samedi 27 février 2010

Europe Écologie - Wikipédia


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Europe Écologie

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Europe Écologie
Logotype d'Europe Écologie 
Élections concernées par l'alliance européennes de 2009, régionales de 2010
Organisations politiques concernées Les Verts, Fédération régions et peuples solidaires
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Présidents du groupe
au Sénat {{{Sénat}}}
à l'Assemblée {{{Assemblée}}}
au Parlement européen Groupe des Verts/Alliance libre européenne
Représentation du parti
Députés {{{Députés}}}
Sénateurs {{{Sénateurs}}}
Idéologie Écologie politique, fédéralisme
Affiliation européenne {{{européenne}}}
Affiliation internationale {{{internationale}}}
Couleurs Vert
Site Web www.europeecologie.fr
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Gouvernement français
Président français
Élections en France

Europe Écologie est le nom donné aux listes du rassemblement de la mouvance écologiste en France pour les élections européennes de 2009. Ce processus de rassemblement se poursuit en 2010 à l'occasion des élections régionales ; dans la plupart des régions, les listes du rassemblement de l'écologie se présenteront à nouveau sous le nom « Europe Écologie ».

Ce rassemblement d'écologistes a été initié à l'automne 2007 par plusieurs de ses leaders : Daniel Cohn-Bendit, Jean-Paul Besset, Pascal Durand, Cécile Duflot et Noël Mamère[1]. Il réunit les Les Verts et la Fédération régions et peuples solidaires, des membres d'associations comme José Bové et Yannick Jadot, et des personnalités comme Eva Joly. Il propose une conversion écologique de l'économie.

Fort de ses résultats aux élections européennes (16,28 %), le rassemblement de l'écologie s'est maintenu après et présentera des listes aux élections régionales de 2010.

Sommaire

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Les listes « Europe Écologie » pour les élections européennes de 2009 [modifier]

A la différence des élection de 1984, 1989 ou les listes « Europe Écologie » étaient portées quasi uniquement par Les Verts , celles de 2009 sont comme en 1979 des listes du rassemblement de la mouvance écologiste en France. Ce processus de rassemblement se poursuit en 2010 à l'occasion des élections régionales, dans la plupart des régions les listes du rassemblement de l'écologie se présenteront à nouveau sous le nom « Europe Écologie ».

Ce rassemblement de l'écologie a été initié en 2008 en s'inspirant et en transformant une idée de Daniel Cohn-Bendit. Il réunit les Les Verts et la Fédération régions et peuples solidaires, des membres d'associations comme José Bové et Yannick Jadot, et des personnalités comme Eva Joly. Il propose une conversion écologique de l'économie.

Création et appel au rassemblement [modifier]

Lancée le lundi 20 octobre 2008 par une conférence de presse au Musée d'art africain Dapper, à Paris, cette alliance pouvait donner l'impression d'être celle de la carpe et du lapin, idée contestée par Yannick Jadot « Justement, parce qu'il n'y a pas de réponse miracle à cette crise du modèle de la croissance à crédit, il nous faut des carpes et des lapins. »[2]

Réunion du 25 novembre 2008 à Nantes

L'alliance pour les européennes repose sur un manifeste de six pages[3] ,rédigé par une vingtaine de personnes, qui appelle à une refondation d'un modèle de développement pour une « Europe sociale et écologique », puisque l'actuel modèle serait « pulvérisé par les faits »[4]. Cet appel est mis en ligne sur le site d'Europe Écologie le 19 octobre 2008[5].

Il s'agit, devant « les crises écologique, sociale, alimentaire, énergétique, économique, financière  » qui « convergent en une crise globale, d'agir en rassemblant les écologistes ». « L'impératif écologique et social doit guider les choix politiques. »

Leur but est de construire un espace politique autonome, en vue des élections européennes de juin 2009.

Une première version du manifeste a été écrite par Jean-Paul Besset et largement amendée ensuite, notamment par les Verts (plus particulièrement Pascal Canfin, Parick Farbiaz et Jérôme Gleizes , les personnalités du rassemblement dont François Alfonsi, José Bové, Yannick Jadot et quelques autres personnes dont Erwan Lecœur. Ce manifeste a été mis en ligne avec l'appel[6]. Au 6 décembre 2008 les 3 519 signatures sont atteintes et les 8 000 au 16 mars 2009[7]. Au 2 juin 2009, il y avait 13 102 signataires du manifeste.

Le programme [modifier]

Extraits du Contrat Écologiste pour l'Europe, programme d'Europe Écologie[8]

  1. Pour la transformation écologique de l'économie : un Bruxelles de l'Emploi
    • Pour des contrats de conversion écologique et sociale dans chaque grand secteur industriel
    • Revenu de conversion pour les salariés d'industries menacées
    • Création de 10 millions d'emplois verts en 5 ans
  2. Pour une agriculture paysanne et une alimentation saine :
    • Une PAC écologique, avec des produits locaux, de saisons, de qualité et accessible pour tous
    • Une UE sans OGM, 30% bio et 100% durable
    • Un développement équilibré des territoires ruraux
  3. Pour une énergie 100% propre :
    • Remplacer Euratom par une Communauté Européenne des Énergies Renouvelables et de l'Efficacité Énergétique
    • Contribution Climat-énergie et Chèques Éco Énergie pour financer des projets visant à faire diminuer la consommation d'énergie des ménages et des entreprises
  4. Pour la prévention des maladies du mode de vie :
    • Plan de lutte européen contre les maladies du mode de vie (cancer, asthme, diabète, hypertension, stress)
    • Principe de précaution dans les nanotechnologies
    • Nouvelle directive sur les rayonnements électromagnétiques
  5. Pour la protection de la Biodiversité :
    • Trame verte et bleue pour désenclaver les écosystèmes et renforcer Natura 2000
    • Pêche soutenable, tout en aidant les pêcheurs
    • Création d'un corps européen de garde côtes pour des mers plus propres
  6. Pour un bouclier social européen :
  7. Pour le respect des droits fondamentaux :
    • Citoyenneté de résidence européenne
    • Pacte européen contre l'exclusion
    • Clause de l'Européenne la plus favorisée (application des meilleurs lois nationales de protection des femmes à l'ensemble des citoyennes de l'Union)[9]
  8. Pour une Europe des biens communs de la culture, de l'éducation et de la recherche
    • Plan européen de lutte contre l'illettrisme
    • Statut social européen de l'étudiant
    • Doublement et réorientation des moyens de la recherche vers la reconversion écologique et sociale
  9. Pour une Europe solidaire contre l'apartheid planétaire
    • Fermer les paradis fiscaux et les enfers sociaux
    • Instaurer la responsabilité sociale et environnementale des holdings européennes pour leurs filiales
    • Instaure la Souveraineté alimentaire comme droit fondamental des peuples
    • Protéger et restaurer les grands écosystèmes planétaires
  10. Pour un nouveau rêve européen
    • Instauration d'un Pacte de coopération écologique et solidaire européen (pour remplacer le pacte de stabilité issu de Maastricht). Ce pacte rendra contraignant un certain nombre de critères sociaux et environnementaux.
    • Création d'un Conseil de sécurité économique, sociale et financière (pour coordonner réellement dans la zone euro)
    • Emprunt de 1000 milliards d'euros et transformation de l'UE en zone Tobin
    • Engager un nouveau processus constituant pour adopter une constitution courte, lisible et adoptée par l'ensemble des européens le même jour pour sortir des traités actuels

Les candidats [modifier]

L'élection des députés européens est un scrutin de liste organisé sur huit circonscriptions électorales. Europe Écologie présente une liste dans chacune de ces circonscriptions dont les « têtes de liste » sont :

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Personnalités qui ont annoncé leur soutien [modifier]

Actions [modifier]

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Résultats [modifier]

Au scrutin des élections européennes du 7 juin 2009, Europe Écologie a recueilli 16,28 % des suffrages exprimés au niveau national[16], soit le plus haut score jamais réalisé par un parti écologiste à une élection européenne en France. Ce résultat lui assurant 14 sièges au Parlement européen avec les élus suivants :

Au Parlement, les élus Europe Écologie forment donc le premier contingent (ex-æquo avec les Verts allemands) du groupe des Verts/Alliance libre européenne qui passe de 40 à 53 membres.

La principale autre liste écologiste à ce scrutin, l'Alliance écologiste indépendante, recueille 3,7 % et ne dispose donc d'aucun élu.

Interprétations des résultats [modifier]

De nombreux commentateurs ont souligné le rôle important qu'ont joué les personnalités des têtes de listes, en particulier Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly[17], de même que le discours global de leur campagne très porté sur les enjeux européens. Un autre facteur de ce succès furent les scores très faibles du Parti socialiste (16,48 %) et du MoDem (8,45 %). Plusieurs médias[18],[19] ont aussi évoqué la possibilité que la diffusion du film Home, programmé sur France 2 pour la Journée mondiale de l'environnement eût participé au succès des listes d'Europe Écologie, le surlendemain.

Élections régionales de 2010 [modifier]

Fort de ses résultats aux élections européennes, le rassemblement de la mouvance écologiste s'est maintenu après les élections européennes de 2009 et présente des listes dans toutes les régions pour des éco-régions aux élections régionales de 2010. Le Rassemblement de l'écologie garde pour cette élection le nom « Europe Écologie » et ne s'allie pas aux autres partis, mais intègre à titre individuel des candidats qui en sont issus (PS-PCF-Cap 21)[20].

En plus de ses composantes précédentes (Les Verts, les régionalistes de la Fédération régions et peuples solidaires, des membres d'associations écologistes), pour cette élection, Europe Écologie est rejoint par des démissionnaires du PS - comme Pierre Larrouturou, l'infatigable promoteur de la semaine de 4 jours « à la carte » -, ou des dissidents du PCF, ainsi que des personnalités de la société civile comme le chercheur Philippe Meirieu, la magistrate Laurence Vichnievsky, le responsable de la Confédération Paysanne et faucheur d'OGM François Dufour ou le diplomate et résistant Stéphane Hessel. On retrouve également diverses personnalités associatives ou politiques comme Augustin Legrand fondateur des Enfants de Don Quichotte, Emmanuelle Cosse ancienne présidente d'Act Up, Robert Lion et Bruno Rebelle respectivement ex-président et ex-directeur de Greenpeace France.

Les « non-Verts » devraient représenter la moitié des têtes de listes départementales, des candidats, et être têtes de listes régionales dans six régions (Auvergne, Basse-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardennes, Provence et Rhône-Alpes[21].

Si aucun accord national n'a été passé avec d'autres partis, en Alsace, en Midi-Pyrenées et dans le Nord - Pas de Calais, le Mouvement écologiste indépendant[22], et notamment Antoine Waechter, ont intégré les listes « Europe écologie »[23]. En Languedoc-Roussillon, Paca, Lorraine, Alsace, Pays de la Loire, Ile-de-France et Haute-Normandie, Cap21 le mouvement de Corinne Lepage pourtant associé au Modem a rejoint les listes Europe Écologie.

Au second tour,les listes Europe Écologie prévoient de fusionner avec les autres listes de gauche. Par contre, comme dans les autres partis de gauche, l'attitude à prendre vis a vis du Modem fait débat. Europe Écologie espère comme aux européennes de juin 2009, dépasser le PS dans certaines régions (Ile de France, Rhône-alpes, Alsace...) pour pouvoir en revendiquer la présidence[24] et en tous cas peser fortement au sein de la gauche. L'objectif affiché par Daniel Cohn-Bendit est d'ancrer Europe Écologie comme troisième force politique française (derrière l'UMP et le PS) en atteignant le score de 15 % pour « rééquilibrer » la gauche.

Les têtes de listes régionales [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Europe Ecologie - Miracle ou mirage ?, Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, chapitre "Qui a inventé Europe Écologie ?", First, 2010.
  2. Daniel Cohn-Bendit lance Europe-Écologie [archive], 21 octobre 2008, Ouest-France
  3. Manifeste [archive] sur le site d'Europe Écologie
  4. Cohn-Bendit lance Europe Écologie [archive], 20 octobre 2008, Les Échos
  5. Texte de l'appel [archive] sur le site d'Europe Écologie
  6. lemanifeste [archive]
  7. Page accueil des signatures [archive] sur le site d'Europe Écologie
  8. [pdf]« Contrat Écologiste pour l'Europe [archive] » sur le site d'Europe Écologie
  9. Présentation de la Clause sur le site Choisir la cause des femmes [archive]
  10. Allain Bougrain-Dubourg au Meeting de Nantes [archive] sur Dailymotion
  11. Contribution de Christiane Taubira [archive] sur le site d'Europe Écologie
  12. Stéphane Hessel à la convention d'Europe Écologie [archive] sur Dailymotion
  13. « Dialogue entre Edgar Morin et Daniel Cohn-Bendit [archive] » sur le site d'Europe Écologie
  14. « Lambert Wilson soutien Europe Écologie [archive] » sur Dailymotion
  15. « L'Europe doit entrainer la révolution climatique [archive] », interview de Nicolas Hulot dans le Journal du dimanche, 26 mai 2009
  16. Résultats des élections européennes de 2009 [archive] sur le site du Ministère de l'intérieur
  17. Europe Écologie, Miracle ou mirage ?, Roger Lenglet et Jean-Luc Touly, First, 2010.
  18. « Home ou l'opportunisme vu du ciel [archive] » par Iegor Gran, sur le site de Libération
  19. « L'"effet Arthus-Bertrand" a-t-il pesé sur le résultat des européennes? [archive] » sur le site du Nouvel observateur, 7 juin 2009
  20. http://www.liberation.fr/politiques/0101610274-partis-du-ps-ou-du-pcf-l-itineraire-de-convertis-a-europe-ecologie [archive] Partis du PS ou du PCF: l'itinéraire de convertis à Europe Écologie Libération du 23/12/09
  21. http://www.regions-europe-ecologie.fr/ [archive] site d'Europe Écologie
  22. http://www.mei-fr.org/communique_type.php?id_communiques=314 [archive] communiqué du MEI Alsace
  23. « Régionales: Antoine Waechter sera sur la liste Europe-Écologie en Alsace [archive] », AFP, 25 novembre 2009
  24. Libération du 09/01/2009
  25. Présentation de la liste Europe Écologie en Alsace sur son site officiel [archive]
  26. E. BENTAHAR, « Elections Régionales (Europe Ecologie) / Les listes sont prêtes », Pau Info, 03/12/2009 [archive]
  27. http://lesverts58.org/article.php3?id_article=261 [archive] Les verts58.org
  28. http://www.liberennes.fr/libe/2009/11/régionales-guy-hascoët-tête-de-liste-deurope-ecologie-en-bretagne.html [archive]
  29. Le Monde du 20 octobre 2009 [archive]
  30. Dépêche AFP du 20/10/2009 [archive]
  31. http://www.herault-tribune.com/articles/6157/l-assemblee-generale-regionale-des-verts-languedoc-roussillon-a-vote-a-l-unanimite-sa-strategie/ [archive]
  32. http://www.toulouse7.com/2009/09/22/gerard-onesta-tete-liste-ecolo-aux-regionales-en-midi-pyrenees/ [archive] Toulouse 7.com
  33. http://www.marcvasseur.info/regionales-europe-ecologie-entre-audace-et-realpolitik/2010/01/10/ [archive] blog de Marc Vasseur
  34. Haute-Normandie : Les Verts derrière Claude Taleb [archive], Paris-Normandie, 20 septembre 2009.
  35. http://www.lesvertspaysdelaloire.org/article160.html [archive]
  36. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/18/01011-20091018FILWWW00125-regionalesecologie-vichnievsky-en-paca.php [archive]
  37. Libé lyon du 7/11/2009 [archive]

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Evelyne Cohen Lemoine : Eva Joly, Joseph Stiglitz et Edgar Morin "Crise, comment éviter la rechute, et comment faire naître une nouvelle société?







Crise : Comment éviter la rechute ?
Comment faire naître une nouvelle société ?
Samedi 13 février 2010 - Grande Arche de la Défense

La crise que nous traversons depuis 2 ans semble s'atténuer, mais les interrogations demeurent. Assistons-nous à une reprise ? Ou cette apparente accalmie ne cache-t-elle pas des perspectives plus inquiétantes, des phénomènes plus graves que ceux que nous avons connu.
A-t-on tiré les leçons ? A-t-on mis en place les instruments nécessaires pour parer à une éventuelle rechute. Voici les quelques questions préalables à la tenue de ce premier débat public organisée par Eva Joly.

Introduction par EVA JOLY
Bonjour à tous,
Et tout d'abord merci à vous d'être venus si nombreux pour assister à ce colloque. En particulier, merci aux intervenants qui ont accepté de passer quelques heures de leur temps très précieux en notre compagnie, à commencer naturellement par les trois personnes qui sont déjà sur l'estrade et participeront à la première partie des échanges : M. le Professeur Joseph Stiglitz, M. le Professeur Edgar Morin, et Pierre Larrouturou avec qui j'ai réfléchi au programme de cette rencontre.
Merci également - j'aurais l'occasion de le leur redire - à M. Ronald Janssen, qui arrive de Belgique où il est Conseiller en économie auprès de la Confédération européenne des syndicats, à Mme le Professeur Joyashree Roy qui a accepté de venir tout exprès de l'Université de Jadavpur, à Kolkata, où elle enseigne et où elle a dirigé le Département de Science économique jusqu'à l'an dernier. Et à M. le Professeur Dufumier, titulaire de la Chaire d'agriculture comparée à l'Institut AgroParisTech.
Comme vous le savez, il s'agit du premier « opus » d'une série de trois débats que j'ai souhaité organiser tout au long de cette année 2010. Je suis ravie qu'on puisse profiter dans ce cadre de la seule disponibilité avant de nombreux mois du Professeur Stiglitz, puisque nous bénéficions de sa présence en Europe pour présenter son dernier ouvrage. Sans compter que l'actualité vient malheureusement confirmer tout l'intérêt de notre discussion ; je pense naturellement, en disant cela, à la situation dans laquelle se trouve la Grèce, et les attaques que subit l'Euro…
Les deux débats suivants quant à eux auront lieu chacun à quelques mois d'intervalle et devraient être organisés avec de nouveaux intervenants et dans deux villes différentes, par exemple à Bruxelles et dans un pays de l'ex-bloc de l'Est.
Je vous rappelle enfin que nous sommes en direct sur Internet, grâce à une transmission sur le site du Monde.fr, et que nos échanges seront suivis par des internautes sur Twitter, avec le mot clé « Stiglitz » pour identifier leurs propos.
Maintenant que cette précision technique a été apportée, je crois que nous pouvons passer au vif du sujet.
Si elle n'est pas sans ressemblances avec d'autres épisodes ayant émaillé notre histoire économique et sociale, il me semble que la crise que nous traversons aujourd'hui est inédite à bien des égards. Par son ampleur, d'abord ; mais aussi par l'enchevêtrement de problèmes et de difficultés qu'elle représente, des problèmes et des difficultés qui même pris isolément sont d'une importance capitale, et qui se renforcent les uns les autres tant ils sont inextricablement liés.
S'il s'agit d'une crise globale, c'est évidemment parce qu'elle touche de plein fouet l'ensemble des régions du globe, mais c'est aussi parce qu'elle remet en causes des acquis, des biens, des habitudes dont personne ou presque ne pensait, il y a peu encore, qu'ils pouvaient être remis en question. Ce n'est pas uniquement une crise financière. C'est aussi une crise économique et sociale. C'est également une crise environnementale, avec la multiplication des dangers que sont – parmi d'autres – la crise alimentaire, la crise climatique, ou l'augmentation des risques sanitaires. Sans parler des lignes de conflits qui parcourent la planète, des conflits qui ne sont pas toujours sans rapport avec tout ce qui précède…
Le « système » ne fonctionne pas bien. D'un côté, vous avez une concentration scandaleuse de richesses, de l'autre vous avez un chômage terrible qui subsiste. Le dernier rapport de l'Organisation internationale du Travail parle de 212 millions de personnes sans emploi dans le monde en 2009, soit un taux de 6.6% (au niveau mondial, c'est très important). Et il souligne deux autres phénomènes préoccupants : d'abord, l'aggravation du taux de chômage des jeunes, plus de 10.2 millions en deux ans – soit la plus forte augmentation depuis 1991. Ensuite, la part très importante de personnes en situation d'emploi vulnérable : l'année dernière, elles représentaient la moitié de la « main d'œuvre » mondiale…
Évidemment, c'est une situation qui n'est pas facile. Et au lieu de vouloir la dépasser et la transformer, vous avez plutôt une sorte de crispation généralisée, chacun essayant de conserver son propre pré carré au lieu de réfléchir sur le fond et sur le long terme. De sorte que les problèmes de dérégulation folle, d'injustice sociale ou d'inégalité ne sont guère combattus à la hauteur des enjeux. Au contraire, on a l'impression que certaines forteresses cherchent à se renforcer encore. D'un côté, vous avez un certain nombre d'acteurs qui disposent d'outils pour imposer leurs vues et se défendre eux-mêmes – depuis les réglementations qu'ils contribuent à mettre en place et les restrictions aux libertés publiques – par exemple, les atteintes à la liberté de la presse en Angleterre – jusqu'aux paradis fiscaux et légaux ou encore les pavillons de complaisance qui leur offrent un endroit où contourner encore un peu plus les règles en question. Et de l'autre, vous avez un grand nombre de personnes et de pays qui se retrouvent un peu plus encore en difficulté…
Pour résumer, ce à quoi nous sommes confrontés c'est une inquiétude essentielle et qui porte sur ce qui compose globalement nos valeurs, nos règles et nos modes de vie – sur ce que l'on appelle de manière générale notre « modèle de développement ». Il faut donc qu'on « casse » un certain nombre de choses et qu'on invente d'autres façons de procéder, autrement dit qu'on invente une nouvelle forme de gouvernance.
C'est pour cette raison, c'est à partir de ce sentiment que j'ai souhaité organiser la série de rencontres que nous débutons aujourd'hui, afin de nourrir la réflexion et le débat public et de faire émerger – peut-être – de nouvelles approches face à ces nouveaux défis. Car il me semble que nous sommes loin encore d'en avoir tiré toutes les leçons. On est d'ailleurs bien en peine à l'heure actuelle lorsque l'on s'essaie aux jeux des pronostics, ne serait-ce que pour les aspects économiques. Pour certains, la reprise est bel et bien là et il faut d'ors et déjà rentrer « dans les clous », pour respecter à nouveau les règles qu'on était censé respecter avant. Pour d'autres, on se dirige au niveau mondial vers une sorte d'atonie économique généralisée, un peu comme ce qui s'est passé au Japon. Pour les derniers enfin c'est une véritable « bombe » qui se cache sous l'apparence de reprise - je crois que même le Directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, fait partie de cette catégorie.
D'où une première question : qui croire, et que penser de tout cela ? A quel point cette crise est-elle profonde ? C'est un peu ce à quoi la première partie de notre colloque va s'attaquer, avec le cadrage initial de Pierre Larrouturou, puis les interventions du Professeur Stiglitz sur les aspects économiques et du Professeur Morin pour élargir le débat. Puis nous chercherons à aller plus loin encore, à confronter les points de vue et les expériences pour tenter de répondre à la seconde partie de notre questionnement : Comment faire naître une nouvelle société ? Vous vous rappelez peut-être cette Pensée de Blaise Pascal : « Il est bien plus beau de savoir quelque chose de tout que de savoir tout d'une chose ; cette universalité est la plus belle ». Autrement dit, il ne faut pas hésiter à ouvrir les fenêtres, à être curieux, à faire preuve d'audace plutôt que d'en rester à quelque vérité qu'on croirait unique, et seul à posséder. Je crois que c'est un peu ce que nous allons tenter aujourd'hui, en provoquant cet échange d'idées.
Alors évidemment, je vais laisser la parole à nos invités. Mais je tiens tout de même à indiquer une dernière chose.
Je me refuse à être pessimiste. Je crois qu'il est important d'être lucide, d'avoir bien en tête les défis que nous avons à affronter. Mais je crois tout aussi fortement que si nous avons bien du mal à les trouver ou tout au moins à les mettre en place, les solutions à ces problèmes existent. Ces défis ne sont pas insurmontables. Il nous faut tout simplement être créatifs. Il faut être déterminé et libre, libre de penser comme on ne l'a plus fait depuis longtemps. Si l'on s'autorise cette liberté et cette détermination, alors la métamorphose dont nous avons besoin – pardonnez-moi, Monsieur Morin, je vous paraphrase mais j'ai été très impressionnée par la tribune où vous utilisez cette notion ! – alors cette métamorphose est à portée de main. Et c'est très stimulant de penser que nous avons cela à accomplir : à nous réinventer. C'est un défi intellectuel et social comme on a peu souvent l'occasion d'en rencontrer ! Et c'est aussi une urgence et une nécessité, tant il est vrai que les gens souffrent sur cette planète devenue folle…
La comparaison a évidemment ses limites, mais je ne peux pas m'empêcher de penser à l'endroit où je travaille au quotidien, le Parlement Européen. L'Union Européenne, c'est l'exemple même de l'organe politique vivant et en constante évolution, dont les fondements ont été posés contre toute évidence et pendant une période plutôt troublée. Si ce n'est pas la preuve que tout peut évoluer, et que nous pouvons changer et faire preuve d'audace, alors je ne sais pas ce que c'est.
Cette salle a un petit côté symbolique : c'est celle où a eu lieu le dernier Sommet du G7 avant l'effondrement du Mur de Berlin et du bloc soviétique. C'était il n'y a pas si longtemps, une époque très différente de celle que nous connaissons aujourd'hui, et pourtant avec quelques points communs tout de même. Aujourd'hui nous sommes en 2010, il y a nouveau beaucoup de choses à réinventer ; mais les dangers et les risques ne sont pas les mêmes, et le système qui se retrouve au cœur de la tourmente est précisément celui qui semblait triompher il y a plus de dix ans à peine.
Il s'agit donc d'être à la hauteur du souvenir qui hante cet endroit et, plus encore, d'être à la hauteur des enjeux que je viens d'évoquer.


Première partie – Comment sortir de la crise ?

PIERRE LARROUTUROU
Économiste, ingénieur agronome de formation, a travaillé sur la répartition du temps de travail et sur la promotion de normes sociales européennes.

1 - Nous devons dire la vérité, ce n'est pas seulement une crise financière, nous risquons un « global collapse »
2 - Nous devons faire le bon diagnostic et parler de la crise du marché du travail que nous connaissons depuis près de 30 ans.
3- Nous devons agir vite, donner la priorité à l'emploi et à la justice sociale. En France, 800 000 nouveaux chômeurs depuis 18 mois, un million de personnes qui arrivent en fin de droit en 2010.

Dire la vérité
La Société Générale a informé récemment (Le Telegraph, 18 novembre 2009) ses plus gros clients d'un risque de « global collapse », mais cette information est restée confidentielle…
Il y a actuellement 2 bombes :
- La dette aux USA (en 18 mois, 2006 – 2007 + 2440 milliards de $)
- Le crédit distribué par la Chine qui se réduit (source le Figaro éco du 20/01/10) la Chine n'achète plus de bons du Trésor américains, depuis 4 mois consécutifs elle est vendeur net de titres américains, même si pour l'instant elle reste l'investisseur n° 1 avec 790 milliards de $ en bons du Trésor.
- Globalement l'augmentation considérable de la dette se traduit par des niveaux de croissance très médiocres (-2,4% aux USA).

Face à cette double menace, le scénario le plus optimiste est celui du Japon avec une croissance molle de 1% en moyenne.sur 1998 – 2008 (et - 6 % en 2009).

Sortir du cercle infernal ?
Sortir du déficit en réduisant les dépenses, donc en retombant en récession
Ou creuser le déficit en accumulant une dette insoutenable pour maintenir un peu de croissance ?
Nous continuons à maintenir sous perfusion un malade atteint d'hémorragie interne.

D'où vient cette crise ?
Nous pouvons dater le début aux années 80, avec l'arrivée de Reagan et de Thatcher au pouvoir. Cette arrivée coïncide avec la suppression de règles sociales qui avaient été établies après la seconde guerre mondiale. C'est l'apparition de la « liberté » individuelle au détriment du reste sur la base des travaux d'Hayek, Friedman.
En moins de 30 ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises en pourcentage du PIB est passée de 67 % à 57 %.
C'est la dette qui se substitue alors aux revenus du travail. Il y a déflation par manque de demande. Dès juillet 2003, la BIS soulignait le risque d'une récession mondiale par manque de consommateurs : « comme un avion qui vole trop lentement ».
Le modèle néo-libéral a compensé par des emprunts ce que les gens n'avaient plus grâce à leurs salaires.

Faire le bon diagnostic
Ce n'est pas une crise financière, c'est avant tout le chômage, la précarité qui ont créé cette crise.
La face émergée de l'Iceberg : c'est la crise financière, des monnaies, des changes et de la régulation.
La face immergée c'est celle du chômage, de la précarité, des inégalités, de la cupidité.
Agir vite
Tout est à reconstruire comme en mai 1944 lors de la conférence de Philadelphie, avec pour principale priorité : l'Emploi.
Cette conférence (qui a eu lieu avant les accords de Bretton Woods) affirmait les principes fondamentaux :
- Le Travail n'est pas une marchandise
- La pauvreté, où qu'elle existe, constitue un danger pour la prospérité de tous
Convaincue qu'une paix durable ne peut être établie que sur la base de la justice sociale, la Conférence reconnaît l'obligation solennelle de réaliser :
- La plénitude de l'emploi et l'élévation du niveau de vie
- La possibilité pour tous d'une participation équitable aux fruits du progrès en matière de salaires, de durée du travail et autres conditions de travail, et un salaire minimum vital

JOSEPH E. STIGLITZ
Prix Nobel d'économie en 2001. Ancien conseiller de Bill Clinton et ex-économiste en chef de la Banque Mondiale, il est connu pour ses critiques du système économique et financier international, ainsi que celles du FMI et de la Banque Mondiale.

Nous traversons une crise économique majeure. La préface de mon livre « Le triomphe de la cupidité » se nomme : « free fall » (chute libre). Aujourd'hui, nous avons perdu tout respect pour nos anciens gourous économiques. Nous ne savons plus vers qui nous tourner.
On détourne souvent l'attention en attirant les foules sur le rôle des individus, voyous coupables ou héros qui vont nous sauver, mais nous ne résoudrons rien ainsi.
Nous faisons face à un véritable désastre qui ne touche pas seulement l'économie américaine.
Les idées qui nous ont fait couler à pic, font partie intégrante de notre constitution. Si nous ne pouvons pas nous entendre sur les réponses à ces questions, nous ne pourrons pas nous mettre d'accord sur ce qu'il faudra faire pour en sortir.
La crise n'est pas un cataclysme qui serait arrivé par fatalité sur les marchés financiers. C'est une fabrication humaine que Wall Street s'est infligée ainsi qu'au reste de l'humanité.
Rappelons les chiffres cités par Eva Joly tout à l'heure : 65 milliards de bonus pour un millier de traders, 100 milliards pour l'aide à 2 milliards d'individus. 180 milliards ont été accordés à une seule Compagnie, AIG, pour la sauver de la faillite ; il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Sur tous ces sujets majeurs, il n'y a pas eu de discussion ni de débat public.
En 2010, 2 à 3 millions d'américains auront perdu leur maison.
Il s'agit d'un problème social et économique. Avant la crise, la lutte contre le réchauffement planétaire devait nous conduire à investir dans de nouveaux emplois, de nouvelles créations de richesse. Aujourd'hui, nous nous retrouvons confrontés à un problème plus large sur la manière dont le système fonctionne, les défis sont toujours là, et ils sont encore plus importants. Nous continuons à mettre de l'huile dans une voiture qui fuit.
Prenons l'exemple de la bulle High-tech et de son effondrement qui s'est traduit en récession, nous revivons la même chose avec la bulle de l'immobilier (dont l'effondrement a démarré à l'été 2007 et non le 15 septembre 2008).
Cette nouvelle bulle a conduit les Américains à vivre complètement au-dessus de leurs moyens avec un niveau d'endettement dépassant de loin la valeur de leur bien immobilier, du fait de la chute des prix.
Le revenu des Américains ne fait que décroître depuis une décennie et cela n'atteint pas que les plus pauvres, mais bien l'ensemble des classes moyennes.
La croissance de nos économies depuis plus de 10 ans s'est développée sur une montagne de dettes.
La dette c'est le résultat de la poursuite de dépenses déconnectées de la création de richesses, nous avons vécu comme si nous étions de plus en plus riches. Tout le monde est endetté y compris les gens qui ne sont pas solvables.
Les règles du jeu sont encore moins transparentes qu'auparavant. La Réserve Fédérale, le gouvernement rachète tout, mais cela va se traduire par un problème majeur sur le plan fiscal et monétaire.
La faiblesse de notre économie, l'ampleur du chômage va bien au-delà des chiffres officiels qui ne tiennent pas compte de ceux qui ne cherchent même plus de travail. Ces chiffres cachent également le million d'américains qui sont en « maladie » plutôt qu'inscrit comme demandeurs d'emplois. En réalité, un américain sur cinq souhaiterait un emploi à temps plein mais n'en trouve pas. De plus en plus d'individus sont concernés. Je n'ai pas parlé des millions d'individus qui sont en prison et de tous ceux qui abandonnent.
Ce qui se passe au niveau d'économie américaine influe sur le reste de l'économie, le risque devient majeur en Asie.
En Europe, si la Grèce et les autres pays en difficulté coupent dans leurs dépenses, le risque de récession devient majeur.
Alors que c'est plus que jamais nécessaire d'investir dans la Santé, l'éducation, la technologie, les infrastructures, les nouvelles énergies... C'est sur le Long Terme qu'il faut miser avec un ROI de 5 à 6 % et alors la dette finira par devenir moins grande.
Il faut cesser de focaliser sur la dette, elle nous empêche de voir plus loin. Il faut arrêter également d'investir pour des armes contre des ennemis imaginaires. La guerre en Irak a déjà coûté plusieurs milliers de milliards de dollars au bénéfice de qui ?
Pour régler le problème de la Dette, il y a trois options
1 - Laisser repartir l'inflation, mais « cela ne plaît pas aux créanciers » car ils vont alors perdre de l'argent sur les crédits ;
2 - Restructurer les dettes -publique et privée- y compris en ayant recours au mécanisme de la liquidation, mais « les banques n'aiment pas cela, car c'est une façon de reconnaître qu'elles ont mal fait leur travail » ;
3- « Passer au travers en fermant les yeux », comme cela s'est fait au Japon dans les années 90. Et prévoir un « retour à un niveau d'emploi normal en 2015, pas avant », le tout avec une croissance compris entre 0 et 1% par an.
Cette troisième option est certainement celle que les politiques vont privilégier.

La crise va changer la science économique. Deux issues sont possibles, soit nous réussissons à prendre les bonnes décisions, pas les plus commodes politiquement ou socialement, soit nous prenons les plus mauvaises et laissons perdurer le comportement prédateur qui nous ont amené à ce désastre et nous arriverons à une société encore plus divisée, une économie plus vulnérable aux crises. « Mon objectif ici est d'aider à se faire une meilleure idée de l'ordre mondial d'après crise qui finira par apparaître, pour mieux comprendre comment ce que nous faisons aujourd'hui contribue à modeler le futur, pour le meilleur ou pour le pire ».
Nous devons travailler à créer une nouvelle gouvernance démocratique, ce que je développerai tout à l'heure dans la seconde partie du débat.

EDAGR MORIN
Sociologue et philosophe. Il préside l'Institut International de Recherche Politique de Civilisations. Penseur de la complexité, de l'Homme, du Monde, de la Société. Il a travaillé sur l'émergence de ce qu'il qualifie de « conscience de la communauté de destin terrestre ».

Nous vivons une crise de la mondialisation d'une ampleur inégalée. Une des crises précédentes a débouché sur un désastre planétaire avec l'arrivée de Hitler.
Aujourd'hui, une des manifestations notables de cette crise globale est le refus culturel de l'occident.
Il s'agit en fait d'une crise du développement de l'occidentalisation qui se conjugue avec la crise de la biosphère. Nous assistons à un processus suicidaire avec la manière dont nous gérons nos ressources naturelles, dont on dégrade notre environnement avec notamment la crise de l'urbanisation, les flux migratoires qui quittent les campagnes pour les bidons villes, les phénomènes de rejet entre nations, les guerres de civilisation.

La crise de la politique, l'impuissance généralisée à l'échelle de la planète, le cloisonnement des savoirs contribuent eux aussi au développement des autres crises.
La perte de la Culture, des cultures, la réduction de la Pensée à l'économie, au calcul, la croyance en la croissance, autant de zones d'ombre qui traduisent notre incapacité à penser les problèmes globaux et les phénomènes fondamentaux.
Ne rejetons pas en bloc ce modèle de développement car il a apporté de bonnes choses, des droits humains, la démocratie, des zones de prospérité… Cependant, ces zones de prospérité côtoient des zones de misère, une misère qui s'installe et chasse la pauvreté. Une formule standard a été appliquée à des cultures autres, sans tenir compte de leurs valeurs. Cette hégémonie a détruit les formes de solidarités traditionnelles.
Nous avons assisté au développement de l'individualisme et de la cupidité.
Le modèle de l'occident malgré ses qualités indéniables comporte des zones aveugles, il ignore les singularités et leurs vertus.
Il se traduit par un vide moral, un malaise profond celui qu'évoquait Freud dans son « Malaise dans la civilisation » qui associait la pulsion de mort au capitalisme triomphant.
Cette crise touche donc au fond même de la vie. Notre Terre est comme un vaisseau spatial lancé à toute vitesse grâce à ses quatre moteurs : la Science, la Technique, l'Economie, le Profit. Or aucun de ces moteurs n'est contrôlé.
À cela s'ajoute le danger intérieur, celui dont parlait Ivan Illich, notre ennemi le plus dangereux est nous-même ou réside en chacun de nous. C'est la contrepartie de notre faculté d'agir. Celle qui nous permettra aussi d'inventer des solutions, j'y reviendrai dans la seconde partie.
Edgar Morin, J. Stiglitz, Eva Joly, Pierrre Larrouturou

Seconde partie - Comment faire naître une nouvelle société ?

J. E. STIGLITZ
Commençons par le triptyque « Men, Means, Ends » (les Hommes, les Moyens, les Fins).
Avons-nous besoin de mesurer le PIB (GDP) ou cherchons-nous à développer le bien-être des êtres humains.
Des points de vue s'affrontent, pourquoi ne mesurer que les dépenses au lieu de regarder les recettes. Nous parlons des dépenses de santé, mais quels en sont les bénéfices produits par ces dépenses ?
C'est la même chose quand on regarde le poids de l'industrie du tabac et les dépenses de santé liées au cancer, ou encore à l'augmentation de l'obésité, tous ces éléments de destruction de notre bien-être entrent dans le calcul du PIB.
Sommes-nous capables de créer un modèle de développement soutenable qui aille au-delà de la consommation matérielle ?
Nous devons reconnaître que sur le plan psychologique et sociologique, le travail, ses conditions de réalisation, son intérêt, sont plus importants que « l'incentive »( les bonus des traders). Les rapports sociaux, les liens nous importent plus que la satisfaction des besoins fondamentaux. Or le travail nécessaire pour répondre à ces besoins basiques s'est considérablement réduit. Nous devrions pouvoir bénéficier des dividendes du progrès technologique.
Des deux côtés de l'Atlantique, les aspirations et les évolutions diffèrent.
Aux US, les gens travaillent plus qu'avant et globalement, ils consomment de plus en plus de biens ; en Europe c'est plutôt les loisirs qui se sont développés.
Notre niveau actuel de consommation matérielle n'est plus soutenable à l'échelle planétaire. Enfin nous ne payons pas le juste prix de ces biens, à l'exemple du prix de la tonne de CO2 beaucoup trop faible. Or, si nous ne payons pas le juste prix, d'autres éléments de l'écosystème paient pour nous.

Ces sujets devraient nous concerner tous. Le Marché n'est pas efficient, il n'amène pas la justice sociale. Nous avons besoin de régulation et d'action collective, qu'elle soit gouvernementale ou non gouvernementale. Il faudra revoir les mécanismes de la société, être vigilant sur le fait que toute innovation n'est pas bonne en soi : regardez les produits dérivés, regardez comment l'innovation financière s'est employée à déjouer les normes comptables conçues pour assurer la transparence du système financier.
Les gouvernements doivent agir, sur la production de connaissances : éducation, recherche fondamentale... Les grandes avancées sur les télécommunications sur Internet, sur la recherche médicale se sont faites au niveau des États pas du secteur privé. Faisons en sorte que les gouvernement soient plus efficaces, plus responsables, ne nous trompons pas d'enjeu, par exemple la Propriété Intellectuelle restreint l'accès à la connaissance. Ne faisons pas appel aux mêmes plombiers que ceux qui ont mis en place des installations défectueuses, or c'est ce que fait notre gouvernement avec les conseillers économiques ou financiers.
Nous sommes dans une sorte de « New Death Experience », celle qui nous conduit à nous poser vraiment la question : quelle société voulons-nous ?


Joyashree ROY
Elle enseigne l'économie à l »Université de Jadavpur en Inde. Spécialiste de l'économie et du développement, des ressources naturelles, de l'environnement et du climat, elle a participé aux travaux du GIEC. Ses études portent sur les questions de la santé, de l'eau, de la demande en énergie et de la gestion des ressources naturelles indiennes.

Dans quel paradigme sommes-nous aujourd'hui ? Allons-nous vers une demande illimitée ? Nous avons une vision partielle des crises, liée en partie à la duplication du modèle dominant actuel dans des contextes très différents de ceux de l'occident.
Les différentes bulles spéculatives qui se sont succédées ces dernières années démontrent une crise profonde de la gestion des biens communs. L'autre facette majeure de cette crise est le chômage qui partout est exceptionnellement élevé.
Nous devons redéfinir ce qu'est la notion de propriété.

Nous devons mettre en place une Gouvernance Globale pour gérer les investissements, l'accès à l'eau, à un air de qualité, pour l'accès de tous à la santé. Les nouveaux indicateurs de développement doivent prendre en compte ces ressources naturelles et vitales. Ils doivent mesurer la possibilité pour tous d'une consommation soutenable de l'ensemble de ces ressources.


Marc DUFUMIER
Ingénieur agronome, Titulaire de la Chaire d'Agronomie comparée à l'Institut AgroParisTech. Il est spécialiste reconnu des problèmes de développement agricole en France et à l'étranger.
Mettre fin à la faim.Nourrir les paysans du Sud.
Après les chiffres, les inégalités.
« Qui a faim ? plus d'un milliard d'habitants. Près de deux milliards souffrent de carences alimentaires. C'est-à-dire tous ceux qui n'ont pas 2 200 Kcal/jour, soit environ 200 kilos d'alimentation végétale à produire par habitant et par an.
Nous produisons aujourd'hui 330 kilos/hab/an. Que fait-on de l'excédent ? On nourrit le bétail pour faire de la viande pour certains et l'on fabrique des biocarburants pour mettre dans les voitures.

Qui a faim ? Quelques-uns dans les pays du Nord, beaucoup dans ceux du Sud et pour les trois-quarts, ce sont des agriculteurs. » Aujourd'hui, beaucoup d'entre eux sont dans des bidons villes et ont quitté les campagnes.
Un paysan qui travaille à la main peut produire 500 kg de céréales par an.
Dans l'agriculture productive, un agriculteur, avec ses machines, produit sur 100 hectares : 500 tonnes (5 tonnes à l'hectare).
Si l'on considère que les 4/5 de l'agriculture intensive sont de la valeur perdue (coût énergétique, eau, engrais…), il reste un ratio de 1 à 200 entre celui qui produit à la main et celui qui produit de manière industrielle. Or sur le marché de Dakar, le sac de riz est vendu au même prix, qu'il provienne de Casamance ou de Thaïlande ou de Camargue… Cela ne laisse plus aucune chance de survie à celui qui produit son riz à la main et localement.
Ma proposition pour rétablir la valeur du travail des agriculteurs du Sud et les nourrir : remettre à plat le système du commerce mondial, quitte à rétablir les droits de douane.
Les Pays du Sud doivent protéger leur agriculture vivrière par des droits de douane comme l'ont fait les Européens à la sortie de la dernière guerre.
L'erreur dramatique de l'Europe a été de poursuivre cette politique sur ces excédents encore aujourd'hui, cela devient du dumping et c'est insoutenable : celui qui perçoit la subvention c'est aussi le plus compétitif.
Pourquoi ne pas réorienter notre agriculture pour produire localement les céréales qui nourrissent notre bétail (plutôt que de l'importer du Brésil et de détruire les agricultures locales vivrières des pays du Sud).
Nous devons revoir toute la copie, relocaliser quand c'est possible, protéger quand c'est nécessaire, alors que les ressources existent pour nourrir toute la planète.


RONALD JANSSEN
Economiste, Conseiller de la Confédération Européenne des Syndicats pour les questions liées au marché du travail et à la politique de l'Emploi.

Les solutions ? un New Deal Social en Europe que je développerai en 4 points.
1. Remettre la demande sur ses pieds par le secteur public et pas en s'appuyant uniquement sur le secteur privé.
2. Une nouvelle politique de l'Emploi et du Travail , des nouveaux emplois et un partage du travail, des nouveaux secteurs à développer (Habitat, Transport, loisirs…).
3. Développer une approche protectionniste en Europe, faire en sorte que les salaires y soient harmonisés : à travail égal salaire égal.
4. Renforcer le rôle et l'action collective des états : coordonner les politiques fiscales à l'échelle de l'Europe. Créer des fonds d'investissements européens, des investissements publics avec de l'argent public. Avoir une politique monétaire et économique coordonnée et concertée à l'échelle de l'Europe.



PIERRE LARROUTUROU

Suite de la présentation exposée en première partie.
Construire un nouveau contrat social

Pour cela, 7 points sont à développer
1. Stopper l'hémorragie, comme en Allemagne
Notamment celle du chômage, en réduisant massivement le temps de travail et en compensant la perte de salaire.
En Allemagne en 2009, malgré une récession de -5%, 220 000 chômeurs de plus en 18 mois.
En France sur la même période : 800 000 chômeurs de plus avec une récession de -2,3 %. Or la durée moyenne du travail est descendue à 27,1 heures outre-Rhin (source BNP Paribas octobre 2009), elle est toujours de 39 heures en France.
2. Sécuriser les chômeurs, comme au Danemark. 90 % du salaire accordé pendant 4 ans (Flexisécurité).
3. Lutter efficacement contre l'évasion fiscale
4. Réguler réellement les banques et les monnaies
5. Réguler le commerce mondial.
L'évolution des coûts salariaux en Chine a augmenté régulièrement jusqu'en 1996, date de son entrée dans l'OMC. Depuis cette date, ces coûts n'ont cessé de baisser avec une dégradation parallèle des conditions de travail. Aujourd'hui l'Europe est le premier client de la Chine, elle doit faire pression sur elle. Nous devons construire les règles du jeu.
6. Développer de nouvelles activités.
Face à l'urgence climatique et à la crise pétrolière, nous devons mettre en oeuvre ce qui est préconisé dans le rapport Stern qui permet la création de 300 000 empois en France. Or, il évalue à 18 milliards l'investissement nécessaire, et la France n'y consacre que 200 millions d'Euros.
Pour résoudre la crise du logement : investir le Fonds de réserve des retraites dans la construction, cela représente 200 000 emplois de plus.

7. Négocier un autre partage de la productivité. Si le chômage est la cause principale de la crise, quelle est la cause principale du chômage ?
Ce n'est pas la mondialisation :
La production industrielle est passée de 100 à 111 depuis 2003.
Ce n'est pas un problème de compétitivité, bien au contraire.
En France, celle-ci a considérablement augmenté, elle a augmenté d'un facteur 10 en PIB par actif occupé, entre 1820 et 1990, et de manière très significative depuis les années 50/60.
Ce que les politiques semblent ignorer c'est la deuxième révolution, celle que nous connaissons depuis une trentaine d'années. Regardons l'image des « Temps Modernes » pour la première et celle du robot sur la chaîne de production aujourd'hui. Actuellement il n'y a plus personne autour de la chaîne.
Aux USA aussi, le temps de travail diminue. Depuis 1965, il est passé de 41,2 heures hebdomadaires à 40,7 dans le secteur industriel et de 38,6 heures à 33,7 heures pour la totalité de la population active.
En France, nous sommes encore à plus de 39 heures… C'est le débat interdit depuis 20 ans. On est bloqué. La croissance ne s'est pas accompagnée d'une réduction du chômage, car on ne sait pas partager le travail et bénéficier de ces gains de productivité.
En Allemagne, le débat renaît, avec la proposition du syndicat IG Metall d'aller vers la semaine de 26 heures (février 2010). En Belgique (janvier 2010) et en Italie (janvier 09), on négocie la semaine de 4 jours.

EDGAR MORIN

Le problème posé par toutes les crises : peut-on changer de voie ?
Le changement commence par une déviance, tous les grands changements qui ont lieu dans l'histoire humaine ont été initiés par des « déviants » (Boudha, Jésus Christ…).
Nous devrons changer la structure de pensée, changer la culture.
Concilier la Mondialisation et l'Anti-mondialisation
La communauté de destins, l'unité d'une part et la diversité, l'agriculture de proximité d'autre part.
Concilier croissance et décroissance.
Croissance des énergies vertes, de l'économie verte, de la solidarité et décroissance de l'économie du jetable, du consumérisme.
Il faut penser au-delà du développement, dépasser ce modèle en conservant ce qu'il a de meilleur, la symbiose des civilisations et des cultures, petites et grandes.
Nous sommes dans une conjonction de voies multiples, il n'y a pas de porte unique mais des milliers de chemins qui y conduisent.

La nouvelle voie sera celle qui rendra l'ancienne obsolète. Le commencement ne se fera pas autour d'une table ronde, il va naître de milliers d'initiatives, partout, qu'il faudra faire connaître. Ce sont des réformes solidaires, une métamorphose, peut-être une transformation radicale. Plutôt une continuation de la culture.
Il nous manque encore la conscience commune de l'humanité, l'espérance d'une autre voie.
Si l'on reprend les trois utopies récentes, le Communisme cherchait à mettre en communauté, le Socialisme pensait les rapports sociaux, l'Anarchisme les relations entre les hommes. Les révoltes, les aspirations, les marginaux, c'est ce qui met en mouvement la société. Les crises sont la possibilité du pire comme du meilleur.

Pensons le Méta système, la « métamorphose ». Conjuguons optimisme et pessimisme : l'opti-pessimisme, dans l'action comme dans la pensée. Méfions-nous des annonceurs de catastrophe comme des euphoriques.
Espérance d'une nouvelle façon de penser et d'une multiplication de réformes.

« Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve.» F. Hölderlin.

Conclusion d'EVA JOLY

Nous venons de vivre un moment extraordinaire et exceptionnel.
Nous avons vu que le « sauvetage » n'a rien réglé. Quelle régulation ? Quelle concertation des régulateurs nationaux en Europe.
Nous devons trouver la voie, les multiples voies, ce sont nos objectifs à Europe Ecologie.



vendredi 26 février 2010

MICHEL SALOFF COSTE : Je parle à la radio sur Ici et Maintenant, ce vendredi soir 23 heures, fm 95.2

Je parle à la radio sur Ici et Maintenant, ce vendredi soir 23 heures, fm 95.2 : Thématique conférence Eva Joly, Joseph Stiglitz et Edgar Morin "Crise, comment éviter la rechute, et comment faire naître une nouvelle société?

Michel SALOFF-COSTE
TEL : +33 6 78 72 30 29





Fwd: de la part de Jean Staune


Objet : de la part de Jean Staune

Chers  amis,



1. Paru il y a plus de 2 ans et  demi, mon ouvrage  « Notre existence a-t-elle  un sens » a atteint les 27 000  exemplaires et s'est encore très bien vendu l'année dernière.

Vous trouverez ci-joint un petit texte fort ancien,  mais qui résument très bien les principales thèses présentées dans cet ouvrage ( sans bien sûr en remplacer  la lecture!). Il existe un site dédié à cet ouvrage : http://www.lesensdelexistence.fr/

2. Il y a 4 mois,  j'ai publié un autre ouvrage  Au-delà de Darwin , pour une autre vision de la vie: http://www.audeladedarwin.fr/

Cet ouvrage montre l'existence d'une 3ème voie entre intelligent design et  le darwinisme en se basant entre autres sur des découvertes récentes confirmant le structuralisme, c'est-à-dire que la structure des êtres vivants obéit à des règles  de constructions précises et n'est pas le résultat de processus aléatoires basés sur la sélection naturelle.

3. En ce qui concerne mon implication dans les questions de management et de changement sociétal, j'ai développé, à partir des analyses déjà anciennes sur Science et Management (voir le texte : Ce que la science apporte aux managers), une analyse de la crise  et des différentes modifications qu'il faudrait faire dans le système économique international,  mais également des nouvelles opportunités pouvant exister grâce à ces nécessités de changement. J'ai réuni pour cela une vaste documentation dont vous trouverez ci-joint un bref exemple avec des textes des prix Nobel Paul Krugman et Joseph Stiglitz et Nassim Taleb et de Thomas Friedman. Mon texte intitulé "Changement sociétal" a été écrit dans le cadre de la
préparation d'un grand colloque "Humaniser la globalisation : changer les règles "qui se déroulera à Zermatt du 3 au 5 juin prochain. Ce Colloque est organisé par la fondation suisse Ecophilos , inspirée par la doctrine sociale de l'église voir le site : http://www.ecophilos.org/
Je vous enverrai dans quelques temps le programme définitif de cette manifestation. Ceux d'entre vous ayant la possibilité d'y participer peuvent déjà en bloquer la date et seront les bienvenus.

4. Comme le savent déjà un certain nombre d'entre vous, l'actualité récente a été particulièrement riche en ce qui concerne la diffusion d'idées importantes pour la démarche de l'UIP comme pour la mienne. Ceux qui n'ont pas encore reçu ces informations dans un de mes emails précédents, les trouveront au PS3. Pour tous, je signale la dernière interview que j'ai faite à la radio suisse romande pour présenter les thèses de mon ouvrage "Notre existence a-t-elle un sens ?"

Vous pouvez l'écouter là, sur la nouvelle chaîne que nous avons créée sur youtube, où se trouvent également des interviews de Jacques Vauthier  et de Trinh Xuan Thuan bientôt rejoint par de nombreux autres.

Partie 1 :http://www.youtube.com/user/uipedu#p/u/1/ah1XuW2vQ_8
 
Partie 2 : http://www.youtube.com/user/uipedu#p/u/0/CIGKa-UyF8M
(Présentation de cette émission par Radio Suisse Romande :Jean Staune en est
convaincu, la science a atteint ses limites et nous sommes à l'aube d'une
révolution. Certaines découvertes, parfois déroutantes mais prouvées,
donneraient d'ailleurs une crédibilité nouvelle aux conceptions non
matérialistes du monde. Les visions spirituelles et matérielles vont-elles
converger ? Les scientifiques vont-ils réenchanter le monde ?)

J'en profite pour préciser que je suis désormais collaborateur scientifique
à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et que ceux d'entre vous qui habitent en Suisse pourront éventuellement me rencontrer à l'occasion de mon cours.

5. Enfin, après la sortie en 2009 de trois livres dans la collection que je
dirige aux Presses de la Renaissance :
    - A la recherche du Dieu de Darwin -  Ken Miller
    - La boîte noire  de Darwin- Behe
    - Réconcilier l'Islam et la science moderne : l'esprit d'Averroès -
Nidhal Guessoum

Je vais publier en Avril De la Génétique à Dieu de Francis Collins. Un
ouvrage vraiment essentiel pour la question du rapprochement entre Science
et Foi, dont je vous parlerai dans un prochain email.

Bien amicalement à tous

Jean Staune.

PS 1: si vous ne souhaitez pas recevoir ces emails, merci de me le dire
directement à on adresse personnelle : staune@uip.edu car ces emails
collectifs partent d'une autre adresse ne pouvant pas être envoyé à partir
de mon adresse habituelle.
 
PS 2 : N'hésitez pas à diffuser largement les pièces jointes que je vous envoie et que je vous enverrez dans le futur si vous pensez qu'elles peuvent intéresser vos proches.

PS 3 :  comme annoncé dans mon email, ci-dessous la liste des actualités pour
ceux qui ne l'ont pas encore reçu dans le cadre d'un autre email.

1) Un grand dossier  " Dieu et la Science" dans monde des religions de
Janvier /Février: un dossier de 30 pages.
Avec
Bernard d'Espagnat
Trinh Xuan Thuan
Le père Thierry Magnin
Simon Conway Morris
Charles Townes
William Phillips
Mario Beauregard

Et Jean Staune dans un grand débat avec André Comte Sponville
 
http://www.le-monde-des-religions.fr/articles/dieu-et-la-science.html

 2) Trinh Xuan Thuan et Jean Staune ont parlé de ce dossier au grand journal
du matin de Radio Notre Dame on peut écouter l'émission ici
http://www.radionotredame.net/emission/legrandtemoin/2010-01-05
 
3) Jean Staune  vient de débattre  en direct a la TV avec Pascal Picq
On peut voir l'émission là
 
http://www.cap24.com/emission.php?id_video=2341&type=emission
<http://www.cap24.com/emission.php?id_video=2341&amp;type=emission>

4) Le dernier colloque de l'UIP organisé avec l'UNESCO ( et pas uniquement à
 l'UNESCO)  a eu un large impact grace a Reuters
 
 http://blogs.reuters.com/faithworld/2009/12/14/as-darwin-year-ends-some-see
k-to-go-beyond-darwin/

 http://www.reuters.com/article/idUSTRE5AN33M20091124
 
5) Le Monde a publié un article de Jean Staune concernant le caractère
 reproductible de l'évolution et qui utilise Avatar comme illustration
 http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/21/le-non-darwinisme-visionn
aire-de-james-cameron-par-jean-staune_1295072_3232.html
 
 Cet article  a crée un "buzz" énorme : pendant 2 Jours cet article a été le
 plus envoyé de tous par les lecteurs du site Le monde.fr <http://monde.fr>
 (et le numéro 6 dans les articles les plus commentés) et il a eu un énorme
 impact sur les blogs et les forums ( des "pour" comme des "contre").  4
 articles au total en incluant celui de Jean Staune) sont paru dans le Monde
 sur ce sujet:
 
 http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/01/27/darwin-et-avatar-une-repo
nse-a-thomas-heams-et-jean-staune-par-jean-baptiste-andre-et-nicolas-baumard
_ 1297295_3232.html
 
 http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=A
RT_ARCH_30J&objet_id=1111804
<http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;type_ie
m=ART_ARCH_30J&amp;objet_id=1111804>

 6) Le Monde  vient de publier un deuxième article de Jean Staune en deux
 semaines. Cette fois-ci c'est une chronique et non un point de vue  (donc
 diffusion uniquement par internet)
 Mais elle a été sélectionnée par la rédaction parmi les 3 plus importantes
 chroniques le jour de sa parution le 5  février et a figuré donc sur la
 "home page" du Monde jusqu' à ce matin ( rubrique Chronique d'abonnés)
 
 http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/02/05/darwinisme-et-rechauffi
sme-meme-combat_1301374_3232.html
 
 7) Suite a l'article du Monde ( le 2eme)  Jean Staune a participé au
journal du matin de la première radio suisse francophone voir
 


jeudi 25 février 2010

PASSE PRESENT ET FUTUR DE L'ECONOMIE


Objet : Your video is now online on Vimeo!

You can watch it here:
http://vimeo.com/9715188

PASSE PRESENT ET FUTUR DE L'ECONOMIE 1/4

PASSE PRESENT ET FUTUR DE L'ECONOMIE 1/4
http://vimeo.com/9715188

"RADIO ALIGRE
FLORENCE MATHON
MICHEL SALOFF COSTE
BRUNO MARION"

Involves UNIVERSITE INTEGRALE.

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Don't want these alerts anymore?
http://vimeo.com/settings/notifications

LOVE,
vimeo


Fwd: Venez me rejoindre à Journée Nationale des Pratiques de Santé sur BIONATURO…

Jean-Baptiste
Jean-Baptiste vous a invité à l'événement 'Journée Nationale des Pratiques de Santé' sur BIONATURO!
 
Participer à la 1ère Journée Nationale des Pratiques de Santé !
A ne pas rater si vous êtes en France !

Journée Nationale des Pratiques de Santé Horaire : 16 Avril 2010 toute la journée
Emplacement : cabinets de praticiens
Organisé par: Alliance pour la Santé

Description de l'événement :
1000 praticiens de santé répartis dans toute la France recevront gratuitement dans leur cabinet.

aCourriel_au_praticien_au_22fev10.doc

abulletin_participation_praticien_16 avril 2010.doc

abulletin_adhesion_22.2.10.doc

Plaquette_Internet[1].pdf


Voir plus de détails et RSVP sur BIONATURO :
http://www.bionaturo.fr/events/event/show?id=2238554%3AEvent%3A36213&xgi=16UW2jKIhrbjQi&xg_source=msg_invite_event
Au sujet du réseau: BIONATURO
Naturopathie :: Thérapies et pratiques holistiques :: Ethique & Bio ::
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Fwd: Retour du Bulletin Métapsychique


Objet : Retour du Bulletin Métapsychique

Bonjour et bienvenue dans la Newsletter de l'Institut Métapsychique
International

I. APPEL A CONTRIBUTIONS POUR LE NOUVEAU BULLETIN METAPSYCHIQUE
II. PROCHAINES ACTIVITES


I. APPEL A CONTRIBUTIONS POUR LE NOUVEAU BULLETIN METAPSYCHIQUE

Depuis sa fondation, et jusque dans les années 1980, l'Institut Métapsychique
International (IMI) avait mis en place le journal francophone de référence
pour l'étude scientifique des phénomènes paranormaux et des expériences
exceptionnelles, la Revue Métapsychique. Le Groupe Etudiants de l'IMI (GEIMI)
a produit une nouvelle revue en la matière du Bulletin Métapsychique, qui
connut quatre numéros de janvier 2007 à janvier 2008. Aujourd'hui,
l'Association des Amis de l'IMI (A-IMI) souhaite prendre le relais en lançant
une DEUXIEME SERIE DU BULLETIN METAPSYCHIQUE. Cette revue n'a pas la
prétention d'être, comme la Revue Métapsychique, une revue professionnelle
mais davantage un espace pour les curieux et les connaisseurs de la
métapsychique, qui peinent souvent à avoir accès aux travaux étrangers. A
côté d'articles dont la qualité est assurée par un processus de révision par
des pairs, diverses chroniques permettront de faire vivre et revivre les
idées et les figures qui font la métapsychique.

==> Lire la présentation complète du Bulletin Métapsychique - nouvelle série
et les recommandations aux auteurs :
http://www.metapsychique.org/IMG/pdf/Bulletin_Metapsychique_-_Recommandations_aux_auteurs.pdf

Le Bulletin Métapsychique accueille deux types de contributions : les
articles et les chroniques. Ces deux contributions suivent des procédures de
soumission différentes, décrites succinctement ci-dessous et de façon plus
complète sur le site de l'A-IMI.
Deux ARTICLES sont publiés dans le dossier de chaque numéro. Ils couvrent de
préférence une même thématique, ou des thématiques différentes. La procédure
de soumission d'articles implique la sélection par deux membres du comité de
rédaction, puis la validation par deux réviseurs scientifiques.
Les CHRONIQUES sont des contributions courtes à des rubriques prédéfinies
(décrites plus loin). La procédure de soumission de chroniques implique une
première évaluation par un référent du comité de rédaction, puis une
validation à la majorité des avis exprimés par les membres du comité de
rédaction. Les exigences en matière de chroniques se rapprochent de celles
d'un magazine de vulgarisation scientifique favorisant l'ouverture.

==> Thème du prochain numéro (N°5) : LA METAPSYCHIQUE ET LE VIVANT (Deadline
: 4 avril 2010 ; Publication prévue : Mai 2010)
http://www.metapsychique.org/Bulletin-Metapsychique-n5-Appel-a.html

Alors que certains appréhendent le paranormal par le thème de la mort, celle
qui engendre souffrance et fascination, nous souhaitons aborder ce premier
numéro d'une nouvelle série du Bulletin Métapsychique par le vivant. C'est la
seule révérence possible face à la disparition du grand éthologue Rémy
Chauvin (1913-2009), qui fit tant pour rapprocher la biologie des travaux
métapsychistes.
La métapsychique est le vivant : cela était clair pour les chercheurs du
tournant du XXe siècle qui partageaient un même intérêt pour les phénomènes
dits paranormaux et leurs prolongements dans le monde de la nature. Ils
voyaient une grande proximité entre le phénomène de la vie, créative et
opportuniste, aux formes infinies et élusives, et le fait d'un « psychisme »
dépassant les obstacles matériels. La doctrine du « vitalisme », d'un Geley,
d'un Driesch, d'un Maeterlinck, etc., fut le point de rencontre entre le
naturel et le praeternaturel.
La métapsychique est vivante : c'est aussi ce message qu'il s'agira de faire
entendre, non pas par opposition à sa léthargie ou à une parapsychologie
perçue comme stérile, mais parce que cette vitalité se suffit des hommes et
femmes qui continuent à l'incarner.

Afin d'encourager leur participation, les auteurs qui se sentent inspirés par
une thématique donnée peuvent envoyer leur proposition d'article ou de
chronique sous la forme d'un résumé structuré d'environ 300 mots pour un
article et 100 mots pour une chronique à bulletinmetapsychique@a-imi.org.
Les auteurs sont aussi encouragés à soumettre spontanément leurs
contributions en dehors d'une thématique sollicitée, afin de faire connaitre
leurs travaux de recherche ou ceux d'autres chercheurs.


II. PROCHAINES ACTIVITES

- CONFERENCE LE VENDREDI 5 MARS : Une mémoire du Futur ? Recherches
scientifiques sur la précognition, par Mario Varvoglis

Une multitude de témoignages laisse penser que nous avons occasionnellement
accès à des informations liées à un événement futur, informations qui ne
pourraient pas être déduites, même inconsciemment, des données sensorielles
existantes ou de la mémoire.
Jusqu'à tout récemment, la réaction scientifique à cette possibilité était
fortement sceptique, voire hostile. Mais la situation commence à changer avec
la multiplication des expérimentations contrôlées sur la précognition et le
pressentiment.
Cette conférence sera consacrée à ces recherches et aux implications d'un
univers incluant une mémoire du futur. La possibilité que le psychisme humain
soit informé non seulement de son passé et de son présent, mais aussi de son
avenir, est véritablement révolutionnaire, car elle affecte notre vision
scientifique et philosophique du monde et soulève une abondance
d'interrogations sur le plan personnel et social.

Le conférencier
Mario Varvoglis est Président de l'Institut Métapsychique international
(IMI), vice-président de la Parapsychological Association, l'organisme
officiel de la parapsychologie internationale dont il a été le Président en
2002.
Ph.D. en psychologie expérimentale, il a commencé ses recherches en
parapsychologie scientifique dans les années 1970, au Maimonides Hospital
Dream Laboratory (New York), où il a contribué aux premières investigations
de la télépathie associée aux états modifiés de conscience. Après son
doctorat, il a travaillé aux Psychophysical Research Laboratories (PRL) de
Princeton, où il était parmi les principaux auteurs de l'« autoganzfeld »,
considéré aujourd'hui comme l'une des expérimentations phares de
laparapsychologie scientifique. Il a également contribué aux investigations
de micro-psychokinèse et de précognition, couplant des tests informatisés
avec de nouvelles approches ludiques ; dans ce cadre, il a développé un
CD-ROM, Psi-Explorer qui mettait à la disposition du public un ensemble de
jeux-psi ainsi qu'un survol complet de la recherche scientifique sur les
phénomènes psi.
En plus de ses publications scientifiques, il est auteur de La Rationalité de
l'Irrationnel (Paris : InterEditions) et co-auteur (avec Marie-Monique Robin)
de l'ouvrage Le Sixième Sens : Science et Paranormal (Paris : Editions du
Chêne).

Informations pratiques : Cette conférence aura lieu le vendredi 5 mars 2010
de 19h30 à 21h30, dans la salle "Bibliothèque" du Forum 104, 104 rue de
Vaugirard, Paris 6e.
Métros : Saint Placide (ligne 4) ou Montparnasse (ligne 4, 12, 6, 13)
Tarifs : tarif normal : 15€ ; membres d'A-IMI : 9 € (sur présentation de la
carte).
Pas de réservation

- 5ème SEMINAIRE « Eveil de l'intuition et des capacités psi latentes » avec
Christine Hardy, le week-end du 5 et 6 Mars. Au programme, « COMMUNIQUER AVEC
SON INCONSCIENT » : la grille Jungienne - l'inconscient personnel, le Soi,
l'inconscient collectif, les archétypes - guérison et bio-psychokinèse.
http://www.metapsychique.org/Seminaires-A-IMI-Eveil-de-l.html#ch5

- CAFE METAPSYCHIQUE le samedi 13 mars, de 16h30 à 18h30 à l'IMI

- 3ème session du GROUPE D'ECHANGES SUR LES EXPERIENCES EXCEPTIONNELLES le
jeudi 18 mars à 19h à l'IMI

- WORKSHOPS :

--- LE PSI DU COACH, par Marie-Laure Will, le vendredi 19 mars à 19h30 à
l'IMI.
La définition du coaching selon Wikipedia est : « L'accompagnement d'une
personne (ou d'une équipe) par un coach qui, par l'écoute et la
reformulation, par le diagnostic de la situation et la recherche d'options,
aide son client dans une période donnée et dans un cadre fixé, à franchir
différentes étapes afin d'atteindre l'objectif qu'il s'est fixé, que ce soit
dans la sphère privée ou dans la sphère professionnelle. »
Mais en quoi le « Psi », phénomène métapsychique, est-il présent dans
l'intervention du coach ? Parfois le coaché durant la séance a une impression
de déjà entendu, voire de déjà vécu, et s'exclame « c'est comme ça que je
l'imaginais ! » Pourtant le coach ne connaît ni son passé, ni son avenir,
alors que se passe-t-il à ce moment précis au-delà de la relation de coaching
? De la prise de conscience du coaché ? Comment expliquer ce transfert
d'information qui a lieu entre le coaché et le coach ? Certains phénomènes de
synchronicité peuvent également survenir lorsque le coaché est entré dans un
certain état d'esprit que nous clarifierons lors de ce workshop. C'est afin
de mieux comprendre et appréhender cet état d'esprit qu'il vous sera proposé
de l'explorer lors de ce workshop en pratiquant des exercices simples et
ludiques que vous pourrez vous amuser à développer chez vous dans le cadre de
votre activité professionnelle ou en privé.

L'intervenante :
Marie-Laure Will est Business Coach & Intuitive Councellor. Elle est diplômée
d'un Executive MBA de l'Université de Concordia (Montréal), est certifiée
Coach praticien par le Cabinet Transformance (Vincent Lenhardt) à Paris, et
met à disposition des entreprises et des particuliers ses capacités
intuitives. Son expérience opérationnelle est dans le pilotage de filiales de
grands groupes internationaux et l'accompagnement de dirigeants dans les
rapports humains complexes et à fort enjeu.

--- COINCIDENCES, SYNCHRONICITE ET PRATIQUES DIVINATOIRES, par François
Neddam, le vendredi 2 avril à 19h30 à l'IMI.
Parfois se produisent des coïncidences qui semblent si improbables, si
incroyables que le hasard paraît insuffisant pour expliquer leur survenue.
Elles sont la plupart du temps vécues avec une grande intensité émotionnelle
et ressenties comme étant hautement significatives. Il peut s'agir d'une
rencontre décisive, d'une aide providentielle... souvent à l'origine d'un
tournant de la vie. Dans ces circonstances exceptionnelles, on a souvent le
sentiment d'une sorte de connivence secrète entre la réalité psychique et la
réalité matérielle. A partir des travaux du psychologue Carl Gustav Jung et
du prix Nobel de physique Wolfgang Pauli, ces coïncidences significatives ou
« synchronicités » sont devenues le socle pour comprendre un grand nombre de
faits rangés habituellement sous le registre du paranormal. De même, un
certain nombre de pratiques divinatoires seraient basées sur une exploitation
du phénomène de synchronicité (Astrologie, Y-King, Géomancie, Tarot,...).
Dans ce workshop, nous verrons dans un premier temps un certain nombre de cas
illustrant le phénomène de synchronicité. Dans un deuxième temps, nous
aborderons les explications qui ont été proposées pour rendre compte de ce
phénomène. Dans un troisième temps, nous verrons, à travers un exemple, celui
de l'astrologie, comment les pratiques divinatoires s'appuient sur la
synchronicité. Enfin, dans un quatrième temps, nous nous interrogerons sur
les implications radicales que le phénomène de synchronicité entraîne,
s'agissant de notre conception de l'univers, de l'espace et du temps, ainsi
que des rapports entre l'esprit et la matière.

L'intervenant :
François Neddam, formé à la psychologie, dirige un Centre pour Personnes
inadaptées mentales, enseigne parallèlement la communication à l'Université
de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, et la psychopathologie à l'Institut
de travail social de Montrouge.

Pour toutes les informations sur les activités :
http://www.metapsychique.org/Programme-des-activites-2010.html


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Institut Métapsychique International
51 rue de l'Aqueduc
75010 Paris
Tel : 01 46 07 23 85

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