samedi 7 février 2009

Intervenante : Antonella VERDIANI

SYNTHESE DU 13 janvier 09

 

Education à la joie : un exemple par l'éducation intégrale dans les écoles d'Auroville (Inde)

 

Intervenant : Antonella VERDIANI

·       Architecte pour l'Unesco en Afrique sur l'Ile des Esclaves,

·       Dans le cadre de l'Unesco travaille ensuite sur les contenus éducatifs pour les réseaux d'écoles,

·       S'attache à l'éducation pour la paix et la résolution des conflits,

·       Doctorat (Paris 8) sur l'éducation intégrale en tant que pratique transdisciplinaire

 

Au départ de la démarche d'Antonella, il y a un défi personnel : établir une passerelle entre le système établi et le système à venir. Et une question : comment intégrer de nouveaux contenus dans le système établi ?

Premier axe de recherche : est-il possible d'être heureux à l'école ? Peut-on être heureux dans un lieu où le corps et les émotions sont niés ? Dans un lieu où l'on n'existe que par la performance ?

 

Premières conclusions :

·       Nécessité de la transdisciplinarité qui s'appuie sur 3 piliers :

-        Multiplicité des niveaux de réalités : il n'y a pas que notre réalité

-        Le Tiers inclus : sortir de la dualité

-        La complexité : multiplicité des défis.  Comment donner de nouveaux instruments ?

 

·       Le Sujet au centre ou transcendance du Sujet.

 

·       La joie nécessaire. Mais qu'est-ce que c'est que la joie ?

-        La joie est un état unifié. C'est « Je » en union avec. Eduquer à la joie c'est donc éduquer à être en contact avec toutes les parties de soi-même mais aussi avec les autres réalités.

-        La joie, c'est aussi l'émotionnel. C'est la relation à l'enseignant et à l'enseignement, au plaisir d'apprendre.

-        La joie comme éveil : expression d'un état stable, de béatitude intérieure.

-        L'éducation à la joie est holistique voir « holonistique » : « La loi du tout qui se rencontre dans toutes les parties » (Pierre Weil)

L'éducation, c'est donc « l'éducation à la joie » et celle-ci est intégrale : éducation physique, vitale (corps et émotions), mentale, psychique et spirituelle. Une approche développée par Ken Wilber entre autre.

 

L'expérience Auroville. Que se passe-t-il à Auroville ?

·       C'est un laboratoire continu d'expériences dans tous les domaines.

·       C'est un lieu d'éducation permanente.

·       C'est un désert reconquis par la verdure. Tout est vert aujourd'hui.

·       C'est la représentation vivante de la transdisciplinarité, le lieu des nouveautés, de la novation et de l'innovation.

·       C'est un lieu d'invention, d'indiscipline totale mais rigoureux dans l'engagement.

·       C'est un lieu de confrontation sévère entre le rêve et la réalité dans un lieu où l'Unité est le rêve à atteindre

·       C'est un lieu multiculturel, où les enfants parlent en moyenne 4 à 5 langues.

·       C'est un lieu d'incertitudes et de complétude.

 

L'enseignement à Auroville et les écoles Libre-Progrès  :

·       Relation étroite entre maître et élèves,

·       Plans d'études personnalisés par élève,

·       Pas d'examen,

·       Curiosité d'approfondir ce qui intéresse l'élève,

·       Liberté de l'élève et le maître comme guide

·       Tout est verbalisé, dit, parlé

·       L'enfant peut stopper à tout moment l'école et la reprendre

·       Possibilité de préparer les grands concours (Cambridge…) avec son professeur et grand taux de réussite,

·       Des personnes fortement engagées dans le processus.

 

Comment transposer tout cela dans notre monde ?

·       En tant que maître, que guide vers l'apprentissage, c'est d'abord reconnaître qui on a en face de soi et entrer en résonance avec l'enfant pour ainsi créer une résonance mutuelle.

·       C'est reconnaître que chaque élève est un individu et qu'il est aussi source d'enseignement pour l'enseignant.

·       Cette éducation à la joie pourrait se transposer à l'intégralité de la tâche qui revient à l'éducation :

-        au niveau macro (structures sociales, politiques éducatives). Par exemple : un tronc commun universitaire international (comme le proposent Edgar Morin ou Michel Serres)

-        au niveau micro : nourrir pour la culture de la paix, de la joie et de l'éveil.

 

Questions :

·       Pour que cela puisse exister, le rôle de l'enseignant est fondamental. Comment cela peut-il s'opérer ?

Il n'y a pas encore une réponse dans le panorama de la formation en éducation actuelle et les étapes concrètes n'existent pas encore pour cette mise en place. C'est une route qui s'ouvre. Sans doute peut-on commencer à proposer cette formation aux enseignants comme un nouvel outil.

 

·       Quel contact avec les banlieues où l'on est à l'opposé de la sérénité et de la joie ? Ce pourrait être des lieux de travail extraordinaires sous forme d'atelier.

Il existe des enseignants et éducateurs formés et qui réussissent de belles expériences car ils bénéficient d'aides et de plus de liberté. Ceci est vrai notamment dans les ZEP où le contexte social « difficile » pousse l'éducation nationale a sortir des sentiers battus des programmes ministériels en cherchant des nouvelles solutions. 

 

·       Quelle forme vivante en France ?

Les alternatives aujourd'hui en France sont surtout du côté des écoles privées dites alternatives. Quelques écoles en France s'ouvrent aux méthodes pédagogiques Montessori entre autre mais c'est à l'initiative d'enseignants en particulier. Pas mal d'initiatives voient le jour, comme l'Ecole de la Deuxième Chance à Marseille qui donne de très bons résultats (80% d'embauches), également en région parisienne où le peintre Garouste a monté un atelier de peinture pour permettre aux jeunes d'avoir accès à l'art (Association La Source : http://www.associationlasource.fr).

 

·       Comment accélérer le mouvement ?

Partager les expériences sur Internet car beaucoup d'initiatives existent. D'autre part, faisons confiance à la base, aux parents, aux enseignants. N'attendons pas que l'establishment agisse. De plus, n'oublions pas que le travail d'aujourd'hui se continue via le site Internet de l'Université Intégrale sur lequel chacun peut venir partager des documents, des informations et des commentaires. De même avec Face Book. Utilisons ces outils au profit de l'intelligence collective.

 

 

 

Intervenant : Alain Gourhant

SYNTHESE  DU 13 JANVIER 2009

Intervenant : Alain Gourhant, psychothérapeute intégratif, ayant passé quelques années à l'éducation nationale.

 L'éducation vue à travers la grille de lecture de Don Beck et sa spirale dynamique

Pour mémoire, c'est une spirale à 8 spires qui synthétise  et simplifie la théorie de l'évolution selon Ken Wilber. Chaque spirale représente un âge d'évolution de la conscience (un Mème) avec des valeurs collectives et individuelles caractéristiques :

l Turquoise/ Intégral : vision holistique, universelle, globale capable d'unification grandiose. Ordre universel basé sur la conscience et non plus sur des régles. Avénement de la pleine conscience non-duelle.

l Jaune d'or/ Intégratif  (20 ans) : capable de relier, de connecter, d'unifier tous les niveaux précédents par la vision intégrative : transcender et inclure.

l Vert / sensible, pluraliste, communautaire, égalitaire (150 ans) défense des exclus et des minorités, multiculturalisme, postmdernisme, relativisme.

l Orange/rationnel et individualiste (400 ans) : émergence de la culture scientifique et technique. Culture d'ingénieurs, de techniciens et de marchands. Le maître mot = combat contre la nature et liberté individuelle de l'entrepreunariat . Très efficace : l'être humain sort de la famine et de l'inconfort. Importance de la liberté individuelle, de la démocratie.

l Bleu/Autoritaire, mythique et normatif (5000ans): freine l'ardeur guerrière = hiérarchie, absolutisme

l Rouge/ impulsif, egocentrique  (10 000ans) : l'homme découvre sa force, acte du « je », féodalité,  début de l'ère agraire et conquête du territoire.

l Violet/Animiste, Magique, chamanique (50 000ans)

l Beige/archaïque, instinctif (100 000 ans)

Il y a une grande rupture de conscience entre le Mème Vert et le Mème Jaune d'or : l'individu ne perçoit plus la réalité par rapport au moi et son système de valeurs personnelles,  mais par rapport à un Tout, qui transcende et inclut les différences.  En ce sens, la voie intégrative et intégrale est un pas énorme vers l'Unité, la Reliance et l'Amour.

Nous nous situons aujourd'hui dans une période de crise généralisée,  puisque le système Orange dominant s'écroule. Nous sommes dans une transition, avec un système Vert important (40% de la population) en guerre contre l'Orange depuis longtemps, avec le primat du subjectif (reprendre contact avec soi), le pluralisme (pas de norme universelle contraignante comme à l'éducation nationale par exemple, avec un programme pour tous) et la défense des exclus de plus en plus nombreux.  De plus, le Jaune d'or  intégratif, au tout début de son apparition,  n'arrive pas encore à s'imposer pour relier  les éléments de l'évolution en guerre et proposer un nouveau système plus harmonieux.
C'est très net dans l'Education nationale représentative du même Orange et du Même Bleu (pour son caractère très normatif et son organisation hiérarchique pyramidale), en proie à de multiples convulsions périodiques dues au même Vert très répandue dans la jeunesse, mais qui n'arrive pas à trouver une solution satisfaisante, intégrative.

Pour expliquer la différence entre « intégratif » et « intégral », Alain, qui se réclame de l'esprit intégratif et pratique la psychothérapie intégrative, termine par quelques critiques au sujet  de la théorie intégrale de Ken Wilber. Pour lui, le Tout (l'intégral) n'est pas accessible par la pensée, l'intellect, la philosophie. Le risque c'est qu'il se transforme en « une usine à gaz » conceptuelle ,trop complexe.  L'accession au Tout se fait par d'autres canaux : la pleine conscience non duelle et  l'Amour, le coeur. Il défend une vision plus contemplative de l'Intégral, tandis que l'Intégratif s'occupant de relier,  d'unifier des parties séparées d'un tout, est plus pragmatique.

Suggestions pour une Education Intégrale, en rapport avec une vision intégrative des multiples dimensions de l'être humain :

·      C'est apprendre à voir le Tout,  de manière pratique, en partant du cœur. Par exemple auprès d'enfants, on pourrait  commencer la journée par «  à qui vais-je faire du bien aujourd'hui ? » l'harmonie du groupe devient plus importante que la satisfaction des désirs du moi.

·      C'est l'enseignement de la vision évolutive , la pluralité des stades de développement de la conscience et sa prise en compte pratique : à qui je m'adresse aujourd'hui ? A un groupe dans le Vert, le Rouge, le Bleu ? Comment s'adaptater  à un groupe dont on a identifié le système de valeurs ? Comment aider chacun à évoluer ? Comment faire émerger l'intégratif ?

·      C'est développer toutes les activités du corps : sports, respiration, relaxation, etc...

·      C'est un travail sur soi-même en profondeur, nécessaire pour tous, sur l'émotionnel  et sa propre violence, venant de son histoire personnelle, archaïque.

·      C'est diminuer l'action du mental en diminuant les programmes actuels et le somme des choses à mémoriser, et en développant la créativité,  l'intuition, en particulier toutes les activités artistiques.

·      C'est ouvrir l'école sur le social, sur son environnement sur le monde, pour apprendre à donner, à aider

·      C'est travailler l'énergétique le plus tôt possible  grâce à des disciplines telles que le yoga, le qi gong, le tai chi, etc

·      C'est ouvrir à l'importance de la dimension  spirituelle :  enseigner toutes les religions, le paganisme,  le chamanisme, le sacré de la Nature…

·      C'est enseigner la  Pleine Conscience : le non duel,  une spiritualité laïque par l'apprentissage de la méditation et de l'ouverture du coeur.

 

Davos Annual Meeting 2009 - Bill Clinton-


A Conversation with Bill Clinton, Founder, William Jefferson Clinton Foundation; President of the United States (1993-2001)

Chaired by
Klaus Schwab, Founder and Executive Chairman, World Economic Forum

vendredi 6 février 2009

En préparation de la journée du 10 mars 2009 / Gérard Schoun : Crise et développement durable

Gérard Schoun

Une crise protéiforme

 Nous ne vivons pas une crise mais des crises de nature et de criticité différentes, notamment une crise financière, une crise sociale et une crise environnementale.

 

La dernière à occuper le champ médiatique est la crise financière qui a éclaté au second semestre 2008. Elle a, depuis, fait l'objet de nombreuses analyses. Les causes sont connues et nombreuses : bulle de crédit, globalisation des flux financiers, effets de levier, réglementation, hedge funds, nouvelles normes comptables, titrisation, bonus,…

Cette crise financière a été plutôt bien gérée par les gouvernements. Il n'y a pas eu d'implosion de la finance internationale. Pour autant, ses conséquences marqueront le paysage économique pendant plusieurs années au travers des faillites industrielles à venir et de la contagion à l'économie réelle.

Des pistes, relativement simples à mettre en oeuvre, pourraient permettre d'éviter une telle crise à l'avenir : limiter les effets de levier, élargir la réglementation, revenir à des normes comptables plus adaptées, spécialiser les établissements bancaires, encadrer la vente à découvert, mettre en place des systèmes de rémunération favorisant le long terme…

Ainsi la crise financière impose un renforcement drastique des régulations mais ne met pas fondamentalement en cause notre modèle de société.

 Dans les pays occidentaux, un lien entre la crise sociale et la crise financière peut être établi. Le constat à peine caricatural est le suivant : des consommateurs achètent des produits dont ils n'ont pas vraiment besoin (et des actifs surévalués) avec de l'argent qu'ils n'ont pas (grâce à la bulle du crédit), à des fournisseurs (surtout asiatiques) qui réinvestissent leurs excédents commerciaux en bons du Trésor et autres titres de dettes. Ces consommateurs se retrouvent en grande difficulté lorsque le marché (immobilier notamment) se retourne. L'effet richesse s'évapore soudainement. Qui plus est, ce sont souvent ces mêmes consommateurs surendettés qui sont également les plus exposés au risque de perte d'emploi. Une spirale négative s'enclenche. Cyniquement, on peut espérer que la chute  du prix des actifs (actions, immobilier) aura des conséquences bénéfiques, au moins sur les comportements.

Encore faut-il souligner que les pays occidentaux rassemblent des nantis au regard de ce qui se passe ailleurs. Si le monde n'a jamais créé autant de richesses, le nombre d'exclus n'a jamais été aussi important. 850 millions de personnes souffrent de la faim, 9 millions en meurt chaque année, près d'un tiers de la population est touchée par la malnutrition (5 millions d'enfants en meurt chaque année). Le commerce équitable, le micro-crédit sont des notions encore émergentes qui permettent d'aménager notre modèle de société, mais est-ce vraiment à la hauteur des enjeux ?

 

La crise environnementale est la mère des crises. Le réchauffement climatiquement menace notre existence même. L'american way of life, s'il se propager au reste du monde, consommerait 9 planètes. Les atermoiements ne sont plus de mise. Cette crise impose une révolution économique et écologique qui transformera la société.

 Un exemple de la nouvelle donne : l'évolution future contrastée de l'agriculture et des services

Tout le monde le sait : la part des services dans le PIB et les emplois liés augmentent inexorablement alors que l'évolution est inversée pour le secteur agricole. Mais demain, les cartes risquent fort d'être rebattues.

Il fallait 200 heures de travail pour produire un quintal de blé de l'an 1000 jusqu'au 18ème siècle, 30 vers 1950, 2.5 aujourd'hui grâce à l'agriculture intensive mécanisée. Ce progrès est trompeur car, en réalité, il ne s'agit plus du même quintal. Le blé moderne est issu d'une agriculture qui génère des externalités négatives (substitution du pétrole au travail, pesticides, transport…) dont le coût, s'il était pris en compte dans le prix de revient, ferait, affirment certains économistes, baisser de moitié la productivité « corrigée ». On ne peut plus exclure l'hypothèse, invraisemblable il y a encore quelques années, que l'emploi et la part d'une l'agriculture durable dans le PIB pourrait recommencer à croître. Le mouvement sera favorisé par la valorisation des agro-ressources (tous les composants des plantes non utilisables pour l'alimentation) qui permet de générer de nouveaux procédés de fabrication du type bio-raffinerie et d'inventer de nouveaux produits innovants, renouvelables et respectueux de l'environnement.

L'immatérialité des services est un leurre. Les bilans carbone réalisés selon la méthodologie de l'ADEME le démontrent. Le déplacement des personnes, les espaces de relation, les outils techniques d'appui à la relation constituent des composantes matérielles nécessitant d'importantes ressources (stock pour les infrastructures et flux pour l'entretien). Pour reprendre les propos d'un expert, « la société de service s'appuyant sur un productivisme insoutenable dans les autres secteurs mais aussi parfois dans les services est sans le savoir une société anti-écologique, hyper industrielle et hypermatérielle ».

 

L'engagement des entreprises : de l'appropriation des intentions stratégiques aux actes opérationnels

 

Les grandes entreprises sont parties d'une feuille blanche au début des années 2000. Elles ont commencé par rédiger des déclarations d'intention pour parer au plus pressé et répondre aux attentes et critiques des parties prenantes (ONG notamment). En France, la loi NRE a favorisé cette prise de conscience.

Les entreprises les plus matures ont ensuite cherché à traduire le développement durable dans leurs différents métiers en veillant à l'appropriation par les opérationnels. Les plus avancées intègrent le DD dans la réflexion sur le business modèle.

L'engagement des grandes entreprises apparaît aujourd'hui fortement conditionné par l'appartenance à un secteur d'activité et/ou la focalisation sur l'un des piliers du DD et/ou la place du DD dans la stratégie.

Des PME commencent à intégrer la dimension DD de manière structurée dans leur stratégie et leurs pratiques managériales. Elles sont aujourd'hui les pionnières d'un mouvement qui devrait se généraliser. Le label LUCIE a précisément pour vocation d'identifier les entreprises qui démontrent un réel engagement en faveur du DD.

Les organisations candidates au label signent une charte  affichant 7 engagements (en ligne avec les 7 questions centrales de la future norme internationale ISO 26 000 : questions relatives aux clients, environnement, bonnes pratiques des affaires, relations et conditions de travail, droits humains, engagement sociétal, gouvernance) et 28 principes d'action. Conçu en partenariat avec VIGEO, première agence européenne de la mesure de la Responsabilité Sociétale des Entreprises, le référentiel d'évaluation est adossé aux textes (conventions, recommandations, principes directeurs…)  élaborés par des organismes internationaux reconnus comme légitimes (ONU, OIT, OMS, OCDE, UE…) ce qui lui confère une opposabilité certaine.  Un audit permet ensuite de mettre en exergue les accomplissements et les voies de progrès.  Les conclusions de l'audit ainsi que les plans d'action proposés par les organisations pour justifier d'une maîtrise raisonnable des risques identifiés sont soumis à un Comité d'attribution constitué de personnalités indépendantes. Le Comité statue sur l'éligibilité au label.

 Gérard Schoun

 

 

 

 

 


jeudi 5 février 2009

LE MONDE EN 2025 : UN DEFI A LA RAISON



 
Par

Thierry GAUDIN

Ingénieur Général des Mines Honoraire
Président de PROSPECTIVE 21OO
 
 
En janvier 2008, La DG Recherche de la Commission Européenne a constitué un groupe d'une vingtaine d'experts de différents pays en vue de produire une série de rapports sur "Le monde en 2025" et le rôle de l'Europe dans ce monde là. En Octobre 2008, une note synthétique a été remise à la DG Recherche, qui va publier prochainement l'ensemble des travaux des experts. Malgré la difficulté de l'exercice, dû à ce que, depuis 1990, et même avant (Club de Rome), la première moitié du 21ème siècle est anticipée comme une époque de crise systémique mondiale, le tableau qui ressort de ce travail présente des perspectives intéressantes et originales en ce qui concerne les relations avec la nature, l'évaluation des performances, la sécurité civile et militaire et l'importance du système judiciaire.
 
 
Mercredi 4 mars 2009 à 17h45
 
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
 
 
Je vous prie de bien vouloir confirmer votre participation par retour de mail.
Je vous remercie de votre coopération et vous prie d'agréer, Cher Membre, l'expression de mes meilleurs sentiments.
 

Lucien DESCHAMPS

Secrétaire Général

 
 
 

 




The University of Human Unity is being conceived of as an innovative alternative genre of university

About UHU

http://www.universityofhumanunity.org/about_uhu_0

The concept of unity is definitely not new to humanity and in the complexity of our present world, in this extraordinary cultural, social, economic diversity, man has been moving toward a discovery of new values and a transfer of life to a new foundation, "urgently demanded by an underlying spirit and sense of need in the race."

In response to humanity's instinctive search toward the rediscovery of mankind's inherent constitution of unity, the ground was prepared 39 years ago for a universal township in South India, known as "Auroville". Today Auroville is a living experiment of 2000 diverse people from over 30 countries of the world, all dedicated to the realization of a united humanity. Auroville's wide range of development programs designed toward the advancement of humanity span the areas of: arts & culture, educational research, environmental regeneration, handicrafts & small scale industries, health & healing, innovative building technologies, integrated urban planning, organic farming, renewable energy, rural development and more. (www.auroville.org)

Auroville has become widely recognised as a place of learning that "seeks to ensure international understanding, peace, innovative education, a learning society and an all round material and spiritual development of harmonious individual and collective growth.

The University of Human Unity is being conceived of as an innovative alternative genre of university, expressive of the exploration of a new consciousness in the emerging universe-city that is Auroville, the universal city of values and knowledge, free from many of the conventional restraints that characterize higher educational institutions in the world today. At present there are a number of centres in Auroville which are looking for a wider cooperation among themselves and the world, in the field of research and integral studies.

The University of Human Unity will be a platform for exploration and discovery in all areas of human knowledge and activity where students themselves may conceive and pursue programs of study in a supportive and contemplative atmosphere with the participation and cooperation of other students and facilitators in their respective fields of interest. Through this University, we will explore new approaches to knowledge and new ways of being, self-educational methods and learning modalities which may lead us to a new perspective and expression, a deeper understanding and a truer force of consciousness that is manifesting in Auroville and the world.

To further support an integrated and continuing learning process, UHU programs will be offered to the world through the development of a comprehensive cyber-platform. This online universe-city will offer personal portals, group collaboration centres for study and research, an interactive speaker/mentor bureau, a comprehensive library of data that includes text, images, audio, video and self-study tutorials. In addition, the site will include international program and event calendars, topic specific forums, bulletin boards, blogs and live webcasts.

Some background and working documents toward the discovery of this University follow in the pages linked below:





Une certaine perception des choses...


Une certaine perception des choses...


Un musicien de rue était debout dans l'entrée de la station L'Enfant Plaza du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon.


C'était un matin froid, en janvier dernier.


Il a joué durant quarante-cinq minutes.


Pour commencer, la Chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach.


À cette heure de pointe, vers 8H du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.


Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant.


Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot.


Quelques minutes plus tard, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter, mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher... Il était clairement en retard.


Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressée mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement, sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien.


Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants.


Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.


Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps.


Une vingtaine environ lui a donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars.


Quand il a eu fini de jouer, personne ne l'a remarqué. Personne n'a applaudi.Une seule personne l'a reconnu, sur plus de mille personnes.


Personne ne se doutait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre. 


Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites, avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars !


Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était "sold out" avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.


C'est une histoire vraie.


Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le Washington Post dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens.


Les questions étaient :


* dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ?


* Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ?


* Pouvons-nous reconnaître le talent dans un contexte inattendu ?


Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter l'un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d'autres choses exceptionnelles passons-nous ?



"Ne pas avoir le temps de méditer, c'est ne pas avoir le temps de regarder son chemin, tout occupé à sa marche." (A. Sertillanges)


Voir la vidéo : http://blog.zwatla.com/violon/2008/09/30/joshua-bell-dans-le-metro
Michel SALOFF-COSTE
TEL : +33 6 61919701
skype : michelsaloffcoste
facebook : Michel Saloff Coste





lundi 2 février 2009

Objet : The Illusion of Failure

We are One
with Truth...
Truth creates perfectly.

The illusion of failure
is a masterpiece
of creativity.

It attest to
our Divine creative
ability to
convince ourselves
we are not perfect.

Our error proves
our greatness!

Knowing this opens
the door to Bliss.

Blessings
John

dimanche 1 février 2009

Fwd: Notes From the Field, The French Letter, Brian Van der Horst for January 2009 Integral Leadership Review



De : Brian Van der Horst <brianvdh@gmail.com>

Objet : Notes From the Field, The French Letter, Brian Van der Horst for January 2009 Integral Leadership Review

Hello Friend,

I have written about you in my capacity as French Bureau Chief for Integral Leadership Review.

http://www.integralleadershipreview.com/archives/2009-01/2009-01-notes-vanderhorst.php

Enjoy,

 

Brian


samedi 31 janvier 2009

72% des Français se déclarent donc intéressés par des réunions où des intervenants qui ont une expérience particulière, dans les domaines intellectuel, artistique, scientifique, économique ou politique, alimentent des conversations sur des sujets de fond.

Une étude réalisée par Opinion Way pour les Conversations Essentielles

 

Une étude a été réalisée par Opinion Way pour les Conversations Essentielles les 7 et 8 janvier 2009 auprès d'un échantillon de 1092 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d'âge, de catégorie socioprofessionnelle et de région de résidence.
Il en ressort des éléments forts qui nourriront nos prochaines conversations au Grand Palais notamment samedi prochain.

 

Ci-dessous des extraits de l'analyse de Mathieu DOIRET, Directeur d'études à OpinionWay :

 

28% des Français se sentent souvent ou très souvent seuls. On relève que les femmes avouent plus volontiers se sentir seules (33%), de même que les ouvriers et les employés (35%). La principale insatisfaction que les Français expriment à l'égard des relations interpersonnelles porte sur l'authenticité et la profondeur des échanges : 42% des Français se disent que les conversations auxquelles ils prennent part n'abordent pas toujours les sujets essentiels et 89% estiment que, dans notre société, les stéréotypes et le conformisme font que beaucoup de gens n'osent pas dire ce qu'ils pensent ou être eux-mêmes par peur d'être jugés.

 

La définition que les Français donnent de l'authenticité dans les relations tourne autour de deux notions fondamentales : la disponibilité et le fait de formuler ses critiques de façon directe, de dire en face ce que l'on pense de l'autre. 34% des Français ont souvent l'impression de ne pas suffisamment voir le sens de la vie qu'ils mènent ou des tâches qu'ils ont à accomplir. On peut rapprocher ce résultat du fait que 34% des salariés n'estiment pas claires les objectifs de leur entreprise et qu'un sur deux n'estiment pas clairs les critères sur lesquels les salariés sont jugés.

 

Le manque de motivation par le management (pas suffisamment porteur de sens) semble être une clef de compréhension importante du point de vue des salariés. 54% des salariés estiment que leur manager ne sait pas les motiver et cela semble pouvoir être dû à un manque d'exemplarité de sa part (54% estiment également qu'il ne montre pas l'exemple).Cette quête du sens semble également se traduire par un fort désir d'échanges et d'expression personnelle. On mesure en effet une forte envie des Français de connaître le point de vue d'autres personnes sur les sujets qui leur tiennent à cœur (83%) et le besoin de partager certaines idées pour mieux s'épanouir (76%).

 

Il apparaît ainsi que 50% des individus interrogés au sein des CSP populaires déclarent se poser des questions profondes sur le sens de la vie mais ne pas oser en parler, 33% ne trouvant même personne à qui parler d'un sujet qui leur tient à cœur.72% des Français se déclarent donc intéressés par des réunions où des intervenants qui ont une expérience particulière, dans les domaines intellectuel, artistique, scientifique, économique ou politique, alimentent des conversations sur des sujets de fond.

 

La compétition au sein d'un collectif de travail n'est en revanche perçue comme une bonne chose que par 20% des salariés, lesquels y voient notamment un moyen de se remettre plus souvent en question (88%, 41% « certainement »).Les salariés hostiles à la compétition au sein de l'équipe y voient d'abord un ferment de jalousie et de mésentente (99%) et une incitation à ne pas s'entraider (99%). La manière dont les salariés des entreprises perçoivent la qualité des relations avec les clients met en avant des valeurs qui apparaissent par ailleurs comme des indicateurs clefs d'une relation authentique : la disponibilité (51%) et la confiance (39%).

 

Venez participer aux 4 Conversations Essentielles qui auront lieu au Grand Palais au sein de l'exposition «6 milliards d'Autres» de Yann Arthus-Bertrand du 10 janvier au 12 février 2009 sur le thème de la Relation à l'Autre :

 

Samedi 17 janvier : Comment rendre plus authentiques les relations sociales, professionnelles, amicales et amoureuses ?
16h-18h animations au sein de l'expo : contes d'Henri Gougaud, conversation/slam avec Ludovic Souliman, atelier d'écriture, mur d'expression, brainstormings...
18h-20h conversation-débat animée par Agnès Vahramian, avec Florence Aubenas (journaliste), Albert Jacquard (scientifique), Marie Balmary (psychanalyste), Emmanuel Hirsch (spécialiste en bioéthique), Xavier Emmanuelli (humanitaire, fondateur de Médecins sans frontières)...

 

Elle sera suivie de 3 autres Conversations Essentielles :
Mercredi 28 janvier de 19h à 22h : Comment favoriser la transmission entre les générations, les communautés et les cultures ? (conversation-débat)
Mercredi 4 février de 19h à 22h : Comment la reconstruction est-elle possible suite aux conflits ou aux épreuves ? (conversation-débat)
Dimanche 8 février de 16h à 20h : Maîtriser son destin ? Comment vivre la confrontation entre rêves et réalités ? (animations au sein de l'expo puis conversation-débat)

 

Le nombre de places étant limité, réservez dès maintenant votre place en prévente sur le site http://www.conversationsessentielles.org/