouanno se place sur le terrain du pragmatisme. Un concept résolument sarkozyste. Le Président l'a déjà utilisé en matière de sécurité, d'immigration et de fiscalité.

En l'espèce, il permet d'expliquer qu'on peut être écolo sans abandonner le nucléaire, le développement des énergies renouvelables étant trop lent pour répondre rapidement aux besoins. Autre concept de droite: le libre arbitre. Il permet de théoriser le bonus-malus et la taxe carbone: ceux qui veulent consommer polluant ont le droit, mais ils paieront, quand les écolo-consommateurs seront récompensés. Enfin, Jouanno veut promouvoir un thème plus audacieux pour la droite: l'écologie comme arme anti-inégalité, les publics fragiles étant les plus exposés aux troubles de l'environnement (saturnisme, amiante…). L'écologie comme ouverture idéologique: on ne sort pas du sarkozysme.