dimanche 4 décembre 2011

Mardi de 4D, 13 décembre 2011 à 17h30

Retour sur la conférence climat de Durban,

Décryptage et perspectives pour les acteurs locaux

Résumé

La Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se déroule du 28 novembre au 10 décembre, à Durban (Afrique du Sud). Le contexte de crises - financière, économique, sociale et environnementale - pèse sur un ordre du jour à la fois politique et technique, dans une négociation dont les issues sont à ce jour plus qu’incertaines.

Alors que la Conférence des Parties semble cristalliser les conflits d’intérêts, il faut prendre la mesure des blocages et évaluer les issues envisageables. Dès lors, si les Etats s’enlisent, la réaffirmation du rôle des acteurs locaux, collectivités locales, acteurs socio-économique et acteurs de la solidarité internationale, constitue une des clés pour alimenter des perspectives de réussite. Le défi climatique est plus que jamais un défi démocratique.

La convention climat a bientôt 20 ans… Elle peut se targuer d’avancées remarquables mais également d’une incapacité à résoudre les défis fixés en 1992 : engager une action commune pour stabiliser le réchauffement climatique et soutenir les transferts financiers nécessaires. Les facteurs de blocage sont confirmés, ils sont tant institutionnels qu’économiques. La voie de sortie ne peut être que dans le renforcement des ambitions et dans la formulation des voies possibles vers des modèles de développement sobre en carbone et résilient aux impacts des changements climatiques. En ce sens Rio 2012 sera un moment important pour tirer les enseignements d’une négociation entamée il y a 20 ans.

Avec

Ronan Dantec (à confirmer)

Pierre Radanne, Président de 4D, expert des négociations internationales sur le changement climatique

Alix Mazounie, Réseau Action Climat France (RAC-F)

Le réseau Urgence Climatique Justice Sociale ou la commission climat développement de Coordination Sud

Animation : Marie Chéron, Association 4D


Venez débattre de l’avenir des négociations climat, le 13 décembre prochain !

Date et lieu

Mardi 13 décembre 2011

17h30 à la Mairie du 10ème arrondissement

72, rue du Fbg. Saint-Martin, 75 010 Paris. M° Gare de l’Est

Inscription
Entrée libre et gratuite
Merci de confirmer par mail : adebouci[a]association4d.org

Pour toute information complémentaire n’hésitez pas à consulter le site Internet de l’association : http://www.association4d.org
ou à nous joindre par mail info[a]association4d.org ou par téléphone : 01.44.64.74.94




samedi 3 décembre 2011

Les monnaies virtuelles à la conquête de l’économie réelle | ParisTech Review


http://www.paristechreview.com/2011/11/22/monnaies-virtuelles-economie-reelle/?utm_campaign=NL+17+-+122011+-+Europe+FR&utm_medium=email_eCircle&utm_source=europe_fr

Les Facebook Credits concernent virtuellement plus d'un demi-milliard d'individus et surtout leur connexion avec le monde réel est beaucoup plus forte que les Linden dollars et autres WoW Gold. Il ne s'agit plus d'échanges pour rire, entre avatars, au sein d'un univers fermé, mais bien de transactions entre personnes réelles.

L'enjeu n'est plus alors d'organiser des flux économiques dans un monde alternatif à la réalité, mais d'organiser au sein du monde réel une circulation différente de la monnaie. On change de dimension. Et pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui, il faut élargir le champ de références. Les monnaies virtuelles qui émergent aujourd'hui empruntent certes aux expériences menées autour des jeux en ligne. Mais elles sont également issues de deux univers originellement distincts, qui tendent de plus en plus à se fertiliser mutuellement: la contreculture alternative et le marketing.

Monnaies alternatives
La première est marquée par le souci du partage et de la solidarité, un intérêt marqué pour les échanges non-marchands, et un goût décidé pour l'autogestion et plus généralement tout ce qui permet à la société en général, ou à des communautés en particulier, de s'organiser librement, hors du contrôle des Etats et en marge du modèle de l'économie de marché. C'est dans ce cadre qu'ont été expérimentés les systèmes d'échanges locaux (SEL), qui sont parmi les premiers exemples de monnaies alternatives. Il s'agit de systèmes d'échanges alternatifs, fonctionnant à l'intérieur d'associations locales qui permettent à leurs membres de procéder à des échanges de biens, de services et de savoirs sans avoir recours à la monnaie traditionnelle. On cite souvent l'exemple des Chiemgauer développés en Bavière depuis 2003 et qui ont connu un succès remarquable, mais les expérimentations se sont multipliées aussi bien dans les pays développés qu'au sein des nations émergentes.

En Europe, on associe généralement les SEL à une culture politique de gauche ou d'extrême gauche, mais aux Etats-Unis ils sont également rattachés à la tradition libertarienne, dont est issu le mouvement du Tea Party. Au Canada, où le mouvement est né en 1983, les local exchange trading systems (LETS) ont été conçus d'une façon moins idéologique, comme le précise le manuel rédigé par Michael Linton, fondateur du premier réseau.

L'idée originale était d'offrir un complément local à la monnaie nationale, afin de faciliter les échanges de services, notamment entre personnes démunies d'argent. Par exemple, un membre du LETS gagne des crédits en gardant une personne âgée et les dépense plus tard auprès d'une autre personne du même réseau. Les transactions sont enregistrées dans un registre central ouvert à tous les membres. L'enjeu des LETS est ainsi de dynamiser et valoriser des échanges, en particulier les échanges de services, qui auraient du mal à être monétisés en économie marchande.

Les programmes de fidélisation constituent la deuxième lignée ascendante des monnaies virtuelles. Les plus anciens dateraient de la fin du XVIIIe siècle, et dès le XIXe siècle de grandes firmes ont tenté de fidéliser leurs clients avec des coupons et autres bons cadeaux. Mais c'est dans les années 1980, à peu près en même temps que naissent les premiers SEL, que les modèles d'aujourd'hui prennent leur essor.

Ce sont les compagnies aériennes, dans le contexte de la déréglementation lancée par le président Reagan, qui se montrent les plus inventives. American Airlines se lance la première, bientôt suivie par la plupart des grandes compagnies, puis par des firmes d'autres secteurs. L'enjeu premier est de résister à la concurrence et donc d'affronter la vague de libéralisation des années 1980. Mais ce modèle s'impose aussi dans un contexte particulier, celui des économies développées parvenues à un stade de maturation où la croissance naturelle du nombre de clients d'un service donné est limitée. Les fameux "miles" qui nous permettent de voyager sans bourse délier ont pour but premier de nous fidéliser, et de reconstituer ainsi une clientèle captive. Il s'agit désormais d'un grand classique du marketing – une des bases de la discipline.



ART & HANDICAP, SIICLHA, Paris 9 et 10 décembre 2011

ART & HANDICAP, SIICLHA, Paris 9 et 10 décembre 2011

« Art et handicap »

Le SIICLHA (Séminaire Inter Universitaire International sur la Clinique du Handicap) organise un sixième colloque les 9 et 10 Décembre 2011 à l’Université Paris 7-Denis- Diderot.


Télécharger le programme définitif


Télécharger le bulletin d'Inscription


Télécharger l'appel à communications dans les ateliers

Ce thème sera abordé selon plusieurs points de vue :
- Les œuvres artistiques de personnes en situation de handicap. Personnes handicapées qui pratiquent une expression artistique ou des artistes qui se trouvent être handicapés. Si certains d’eux traitent spécifiquement de la question du handicap, d’autres n’en font pas forcément, ni la source, ni le thème de leur œuvre.
- Les œuvres d’artistes non handicapés, qui prennent le handicap, comme centre d’intérêt et source de créativité dans leur travail artistique. Cette démarche que l’on peut repérer dans l’histoire de l’art se développe chez beaucoup d’artistes contemporains.
- La place de l’art dans les lieux de vie, et les dispositifs de soins s’adressant aux personnes en situation de handicap.

http://www.rap5.org/SeminairesEtEvenements/Seminaires/Siiclha/Default.aspx

vendredi 2 décembre 2011

Les signaux faibles : nouvelles grilles de lecture du monde

Les signaux faibles : nouvelles grilles de lecture du monde
– pour anticiper et agir en environnement incertain –

Jeudi 19 janvier 2012
De 08h30 à 19h30

Cercle National des Armées
8 place Saint Augustin - 75008 Paris


AdGENCY Experts vous invite à participer à Interférences, un rendez-vous unique de réflexion et d'échanges autour de thèmes clés liés au monde de l’entreprise

Comment penser et agir dans la complexité ?
Quelles sont les données qui marqueront vos décisions et vous permettront d’agir pour le futur de votre entreprise ?
Comment maîtriser l’information pour saisir les opportunités et anticiper les crises ?

Telles seront les problématiques qui seront abordées durant cette journée.

Rencontrez des personnalités influentes et explorez avec eux de nouvelles dynamiques d’action pour votre entreprise.


Consultez le programme détaillé de la journée

Réservé aux professionnels
Prix de la conférence : 1 280 € H.T. comprenant
- La participation à l‘ensemble des tables rondes du colloque
- Un déjeuner intéractif avec l’ensemble des intervenants
- Un livre dédicacé de l’intervenant de votre choix.
- L’ensemble des Lettres des Signaux Faibles 2011 de Philippe Cahen, soit un cadeau d'une valeur de 350€ H.T.

NB : Nombre de places limité
Inscription groupes : nous consulter

http://www.adgency-experts.com/agenda-actu?utm_campaign=05QNM9VK-29%2F11%3A+Campagne+2%2C+Fichier+ZANA&utm_medium=Email&utm_id=05QNM9VK

mardi environnement sur les MSC

TAOA est de retour à Paris et sera parmi les invités de la prochaine conférence des Mardis de l'Environnement :"Quelle économie solidaire pour la planète ?", deux heures pour parler ensemble des monnaies sociales et complémentaires. Découvrez le programme de cette soirée ci-dessous et en pièce jointe.
Votre inscription préalable est necessaire par email au : contact(AT)s-e-r-e.net

En partenariat avec l’ association TAOA, L’Institut Océanographique Paul Ricard et la Société Européenne des Réalisateurs de l’Environnement, ont le plaisir de vous inviter pour un Mardi de l’Environnement sur :

Quelle économie solidaire pour la planète ?

À l’heure où la plupart des pays du monde doivent affronter une crise monétaire sans précédent, il est peut-être temps de favoriser davantage les initiatives visant à utiliser la monnaie comme vecteur d’échange et non comme seul outil pour le profit. Se multiplient les clubs de troc, les créations de monnaies locales, les banques communautaires, etc. Une société plus égalitaire semble en marche.

Le Mardi 6 Décembre 2011 de 19h précises à 21h

Fondation d’entreprise Ricard

12 rue Boissy d’Anglas

75008 Paris – Métro- Parking Concorde ou Madeleine

Revue d’Actualité d’Alain Zecchini

Pour répondre à cette question, Patricia Ricard recevra :

Patrick Viveret,

philosophe, auteur du rapport « Reconsidérer la Richesse », architecte de la monnaie SOL,

Carlos de Freitas

, représentant de l’Institut Palmas en Europe (banques communautaires au Brésil) ,

Frédéric Bosqué

, coordinateur du SOL Violette (monnaie locale à Toulouse),

Anne-Cécile Ragot et Matthieu Vachez

, association TAOA, de retour après une année en Amérique Latine à la rencontre des acteurs des monnaies sociales,

Anne-Cécile Bras , « C’est pas du vent ! » de RFI , En direct de la Conférence de Durban 2011,

En savoir plus :

- Trueke, à la rencontre des clubs de troc du Venezuela, vidéo sur www.terre.tv

- www.taoaproject.org

- www.sol-reseau.org

- www.banquepalmas.fr

- www.sol-violette.fr

« Retrouvez les Mardis de L’Environnement dans « C’est pas du vent ! » l’émission d’Anne-Cécile Bras sur RFI, le seul magazine sur l’environnement, pour s’informer avant d’agir» , Samedi et Dimanche www.rfi Paris 89 FM.

Sur

www.radioethic.com

http://www.radioethic.com/les-emissions/ecologie/mardis-de-l-environnement.html

et sur www.terre.tv

Ce Mardi de L’Environnement est organisé avec le partenariat de prestige des Nations Unies et du Centre régional d‘information UNRIC, Bruxelles

Pour tous renseignements complémentaires vous pouvez joindre La SERE sur le 06 25 50 30 01. Allez sur notre site www.s-e-r-e.net


Soirée lancement Oscillations

À l'occasion de la parution du Numéro 0 de la revue de sciences humaines et d'art "Oscillations"

Conférence inaugurale

Basarab Nicolescu
SCIENCE, ART ET POÉSIE - INTERFÉRENCES TRANSDISCIPLINAIRES


Mardi 6 décembre 2011, 19h
Point Éphémère
200 Quai de Valmy (Canal Saint Martin)
75010 Paris
Métros Jaurès, Stalingrad, Louis Blanc

"Oscillations" est une jeune revue de sciences humaines et d'art qui a pour ambition de faire vivre la transdisciplinarité au sein même de ses pages, non seulement en proposant des approches diversifiées pour chacun des thèmes choisis, mais également en tissant des liens ténus entre ses éléments scripturaires, graphiques et esthétiques - puisqu'une partie non négligeable de la revue est consacrée à la mise en image d’œuvres d'art. Le thème majeur du premier numéro: la transdisciplinarité.

La conférence inaugurale réunit à la fois les contributeurs du premier numéro et des personnalités extérieures. L'auditoire attendu sera composé entre autres de personnes du Collège international de Philosophie, de la Sorbonne et de l’École Normale Supérieure. Les membres et amis du CIRET intéressés sont priés de s'inscrire, dans la limite de places disponibles, auprès de M. Pierre Arnoux
pierre.arnoux( AT )revue-oscillations.eu

Le site Internet de la revue :
http://revue-oscillations.eu/fr/


mardi 29 novembre 2011

Fwd: philosophie politique : le temps de l'altruisme et manifeste de l'altruisme


Présentation de son livre
 
Un milliard et demi environ d'hommes, de femmes et d'enfants disposent à peine d'un toit ou encore souffrent de graves maladies qui pourraient être prévenues ou guéries. Beaucoup détournent le regard, mais beaucoup s'indignent. Le temps de l'action n'est-il pas enfin venu ?
N'est-ce pas d'abord et avant tout le devoir d'altruisme, contrepartie de notre idéal de liberté, qu'il nous faut redécouvrir en nous ?
Scientifique de renom, Philippe Kourilsky livre sa réflexion sur le mode de pensée et la démarche qui pourraient permettre, face aux enjeux planétaires, d'envisager une action concertée et efficiente.
« Le pire n'est pas toujours certain. Les idées ont leur force. Rassembler une majorité autour de valeurs morales essentielles et constructives, voilà une belle entreprise. Celle-là n'est pas hors de notre portée. » P. K.
Auteur du Temps de l'altruisme et des Artisans de l'hérédité, professeur au Collège de France, membre de l'Académie des sciences et conseiller de l'Institut Veolia Environnement, Philippe Kourilsky a été directeur général de l'Institut Pasteur.
2 x Interviews

Philippe Kourilsky est professeur au Collège de France et membre de l'Académie des sciences, biologiste et immunologiste, directeur général honoraire de l'Institut Pasteur, conseiller de l'Institut Veolia Environnement.


Il a publié, aux éditions Odile Jacob, deux ouvrages intitulés:

« Le temps de l'altruisme » en 2009 et « Le manifeste de l'altruisme » en 2011.

Le « Temps de l'altruisme »


Voici ce que dit Amartya Sen, Prix Nobel d'économie de cet ouvrage:


« Voici un livre d'un intérêt et d'une importance extraordinaires. Ce n'est pas la première fois que les graves problèmes moraux qui se posent dans le monde globalisé sont abordés et traités. Mais ce que nous propose ici Philippe Kourilsky, ce n'est ni plus ni moins qu'une approche inédite de ces questions centrales dans le monde d'aujourd'hui. Un livre magnifique. » Amartya Sen

Ce livre est l'œuvre d'un humaniste rationnel.
La première partie pose la question de la perception par l'homme des grands enjeux mondiaux liés à la pauvreté et à la dégradation de l'environnement.
Il propose une méthode d'introspection rationnelle permettant d'aborder ces objets complexes qui échappent souvent à l'intuition.
Le but de cette analyse est d'amener les individus à se forger un point de vue robuste qu'il conviendra ensuite de confronter à celui des autres permettant ainsi de dégager un consensus.

Il pose la question de la responsabilité individuelle et de l'éthique et introduit la notion de « devoir d'altruisme » proportionnel au degré de liberté dont nous disposons.

Ce processus d'introspection rationnel pourrait être étendu au niveau national et conduire à des prises de décision par acquisition de consensus, base d'une « démocratie par discussion » fondée sur l'équité.

Philippe Kourilsky appelle en conclusion à une " altruimondialisation " pour faire de notre planète une autre cité qui serait aussi la cité des autres....

 

Ecoutez l'interview de Philippe KOURILSKY sur "Le temps de l'altruisme"

Durée: 34 mn

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Le «Manifeste de l'altruisme »

 

Un milliard et demi environ d'hommes, de femmes et d'enfants disposent à peine d'un toit ou encore souffrent de graves maladies qui pourraient être prévenues ou guéries. Beaucoup détournent le regard, mais beaucoup s'indignent. Le temps de l'action n'est-il pas enfin venu ?
N'est-ce pas d'abord et avant tout le devoir d'altruisme, contrepartie de notre idéal de liberté, qu'il nous faut redécouvrir en nous ?
Scientifique de renom, Philippe Kourilsky livre sa réflexion sur le mode de pensée et la démarche qui pourraient permettre, face aux enjeux planétaires,
d'envisager une action concertée et efficiente.
« Le pire n'est pas toujours certain. Les idées ont leur force. Rassembler une majorité autour de valeurs morales essentielles et constructives, voilà une belle entreprise. Celle-là n'est pas hors de notre portée. » P. K.


Dans ce second ouvrage et en continuité du précédent, Philippe Kourilsky propose une nouvelle philosophie politique nommée " libéralisme altruiste " et appelle tout-un-chacun à apporter sa propre pierre à cet édifice intellectuel.

Ecoutez l'interview de Philippe KOURILSKY sur "Le manifeste de l'altruisme"

Durée: 43 mn

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On peut consulter la biographie détaillée de Philippe KOURILSKY sur wikipédia:

 
 

Fwd: Et nos enfants nous appelleront "barbares"


 

Et nos enfants nous appelleront "barbares"

Point de vue | LEMONDE.FR | 28.11.11 | 10h16

par Jean-François Mouhot, historien, chargé de recherches à l'Université de Georgetown
·          

Si les dangers du nucléaire sont largement débattus sur la place publique depuis Fukushima, ils occultent aujourd'hui l'énorme problème moral posé par le don fait à nos enfants d'un monde où la température pourrait augmenter de six degrés etrendre la vie humaine très difficile. Un problème qui présente des similarités troublantes avec celui posé par l'esclavage des siècles passés.

En 2005, enseignant à l'Université de Lille, j'avais été surpris des difficultés de mes étudiants à imaginer que des êtres humains, généralement intelligents et sensibles, aient pu un jour réduire d'autres hommes et femmes en esclavage. Pour eux, l'esclavage représentait l'incarnation même du Mal, à tel point que les propriétaires d'esclaves ne pouvaient qu'être des barbares, si différents d'eux qu'ils en perdaient leur humanité.

J'ai lu peu de temps après l'essai de J.M. Jancovici et A. Grandjean Le Plein s'il vous plaît. Cet ouvrage montrait comment, aujourd'hui, des machines de toutes sortes – presque toutes mues par des énergies fossiles – accomplissent le travail que réalisaient auparavant esclaves ou serviteurs. Ces 'esclaves énergétiques' font à présent notre lessive, cuisinent à notre place, nous transportent à l'autre bout du monde, nous divertissent, et font pour nous la majeure partie des travaux pénibles nécessaires à notre survie ou à notre confort.

En lisant ce livre, je fus frappé par les intrigantes similitudes entre l'esclavage et notre mode de vie contemporain si dépendant des énergies fossiles. Tout d'abord, esclaves et machines rempliss(ai)ent en gros les mêmes fonctions dans la société (effectuant le travail pénible, salissant ou dangereux dont personne ne veut). Par ailleurs, ceux qui bénéfici(ai)ent du travail des esclaves ou du "travail" des machines ne sont pas les mêmes que ceux qui en support(ai)ent les conséquences. De la même manière que les esclaves besognaient pour le confort de leurs maîtres, ceux qui brûlent massivement du pétrole et du charbon aujourd'hui ne sont pas les mêmes que ceux qui paient l'addition, c'est-à-dire à la fois les pauvres (principalement affectés par l'exploitation pétrolière, et par les sécheresses ou les inondations accentuées par le changement climatique) et les générations futures. Enfin, l'esclavage a été remis en cause assez rapidement àpartir du moment où le mal qu'il causait est devenu plus visible, tout comme notre consommation effrénée d'énergie commence à être timidement dénoncée en raison des problèmes divers – et extrêmement graves – causés par notre boulimie énergétique.

Nous nous représentons mentalement les propriétaires d'esclaves comme des brutes cruelles, sadiques, inhumaines. Mais ce faisant, nous oublions un peu trop facilement la banalité de la condition servile dans les siècles passés. A la fin du XVIIIe siècle, plus des trois quarts de l'humanité vivait dans une condition ou une autre d'asservissement, soit esclaves, soit serfs. L'esclavage semblait tout à la fois normal et indispensable, tout comme le "droit" de posséder une voiture, d'avoir le chauffage central ou de prendre l'avion à notre guise, nous paraissent aujourd'hui parfaitement acceptables. George Washington, Thomas Jefferson, et même Toussaint Louverture, lui-même un affranchi, ont possédé des esclaves. L'histoire de l'esclavage et de son abolition montre combien la frontière est floue entre ce qui est considéré bien ou mal à un moment donné, et la rapidité avec laquelle cette frontière peut évoluer.

Il y a bien évidemment des différences importantes entre l'utilisation d'esclaves et l'utilisation de machines fonctionnant au pétrole ou au charbon. L'esclavage est un crime contre l'humanité. Le problème avec les énergies fossiles résulte des dommages collatéraux dus aux émissions. Si brûler à grande échelle du pétrole ou du charbon ne contribuait pas fortement au réchauffement de la planète cela ne serait pas mauvais en soi. Si, pour garantir l'approvisionnement énergétique à bon marché certaines compagnies pétrolières et les Etats qui les soutiennent ne fomentaient pas des coups d'Etat et des guerres, prendre sa voiture pour alleracheter sa baguette de pain ne poserait pas de problème éthique. Il est désormais indéniable que notre addiction aux énergies fossiles contribue déjà à beaucoup de souffrances dans le monde (150 000 morts par an sont désormais attribuables au réchauffement climatique selon l'OMS).

La souffrance engendrée par notre dépendance aux énergies fossiles est bien sûr éloignée (géographiquement et chronologiquement), et involontaire. La nature du mal dans ce cas semble à première vue fondamentalement différente de celle de l'esclavage. Les conséquences imprévues de la combustion massive des énergies fossiles sont seulement pleinement comprises depuis peu de temps. Mais à présent que nous sommes conscients des effets néfastes de la combustion des carburants fossiles, et que nous continuons, globalement, à accroître nos émissions, pour combien de temps encore pouvons-nous prétendre que les conséquences sont "involontaires" ? Au XVIIIe siècle les consommateurs du sucre produit dans les Antilles, ou encore les planteurs qui résidaient en métropole et laissaient l'exploitation de leurs propriétés à des gérants profitaient également de l'esclavage sans être en contact direct avec ceux qui faisaient fructifier leurs terres. Il ne paraît pas aberrant de dire que ces personnes commettaient une transgression morale comparable à celle commise par ceux qui jouissent aujourd'hui des bienfaits des énergies fossiles, tout en sachant que d'autres pâtissent et pâtiront encore davantage demain de notre mode de vie.

En quoi cette comparaison est-elle pertinente ? Etablir une analogie simple entre notre mode de vie actuel et l'esclavage permet d'aborder la question climatique sous un angle d'approche différent, et encourage l'action (car personne n'imagine confortablement l'idée de ressembler à un esclavagiste). Par ailleurs, l'analogie permet d'expliquer le climato-scepticisme. Nos économies contemporaines sont devenues extrêmement dépendantes vis-à-vis des énergies fossiles, tout comme les sociétés esclavagistes étaient dépendantes de leurs esclaves – en fait, bien davantage même que ces dernières ne l'ont jamais été. Cette constatation a récemment amené un chercheur à écrire : "que les membres du Congrès américain [aujourd'hui] cherchent à justifier l'utilisation des énergies fossiles malgré les risques pour les générations futures, de la même manière que les représentants sudistes [avant la guerre de Sécession] s'efforçaient de justifierl'esclavage en dépit d'idéaux égalitaires n'est probablement guère surprenant".

Enfin, les problèmes rencontrés par les militants anti-esclavagistes pour parvenir àfaire interdire l'esclavage sont souvent similaires aux difficultés rencontrées de nos jours par ceux qui œuvrent pour la réduction des émissions de gaz à effets de serre. Les approches destinées à décarboner l'économie et la société peuvent donc s'inspirer directement des méthodes utilisées jadis par les abolitionnistes.

Si nous ne repensons pas rapidement notre manière de vivre, nos enfants paieront lourdement les conséquences de notre comportement irréfléchi. Qui plus est, les générations futures se demanderont dans quelques années comment notre civilisation a pu vivre dans un tel aveuglement moral. La prochaine génération verra-t-elle que les sociétés industrielles avaient des circonstances atténuantes ? Que nous étions devenus "accros" au pétrole, et étions nous-mêmes victimes de dépendance et des excès qu'elle engendre, à travers l'obésité, la pollution, la solitude, les dommages infligés au tissu social de nos communautés...? Si l'on en juge par la manière dont mes étudiants condamnaient sans appel les propriétaires d'esclaves des siècles passés, la réponse est probablement "Non". Il est bien plus plausible qu'ils nous maudissent pour les dégâts irréparables que nous aurons causés à la planète. Sans aucun doute, diront-ils, c'était là un peuple de barbares.


Dernier ouvrage : "Des Esclaves énergétiques : Réflexions sur le changement climatique" (Champ Vallon, 2011, 17€).


vendredi 25 novembre 2011

Sir Ken Robinson: A Brief History of Mass Education on Vimeo


http://vimeo.com/14158986?mid=53956





Le Figaro - Flash Eco : Dégradation du moral des ménages


http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/25/97002-20111125FILWWW00431-degradation-du-moral-des-menages.php




Barbara Marx Hubbard- Tipping Point is a Planetary Birth | World Wide Tipping Point


http://worldwidetippingpoint.com/2011/11/barbara-marx-hubbard-tipping-point-is-a-planetary-birth/

Dominique Doré : expérience terrain SEL et autres monnaies : Your video is now online on Vimeo!


Objet : Your video is now online on Vimeo!

You can watch it here:
http://vimeo.com/32335923

Dominique Doré : expérience terrain SEL et autres monnaies

Dominique Doré : expérience terrain SEL et autres monnaies
http://vimeo.com/32335923

"UNIVERSITÉ INTÉGRALE
« Nouvelles Valeurs, Nouvelles Richesses,
Nouvelles Mesures, Nouvelles Monnaies »
____________________________________________________________________________________

Lundi 19 et mardi 20 septembre 2011
Forum, 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris
Métro Montparnasse, Duroc ou St Placide
Alors que nos économies et sociétés sont en pleine transformation et connaissent des ruptures majeures, que les voies de réinvention nous obligent à puiser dans nos inspirations les plus globales (sociales, économiques, écologiques, culturelles, artistiques, spirituelles…), nos indicateurs de richesse principalement dominés par le Produit Intérieur Brut ne semblent pas évoluer et restent figés sur des schémas passés.
« Le PIB traduit une analyse de la réalité à travers un prisme particulier, exclusivement quantitatif, économique et dénué de considérations qualitative ou citoyenne, comme le niveau de santé, d'éducation ou d'engagement associatif, le degré de violence, l'intensité des inégalités socio-économiques ou encore la qualité de la pratique démocratique. » Patrick Viveret (webmagazine, 4 nov 2008)
Comment expliquer cette situation ? Comment se caractérisent les évolutions sociétales et comment impactent-elles dans notre rapport à la richesse ? Que voulons-nous faire de nos sociétés, sur quelles valeurs construire et quelles richesses comptent véritablement ? Souhaitons-nous rester sur des aspirations matérialistes de nos sociétés ou, au contraire, prendre en considération les notions de bien-être, remédier aux inégalités sociales, donner plus de valeur à l'immatériel (création, design, conception…) et prendre en compte les incidences environnementales des activités humaines pour ne citer que celles-là ?
En 2008, soit six ans après la parution du Rapport Viveret « Reconsidérer la richesse », le Président de la République Française sollicite des experts français et internationaux qui donneront naissance au « Rapport Stiglitz » sur la mesure des performances économiques et du progrès social. Cette démarche n'est pas uniquement française puisqu'au niveau international d'autres indicateurs sont développés comme l'indice du développement humain (Rapport mondial sur le développement humain, 1990), l'indice du bien-être économique développé par Osberg et Sharpe ou plus récemment le Bonheur Intérieur Brut déployé au Bhoutan. Les expériences en matière de nouveaux indicateurs de mesures, de création de monnaies, que cela soit dans des communautés présentielles ou numériques, des territoires ou des réseaux foisonnent.
Aujourd'hui, les sources d'inspiration et de réflexion sur ce sujet dépassent largement la seule perspective économique et sont portées par philosophes et sociologues. Mais alors comment expliquer que les questions d'indicateurs de richesses et de mesures économiques et sociales fassent l'objet de rapport mais ne soient pas prise en compte ? Comment valoriser les expériences foisonnantes, accélérer cette transition et à présent changer d'échelle ?
Le Panorama des Monnaies Complémentaires et Sociales sera exposé pendant ces deux jours par Fokus 21. Fokus 21 est un « circuit-court » de l'image qui produit, réalise et diffuse des outils photos et vidéos pour provoquer le débat public sur les enjeux du 21ème siècle. Cette association a été créée en 2005 par Sandra Blondel et Pascal Hennequin. www.fokus21.org
Marc Tirel ponctuera régulièrement les sessions par des animations collaboratives visant à recueillir les questions, opinions etc… tant de l'auditoire que des participants."

Involves UNIVERSITE INTEGRALE.

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Fwd: Alerte Google - michel saloff coste


Objet : Alerte Google - michel saloff coste

Web1 nouveau résultat pour michel saloff coste
 
ESTEVE house | MICHEL SALOFF COSTE GALLERY
Les gouaches de Michel Saloff Coste ont pris leur place dans la maison ESTEVE à ... The paintings of Michel Saloff coste found their right place in the house ...
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Fwd: RAPPEL : CONFERENCE 21OO N°145 - JEUDI 1er Décembre 2011 - Inscription Nécessaire !


Objet : RAPPEL : CONFERENCE 21OO N°145 - JEUDI 1er Décembre 2011 - Inscription Nécessaire !

 

 

Chère Madame, Cher Monsieur,

 

Je vous prie de noter ci-après l'annonce d'une prochaine conférence du soir de PROSPECTIVE 2100, le jeudi 1er décembre 2011 :

 

Conférence 21OO N° 145
Organisée en association avec La Société Hydrotechnique de France (SHF)
 

 

De l'eau pour tous les habitants 
de la planète
 
par
René COULOMB
Président d'Honneur de la SHF, Membre de l'Académie de l'eau.

 

L'eau nécessaire à la vie et pour laquelle il n'existe aucune ressource de substitution ne disparaît pas - à la différence des ressources en énergie fossiles par exemple - et la Terre dispose d'une quantité d'eau globalement suffisante (même en se limitant à l'eau douce, 97,5%de l'eau sur terre étant salée) pour satisfaire  les besoins en eau domestique et en eau pour l'agriculture d'une population mondiale de 7 milliards d'habitants qui atteindra 9 milliards d'habitants en 2050 pour se stabiliser ensuite à une dizaine de milliards d'habitants.
Il n'y a pas UN problème mondial de l'eau mais par contre de nombreux problèmes locaux et régionaux parfois très graves parce que l'eau disponible est très inégalement répartie dans l'espace et dans le temps.
Aussi assurer une eau saine pour tous les habitants de la planète, permettant d'éradiquer les maladies hydriques et de ne plus entraver le développement des pays les plus pauvres nécessite t'il une action de longue haleine dont la prise de conscience à l'échelle mondiale remonte seulement à la conférence de Mar del Plata (Argentine) en 1977.
Le défi peut être relevé malgré une situation catastrophique dans certains pays, notamment en Afrique et ce malgré l'exode rural et le développement incontrôlé de mégalopoles. On dispose des techniques nécessaires pour traiter les eaux les plus polluées, pour réutiliser les eaux usées pour tous les usages autres que l'eau potable, et pour si besoin est dessaler l'eau de mer et les eaux saumâtres (presque partout dans le monde la population se concentre près des côtes).Ce qu'il faut, c'est une volonté politique au niveau international et une solidarité entre les pays riches et les pays les plus démunis qui, pour la plupart, devront améliorer leur gouvernance et leur gestion de l'eau au niveau national et local.

 

Jeudi 1er décembre 2011 à 17h30

 

à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes

 

Je vous prie de bien vouloir confirmer votre participation par retour de mail. Je vous remercie de votre coopération et vous prie d'agréer, Chère Madame, Cher Monsieur, l'expression de mes meilleurs sentiments.

 

Lucien DESCHAMPS
Secrétaire Général

 

 

Nathalie DESCHAMPS – DJERMOUNE
 
Prospective 21OO