samedi 28 mai 2011

Fwd: Jeremy Rifkin : "le nucléaire est mort"- Infos - GNY / ddmagazine.com - SFEN VdL


Objet : Jeremy Rifkin : "le nucléaire est mort"- Infos - GNY / ddmagazine.com - SFEN VdL

Source : Développement Durable Magazine

http://www.ddmagazine.com/201105242216/Actualites-du-developpement-durable/Jeremy-Rifkin-le-nucleaire-est-mort.html

Jeremy Rifkin : "le nucléaire est mort"

Écrit par rédaction  Le 24 mai 2011

"Je préside un groupe de 120 des plus grandes entreprises du monde dans le domaine de l'informatique, des transports, de la logistique, de l'énergie, de la distribution d'électricité, de la construction [...], ces sociétés savent que le nucléaire est mort" dit Jeremy Rifkin. Dans une interview exceptionnelle réalisée par Terre.tv, Rifkin, essayiste, spécialiste de prospective économique de réputation mondiale, fondateur et président de la Fondation pour les tendances économiques (Foundation on Economic Trends) explique pourquoi en 5 arguments factuels. Quatre autres interviews de Jeremy Rifkin seront diffusées sur Terre.tv très prochainement.

Rifkin considère la technologie comme "totalement dépassée, d'un autre siècle". Il fait une analogie avec l'industrie de la musique qui n'a pas vu venir le partage de fichiers sur Internet, avec la presse qui n'a pas compris la blogosphère, avec Encyclopedia Universalis qui se moquait de Wikipedia, ou encore avec Bill Gates qui n'aurait jamais pensé que le logiciel libre Linux deviendrait un acteur mondial de premier plan.

Les arguments de Jeremy Rifkin résumés :

1) il faudrait construire 1500 réacteurs nucléaires dans les 25 ans, à coup de milliards de milliards de dollars pour avoir un effet sur les émissions de gaz à effet de serres.

2) Nous faisons du nucléaire depuis 60 ans et nous ne savons toujours pas quoi faire des déchets ; et il n'existe pas de solutions.

3) Le prix de l'uranium ne cessera d'augmenter pour une ressource de plus en plus rare

4) Il existe bien une nouvelle génération de réacteurs nucléaires pour se passer de l'uranium (les centrales de 4ème génération à neutrons rapides), mais elles fonctionnent au plutonium, "c'est de la folie" dit Rifkin. 

5) Sauf à mettre les centrales sur les côtes et à les refroidir à l'eau de mer, il n'y a pas assez d'eau douce. Et s'adressant spécialement aux français : "40% de toute l'eau douce consommée dans toute la France est utilisée par l'industrie nucléaire pour refroidir les réacteurs".

Voir une autre interview de Jeremy Rifkin sur Terre.tv au sujet de son ouvrage, "Une nouvelle conscience pour un monde en crise"  qui vient de paraître en français.


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Fwd: Les dirigeants du G8 divisés sur la question nucléaire- Infos - GNY / cyberpress.ca- SFEN VdL


Objet : Les dirigeants du G8 divisés sur la question nucléaire- Infos - GNY / cyberpress.ca- SFEN VdL

 

Les dirigeants du G8 divisés sur la question nucléaire
Cyberpresse.ca (http://www.cyberpresse.ca/international/201105/26/01-4402895-les-dirigeants-du-g8-divises-sur-la-question-nucleaire.php) - le 26 mai 2011


(Deauville, France) Les dirigeants des grands pays industrialisés réunis à Deauville à l'occasion du sommet du G8 se présentent en ordre dispersé sur la question délicate de l'utilisation de l'énergie nucléaire, qui doit être débattue aujourd'hui.

Dans la foulée de la catastrophe de Fukushima au Japon, plusieurs États ont décidé de suspendre leurs projets de développement dans le domaine, voire même de faire marche arrière, pour assouvir les craintes de la population.

C'est le cas notamment de l'Allemagne, où la chancelière Angela Merkel a fait volte-face au cours des derniers mois, annulant une décision antérieure visant à prolonger la durée de vie de plusieurs anciennes centrales. Sous pression des écologistes, en forte progression dans les sondages, elle a parallèlement annoncé son intention de faire sortir le pays du secteur nucléaire d'ici 2021.

En Italie, le premier ministre Silvio Berlusconi, qui planchait sur la construction de plusieurs centrales nucléaires, vient de faire voter une loi reportant toute initiative de ce type. Il espère éviter ainsi la tenue d'un référendum sur le sujet.

Le Japon, qui devra tenter aujourd'hui de rassurer les chefs d'État sur l'évolution de la crise en cours à Fukushima, s'est engagé à revoir les projets de développement nucléaire de l'archipel.

Prenant le contrepied de ce mouvement de recul, la France, qui agit comme hôte officiel du sommet, semble déterminée à maintenir le cap en matière d'énergie nucléaire. Le président Nicolas Sarkozy s'est opposé énergiquement à toute demande de moratoire sur le développement du secteur nucléaire dans son pays, assimilant une telle décision à un «retour au Moyen-âge».

«Pendant 50 ans, nos prédécesseurs ont investi dans cette économie et il faudrait, parce qu'il y a eu un tsunami au Japon, qu'on remette en cause ce qui fait la force de la France, la fierté, l'indépendance de la France. Ce serait un choix irréfléchi et déraisonnable», a-t-il martelé.

L'organisation française Sortir du nucléaire ne s'étonne pas outre mesure que le président ait décidé de mettre la question de la sécurité nucléaire à l'agenda.

«En France, on considère que Nicolas Sarkozy est le plus important représentant de l'industrie nucléaire. Il n'est pas surprenant qu'il tente d'utiliser le G8 pour redorer le blason de l'industrie et convaincre les autres chefs d'État de ne pas s'en détourner», souligne la porte-parole de l'organisation, Anne-Laure Meladeck.

«La partie s'annonce cependant difficile pour lui puisque les autres politiciens prennent conscience, avec la catastrophe en cours au Japon, qu'ils ne peuvent pas imposer ce système-là à leur population», souligne-t-elle.

Contrairement à Nicolas Sarkozy, qui assimile les critiques de l'énergie nucléaire à des amateurs de «chandelle», Mme Meladeck pense possible pour la France de se passer de centrales nucléaires en combinant des mesures d'efficacité et de «sobriété» énergétiques avec le développement d'énergies renouvelables.

L'Allemagne et l'Espagne, dit-elle, ont déjà réussi à réduire sensiblement l'utilisation d'énergie nucléaire avec des mesures de ce type.

La World Wildlife Foundation accuse aussi le chef d'État français de vouloir utiliser le sommet du G8 pour «défendre les intérêts économiques» de son industrie nucléaire et favoriser l'exportation de ses centrales.

«La France se comporte en véritable pompier pyromane... Elle sème les graines de potentiels accidents nucléaires et vend ensuite ses experts pour venir en aide aux pays victimes de catastrophes», souligne l'organisation.

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jeudi 26 mai 2011

Fwd: Le lobby nucléaire libéré de tout stress - GNY / libération.fr - SFEN VdL - Infos


Objet : Le lobby nucléaire libéré de tout stress - GNY / libération.fr - SFEN VdL - Infos

 

Libération 26/05/2011
          <http://www.liberation.fr/economie/01092339657-le-lobby-nucleaire-libere-de-tout-stress#><http://www.liberation.fr/economie/01092339657-le-lobby-nucleaire-libere-de-tout-stress#>

          Le lobby nucléaire libéré de tout stress

Union européenne. L'évaluation de la résistance des centrales ne
débouchera sur aucune contrainte.

Par *ALEXANDRA SCHWARTZBROD*

Ce sont les Verts qui, hier, ont le mieux résumé le bilan de l'accord
conclu mardi à Bruxelles sur les /stress tests, /ces fameux examens
destinés à vérifier la résistance des centrales nucléaires européennes
aux risques de catastrophe naturelle ou d'accident : /«Des "stress
tests" peu stressants pour l'industrie nucléaire.»/La formule des Verts
est presque gentillette... Qu'on en juge : ces évaluations seront menées
sur une base volontaire dans les 14 Etats utilisant le nucléaire civil
au sein de l'UE, et Bruxelles ne sera pas habilité à demander l'arrêt
immédiat d'une centrale jugée trop vulnérable... Tout ça pour ça ! C'est
à se demander s'il est bien raisonnable de dépenser tant de temps,
d'énergie et d'argent pour un résultat qui ne changera pas grand-chose à
l'ordre établi par le lobby nucléaire. Car c'est bien cela le problème.
Dans le bras de fer qui opposait les pays nucléarisés (France et
Royaume-Uni) aux autres (Allemagne, Autriche...), ce sont les premiers
qui l'ont emporté, notamment la France qui, depuis le début, pèse de
tout son poids pour éviter que ces stress tests ne fragilisent le
consensus régnant dans le pays sur l'atome.

Présentant cet accord hier, le commissaire européen à l'Energie, Günther
Oettinger, a dû manger son chapeau, lui qui s'était battu pour
apparaître comme le commissaire qui allait instaurer une vraie politique
de sûreté nucléaire européenne. /«Je sais qu'il y avait des attentes au
Parlement européen, en Allemagne et en Autriche notamment, mais ce/
[...] /n'est pas dans mon mandat»,/ a-t-il confessé hier. Dès les
premiers jours, Oettinger avait ainsi affirmé qu'il ne cautionnerait pas
des tests n'intégrant pas le risque terroriste. Or, au final, ce dernier
ne sera pas pris en compte. Un vague groupe de travail sera constitué
sur le sujet, le meilleur moyen de l'enterrer. Concrètement, ces tests
vont démarrer dès le 1^er  juin, sauf en France, où ils ont déjà
commencé, sous la houlette de l'Autorité nationale de sûreté nucléaire,
un autocontrôle dont le résultat sera versé au bilan européen.

Pendant ce temps, le désengagement du nucléaire continue à faire des
adeptes. Hier, après l'Allemagne, le gouvernement suisse a recommandé au
Parlement de ne pas remplacer les centrales du pays au terme de leur
durée d'exploitation, ce qui équivaut à une sortie de l'atome d'ici à 2034.


Fwd: Important Article in this Week's Economist:"Welcome to the Anthropocene"


Objet : Important Article in this Week's Economist:"Welcome to the Anthropocene"

Join the global meshwork of networks catalyzing the second Renaissance

A message to all members of R2 Global Meshwork


"Welcome to the Anthropocene: We've changed the way the world works. Now to change the way we think"

What geologists choose to call a period of history normally matters little to the rest of mankind; tussles at the International Commission on Stratigraphy over the boundaries of the Ordovician era do not normally capture headlines. The Anthropocene is different. It is one of those moments where a scientific realisation, like Copernicus grasping that the Earth goes round the sun, could fundamentally change people's view of things far beyond science. It means more than rewriting some textbooks. It means thinking afresh about the relationship between people and their world and acting accordingly.

For humans to be intimately involved in many interconnected processes at a planetary scale carries huge risks. But it is possible to add to the planet's resilience, often through simple and piecemeal actions, if they are well thought through. And one of the messages of the Anthropocene is that piecemeal actions can quickly add up to planetary change.

One of the key missions of Renaissance2 is to enable innovators everywhere, at all levels, to catalyze designs, systems, processes and actions which enhance the resilience of our human civilization together with the natural systems we have become such an intricate part of.

Enjoy this excellent article, and tell us what you believe the top priorities are in your life and career for enhancing our resilience.

Your R2 Team

 



Visit R2 Global Meshwork at: http://r2meshwork.ning.com/?xg_source=msg_mes_network

 
To control which emails you receive on R2 Global Meshwork, click here


Fwd: INREES | Bienvenue dans le monde réel


Objet : INREES | Bienvenue dans le monde réel
Répondre à : "INREES - inrees.com" <contact@inrees.com>

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INREES - Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires

Vers une nouvelle explication du monde ?

Face aux bouleversements scientifiques qui s'enchainent depuis près d'un siècle, nos certitudes n'ont jamais été aussi fragiles. A l'heure où nos modèles culturels, scientifiques et philosophiques sont en profonde mutation, l'INREES vous invite à une réflexion autour du réel avec le philosophe Ervin Laszlo.

Réécoutez la conférence »


Revivez cet évènement en podcasts

Le vertige du réel avec Ervin Laszlo
Télécharger la conférence en intégralité (pour les abonnés INREES)
Une nouvelle explication du monde ?
Ervin Laszlo introduit la notion de champs akashique
Physique quantique et champs akashique
Ervin Laszlo s'interroge sur le sens philosophique de cette science
L'infiniment petit au service du « monde réel »
Ervin Laszlo nous parle des dernières évolutions scientifiques


Notre expérience de la réalité reflète-t-elle la réalité ? Rien n'est moins évident... C'est ce qu'ont montré depuis plus d'un siècle les découvertes de la physique quantique. La matière, qui paraît si sage et si placide, cache bien son jeu. Lire la suite » 



L'équipe INREES,

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mercredi 25 mai 2011

INREES | Conférence : Le vertige du réel avec Ervin Laszlo


http://www.inrees.com/Conferences/Le-vertige-du-reel-Lazslo/

Mercredi 25 Mai 2011 de 19h50 à 22h30

La soirée en deux mots


Quelle est la nature profonde de la réalité ? Quelle relation avons nous avec elle ? Comment savons-nous d'ailleurs ce qu'est la réalité ? Voici des questions philosophiques qui imprègnent aujourd'hui le cœur de nos existences.

Face aux bouleversements scientifiques qui s'enchainent depuis près d'un siècle, nos certitudes n'ont jamais été aussi fragiles. A l'heure où nos modèles culturels, scientifiques et philosophiques sont en profonde mutation, l'INREES vous invite à une réflexion autour du réel avec le philosophe Ervin Laszlo.


En savoir plus sur la conférence


Quelle est la nature profonde de la réalité ? Depuis plus d'un siècle cette question philosophique touche la science de plein fouet. En effet, l'apparition de la physique quantique impose de revoir les fondements même de notre vision du monde. Pourtant, malgré ces mutations en cours, notre idée de la réalité reste bâtie sur le même schéma qu'il y a deux siècles, un modèle mécanique. Car, plus qu'un simple outil de découverte, ce modèle mécanique constitue ce qu'il est convenu d'appeler notre paradigme.

Un paradigme, pour reprendre les mots de David Bohm, ce « n'est pas simplement une théorie scientifique particulière mais tout une méthode de travail, de réflexion, de communication et de perception intellectuelle. » Un paradigme, c'est la base de notre vision du monde. Mais voilà, depuis près d'un siècle, nous sommes donc entrés dans un changement de paradigme. Le processus est long. Il peut prendre encore quelques décennies. Changer de paradigme signifie que nos théories scientifiques sont en train d'évoluer en profondeur, cela implique également que nos perceptions, notre vision des choses, notre façon d'en parler, et sans doute jusqu'à nos comportements en tant qu'êtres humains, vont en être affectés.

L'essence du changement de paradigme qui s'opère aujourd'hui dans notre monde porte sur notre capacité à intégrer le fait que le monde matériel, celui de l'espace, du temps et de la matière, ne constitue pas la réalité fondamentale !

Alors, comment la science fonctionne-t-elle lorsque s'accumulent des « anomalies » — ces faits observés qui pourtant sont « impossibles » selon les modèles scientifiques encore en vigueur ? Sur quoi portent précisément les changements conceptuels que nous allons observer ? A travers le monde, des chercheurs, mais également des penseurs, des philosophes explorent ces questions, et proposent des hypothèses. Parmi eux, le Docteur en philosophie d'origine hongroise Ervin Laszlo a développé une théorie intégrale du tout dans laquelle il développe l'idée d'un univers informé ; un monde dont tous les constituants seraient reliés, connectés. Ervin Laszlo a baptisé ce champ d'information « champ Akashique », reprenant un terme sanskrit désignant, dans la philosophie hindoue, le plus fondamental des cinq éléments.

Biographie des invités









Fwd: Paris 2012 - Congress of Humanities & Social Sciences Research / Congrès de Recherche en SHS


Objet : Paris 2012 - Congress of Humanities & Social Sciences Research / Congrès de Recherche en SHS



ANALYTRICS
 
Call for Contributions
Paris International Congress of Humanities and Social Sciences Research
Paris (France), Hotel Concorde La Fayette, 24-28 July 2012
 
 
The congress will bring together humanities and social sciences (HSS) researchers, scientists, academicians, experts, engineers, developers, administrators and other HSS research-related professionals and practitioners from all over the world. The aims are to promote multidisciplinary dialogue and mutual cross-fertilisation of ideas and methods; to offer a place for participants to present, discuss, and showcase innovative recent and ongoing HSS research works and their applications or development; to update on- and explore new ways and directions; and to take advantage of opportunities for contacts, interaction, international collaboration and networking. All areas of Humanities and Social Sciences research are invited: anthropology and ethnology; applied mathematics, statistics and sciences for HSS research; archaeology; area studies; arts; business administration; classics; communication studies; cultural studies; demography; development studies; economics; environmental studies; epistemology; gender studies; geography; history; information science; international relations; languages and cultures; law; linguistics and language sciences; literature; philosophy; policy, epistemology and methodology of multi-, inter-, trans- and cross-disciplinary HSS research; political science; psychology; religion; research policy, administration and strategies; and sociology. Proposals are in the form of abstracts. Session formats include individual paper sessions, symposia, workshops, roundtables and poster sessions. The languages of the congress are English and French. Deadline for abstract submission: 30 October 2011. Closing date for early bird registration: 29 February 2012. For more information, submission and registration:
 
Note:
1/ Automated email. Please do not reply. To contact the sender: Paris-Conference@analytrics.org
2/ This email contains professional information. It is not a commercial initiative. Please unsubscribe (see below) if you have received it in error, or would like Analytrics to stop sending you any message.
 
 
Appel à contributions
Congrès International de Recherche en Sciences Humaines et Sociales
Hôtel Concorde La Fayette, Paris, 24-28 juillet 2012
 
 
Le congrès s'adresse aux chercheurs, universitaires, ingénieurs, experts et autres spécialistes exerçant dans les secteurs de la recherche en sciences humaines et sociales (SHS), de ses applications et de son développement. L'objectif est de contribuer à la culture pluridisciplinaire ; de favoriser le dialogue entre disciplines et l'inspiration mutuelle ; et d'offrir aux participants un espace de communication scientifique, de contacts, de discussion, et de mise en place de collaborations internationales, autour de résultats récents, de travaux en cours, et de nouveaux projets. Le congrès est international et ouvert à toutes les disciplines des sciences humaines et sociales : anthropologie et ethnologie ; approches et méthodes des mathématiques, de la statistique et des sciences expérimentales appliquées à la recherche en SHS ; archéologie ; démographie ; droit ; études anciennes ; études environnementales ; études orientales et africaines ; études sur le genre ; géographie ; gestion ; histoire ; histoire de l'art ; histoire et philosophie des sciences ; langues et civilisations ; littérature ; musicologie ; philosophie ; politique, épistémologie et méthodologie de la recherche pluri-, inter- et transdisciplinaire en SHS ; politique, administration et stratégies de la recherche ; psychologie et sciences cognitives ; relations internationales ; sciences de la communication ; sciences de l'information ; sciences des religions et théologie ; sciences du langage ; sciences économiques ; sciences politiques ; et sociologie, notamment. Les propositions de contribution seront sous forme de résumés. Les travaux se dérouleront dans le cadre de sessions individuelles, symposiums, ateliers, tables rondes et sessions posters. Langues du congrès : français et anglais. Date limite pour proposer une contribution : 30 octobre 2011. Un tarif d'inscription réduit s'applique jusqu'au 29 février 2012. Pour plus d'information, pour proposer une contribution et pour s'inscrire :
 
N.B :
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2/ Ce message est à caractère informatif et professionnel. Il ne représente en aucun cas une démarche commerciale. Si vous le recevez par erreur, ou ne souhaitez plus recevoir d'information de la part d'Analytrics, veuillez cliquer s'il vous plaît sur le lien de désabonnement ci-dessous.


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ANALYTRICS
7 QUAI DU GENERAL KOENIG
STRASBOURG, F-67000


Fwd: Comment en finir avec l¹oligarchie, dialogue entre Eva Joly et Hervé Kempf..... RE- Infos - GNY / bastamag.net - SFEN VdL


 
Comment en finir avec l'oligarchie, dialogue entre Eva Joly et HervéKempf
Basta (http://www.bastamag.net/article1551.html?id_mot=30)

PAR AGNÈS ROUSSEAUX
(18 MAI 2011)

Eva Joly, candidate aux primaires écologistes, et Hervé Kempf, journaliste et essayiste, dressent le même constat : une oligarchie gouverne la France et l'Europe. De « la bande du Fouquet's » aux banquiers, des dirigeants des grands médias au lobby nucléaire, ils servent d'abord leurs intérêts particuliers. Comment en finir avec cette domination ? Faut-il d'abord nationaliser les banques ou instaurer un tribunal pénal pour les crimes écologiques ? Faut-il instaurer un revenu maximal, ouvrir davantage les grandes écoles ? Réponses.

...
Les membres de l'oligarchie sont-ils capables de prendre la mesure de la crise écologique et des nécessaires mutations culturelles ? Sont-ils aveugles à la nécessité d'une transition écologique, qui va à l'encontre de leurs modes de vie ?

Hervé Kempf
: Je ne pense pas que le système oligarchique puisse évoluer de l'intérieur. Cette classe dirigeante est bornée. On pouvait avoir un vague espoir avant l'hiver 2008-2009. Mais depuis la crise financière, ils sont revenus aux mêmes places, s'enrichissent de la même manière et continuent cette politique folle de marchandisation généralisée, de privatisation, de recherche de la croissance. Il y a énormément de conflits d'intérêts sur les questions écologiques : sur les OGM, le nucléaire et les politiques énergétiques, les produits chimiques... Ce sont les mêmes logiques que celles décrites pour le système financier. Pour maintenir son système, l'oligarchie pousse à une croissance économique qui détruit l'environnement. La croissance permet de maintenir à peu près tout le monde à flot, éventuellement d'augmenter un petit peu le niveau de vie des gens, qui finissent par accepter cette inégalité profonde, même s'ils en sont de plus en plus conscients. La remise en cause de la croissance économique n'est pas possible par l'oligarchie.

Eva Joly
: Je crois beaucoup aux réformes qui viennent du bas vers le haut. C'est parce que l'opinion commence à comprendre les enjeux du nucléaire que nous allons sortir du nucléaire. Pareil pour les paradis fiscaux. Sur la question du nucléaire, la résistance va être très importante. Car le nucléaire n'est pas seulement anti-démocratique et anti-écologique : il est piloté par une « oligarchie nucléaire », issue des mêmes écoles, avec la même façon de penser. Une oligarchie technocratique. C'est un combat que je vais mener, car c'est sans doute le plus important dans les mois à venir.

« Un tribunal pénal international chargé de juger les catastrophes écologiq
ues » (Eva Jo
ly)

On parle de « délinquance » financière, de « crimes » écologiques de grandes entreprises. Est-on encore ici dans le débat politique ? Les comportements de cette oligarchie ne relèvent-t-ils pas du droit, de la justi
ce ?

Eva Joly
: Tepco, qui exploite les centrales de Fukushima, avait obtenu la prolongation de l'exploitation des réacteurs, sans investissement supplémentaire. Cette entreprise demande aujourd'hui 9 milliards aux contribuables japonais. Les dirigeants de Tepco n'ont-ils pas mis les habitants du Japon et des pays voisins en danger ? Une centrale vaut 4 ou 5 milliards, ils ont préféré les premiers jours après l'accident tenter de sauver la centrale. N'est-ce pas une « mise en danger d'autrui », telle que définie par notre code pénal ? Dans le golfe du Mexique, on a découvert que BP a fait des économies sur le béton utilisé. Alors que la marée noire a tant coûté à l'environnement ! Il faut un tribunal pénal international chargé de juger les catastrophes écologiques. C'est un projet à 20 ans, mais il faut commencer les négociations dès maintenant.

Un rapport de l'Onu, sorti en 2010, évalue le coût des catastrophes naturelles causées par des multinationales à 1500 milliards de dollars. C'est probablement plus que ce que les multinationales paient en impôts. Ce sont les contribuables du monde qui paient pour les catastrophes écologiques. Même en terme financier, ce n'est pas rentable ! Les dégâts sur l'environnement sont tels que cela va impacter le niveau des retraites aux États-Unis. Mais l'oligarchie s'en fiche. C'est un pillage de la nature, un pillage des caisses publiques au profit des caisses privées. Les multinationales exploitent par exemple des mines d'Afrique, détruisent le cadre de vie des habitants, offrent des boulots d'esclavage, laissent des tonnes d'arsenic ou de cyanure. Puis elles partent. Et utilisent le système des paradis fiscaux et les niches fiscales que notre gouvernement a gracieusement créées. Le groupe Total fait 10 ou 12 milliards de bénéfices et paie zéro euro d'impôt !

Hervé Kempf
: Je suis assez sceptique sur les tribunaux écologiques. On ne peut pas attendre 20 ans. La catastrophe écologique, on y est déjà, même si je n'aime pas ce terme car je ne suis pas catastrophiste. Qui voulez-vous condamner ? Tepco, d'accord. Et BP pour la marée noire. Mais pour les sécheresses en Chine et en Europe ? Les inondations aux États-Unis ? Qui est responsable ? Il faut mener en priorité les batailles que l'on a citées : sur la régulation financière, les banques, le respect des règles environnementales et nucléaires.

Eva Joly
: C'est une course de vitesse. Il faut plusieurs mécanismes. Je vais rencontrer Luis Moreno-Ocampo, Procureur de la Cour pénale internationale. Nous voulons voir s'il existe un moyen pour que les « méga-catastrophes » écologiques puissent être assimilées à des crimes contre l'Humanité. Et en France, il faut assurer l'indépendance de la justice. Nous avons un parquet qui passe son temps à essayer d'éteindre les incendies et faire en sorte que des affaires ne sortent pas. Si je suis associée au pouvoir, je donnerai, par une réforme constitutionnelle, l'indépendance au parquet en France.

« L'oligarchie en France, ce n'est pas seulement M. Sarkozy et sa bande. C'est aussi une large part du Parti s
ocialiste » (Her
vé Kempf)

L'image symbolique de ce système oligarchique est sans doute celle de la « bande du Fouquet's », réunie par Nicolas Sarkozy au soir de son élection. En cas de victoire de la gauche en 2012, ce système sera-t-il remis en cause ? Ou les intérêts centraux de l'oligarchie seront-ils selon vous entièrement p
réservés ?

Eva Joly : Aujourd'hui l'oligarchie a directement le pouvoir, Nicolas Sarkozy est leur représentant. C'est ouvert, assumé, sans vergogne : on sert les copains. Nous pouvons avoir un gouvernement qui mette l'intérêt général au centre de son action. C'est un travail de longue haleine. Mais il faut commencer la révolution écologique : adapter l'appareil industriel à la conversion écologique, abandonner les projets pharaoniques, les constructions de nouveaux aéroports, de nouvelles autoroutes. On peut le faire tout de suite. Ce serait déjà énorme. On peut commencer la sortie du nucléaire : abandon de la construction de l'EPR, fermeture des centrales les plus anciennes, grand programme d'économie d'énergie, montée en puissance des énergies renouvelables. Imposer ces réformes sera un combat, car l'oligarchie sera toujours là. Le lobby du nucléaire, de l'armement sont extraordinairement forts. Et l'écologie n'est pas consensuelle.

Hervé Kempf
: En tant que candidate, vous devez sans doute ménager le parti socialiste… Mais l'oligarchie en France, ce n'est pas seulement M. Sarkozy et sa bande. C'est aussi une large part du Parti socialiste. Les tenants de la social-démocratie européenne ont depuis 20 ans baissé les bras devant le capitalisme, dans leur système de valeur comme dans leurs trajectoires professionnelles. Dominique Strauss-Kahn, représentant le plus éminent de ce courant, est tombé. Mais le PS n'a pas viré sa cuti. Ce sont d'éminents socialistes qui mènent le projet fou de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, poussé par Jean-Marc Ayrault. Les projets d'autoroutes sont très souvent soutenus par des socialistes, avec en plus des logiques de privatisation par le biais des partenariats public-privé. On a là un vrai problème politique !

Eva Joly : D'où l'importance que le candidat de l'écologique politique fasse un bon score.

Hervé Kempf : Sans doute. A condition qu'il ait les idées claires. Mais c'est une autre question ! En Allemagne, l'enlisement de la social-démocratie dans la compromission avec le néo-capitalisme a conduit à une déception totale des gens. Si on veut éviter le recours populiste, qui est stimulé de manière évidente par l'oligarchie, on doit avoir recours à une réelle alternative. Et les écologistes peuvent être cette alternative.

Propos recueillis par Agnès Rousseaux


La femme de chambre et le financier, par Irène Théry - LeMonde.fr


http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/23/la-femme-de-chambre-et-le-financier_1525953_3232.html#ens_id=1524509

La femme de chambre et le financier, par Irène Théry

Ce matin du dimanche 15 mai, la surprise, l'incrédulité et la consternation nous ont littéralement saisis. Face à une forme inédite d'adversité politique et morale, on a senti partout le besoin de se hausser à la dimension de l'événement comme pour conjurer, dans l'union sacrée d'un silence suspendu, l'image salie de notre pays. Passé ce moment d'étrange stupeur, le débat a repris ses droits pour explorer ce qu'on nomme désormais " l'affaire DSK ". Dans le maelstrom des commentaires, comment s'y retrouver ? Si l'on se souvient que l'enjeu de tout cela n'est pas de jeter aux chiens la vie privée ou la personnalité d'un homme à terre, mais une inculpation sexuelle précise dans le cadre d'une procédure criminelle définie, on aperçoit qu'un clivage nouveau est apparu dans le débat français. Evident d'une certaine façon, tant on s'accuse mutuellement aujourd'hui de n'avoir de considération que pour un maître de la finance mondiale ou de compassion que pour une pauvre femme de chambre immigrée, il n'est pourtant pas si simple à comprendre.

D'un côté, il y a ceux qui soulignent avant tout la valeur fondamentale de la présomption d'innocence à laquelle a droit l'auteur allégué des faits. Ils ont semblé, dans les premiers jours, si majoritaires parmi les ténors qui font l'opinion en France et si indifférents au sort de la victime présumée qu'on n'a pas manqué de les traiter de défenseurs patentés de l'ordre patriarcal. Il est vrai que des réflexes machistes assez cognés ont fleuri ici et là pour défendre à leur manière l'innocence virile : "il n'y a pas mort d'homme""un troussage de domestique"... Mais on aura peine à nous faire croire que ces insanités d'un autre âge soient le révélateur providentiel d'un complot masculin caché sous la défense intransigeante des droits des justiciables. Ce n'est pas la défense des mâles dominants qui est préoccupante chez ceux qui croient trouver dans la présomption d'innocence la boussole unique guidant leurs réactions; c'est plutôt un certain aveuglement mental aux défis nouveaux surgis du lien social contemporain.

Car de l'autre côté, il y a ceux – au départ plus souvent des femmes, féministes et engagées – qui s'efforcent de porter au plus haut des valeurs démocratiques une forme nouvelle de respect de la personne, qui n'a pas encore vraiment de nom dans le vocabulaire juridique, et qu'on pourrait appeler son droit à la présomption de véracité. C'est la présomption selon laquelle la personne qui se déclare victime d'un viol ou d'une atteinte sexuelle est supposée ne pas mentir jusqu'à preuve du contraire. Le propre des agressions sexuelles, on le sait, est qu'à la différence des blessures ou des meurtres, leur réalité " objective " ne s'impose pas d'elle-même aux yeux des tiers. Ont-elles seulement existé ? Avant même qu'un procès n'aborde les terribles problèmes de la preuve et de la crédibilité des parties en présence, la question spécifique que posent ces affaires judiciaires s'enracine très exactement là : ce qui est en jeu au départ n'est jamais seulement la présomption d'innocence du mis en cause, mais la possibilité même qu'une infraction sexuelle  alléguée prenne assez de réalité aux yeux de tiers qualifiés pour ouvrir la procédure. Cette possibilité passe en tout premier lieu par la possibilité donnée à une victime présumée d'être vraiment écoutée. On accueille de mieux en mieux, dans nos commissariats, les victimes sexuelles qui déposent plainte. Mais sommes-nous prêts, dans la culture politique française, à considérer la présomption de véracité  comme un véritable droit ? Rien n'est moins sûr.

C'est pour cette raison que nombre de nos concitoyens ont eu le sentiment pénible qu'en France, on n'avait pas accordé à Madame Diallo un respect égal à celui qui fut témoigné à son agresseur présumé,Dominique Strauss-Kahn. Cette situation choquante n'est pas d'abord un problème de morale personnelle, mais de justice et d'institutions communes. On l'entrevoit bien : présomption d'innocence et présomption de véracité sont aussi cruciales l'une que l'autre pour bâtir une justice des crimes et délits sexuels marchant sur ses deux pieds. Mais pour le moment, nous ne les distinguons pas clairement et savons encore moins comment les faire tenir ensemble. Tout se passe alors comme si on ne pouvait choisir l'une que contre l'autre. En se targuant de respecter les grands principes pour DSK au moment où il était cloué au pilori, les partisans sincères de la présomption d'innocence n'ont pas vu qu'ils bafouaient au même instant la présomption de véracité à laquelle avait droit la jeune femme qui l'accuse de l'avoir violentée.

C'est pourquoi il est vain de croire que nous échapperons aux questions de plus en plus fortes que nous posera dans l'avenir la lutte sans merci du coupable allégué et de la victime présumée du Sofitel de New-York, en faisant le procès de la procédure accusatoire américaine. Au moment le plus dramatique de l'affaire d'Outreau on avait, face aux mêmes dilemmes, fait le procès symétrique : celui de la procédure inquisitoire à la française. L'aurait-on déjà oublié ? Pour construire un jour une façon de tenir ensemble les deux présomptions opposées, le premier pas est d'accepter de penser la spécificité des questions sexuelles, et d'élargir le champ de nos réflexions pour reconnaître les responsabilités collectives nouvelles que nous confère, à nous citoyens des démocraties occidentales, les mutations profondes qui ont lieu aujourd'hui.

La France donne souvent aux autres pays le sentiment d'être politiquement " en retard " sur les questions de sexe, de genre, de sexualité. Sans aborder ici cette vaste question, soulignons simplement que le procès de New-York ne doit pas nous enfermer dans une frilosité défensive au prétexte des clichés anti-français qui pleuvent sur nous depuis quelques jours. Au contraire, il devrait être l'occasion de nous emparer collectivement des grande questions sociales, historiques et anthropologiques qui sont l'horizon de sens commun à tous les procès pour crimes ou délits sexuels, en France comme ailleurs. En général, nous n'avons d'yeux que pour les ressorts psychologiques des transgressions sexuelles comme si nous ne voulions pas voir qu'elles ont lieu dans le contexte de mutations profondes des valeurs et des normes censées faire référence pour tous. Or, sous l'égide de l'égalité croissante des sexes, nous vivons aujourd'hui des bouleversements sans précédent du permis et de l'interdit sexuels. Les procès pour viol, qui se multiplient partout aujourd'hui, sont à la fois l'expression de ces mutations démocratiques et le symptôme de leur caractère inassumé.

Considérer le viol comme un crime, prendre au sérieux les atteintes sexuelles, participe directement du refus contemporain de l'ordre sexuel matrimonial traditionnel, construit sur la condamnation de la sexualité hors mariage, la diabolisation de l'homosexualité, la double morale sexuelle et la division des femmes en deux catégories : épouses honorables et filles perdues, mères de famille légitimes et filles-mères parias, maîtresses de maison respectées et domestiques qu'on " trousse ". Comme l'a montréGeorges Vigarello dans son Histoire du viol, celle-ci se déploie toujours à la croisée de l'appartenance sociale des individus et des statuts respectifs des hommes, des femmes et des enfants dans une société. Notre attachement à punir ce crime est la trace en creux de la valeur centrale que nous accordons non plus au mariage mais au consentement dans le grand partage entre le permis et l'interdit sexuels.

Mais les procès pour viol d'aujourd'hui sont aussi symptomatiques des ambiguïtés du changement, tant ils donnent à voir le vide sidéral que nous avons laissé se développer en lieu et place d'une civilité sexuelle renouvelée, capable d'irriguer la vie ordinaire de nos sociétés et d'inscrire la sexualité au sein d'un monde humain certes pluraliste, mais qui demeurerait un monde commun. C'est la rançon de l'idéologie individualiste et mercantile, qui transforme ce monde en une collection insignifiante d'individus autarciques bons à consommer. Le consentement, coeur de la nouvelle normalité sexuelle, est ainsi à la fois la solution et le problème. Consentir, oui, mais à quoi ? Pourquoi ? Et quand le refus de tout consentement s'est exprimé loin des regards, comment passer à sa dimension publique, sociale, juridique ? Concentrant toutes ces questions, nous interrogeant directement sur la solidité de nos valeurs communes, le procès de New-York incarne à sa manière le changement démocratique. Mais il peut devenir aussi un de ces moments périlleux où, pour reprendre l'expression de Marcel Gauchet,  la démocratie se retourne " contre elle-même " .

Pour prendre la mesure du ressort proprement sociologique de ce risque, il faut revenir à la sidération initiale qui fut la nôtre, et qu'une semaine de débat a déjà recouverte. L'image première qui nous a saisis ne s'arrêtait pas au seul DSK. C'était le choc de deux figures, deux symboles, deux incarnations si extrêmes des inégalités du monde contemporain, que la réalité semblait dépasser la fiction. Elle, une femme de chambre immigrée d'origine guinéenne, pauvre, vivant dans un logement social du Bronx, veuve, mère de famille monoparentale. Lui : un des représentants les plus connus du monde très fermé de la haute finance internationale, une figure de la politique française, de l'intelligentsia de gauche, une incarnation aussi, de la réussite sociale, de l'entre-soi des riches et de la jouissance facile. La femme de chambre et le financier, ou le choc de celui qui avait tout et de celle qui n'était rien.

Dans ce face à face presque mythique, les individus singuliers disparaissent, absorbés par tout ce qu'incarnent les personnages. C'est pourquoi il y a quelque chose d'épique dans ce qui s'est passé. En prenant en considération la parole d'une simple femme de chambre et en lui accordant la présomption de véracité, la police new-yorkaise n'a pas seulement démontré qu'elle pouvait en quatre heures renverser l'ordre du pouvoir et saisir au collet le puissant financier. Elle a aussi mis en scène une sorte de condensé inouï des incertitudes, des injustices et des espoirs de notre temps, et engagé un processus où vont venir s'engouffrer toutes les passions qui meuvent les sociétés démocratiques. Au risque de transformer tragiquement deux individus, inégaux à l'extrême, en boucs émissaires de nos désirs frustrés, de nos peurs ancestrales, de nos haines inassouvies.

Irène Théry, directrice d'études à l'EHESS







mardi 24 mai 2011

La douzième journée de l'Université Intégrale, sur le thème : « Société et politiques intégrales » Mardi 24 mai 2011


VIDEOS DE LA JOURNEE : http://vimeo.com/album/1611526


Chers amis,

Le Club de Budapest France a le plaisir de vous convier à la douzième journée de l'Université Intégrale, sur le thème :

« Société et politiques intégrales »
Participation exceptionnelle D’Ervin Laszlo,
Débats sur le nouveau Pacte civique
Présentation pour la première fois en France du parti « Politique Intégrale Suisse »


Mardi 24 mai 2011
de 8h30 à 18h00
Forum 104
104 rue de Vaugirard, 75006 Paris
Métro Montparnasse, Duroc ou St Placide


Après les 30 glorieuses qui se fracassent à la fin des années 70 sur le premier choc pétrolier, nous avons connu 30 ans durant lesquelles nous nous sommes enfoncés de plus en plus profondément dans une crise économique, sociale et écologique.

Economique car la démographie bute déjà sur les limites de la planète.
Sociale car les inégalités sont en train de redevenir ce qu'elles étaient au XIXème siècle.
Enfin écologique avec la mise à mal de la biodiversité et le réchauffement planétaire.

La droite dans sa volonté de libérer l'initiative reste enfermée dans une idéologie néo libérale trop peu sensible à la dislocation sociale et à la grave crise écologique. Elle s'accroche à une croissance inaltérable des économies des pays développés comme seul moteur du développement sans proposer de véritable solution à la crise économique et sociale.

La gauche a épousé les luttes des minorités vers plus de liberté mais a laissé se déliter l'ancien contrat social sans en proposer de nouveau. La classe moyenne en ressort aujourd'hui précarisée et appauvrie, tandis que la misère engloutit les plus pauvres.

Les écologistes depuis 30 ans n'ont cessé d'alerter les populations sur les risques du développement industriel et les limites intrinsèques de la planète. Défenseurs des espèces en voie de disparition ils ont quelques difficultés a proposer un projet économique et social crédible, enthousiasmant et convaincant pour les êtres humains ! L'importance croissante et réelle des problèmes écologiques, tout en leur donnant une légitimité renouvelée, les a confronté toujours plus à leurs lacunes en terme de projet sociétal.

Les forces politiques qu'elles soient de droite, de gauche ou même écologiques sont restées dans une grande mesure enfermées dans une vision réductionniste et mécaniste. Cependant la crise actuelle remet en cause ces bases même de notre pensée. Einstein explique très bien cette problématique lorsqu'il souligne qu'on ne peut résoudre un problème à l'intérieur même du système de pensée qui l'a produit.

La crise systémique sociétale que nous traversons est structurelle. Aucune des traditionnelles « recettes politiques » que nous connaissons déjà (libéralisation des marchés, redistribution sociale, préservation marginale de la nature) ne peuvent répondre à l'ampleur de la problématique.

Nous avons besoin d'une nouvelle épistémologie politique, basée sur les recherches transdisciplinaires les plus avancées en philosophie, sciences économiques, sociales et technologiques, à partir de l'approche systémique, holistique et intégrale.

Nous pouvons imaginer un nouveau système économique, social et écologique qui articule le long moyen et court terme de manière vertueuse ; un espace cognitif où science, art et spiritualité aient leur place dans une véritable culture laïque et intégrale du développement humain. Tel est le projet d'une véritable politique de civilisation.


Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

Quelle politique pour une nouvelle civilisation ?
Comment peut s’organiser une gouvernance planétaire dans le nouveau paradigme ?
Comment créer une nouvelle civilisation au niveau planétaire ?
Quelles sont les conditions d’une démocratie intégrale ou comment aller plus loin dans la démocratie ?
Pourquoi développer un nouveau pacte civique ?
Comment ouvrir un espace de dialogue entre les peuples et les civilisations ?


L’Université Intégrale, qui a pour vocation d’accompagner et de stimuler ces mutations, est heureuse de vous présenter ces initiatives et ces nouveaux acteurs qui élaborent la société et la politique de demain.
Pour répondre à ces questions, nous avons aurons la joie d’accueillir des personnalités exceptionnelles telles qu’Ervin Laszlo, président fondateur du Club de budapest, et Edgar Morin, Membre d’honneur du Club de Budapest.


Cette journée a été conçue et réalisée par Carine Dartiguepeyrou, Michel Saloff Coste, Bénédicte Fumey et Caroline Guidetti du Club de Budapest France.

Veuillez trouver ci-dessous :
- le programme de la journée
- la liste des intervenants
- les modalités d’inscription

Programme
8h30 : Accueil musical

9h00-9h15 : Introduction à la journée par Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

9h15-9h45 : Carine Dartiguepeyrou, Quelle politique pour une nouvelle civilisation ?

9h45-10h30 : Ervin Laszlo, Comment organiser une gouvernance planétaire dans le nouveau paradigme ?

10h30-10h45 : Pause

10h45-11h00 : Musique Karine Helbert, Cristal Baschet

11h00-11h30 : Michel Saloff Coste, Comment créer une nouvelle civilisation au niveau planétaire ?

11h30 – 11h40 : Alain Gauthier vers un leadership intégrale pour ouvrir « la voie »

11h40-12h15 : Edgar Morin (sous réserve), « La voie ».

12h15-13h00 : Débat avec les intervenants du matin, le groupe de jeunes animé par Caroline Guidetti.

13h00-14h00 : Déjeuner bio et végétarien

14h00-16h00 : Table ronde Quelles sont les conditions d’une démocratie intégrale ou comment aller plus loin dans la démocratie ? : Marc Luyckx Ghisi, Alexandre Burnand, Francis Jutand, Jo Spiegel, Alain Dolium, animé par Carine Dartiguepeyrou et Bénédicte Fumey.

16h00-16h15 Pause

16h15-16h30 Musique Karine Helbert, Cristal Baschet

16h30-17h00 : Table ronde Pourquoi développer un nouveau Pacte civique ? : Jean Claude Deveze, Jean Baptiste de Foucauld, animé par Carine Dartiguepeyrou et Bénédicte Fumey.

17h00-18h00 : Table ronde le regard des jeunes sur la journée et les pistes porteuses d’avenir évoquées au cours de la journée : Charlène le Nué, Thierry Legauffre, Koceïla Chougar, Nathan Pamart, Emma Bernard, Granger Alison, Flore Béduneau, animé par Bénédicte Fumey et Michel Saloff Coste.

17h50 : Conclusion et présentation de l’actualité du Club de Budapest et des prochaines universités intégrales avec l'ensemble du comité exécutif du Club de Budapest en France.

18h00 : Fin de la journée

Eric Grelet, dessinateur, croquera avec humour ses analyses et commentaires des différents interventions.
Sylvie Lefranc, masseuse sera présente tout au long de la journée pour notre bien-être.
Et Karine Helbert pour les respirations musicales

Présentation des intervenants
Alexandre Burnand : co-fondateur et membre actif du nouveau parti politique et mouvement Politique Intégrale Suisse, basé sur la philosophie intégrale et le processus de changements profonds en cours allant de la conscience individuelle aux structures collectives. http://www.politique-integrale.ch/ Alexandre est politologue de formation, spécialisé dans les politiques publiques et l’action des collectivités locales en matière de développement durable, ainsi que dans la gouvernance participative et la promotion de la santé, domaines pour lesquels il a travaillé comme chef de projets au sein de l’ONG suisse Equiterre en partenariat avec les organes publics. Sa motivation est le développement d’une approche plus globale, qualitative et transdisciplinaire dans les secteurs public et privé, intégrant la perspective du bien-être humain et de l’émergence d’une nouvelle conscience planétaire.

Carine Dartiguepeyrou : présidente du Club de Budapest France, prospectiviste et consultante en stratégie. Elle est docteur en sciences politiques (Université de la Sorbonne), a obtenu son Master en économie politique internationale à la London School of Economics et un DEA à Sciences Po Paris. Elle a contribué à un certain nombre de livres dont récemment le collectif Prospective d’un monde en mutation (L’harmattan Prospective, 2010) et Visions de femmes DRH sur un monde en pleine transformation (avec Edgard Added et Wilfrid Raffard, Pearson 2011).

Jean-Claude Deveze : secrétaire générale de Démocratie&Spiritualité http://www.democratie-spiritualite.org/, coordinateur central du Pacte civique www.pacte-civique.org

Alain Dolium : président co-fondateur du « Do Thank » Echelle humaine incubateur à expérimentations, véritable fabrique transpartisane de bonnes pratiques économiques et sociales. Lancé en décembre 2011 à l’Assemblée Nationale avec une classe créative de 60 personnes, Echelle Humaine présentera ses premières expérimentations en juin 2011. Formé à la Stratégie d’entreprise et aux Marchés Financiers Alain est diplômé de Sup De Co Amiens et du HEC Montréal. Ex membre des comités de direction de DHL Express France et de CBS France. Actuel Président co-fondateur du groupe OBAD, société de technologies mobiles en France et aux USA.

Jean-Baptiste de Foucauld : président de Démocratie&Spiritualité, initiateur du Pacte civique et fondateur de Solidarité Nationale contre le Chômage, membre d’honneur du Club de Budapest France, www. www.democratie-spiritualite.org

Bénédicte Fumey : membre exécutif du Club de Budapest France, issue de formations en management et sciences-po Paris (MBA), elle a un parcours de cadre international en marketing et stratégie dans les TIC. Passionnée par le développement soutenable de la civilisation humaine, elle mène depuis plusieurs années des recherches concernant les mutations sociétales en cours, notamment en économie et en politique ;

Alain Gauthier : Diplômé d’H.E.C. et M.B.A. Stanford, il a servi depuis plus de 40 ans une grande variété d’organisations en Europe, aux Etats Unis, au Japon et en Afrique. Il a d’abord travaillé comme consultant senior chez McKinsey en Europe, puis comme associé d’une firme de conseil parisienne, puis comme professeur de politique générale à lEM Lyon. Il centre actuellement son activité d’auteur, de consultant, d’animateur, d’éducateur et de coach sur le développement des leaders, des équipes dirigeantes et du leadership réparti comme préalable à une transformation de leur organisation et de la société. Il est actuellement Executive Director de Core Leadership Development à Oakland, Californie, Directeur Associé de BEA Partners à Paris et Fondateur du Global Transforming Ensemble. Il a aussi adapté en français trois livres de Peter Senge La Cinquième Discipline, Le Guide de Terrain et La Danse du Changement


Caroline Guidetti : co-fondatrice du Club de Budapest France, enseignante en développement durable et journaliste (émission Ressources sur la radio Ici et Maintenant). Caroline explore les liens entre le développement durable et le développement de la personne (sciences cognitives, thérapie, spiritualité), vers une « Evolution désirable ».

Eric Grelet : dessinateur. Eric est co-animateur de nos journées de l’Université intégrale.

Francis Jutand : directeur scientifique de l’Institut Télécom, membre créatif du Club de Budapest France.

Ervin Laszlo : président et fondateur du Club de Budapest International, initiateur de Worldshilft Alliance, www.clubofbudapest.org, www.wordshift2012.org. Il est l’auteur de nombreux livres dont récemment Worldshift 2012 et son autobiographie Simply Genius, and other tales about my life (2011).

Sylvie Lefranc : masseuse ayurvédique, fondatrice de « Chandrakanti Tara-Massages ayurvédiques », ancienne Chargée de mission au ministère de l’Ecologie. Elle sera présente et disponible tout au long de la journée pour ceux qui souhaitent être massés.

Marc Luyckx Ghisi : a étudié les mathématiques, la philosophie et la théologie. Après un parcours qui l'a conduit en Italie, au Brésil et aux E.U., il a été pendant près de dix ans, conseiller des Présidents Delors et Santer à la « Cellule de Prospective » de la Commission Européenne à Bruxelles. Il s'y est occupé du sens de la construction européenne, et de ses dimensions éthiques, culturelles, religieuses et politiques, dans le contexte du changement de société. Il est maintenant Doyen de la Cotrugli Business Academy à Zagreb Croatie ; il est aussi Membre du Conseil International d'Auroville en Inde du Sud. Après la publication d’un premier livre en 2001 « Au-delà de la modernité du patriarcat et du capitalisme, la société réenchantée », Il est également auteur d’un dernier ouvrage avec François Lemarchand «Surgissement d'un nouveau monde - Valeurs, vision, économie, politique... tout change

Edgar Morin (sous réserve) : sociologue de renommée internationale, chercheur et auteur de nombreux ouvrages dont le plus récent La voie (Fayard, 2011). Il est membre d’Honneur du Club de Budapest International et a contribué en 2010 à l’ouvrage collectif Prospective d’un monde en mutation (L’harmattan Prospective 2010).

Michel Saloff-Coste : co-fondateur du Club de Budapest France et initiateur des journées de l’Université intégrale, chercheur, peintre, consultant. Auteur de nombreux livres dont « Le management du 3ème millénaire » (2008 pour la dernière édition), « Trouver son génie » (2005) et « Le dirigeant du 3ème millénaire » (2006), http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Saloff-Coste.

Jo Spiegel : Maire de Kingersheim depuis 1989 et Conseiller général du Haut-Rhin depuis 1988. Il est également Président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération depuis 2010 ou il est en charge de l’animation du Projet, du développement durable et du Plan Climat. Il fut également Conseiller régional d’Alsace de 1986 à 1998.
Il est par ailleurs Secrétaire national de l’Assemblée des Communautés de France et Président du Réseau métropolitain Rhin-Rhône. Par ailleurs il a rejoint l’association Démocratie et Spiritualité en 1997 et intervient à de nombreuses conférences sur les thèmes en lien avec la démocratie d’élaboration et le développement durable


Table ronde « vision des jeunes concernant l’avènement une société intégrale »

Thierry Legauffre : Président-fondateur de l’Arcadie de Paris, membre de "la Nouvelle Arcadie" (la fédération des cafés citoyens) dont l’objectif est le développement d'espaces de débat non-partisans permettant à tous les citoyens de se réapproprier la chose publique pour construire ensemble la société de demain. Diplômé en sciences politiques et management de l’innovation, il travaille actuellement sur le développement d’un nouveau type d'espace de débat à même de rassembler une masse critique suffisante pour transformer la société, et sur l’élaboration d’un projet politique de transition devant permettre le passage du système actuel à un monde dont le but et la devise seraient, selon Henri Laborit, « connaissance, conscience, imagination ».
Objet d'intervention :
Quel(s) levier(s) politiques, économiques, juridiques, éducatifs, monétaires ou autres sont/pourraient être à notre disposition pour permettre une transition du système actuel à un monde plus conforme aux aspirations du pacte civique ou à la vision qui sera exposée le 24 mai ?


Charlène Le nué : Présidente de l’Arcadie de Gournay sur Marne, rattachée à la fédération de cafés citoyens, La Nouvelle Arcadie, dont l’objectif est de développer des espaces de débat non partisans à destination des citoyens, elle gère un café citoyen et un « goûter citoyen » : espace de débat à destination des enfants afin que ceux-ci développent leur esprit critique et soient acteurs de la société de demain. Titulaire d’un master en gestion de l’information, elle travaille actuellement sur les problématiques de Knowledge Management (capitalisation et diffusion de l’information, transmission de savoir, gestion de l’expertise, collaboration) dans un grand groupe français.
Objet d'intervention :
repenser le travail en faisant le lien avec le concept sous-jacent présent dans toute l’œuvre d’Edgar Morin : « la poésie de la vie ».

Koceïla Chougar : 25 ans, entrepreneur et consultant en intelligence collaborative. Il a commencé par étudier les mathématiques, la biologie et les neurosciences. Son parcours l'a conduit aux techniques du développement personnel, social et professionnel. Attaché aux sujets du partage de la valeur, du sens et de l’éthique, il s’est dirigé vers une école de commerce pouvant lui offrir la possibilité de concrétiser ses projets.
Objet d'intervention :
Quels intérêts notre société aurait-elle à se nourrir de l’augmentation de l’optimisme, de la Connaissance et de la responsabilité personnelle ?

Emma Bernard. 21 ans. Comédienne, metteur en scène et étudiante en études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle.
Objet de l'intervention :
Comment créer la dynamique populaire nécessaire à l'épanouissement d'un mouvement révolutionnaire ? La question de la fédération. Les arts comme moyens actifs. Quelle(s) révolution(s) pour quelle finalité ?

Nathan Pamart : 21 ans. Il a créé avec des amis le Social Workshop, un stimulateur de projets d'entrepreneuriat social. Ils organisent des concours de créativité dans lesquels se rencontrent des étudiants, des acteurs de terrain et des chercheurs en sciences sociales, pour apporter des innovations sociales.
Objet d'intervention :
Spontané : exprimer mon point de vue sur ce qui aura été exprimé...!

Granger Alison : 21 ans, étudiante en Troisième année de Journalisme à l'Institut International de Paris. Photographe. Expérience de 7 mois en Amérique Latine.
Objet d'intervention :
Mettre en lumière "mon rôle" dans cette grande transition. Celle d'interroger la conscience collective pour un nouveau regard sur le monde grâce à nos échanges, nos arts, nos créations communes. Retrouver l'unité de l'humanité en développant la fraternité entre les hommes par le partage et la coopération.
Flore Béduneau : jeune diplômée d'école de commerce. Après une expérience professionnelle dans une grande entreprise d'aéronautique puis dans une start-up en innovation industrielle (véhicules électriques), elle s'est réorientée dans la transition vers un nouveau système éducatif. Actuellement, elle est investie dans des projets associatifs liés au renouveau de l'éducation (bénévole association Starting-Block, membre du comité d'organisation d'EmAne international) mais aussi dans des projets plus globaux de création d'un microcosme d'une société fondée sur la coopération et la solidarité plutôt que la concurrence et la compétition.
Objet d'intervention:
Une autre éducation est possible, où les enfants s'épanouissent. Des alternatives à l'école traditionnelle existent déjà en France et ailleurs dans le monde. Comment faire émerger cette prise de conscience afin que ces écoles alternatives ne soient plus des établissements privés et marginalisés mais au contraire des établissements publics et ouvert à tous ?

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Modalités d’inscription
Tarifs :
Particuliers : 150 € (100 € pour une inscription avant le 1 mai 2011)
Entreprises : 300€ (200€ pour une inscription avant le 1 mai 2011)
Ce budget intègre le repas bio végétarien. Des bourses et des prix préférentiels sont envisageables (étudiants, personnes en difficulté financière). Nous vous invitons à nous écrire pour que nous étudiions cela ensemble.
Les recettes des journées servent à couvrir les frais (réservations de salle, nourriture, coûts d’organisation)

Pour vous inscrire :
Envoyez votre règlement par chèque, à l'ordre du "Club de Budapest", accompagné de vos noms, adresse mail et coordonnées postales à l'adresse suivante :
André COPIN, 51 bis Avenue des Boulards 45500 GIEN
En parallèle, il est nécessaire d’envoyer un mail de confirmation d'inscription à : universite.integrale@gmail.com
Si vous souhaitez être référencé(e) sur le blog de l'Université Intégrale : http://www.universite-integrale.org, nous vous invitons à joindre à votre mail de confirmation votre courte biographie (15 lignes max), avec une photo.

Bien cordialement,
Le Club de Budapest France

VIDEOS DE LA JOURNEE : http://vimeo.com/album/1611526





Interview de Ken Wilber du 18 septembre 2010 : La politique intégrale est en train de naître.



Interview de Ken Wilber du 18 septembre 2010
C’est Kilian Raetzo (KR) qui a interviewé Ken Wilbert (KW)


KR: La politique intégrale est en train de naître. Un parti va être fondé ici en Suisse. Beaucoup de gens y ont travaillé dur.
Nous avons une question de fond: nous sommes toujours confrontés au conflit philosophique entre “globalité“ et “parti“, comment cela peut-il se concilier?

KW: En fondant un parti intégral, il faut être attentif à quelques données sensibles: elles concernent la différence entre la théorie et la réalité pratique. Sur le plan théorique, on peut adopter une théorie intégrale, surtout quand on est avancé dans son évolution. Si on est à une étape avancée de développement, notamment celle du deuxième niveau1, la pensée englobe tout, les stades archaïque, mythique, rationnel, pluraliste, etc. On a de la place pour tout, on peut tout inclure. Mais quand on va dans la société réelle, combien de personnes ont une telle vue d’ensemble? Plus le stade de développement est élevé, moins on y trouve de monde. Actuellement il y a environ 4 ou 5 % de la population qui ont atteint un niveau intégral. Comment rendre la politique intégrale attirante pour des gens qui n’ont pas atteint le niveau intégral? Les personnes qui sont au niveau intégral ont généralement un regard holistique sur la réalité et sont tout à fait inclusifs dans leur vision du monde et de la politique. Il faut s’adresser à ce pourcentage de la population.


KR: Est-ce possible avec des gens qui ont cette conscience-là?

KW: Nous allons au-devant d’un point de basculement. Quand le noyau leader de l’évolution a atteint 10% de la population, il y a un point de basculement. Au moment où 10% de la population avaient atteint le niveau de développement orange, ou moderne, il y a eu la révolution française, la fin de l’esclavage, la constitution américaine, la démocratie. C’est arrivé, bien que seulement 10% de la population aient été orange ou rationnels. Toute la culture a été influencée par eux. Même les gens qui n’avaient pas encore atteint une vision rationnelle ont suivi, bien qu’ils n’aient pas été à ce niveau.
L’Europe et l’Amérique du Nord ont évolué de la même façon: en 1959 il y avait 2% de verts (postmoderne), en 1979 il y en avait déjà 20%, et entretemps s’est produite toute la révolution des années soixante, la montée verte, qui était marquée par des valeurs vertes ou postmodernes telles que le féminisme, la protection de l’environnement, l’accroissement de la sensibilité. Toute la culture a été entraînée à accepter ces valeurs, à s’arranger de ces valeurs, même si seulement 10 à 20 % de la population se trouvaient à ce niveau de développement.
Nous pouvons aussi nous réjouir de ce que le “deuxième niveau“ atteigne bientôt 10%. Quand ce point de basculement intégral se produira, les valeurs intégrales changeront notre culture. Comme ça s’est passé sur les plans rationnel et postmoderne, il y aura une “révolution intégrale“.

Une politique intégrale se fonde sur une vision de l'homme qui prend en compte de manière équivalente toutes les dimensions de l’Etre, physique, émotionnelle, rationnelle et spirituelle.


Une politique intégrale vise le bien-être de l'individu et de tous les êtres humains dans le respect de la biosphère.


Une politique intégrale s'engage en faveur d'un nouvel ordre écono- mique, où la liberté de pensée et d'entreprise s'articule avec la justice sociale et la viabilité écologique.


Une politique intégrale embrasse les orientations politiques de la droite à la gauche pour autant qu’elles se mettent au service de la vie.Une politique intégrale reconnaît la dimension spirituelle et intuitive comme donnant sens au quotidien de l’être humain.


Une politique intégrale signifie une attitude humaine respectueuse et ouverte, elle recherche des synergies entre les positions politiques contradictoires.


Une politique intégrale soutient un système d’éducation qui cultive les compétences émotionnelles et développe l'expression créative et artistique au même titre que les facultés physiques et intellectuelles.