vendredi 10 juin 2011

Fwd: L'Allemagne bouscule le dogme français de l'atome - Infos - GNY / lesechos.fr -SFEN Vdl


Objet : L'Allemagne bouscule le dogme français de l'atome - Infos - GNY / lesechos.fr -SFEN Vdl

 

http://www.lesechos.fr/opinions/analyses/0201421003393-l-allemagne-bouscule-le-dogme-francais-de-l-atome-173072.php

DE THIBAUT MADELIN

L'Allemagne bouscule le dogme français de l'atome

Das war's ! » Il n'a pas fallu vingt-quatre heures à Angela Merkel pour tirer les leçons de Fukushima. « C'est fini ! », a-t-elle déclaré à ses équipes le 12 mars, au lendemain du séisme et du tsunami qui ont entraîné la plus grosse catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. Quelques mois après avoir décidé de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires allemandes, la chancelière a fait une volte-face qui sidère ses voisins français. Elle a estimé que le risque lié au nucléaire était soudain devenu inacceptable. Même s'il y a sans doute une part d'opportunisme politique et de précipitation dans son choix, on aurait tort de le tourner en dérision. A plus d'un titre, il pose même de sérieuses questions à la politique énergétique de la France et à ses acteurs industriels.

Docteur de chimie quantique, la chancelière allemande fait confiance aux statistiques. De ce point de vue, la catastrophe de Fukushima rebat considérablement les cartes, comme le reconnaît Jacques Repussard, directeur de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire. « Sur le parc mondial, 14.000 années-réacteurs sont déjà passées et les statistiques montrent qu'on est à 0,0002 accident grave par an, soit vingt fois plus qu'attendu selon les études probabilistes, déclarait récemment au "Monde" cet éminent spécialiste... On peut se poser la question : l'homme est-il en mesure de maîtriser cette technologie pour diviser au moins par deux ce risque d'accident ? » Le Japon, troisième économie mondiale reconnue pour son savoir-faire technologique, n'y est pas parvenu. L'Allemagne, quatrième économie du globe, dont l'industrie fait référence, préfère renoncer et miser en priorité sur les énergies renouvelables. Sa décision se veut morale, mais aussi économique.

Grâce aux tests de résistance qu'elle va imposer à ses centrales et au retour d'expérience de la catastrophe de Fukushima, comme après celle de Three Mile Island en 1979, la France pense pouvoir parvenir à maîtriser le risque. Et se place elle aussi sur le terrain moral : contrairement au charbon ou au gaz, qui sont nécessaires pour compenser le caractère intermittent des énergies éolienne ou solaire, le nucléaire n'émet pas ou très peu de CO2. Il ne contribue donc pas directement au réchauffement climatique. Rejets ou déchets nucléaires contre gaz à effet de serre, l'arbitrage est délicat. Mais les énergies vont devoir aussi rivaliser sur le plan de la compétitivité.

Hier encore, Eric Besson, le ministre de l'Energie, assurait que, si la France devait sortir du nucléaire, cela lui coûterait « cher, très cher ». A en juger par les prévisions qui dominent le débat outre-Rhin, il a raison. Les estimations qui circulent sur le coût de la sortie du nucléaire vont de 30 à... 200 milliards d'euros. L'Agence allemande de l'énergie prévoit une hausse de 20 % pour les factures d'électricité des ménages dans les prochaines années et la Fédération allemande de l'industrie, BDI, redoute des augmentations de l'ordre de 30 %.

Mais dire que sortir du nucléaire coûte cher ne veut pas dire que le nucléaire est bon marché. En réalité, l'énergie atomique aurait même plutôt tendance à coûter de plus en plus cher. Fin 2008, EDF estimait que la prolongation de la durée d'exploitation de quarante à soixante ans de ses 58 réacteurs lui coûterait 400 millions d'euros par unité, soit 23 milliards d'euros pour l'ensemble du parc. Deux ans plus tard, l'électricien public portait la note globale à 35 milliards, et utilisait cet argument auprès des pouvoirs publics pour demander des dispositions entraînant des hausses de tarifs résidentiels de 28 % à 37 % en cinq ans - soit l'avantage concurrentiel des tarifs français actuels, par rapport à ceux qui sont pratiqués dans le reste de l'Europe. C'était avant Fukushima. Depuis, comme il l'a glissé en mai lors d'un dîner avec les anciens élèves de l'X, son patron, Henri Proglio, estime qu'EDF va investir de 40 à 50 milliards dans l'extension de la durée de vie des réacteurs. C'est sans compter les investissements dans les réseaux et les énergies renouvelables...

La question de la compétitivité se pose aussi, bien sûr, pour le nouveau nucléaire. Là aussi, les chiffres varient. Pour son projet d'EPR à Flamanville, EDF tablait à l'origine sur un budget de 3,3 milliards d'euros. Tenant compte des retards, il l'a porté fin 2008 à 4 milliards pour l'actualiser à 5 milliards d'euros l'été dernier. En Finlande, l'EPR construit par Areva a déjà coûté près du double du coût initialement annoncé de 3 milliards. Compte tenu des progrès observés sur le chantier de Taishan, le groupe présidé par Anne Lauvergeon estime en revanche pouvoir tenir ce type de budget en Chine. Mais les nouvelles normes imposées par Fukushima risquent à nouveau de faire gonfler la facture.

La filière française se veut sereine. Elle constate avec soulagement que la Chine, la Grande-Bretagne ou la République tchèque n'ont pas remis en cause leur programme nucléaire. Ces pays ont néanmoins annoncé un temps de réflexion avant de relancer la machine. Mais la France n'est plus seulement en concurrence avec la Russie, les Etats-Unis ou la Corée, qui a remporté fin 2009 le contrat historique d'Abu Dhabi. Cette fois, ses grands industriels seront confrontés à un nouveau rival de poids : l'Allemagne tout entière. Car il ne faut pas s'y tromper : en 2002, la sortie du nucléaire décidée par le gouvernement Schröder était assumée, mais n'avait pas vocation à convertir d'autres pays. Cette fois, pour emporter l'adhésion de l'industrie allemande, c'est un nouveau modèle énergétique qu'entend exporter Angela Merkel. Pour la chancelière, la sortie du nucléaire représente en effet des « opportunités gigantesques pour les générations futures ». Siemens, Bosch et bien d'autres, on peut en être sûr, sont prêts à relever le défi.


Fwd: Les Français de plus en plus hostiles au nucléaire.- Le Figaro - SFEN VdL - Infos




Les Français de plus en plus hostiles au nucléaire.

06/06/2011 
Le site de Civaux (Vienne) abrite une centrale nucléaire exploitée par EDF.
Le site de Civaux (Vienne) abrite une centrale nucléaire exploitée par EDF.

Près de 80% d'entre eux souhaite un arrêt rapide ou progressif du programme nucléaire français, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.

Près de deux Français sur trois (62%) veulent que la France arrête progressivement de faire fonctionner ses centrales nucléaires. En y ajoutant les 15% de la population favorable à un coup d'arrêt rapide au programme nucléaire français, 77% de la population française serait désormais hostile à cette source d'énergie. Voila ce qui ressort du dernier sondage Ifop, réalisé du 1er au 3 juin dernier sur 1005 personnes de 18 ans et plus, pour le Journal du Dimanche. Seul 1% du panel interrogé ne s'est pas prononcé. Les partisans d'un arrêt progressif sont à 74% des sympathisants du Parti Socialiste, 61% des Verts et 37% de l'UMP.

L'exemple allemand

Le changement progressif de mentalité des Français ne serait donc pas seulement la conséquence de l'onde de choc provoquée par la catastrophe nucléaire japonaise, mais aussi celle de la décision de l'Allemagne de sortir du nucléaire d'ici 2022. Lundi dernier, la chancelière allemande Angela Merkel, sous la pression des Verts allemands, avait annoncé sa décision de fermer les 17 centrales allemandes, dans un délai de 10 ans.

De quoi peut-être convaincre un peu plus les Français, interrogés après cette annonce, de la possibilité pour un pays développé de vivre sans cette source d'énergie. Reste que les positions allemande et française sont loin d'être comparables, la France produisant encore 73% de son électricité par le nucléaire, contre 25% outre-Rhin.

Précisant sa position sur cette question, François Hollande, député PS de la Corrèze et candidat à la primaire socialiste, propose d'ailleurs, toujours dans le JDD, de réduire dans un premier temps de 75% à 50% la dépendance française au nucléaire. De son côté, Europe Ecologie-Les Verts appelle à un abandon totale de l'atome. Dernier enseignement dévoilé par le sondage ce dimanche : si le gouvernement est opposé à l'arrêt du nucléaire, les sympathisants UMP adhèrent de moins en moins à cette position, 55% d'entre eux partageant le souhait exprimé par leurs concitoyens. Ces sympathisants n'en restent pas moins les plus pro-nucléaires, avec 37% d'entre eux prônant la poursuite du programme nucléaire, et la construction de nouvelles centrales.

L'état du parc hexagonal est d'ailleurs devenu moins important aux yeux des Français. Etonnamment, l'hostilité au nucléaire va en effet de pair avec l'expression d'une moindre inquiétude de la part des Français à l'égard des sites nucléaires. Au total, 55% se déclarent peu ou pas inquiets du tout concernant les centrales nucléaires, alors qu'ils n'étaient que 44% il y a un mois.




Etats-Unis : Fitch menace de dégrader la note souveraine du pays après Moody's


http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110609trib000628285/fitch-pourrait-degrader-la-note-des-etat-unis.html#xtor=EPR-2-[Lactu+du+jour]-20110609

Après Moody's c'est au tour de l'agence de notation Fitch Ratings d'annoncer mercredi soir qu'elle pourrait dégrader la note des Etats-Unis si le Congrès ne progresse pas sur les questions du déficit budgétaire et de l'endettement. Fitch évoque notamment un possible "défaut limité" en août.






Les oiseaux, sérieusement menacés en France et dans le monde - CareVox


http://www.carevox.fr/sante-des-animaux/article/les-oiseaux-sont-serieusement

On le remarque partout : D'année en année les oiseaux sont moins nombreux dans notre environnement, et leur gazouillis parviennent moins fréquemment à nos oreilles. A grande échelle, et selon les scientifiques, les oiseaux seraient intoxiqués par des nuages nocifs. Dans l'hexagone, où une espèce d'oiseau sur trois serait actuellement en péril, les experts évoquent plus spécifiquement une dégradation de leur environnement et des répercutions nocives de l'activité humaine.

La désertion des espèces d'oiseaux sur notre planète inquiète les spécialistes. Et la mort de centaines de milliers d'oiseaux, tombés du ciel aux Etats-Unis dans l'Etat de l'Arkansas en janvier dernier (voir ici), a renforcé les craintes de voir nos compagnons à plumes, du moins un grand nombre d'entre eux, se retrouver dans une situation de péril. La « pluie » de 5 000 oiseaux morts observée outre Atlantique en tout début d'année a marqué les esprits, d'autant plus qu'elle reste un mystère pour les spécialistes. Des chercheurs ont avancé l'hypothèse de la présence, durant ce fait et au même endroit, de nuages nocturnes lumineux détectés par des radars météorologiques. 

Ces nuages mortels, en atteignant la basse atmosphère, auraient ainsi pu tuer un nombre important d'oiseaux en vol en émettant des radiations mortelles. Pour certains experts, la présence d'air extrêmement froid aurait pu congeler ou intoxiquer les volatiles en raison de la présence de cyanure d'hydrogène. En dehors de cet événement troublant, les menaces pesant sur les oiseaux sont multiples. En France, le 26 mai dernier, le Muséum national d'histoire naturelle s'est associé à l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) pour publier une liste rouge des oiseaux nicheurs de l'hexagone. 

En clair, plus d'une espèce sur trois figure sur la liste des oiseaux menacés… et 4% des 277 espèces recensées sont considérées en « danger critique ». Pour la ligue de protection des oiseaux (LPO), « sur les 73 espèces en péril, 70% nichent dans l'Aude ». Le moineau friquet, le pingouin torda, le bouvreuil pivoine, le vautour moine et la pie-grièche à poitrine rose risquent l'extinction dans les prochaines années. Le bouleversement des milieux naturels, les aléas du climat, l'empoisonnement, l'extension de l'urbanisation et le repli d'espaces ruraux seraient en première ligne pour expliquer ces changements. A cela s'ajoute un recours accru à des engrais et des pesticides nuisibles aux volatiles. Et la menace plane également sur les migrateurs. 

Au rang des autres oiseaux en difficulté difficultés figurent, entre autres, le vautour percnoptère, la talève sultane des étangs littoraux (qui s'apparente à un poule d'eau au plumage bleuté), les aigles royaux des corbières, le milan royal, le râle des genêts ou même le tarier des prés du plateau de Sault. Concernant les fauvettes à lunettes, la LPO témoigne de sa raréfaction : « Sur le plateau de Leucate, des 53 couples de Fauvettes à lunettes présents il y a vingt ans, il n'en reste qu'un ». On observe cependant un point positif : Plusieurs actions de conservation ont apporté des résultats, et notamment les programmes de protection des rapaces, hérons et autres oiseaux vivant en colonies. Pour ces derniers, quelques sites ont pu être reconquis.

Photographie : Pies grièches

La rédaction CareVox

Fwd: INREES | Jung, 50 ans après


Objet : INREES | Jung, 50 ans après
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C'est ce que pensait Carl G. Jung. Pendant plus de trente ans, il entretint une...

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Fwd: plug and pray - être ou ne pas être un robot !!!


Objet : plug and pray - être ou ne pas être un robot !!!

Réflexion intéressante
 
 
 
 
 

Etre ou ne pas être... un robot

Jusqu'où peut nous mener le développement de l'intelligence artificielle ? Quelles en sont les limites éthique ? Les réalisateurs allemands Jens Schanze et Judith Malek-Madavi confrontent les points de vue dans le documentaire Plug & Pray, Grand prix du festival Pariscience en 2010 et qui vient de sortir en DVD. Le film a été également diffusé dans le cadre des Mardis de Courrier international.

07.06.2011 | Robert Koehler | Variety

Sur le web
Fiches pays
Extrait du film &quot;Plug &amp; Pray&quot;.

Extrait du film "Plug & Pray".

Etre ou ne pas être un robot, telle est la question dans Plug & Pray du réalisateur allemand Jens Schanze. Ce film traite admirablement des promesses, des problèmes et des questions d'éthique concernant la robotique. Il offre un remarquable sujet de débat et constitue une approche originale et neutre de scientifiques au travail et en discussions. Ce documentaire se montre toutefois plus sceptique envers les visions utopiques de la robotique, sans céder à la facilité.

Plug &amp; PrayCe film est brillamment construit. Il a su, par exemple, éviter l'erreur classique des documentaires qui tombent dans le piège des oppositions faciles, pour pouvoir ainsi présenter aux spectateurs un conflit qui en réalité n'existe pas. Jens Schanze est d'accord avec le point de vue du célèbre informaticien du MIT [Massachussets Institute of Technology], Joseph Weizenbaum, selon lequel le récent bouleversement scientifique et industriel, plus axé sur les robots et la recherche en robotique, est potentiellement dangereux. Néanmoins, Schanze est aussi clairement fasciné par la ferveur missionnaire du scientifique/futuriste Ray Kurzweil, qui prône avec enthousiasme les avantages d'un futur où les humains et les machines fusionneraient en un nouvel être.

Ces deux hommes sont, chacun à sa manière, de remarquables orateurs, ce qui est très enrichissant intellectuellement pour un spectateur ouvert d'esprit. Schanze partage son intérêt pour le sujet : il voyage dans de nombreux pays afin d'observer des chercheurs en robotique et de comprendre leurs points de vue. Les idées avancées sont réalistes et les images sont, pour le cameraman Borres Weiffenbach, un véritable régal pour les yeux. On y voit le professeur Minoru Asada élaborer des robots possédant des caractéristiques et une apparence extraordinairement proches de l'être humain. Le roboticien italien Giorgio Metta (dont l'équipe ressemble étonnamment à un groupe d'artistes travaillant en studio) souligne les fondements de la biologie dans ce projet de création de robots humanoïdes. D'après lui, "les possibilités sont sans limites".

Sur ce point, Weizenbaum divergeait. Il était le créateur du programme informatique Eliza, dans les années 60, qui représenta la première avancée notable dans le domaine de la recherche sur l'intelligence artificielle. Il avait reconnu très tôt que la robotique était en mesure d'engendrer des monstres potentiels (comme un HAL 9000 [ l'ordinateur de 2001 : Odyssée de l'Espace] devenu incontrôlable) voire pire, de devenir une branche indépendante des ministères de la Défense. La visite de Jens Schanze sur un salon européen de l'armement présentant des armes robotiques prouve que Weizenbaum n'était peut-être pas paranoïaque.

Plug & Pray conclut étonnamment sur une note presque cosmique, s'interrogeant sur la poésie et le caractère inexorable de la mortalité humaine, sans tenir compte de la notion de Kurzweil sur la possibilité pour l'homme de vivre beaucoup plus longtemps grâce à la nanotechnologie. Ce film n'évoque pas uniquement l'idée que les hommes se prennent pour Dieu. C'est aussi un questionnement sur le sens de la vie et si une telle vie possède un début, un milieu et une fin, contrairement à "l'éternité" de la robotique.

Suffisamment visuel pour satisfaire l'amateur de grand spectacle, mais également assez conventionnel pour plaire à un public plus avide d'informations, le documentaire de Schanze établit un équilibre entre la forme et le contenu, et est également très bien construit techniquement.

 

Fwd: Visit the New Kosmos Journal Online!


Objet : Visit the New Kosmos Journal Online!
Répondre à : ruth@kosmosjournal.org

Kosmos Associates Inc.
June 8, 2011

 

 

Dear Kosmos Friend,
 Spring/Summer 2011 
It's finally here. We hope you will be as excited as we are!

The new Kosmos Journal web site is online. Sander Feinberg, our web master, Ruth Hanavan, our communications director, and Nancy Roof worked together to bring you a website that is easily navigated, well designed and that reflects our mission to create a new planetary civilization that is just, sustainable and compassionate.

Our new features will be constantly updated so that you will be current with new developments and inspired to participate.  So be sure to sign up for our newsletter.

Our new key categories are:

     New Visions and Viewpoints
     The Commons
     Global Citizens | Global Issues
     Cultivating the Self | Worldviews | Values
     New Economics, Governance, Media, Education, Science and more
     Kosmos Collection

We offer special benefits to members and will be expanding these benefits as we evolve.

And at the same time we are announcing the Spring/Summer 2011 issue of Kosmos
titled Sharing the World's Wealth and Power.

The feedback we are getting says that Kosmos gets better and better with each issue. Actually we think we are becoming clearer about what it takes to create a future that works for everyone and we are also meeting more and more of the key visionary players. The evocative images that accompany the articles are stunning.  You will find recent works by James B. Quilligan, Paul Raskin, Neal Gorenflo, Tom Atlee, Mushin Schilling, Jim Kenney and more, plus downloadable articles from our back issues.


We'd love to hear what you think about our new design. Please take some time to explore the site, read some articles and sign up for our newsletter. Then, send us an e-mail and tell us what you think! 

Warm Regards,
 
The Kosmos Journal Team  
Nancy, Ruth, Sander  

 

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This email was sent to msaloff@mac.com by ruth@kosmosjournal.org |  
Kosmos Associates Inc. | PO Box 2102 | Lenox | MA | 01240

mardi 7 juin 2011

Fwd: Invitation table ronde "Cultures du numérique" 50 ans de Communications (14 juin 2011, 14h)


Objet : Invitation table ronde "Cultures du numérique" 50 ans de Communications (14 juin 2011, 14h)

Dear all, 
j'ai eu l'honneur de coordonner "Cultures du numérique", le dernier numéro de la revue Communications tout juste paru aux Editions du Seuil.
Lundi 14 juin aura lieu la présentation officielle, lors d'une table ronde avec Edgar Morin, Edwy Plenel, Nicole Lapierre, Milad Doueihi, Serge Tisseron et moi-même.
Merci de faire circuler cette information à toute personne potentiellement intéressée et... au plaisir de vous rencontrer à cette occasion.
Cordialement,
---a

ps. Pour en savoir plus, voilà une excellente recension publiée sur Mediapart.
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A l'occasion du cinquantenaire de la revue


COMMUNICATIONS

et autour du n° 88 « Cultures du numérique », mai 2011

Table ronde avec


Edgar Morin, 

Antonio Casilli, 

Milad Doueihi,
Nicole Lapierre, 

Edwy Plenel, 

Serge Tisseron.

Une rencontre en partenariat avec Mediapart

Mardi 14 juin 2011, de 14h à 17h
à la Maison de L'Amérique Latine

217 bd Saint Germain, Paris 75007

Fondée par Edgar Morin, Roland Barthes et Georges Friedmann en 1961,  avec le soutien du CNRS et de l'EHESS, Communications a acquis un rayonnement international, comptant notamment parmi ses contributeurs Theodor W. Adorno, Umberto Eco, Noam Chomsky, Tzvetan Todorov, Paul Virilio, Jacques Le Goff. Plusieurs numéros, réédités en poche dans la collection « Points essais », ont également été traduits en anglais, portugais, espagnol, chinois.

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Cultures du numérique

Communications, n° 88, mai 2011

Numéro spécial des 50 ans dirigé par Antonio A. Casilli

http://www.iiac.cnrs.fr/spip.php?article196

 

Comment définir les cultures du numérique ? Quels possibles ouvrent-elles aux citoyens, aux décideurs politiques, aux acteurs sociaux ? Quelles conséquences pour nos sociétés ?

Ce numéro spécial de Communications, marquant les 50 ans de la revue, propose un bilan critique des usages et des imaginaires du numérique. Les ordinateurs en réseaux n'ont pas seulement représenté un changement sur le plan des outils et des pratiques : ils ont fait émerger une nouvelle catégorie de «faits sociaux». Changement des modalités de communication, émergence de phénomènes politiques, reconfiguration des modalités d'interaction sociale et de définition de soi, transformation du travail humain et des activités productives.

Les approches héritées de l'informatique et des sciences de l'ingénieur ne suffisent plus à rendre intelligible notre rapport actuel à la technologie. C'est pourquoi ce volume collectif sollicite les apports de plusieurs domaines des sciences humaines et sociales. Philosophie, économie, psychologie, sciences de l'information, sociologie, digital humanities, esthétique... : vingt-trois spécialistes dressent ici un panorama complet des recherches de pointe autour de l'impact des technologies numériques sur la culture et les modes de vie.

SOMMAIRE « Cultures du numérique », Communications n° 88, mai 2011 : Éric Dagiral Administration électronique – Claire Lobet-Maris Âge et usages informatiques – Étienne Perény et Étienne Armand Amato Audiovisuel interactif – Stéphane Hugon Communauté – Pierre Mounier et Marin Dacos Édition électronique – Dominique Dupagne E-santé – Fabien Granjon Fracture numérique – Julie Denouël Identité – Serge Tisseron Intimité et extimité – Sébastien Genvo Jeux vidéo – Kevin Mellet Marketing en ligne – Jean-Paul Fourmentraux Net art – Fabrice Rochelandet Propriété intellectuelle – Valérie Beaudouin Prosumer – Dominique Cardon Réseaux sociaux de lʼInternet – Pierre-Antoine Chardel et Bernard Reber Risques éthiques – Nicolas Auray Solidarités – Laëtitia Schweitzer Surveillance électronique – Patrick Dieuaide Travail cognitif.

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dimanche 5 juin 2011

Fwd: Nucléaire: 77% des Français pour un arrêt ou une sortie- Infos - 20minutes.fr -


http://www.20minutes.fr/ledirect/735705/nucleaire-77-francais-arret-sortie

Société

Nucléaire: 77% des Français pour un arrêt ou une sortie

Mis à jour le 04.06.11 à 20h42

Une large majorité des français (77%) souhaite l'arrêt rapide ou progressif, sur 25 ou 30 ans, du programme nucléaire, selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche.

Selon cette enquête, 22% des personnes interrogées prônent la poursuite du programme nucléaire et la construction de nouvelles centrales, tandis que 15% souhaitent un arrêt rapide et 62% une sortie progressive. Seules 1% ne se prononcent pas.

Les partisans d'un arrêt progressif sont à 74% des sympathisants du Parti socialiste, 61% des Verts et 37% de l'UMP.

Ceux qui prônent la poursuite du programme nucléaire sont d'abord proches de l'UMP (37%), puis du PS (14%) et des Verts (13%).

Ce sondage a été effectué du 1er au 3 juin auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Reuters



samedi 4 juin 2011

UNIVERSITE INTEGRALE 12 : POLITIQUE ET SOCIETE INTEGRALE on Vimeo


http://vimeo.com/album/1611526

Chers amis,
 
Le Club de Budapest France a le plaisir de vous convier à la douzième journée de l'Université Intégrale, sur le thème :
 
« Société et politiques intégrales »
 Participation exceptionnelle D'Ervin Laszlo, 
Débats sur le nouveau Pacte civique 
Présentation pour la première fois en France du parti « Politique Intégrale Suisse » 


 Mardi 24 mai 2011
de 8h30 à 18h00
 
 Forum 104
104 rue de Vaugirard, 75006  Paris
Métro Montparnasse, Duroc ou St Placide

 
Après les 30 glorieuses qui se fracassent à la fin des années 70 sur le premier choc pétrolier, nous avons connu 30 ans durant lesquelles nous nous sommes enfoncés de plus en plus profondément dans une crise économique, sociale et écologique. 

Economique car la démographie bute déjà sur les limites de la planète. 
Sociale car les inégalités sont en train de redevenir ce qu'elles étaient au XIXème siècle. 
Enfin écologique avec la mise à mal de la biodiversité et le réchauffement planétaire.

La droite dans sa volonté de libérer l'initiative reste enfermée dans une idéologie néo libérale trop peu sensible à la dislocation sociale et à la grave crise écologique. Elle s'accroche à une croissance inaltérable des économies des pays développés comme seul moteur du développement sans proposer de véritable solution à la crise économique et sociale.

La gauche a épousé les luttes des minorités vers plus de liberté mais a laissé se déliter l'ancien contrat social sans en proposer de nouveau. La classe moyenne en ressort aujourd'hui précarisée et appauvrie, tandis que la misère engloutit les plus pauvres. 

Les écologistes depuis 30 ans n'ont cessé d'alerter les populations sur les risques du développement industriel et les limites intrinsèques de la planète. Défenseurs des espèces en voie de disparition ils ont quelques difficultés a proposer un projet économique et social crédible, enthousiasmant et convaincant pour les êtres humains ! L'importance croissante et réelle des problèmes écologiques, tout en leur donnant une légitimité renouvelée, les a confronté toujours plus à leurs lacunes en terme de projet sociétal.

Les forces politiques qu'elles soient de droite, de gauche ou même écologiques sont restées dans une grande mesure enfermées dans une vision réductionniste et mécaniste. Cependant la crise actuelle remet en cause ces bases même de notre pensée. Einstein explique très bien cette problématique lorsqu'il souligne qu'on ne peut résoudre un problème à l'intérieur même du système de pensée qui l'a produit. 

La crise systémique sociétale que nous traversons est structurelle. Aucune des traditionnelles « recettes  politiques » que nous connaissons déjà (libéralisation des marchés, redistribution sociale, préservation marginale de la nature)  ne peuvent répondre à l'ampleur de la problématique. 

Nous avons besoin d'une nouvelle épistémologie politique, basée sur les recherches transdisciplinaires les plus avancées en philosophie, sciences économiques, sociales et technologiques, à partir de l'approche systémique, holistique et intégrale.

Nous pouvons imaginer un nouveau système économique, social et écologique qui articule le long moyen et court terme de manière vertueuse ; un espace cognitif où science, art et spiritualité aient leur place dans une véritable culture laïque et intégrale du développement humain. Tel est le projet d'une véritable politique de civilisation.


Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

Quelle politique pour une nouvelle civilisation ?
Comment peut s'organiser une gouvernance planétaire dans le nouveau paradigme ?
Comment créer une nouvelle civilisation au niveau planétaire ?
Quelles sont les conditions d'une démocratie intégrale ou comment aller plus loin dans la démocratie ?
Pourquoi développer un nouveau pacte civique ? 
Comment ouvrir un espace de dialogue entre les peuples et les civilisations ?


L'Université Intégrale, qui a pour vocation d'accompagner et de stimuler ces mutations, est heureuse de vous présenter ces initiatives et ces nouveaux acteurs qui élaborent la société et la politique de demain.
Pour répondre à ces questions, nous avons aurons la joie d'accueillir des personnalités exceptionnelles telles qu'Ervin Laszlo, président fondateur du Club de budapest, et Edgar Morin, Membre d'honneur du Club de Budapest.  


Cette journée a été conçue et réalisée par Carine Dartiguepeyrou, Michel Saloff Coste, Bénédicte Fumey et Caroline Guidetti du Club de Budapest France. 

Veuillez trouver ci-dessous :
-          le programme de la journée
-          la liste des intervenants
-          les modalités d'inscription

Programme 
8h30 : Accueil musical

9h00-9h15 : Introduction à la journée par Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

9h15-9h45 : Carine Dartiguepeyrou, Quelle politique pour une nouvelle civilisation ?

9h45-10h30 : Ervin Laszlo, Comment organiser une gouvernance planétaire dans le nouveau paradigme ?

10h30-10h45 : Pause

10h45-11h00 : Musique Karine Helbert, Cristal Baschet

11h00-11h30 : Michel Saloff Coste, Comment créer une nouvelle civilisation au niveau planétaire ?

11h30 – 11h40 : Alain Gauthier vers un leadership intégrale pour ouvrir « la voie »  

11h40-12h15 : Edgar Morin (sous réserve), « La voie ».

12h15-13h00 : Débat avec les intervenants du matin, le groupe de jeunes animé par Caroline Guidetti.

13h00-14h00 : Déjeuner bio et végétarien

14h00-16h00 : Table ronde Quelles sont les conditions d'une démocratie intégrale ou comment aller plus loin dans la démocratie ? : Marc Luyckx Ghisi, Alexandre Burnand, Francis Jutand, Jo Spiegel, Alain Dolium,  animé par Carine Dartiguepeyrou et Bénédicte Fumey.

16h00-16h15 Pause

16h15-16h30 Musique Karine Helbert, Cristal Baschet

16h30-17h00 : Table ronde Pourquoi développer un nouveau Pacte civique ? : Jean Claude Deveze, Jean Baptiste de Foucauld, animé par Carine Dartiguepeyrou et Bénédicte Fumey.

17h00-18h00 : Table ronde le regard des jeunes sur la journée et les pistes porteuses d'avenir évoquées au cours de la journée : Charlène le Nué, Thierry Legauffre, Koceïla Chougar, Nathan Pamart, Emma Bernard, Granger Alison, Flore Béduneau, animé par Bénédicte Fumey et Michel Saloff Coste.

17h50 : Conclusion et présentation de l'actualité du Club de Budapest et des prochaines universités intégrales avec l'ensemble du comité exécutif du Club de Budapest en France.

18h00 : Fin de la journée
 
Eric Grelet, dessinateur, croquera avec humour ses analyses et commentaires des différents interventions.
Sylvie Lefranc, masseuse sera présente tout au long de la journée pour notre bien-être. 
Et Karine Helbert pour les respirations musicales
 
Présentation des intervenants
Alexandre Burnand : co-fondateur et membre actif du nouveau parti politique et mouvement Politique Intégrale Suisse, basé sur la philosophie intégrale et le processus de changements profonds en cours allant de la conscience individuelle aux structures collectives. http://www.politique-integrale.ch/ Alexandre est politologue de formation, spécialisé dans les politiques publiques et l'action des collectivités locales en matière de développement durable, ainsi que dans la gouvernance participative et la promotion de la santé, domaines pour lesquels il a travaillé comme chef de projets au sein de l'ONG suisse Equiterre en partenariat avec les organes publics. Sa motivation est le développement d'une approche plus globale, qualitative et transdisciplinaire dans les secteurs public et privé, intégrant la perspective du bien-être humain et de l'émergence d'une nouvelle conscience planétaire.

Carine Dartiguepeyrou : présidente du Club de Budapest France, prospectiviste et consultante en stratégie. Elle est docteur en sciences politiques (Université de la Sorbonne), a obtenu son Master en économie politique internationale à la London School of Economics et un DEA à Sciences Po Paris. Elle a contribué à un certain nombre de livres dont récemment le collectif Prospective d'un monde en mutation  (L'harmattan Prospective, 2010) et Visions de femmes DRH sur un monde en pleine transformation (avec Edgard Added et Wilfrid Raffard, Pearson 2011). 

Jean-Claude Deveze : secrétaire générale de Démocratie&Spiritualité http://www.democratie-spiritualite.org/, coordinateur central du Pacte civique www.pacte-civique.org

Alain Dolium : président co-fondateur du « Do Thank » Echelle humaine incubateur à expérimentations, véritable fabrique  transpartisane de bonnes pratiques économiques et sociales. Lancé en décembre 2011 à l'Assemblée Nationale avec une classe créative de 60 personnes, Echelle Humaine présentera ses premières expérimentations en juin 2011. Formé à la Stratégie d'entreprise et aux Marchés Financiers Alain est diplômé de Sup De Co Amiens et du HEC Montréal.  Ex membre des comités de direction de DHL Express France et de CBS France. Actuel Président co-fondateur du groupe OBAD,  société de technologies mobiles en France et aux USA.

Jean-Baptiste de Foucauld : président de Démocratie&Spiritualité, initiateur du Pacte civique et fondateur de Solidarité Nationale contre le Chômage, membre d'honneur du Club de Budapest France, www. www.democratie-spiritualite.org 

Bénédicte Fumey : membre exécutif du Club de Budapest France, issue de formations en management et sciences-po Paris (MBA), elle a un parcours de cadre international en marketing et stratégie dans les TIC. Passionnée par le développement soutenable de la civilisation humaine, elle mène depuis plusieurs années des recherches concernant les mutations sociétales en cours, notamment en économie et en politique ;

Alain Gauthier : Diplômé d'H.E.C. et M.B.A. Stanford, il a servi depuis plus de 40 ans une grande variété d'organisations en Europe, aux Etats Unis, au Japon et en Afrique. Il a d'abord travaillé comme consultant senior chez McKinsey en Europe, puis comme associé d'une firme de conseil parisienne, puis comme professeur de politique générale à lEM Lyon. Il centre actuellement son activité d'auteur, de consultant, d'animateur,  d'éducateur et de coach sur le développement des leaders, des équipes dirigeantes et du leadership réparti comme préalable à une transformation de leur organisation et de la société.  Il est actuellement Executive Director de Core Leadership Development à Oakland, Californie, Directeur Associé de BEA Partners à Paris et Fondateur du Global Transforming Ensemble. Il a aussi adapté en français trois livres de Peter Senge La Cinquième Discipline, Le Guide de Terrain et  La Danse du Changement


Caroline Guidetti : co-fondatrice du Club de Budapest France, enseignante en développement durable et journaliste (émission Ressources sur la radio Ici et Maintenant). Caroline explore les liens entre le développement durable et le développement de la personne (sciences cognitives, thérapie, spiritualité), vers une « Evolution désirable ».

Eric Grelet : dessinateur. Eric est co-animateur de nos journées de l'Université intégrale.

Francis Jutand : directeur scientifique de l'Institut Télécom, membre créatif du Club de Budapest France.

Ervin Laszlo : président et fondateur du Club de Budapest International, initiateur de Worldshilft Alliance, www.clubofbudapest.org, www.wordshift2012.org. Il est l'auteur de nombreux livres dont récemment Worldshift 2012 et son autobiographie Simply Genius, and other tales about my life (2011). 

Sylvie Lefranc : masseuse ayurvédique, fondatrice de « Chandrakanti Tara-Massages ayurvédiques », ancienne Chargée de mission au ministère de l'Ecologie. Elle sera présente et disponible tout au long de la journée pour ceux qui souhaitent être massés.

Marc Luyckx Ghisi : a étudié les mathématiques, la philosophie et la théologie. Après un parcours qui l'a conduit en Italie, au Brésil et aux E.U., il a été pendant près de dix ans, conseiller des Présidents Delors et Santer à la « Cellule de Prospective » de la Commission Européenne à Bruxelles. Il s'y est occupé du sens de la construction européenne, et de ses dimensions éthiques, culturelles, religieuses et politiques, dans le contexte du changement de société. Il est maintenant Doyen de la Cotrugli Business Academy à Zagreb Croatie ; il est aussi Membre du Conseil International d'Auroville en Inde du Sud. Après la publication d'un premier livre en 2001 « Au-delà de la modernité du patriarcat et du capitalisme, la société réenchantée », Il est également auteur d'un dernier ouvrage avec François Lemarchand «Surgissement d'un nouveau monde - Valeurs, vision, économie, politique... tout change  

Edgar Morin (sous réserve) : sociologue de renommée internationale, chercheur et auteur de nombreux ouvrages dont le plus récent La voie (Fayard, 2011). Il est membre d'Honneur du Club de Budapest International et a contribué en 2010 à l'ouvrage collectif Prospective d'un monde en mutation (L'harmattan Prospective 2010).

Michel Saloff-Coste : co-fondateur du Club de Budapest France et initiateur des journées de l'Université intégrale, chercheur, peintre, consultant. Auteur de nombreux livres dont « Le management du 3ème millénaire » (2008 pour la dernière édition), « Trouver son génie » (2005) et « Le dirigeant du 3ème millénaire » (2006), http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Saloff-Coste.

Jo Spiegel : Maire de Kingersheim depuis 1989 et Conseiller général du Haut-Rhin depuis 1988. Il est également Président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération depuis 2010 ou il est en charge de l'animation du Projet, du développement durable et du Plan Climat. Il fut également Conseiller régional d'Alsace de 1986 à 1998.
Il est par ailleurs Secrétaire national de l'Assemblée des Communautés de France et Président du Réseau métropolitain Rhin-Rhône. Par ailleurs il a rejoint l'association Démocratie et Spiritualité en 1997 et intervient à de nombreuses conférences sur les thèmes en lien avec la démocratie d'élaboration et le développement durable


Table ronde « vision des jeunes concernant l'avènement une société intégrale »

Thierry Legauffre : Président-fondateur de l'Arcadie de Paris, membre de "la Nouvelle Arcadie" (la fédération des cafés citoyens) dont l'objectif est le développement d'espaces de débat non-partisans permettant à tous les citoyens de se réapproprier la chose publique pour construire ensemble la société de demain.  Diplômé en sciences politiques et management de l'innovation, il travaille actuellement sur le développement d'un nouveau type d'espace de débat à même de rassembler une masse critique suffisante pour transformer la société, et sur l'élaboration d'un projet politique de transition devant permettre le passage du système actuel à un monde dont le but et la devise seraient, selon Henri Laborit,  « connaissance, conscience, imagination ».
Objet d'intervention : 
Quel(s) levier(s) politiques, économiques, juridiques, éducatifs, monétaires ou autres sont/pourraient être à notre disposition pour permettre une transition du système actuel à un monde plus conforme aux aspirations du pacte civique ou à la vision qui sera exposée le 24 mai ?


Charlène Le nué : Présidente de l'Arcadie de Gournay sur Marne, rattachée à la fédération de cafés citoyens, La Nouvelle Arcadie, dont l'objectif est de développer des espaces de débat non partisans à destination des citoyens, elle gère un café citoyen et un « goûter citoyen » : espace de débat à destination des enfants afin que ceux-ci développent leur esprit critique et soient acteurs de la société de demain. Titulaire d'un master en gestion de l'information, elle travaille actuellement sur les problématiques de Knowledge Management (capitalisation et diffusion de l'information, transmission de savoir, gestion de l'expertise, collaboration) dans un grand groupe français. 
Objet d'intervention : 
repenser le travail en faisant le lien avec le concept sous-jacent présent dans toute l'œuvre d'Edgar Morin : « la poésie de la vie ».

Koceïla Chougar : 25 ans, entrepreneur et consultant en intelligence collaborative. Il a commencé par étudier les mathématiques, la biologie et les neurosciences. Son parcours l'a conduit aux techniques du développement personnel, social et professionnel. Attaché aux sujets du partage de la valeur, du sens et de l'éthique, il s'est dirigé vers une école de commerce pouvant lui offrir la possibilité de concrétiser ses projets.
Objet d'intervention : 
Quels intérêts notre société aurait-elle à se nourrir de l'augmentation de l'optimisme, de la Connaissance et de la responsabilité personnelle ?

Emma Bernard. 21 ans. Comédienne, metteur en scène et étudiante en études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle.
Objet de l'intervention : 
Comment créer la dynamique populaire nécessaire à l'épanouissement d'un mouvement révolutionnaire ? La question de la fédération. Les arts comme moyens actifs. Quelle(s) révolution(s) pour quelle finalité ?

Nathan Pamart : 21 ans. Il a créé avec des amis le Social Workshop, un stimulateur de projets d'entrepreneuriat social. Ils organisent des concours de créativité dans lesquels se rencontrent des étudiants, des acteurs de terrain et des chercheurs en sciences sociales, pour apporter des innovations sociales.
Objet d'intervention :
Spontané : exprimer mon point de vue sur ce qui aura été exprimé...!

Granger Alison : 21 ans, étudiante en Troisième année de Journalisme à l'Institut International de Paris. Photographe. Expérience de 7 mois en Amérique Latine. 
Objet d'intervention : 
Mettre en lumière "mon rôle" dans cette grande transition. Celle d'interroger la conscience collective pour un nouveau regard sur le monde grâce à nos échanges, nos arts, nos créations communes. Retrouver l'unité de l'humanité en développant la fraternité entre les hommes par le partage et la coopération. 

Flore Béduneau : jeune diplômée d'école de commerce. Après une expérience professionnelle dans une grande entreprise d'aéronautique puis dans une start-up en innovation industrielle (véhicules électriques), elle s'est réorientée dans la transition vers un nouveau système éducatif. Actuellement, elle est investie dans des projets associatifs liés au renouveau de l'éducation (bénévole association Starting-Block, membre du comité d'organisation d'EmAne international) mais aussi dans des projets plus globaux de création d'un microcosme d'une société fondée sur la coopération et la solidarité plutôt que la concurrence et la compétition.
Objet d'intervention:
Une autre éducation est possible, où les enfants s'épanouissent. Des alternatives à l'école traditionnelle existent déjà en France et ailleurs dans le monde. Comment faire émerger cette prise de conscience afin que ces écoles alternatives ne soient plus des établissements privés et marginalisés mais au contraire des établissements publics et ouvert à tous ?

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Modalités d'inscription
Tarifs :
Particuliers : 150 € (100 € pour une inscription avant le 1 mai 2011) 
Entreprises : 300€ (200€ pour une inscription avant le 1 mai 2011) 
Ce budget intègre le repas bio végétarien. Des bourses et des prix préférentiels sont envisageables (étudiants, personnes en difficulté financière). Nous vous invitons à nous écrire pour que nous étudiions cela ensemble.
Les recettes des journées servent à couvrir les frais (réservations de salle, nourriture, coûts d'organisation)
 
Pour vous inscrire :
Envoyez votre règlement par chèque, à l'ordre du "Club de Budapest",  accompagné de vos noms, adresse mail et coordonnées postales à l'adresse suivante :
André COPIN, 51 bis Avenue des Boulards 45500 GIEN
En parallèle, il est nécessaire d'envoyer un mail de confirmation d'inscription à : universite.integrale@gmail.com 
Si vous souhaitez être référencé(e) sur le blog  de l'Université Intégrale : http://www.universite-integrale.org, nous vous invitons à joindre à votre mail de confirmation votre courte biographie (15 lignes max), avec une photo.
 
Bien cordialement,
Le Club de Budapest France                           
 
Si vous ne souhaitez plus recevoir nos actualités, merci de nous envoyer un mail avec la mention "désinscription".


jeudi 2 juin 2011

Fwd: MOURIR DE RADIATION OU DE CHALEUR- Infos - GNY / lexpressiondz.com - SFEN VdL


MOURIR DE RADIATION OU DE CHALEUR
Faire le choix de la sobriété énergétique
L'EXPRESSION DZ.com (http://www.lexpressiondz.com/article/8/2011-06-02/90007.html) - 2 Juin 2011

«Le monde change, rester coincé dans des certitudes nucléaires, c'est prendre le risque d'être de plus en plus en décalage avec l'évolution du monde.» Nicolas Hulot

Deux informations, en apparence contradictoires, sont venues nous rappeler la centralité du problème de l'énergie. D'abord, l'AIE qui nous apprend, lundi 30 mai, que nous sommes en faute et que le seuil d'augmentation des 2°C ne sera pas tenu! La deuxième information est que le leader européen, l'Allemagne, a décidé de sortir du nucléaire d'ici 2022.

Le réchauffement est inéluctable

Les émissions de CO2 ont atteint leur plus haut niveau en 2010. Après une réduction en 2009, en raison de la crise financière mondiale, les émissions de CO2 ont de nouveau grimpé à 30,6 Gigatonnes (Gt), soit 5% de plus par rapport au précédent record de 29,3 Gt, en 2008. «De surcroit, 80% des émissions du secteur de l'énergie prévues pour 2020 sont d'ores et déjà programmées puisqu'elles sont censées provenir d'usines en activité ou en construction», indique l'AIE. Selon le chef économiste de l'Agence Fatih Birol, ces données constituent un «sérieux revers», dans l'espoir de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère préindustrielle. L'agence estime à 44% les émissions provenant du charbon, 36% pour le pétrole et 20% pour le gaz naturel.(1)
Alors qu'une partie du globe, de la France à la Chine, subit un exceptionnel épisode de sécheresse, un phénomène qui pourrait devenir de plus en plus fréquent selon les experts, le climat semble n'avoir jamais été aussi absent des préoccupations du G8. Tout plaide, pourtant, pour que le climat reste au centre des priorités de la communauté internationale. Pour commencer, la multiplication des événements météorologiques extrêmes. Les dérèglements annoncés par les climatologues se vérifient chaque jour un peu plus, infligeant à l'économie mondiale des pertes considérables.(2)
Pour Fatih Birol, économiste en chef à l'AIE, interrogé par le quotidien, il s'agit de «la pire nouvelle en ce qui concerne l'émission» de CO2. «Ça devient un défi extrêmement difficile à tenir de rester sous les deux degrés (...) Les perspectives sont lugubres. C'est ce que disent les chiffres», ajoute-t-il morose. Pour Nicholas Stern, de la London School of Economics, auteur d'un rapport sur le réchauffement climatique, interrogé également par The Guardian, «les projections supposent qu'il y a 50% de possibilité que l'augmentation de la température dépasse 4°C vers 2100. Une telle chaleur perturberait les vies et les moyens d'existence de centaines de millions de personnes à travers la planète, menant à un large mouvement de migration et au conflit».(3)

Le choix responsable de l'Allemagne: sortir du nucléaire

On peut penser que la solution serait de réduire les énergies fossiles, en se reportant sur les énergies renouvelables et l'inévitable nucléaire. Les interrogations sur le nucléaire après la catastrophe de Fukushima obligent, ensuite, à repenser l'avenir énergétique. Le remplacement du nucléaire, faible émetteur de CO2, se fera-t-il par des énergies renouvelables ou bien du gaz et du charbon, au risque, dans cette dernière hypothèse, de troquer le risque nucléaire par le péril climatique? Enfin, la flambée du cours du pétrole, qui rend un peu plus compétitives les énergies renouvelables, devrait inciter les Etats à subventionner davantage les technologies «vertes», et non les énergies fossiles. Pour avoir une chance de maintenir le réchauffement sous la limite de 2oC d'ici à la fin du siècle, les émissions de CO2 doivent non seulement cesser d'augmenter, mais commencer à baisser dès 2015.
Norbert Röttgen (CDU), le ministre allemand de l'Environnement le confirme: le dernier réacteur allemand sera débranché au plus tard fin 2022. Exit le prolongement jusqu'en 2036. (...) Ce revirement dans la politique énergétique devrait être lourd de conséquences. Même si le solaire dépasse déjà les 1% de l'électricité produite en Allemagne et atteint ainsi un record mondial, si les éoliennes égayent massivement les paysages de la République et que la biomasse est une source déjà importante d'énergie, le virage énergétique risque malgré tout de se faire au forceps. Le gaz étant généralement décrit par les experts allemands comme l'énergie de transition à même de réussir le «pont» vers le 100% renouvelable. Dès lors, il sera difficile de faire des progrès sur les émissions de CO2, déjà plombées par le charbon.(4)
Le miracle allemand est que l'industrie du renouvelable s'est considérablement développée. Pour Rue 89, les énergies renouvelables se sont considérablement développées au court des quinze dernières années grâce à un soutien volontariste de l'Etat. Fortement pourvoyeur d'emplois, on estime à 330.000 le nombre de personnes qui travaillent dans ce seul secteur. Au point qu'il est devenu une véritable fierté nationale...et une véritable force de frappe industrielle, notamment à l'exportation. Par comparaison, 150.000 personnes environ travaillent pour EDF. Les renouvelables produisent aujourd'hui 16% de l'électricité allemande. Trois fois plus qu'en 1997. Les éoliennes, chauffe-eau solaires ou autres panneaux photovoltaïques font partie du paysage. En Allemagne, la transition vers un modèle énergétique écologiquement responsable n'est pas un fantasme futuriste ou une promesse fumeuse à la Grenelle. Il s'agit d'une réalité quotidienne, visible et tangible - notamment en espèces sonnantes et trébuchantes. La loi allemande permet en effet à de nombreux petits épargnants d'investir leurs économies dans des projets éoliens par exemple. Très récemment, l'Agence fédérale pour l'environnement a affirmé qu'il était possible et réaliste qu'à technologie équivalente, le pays soit approvisionné à 100% en renouvelable d'ici 2050. Même si ce chiffre a été discuté, il participe d'une petite musique quotidienne qu'entendent beaucoup d'Allemands: un autre concept d'approvisionnement énergétique, celui-ci durable, est possible.(5)
La fermeture des 17 réacteurs allemands va se faire de manière progressive, déclare au Monde, le physicien Bernard Laponche. D'ici 2022, l'Allemagne va devoir remplacer une énergie d'où provient 22% de son électricité et dès aujourd'hui, il lui faut compenser les 6,8% correspondant aux huit réacteurs déjà arrêtés. «Dans l'immédiat, les Allemands vont peut-être utiliser un peu plus de charbon [43% de l'électricité allemande] et importer un peu plus d'électricité», estime Bernard Laponche, «mais de façon transitoire».
L'Allemagne, va «réduire la consommation d'électricité et parallèlement, augmenter la part des énergies renouvelables», explique le physicien. De fait, un document rédigé par le gouvernement et que Reuters a pu se procurer lundi 30 mai, indique que l'Allemagne prévoit de réduire sa consommation d'électricité de 10% à l'horizon 2020. Concrètement, «il y a toute une batterie de mesures déjà prévues par le plan d'efficacité énergétique et qu'ils vont probablement accélérer». «Il peut y avoir une augmentation, du prix de l'électricité mais pas dans des proportions extravagantes», prédit Bernard Laponche. «Pour le moment, la France importe plus d'électricité d'Allemagne que l'inverse», tempère Bernard Laponche. De fait, en 2010, d'après les chiffres de Réseau de transport d'électricité (RTE), le gestionnaire du réseau électrique français, la France exporte 9,4 térawattheures (TWh) en Allemagne, tandis que l'Allemagne en exporte 16,1 vers la France.(6)
Aux coûts de démantèlement qui ont été provisionnés par les exploitants (12,2 milliards d'euros pour E.ON, 9,5 milliards d'euros pour RWE et 4,7 milliards d'euros pour EnBW), s'ajoutent les investissements nécessaires pour construire de nouvelles capacités. Dans un rapport présenté il y a quelques semaines, le cabinet IHS Cera a évalué à 39 milliards d'euros d'ici à 2025. En Allemagne, le nucléaire: les 17 réacteurs théoriquement encore en activité en Allemagne représentent 22% de la production d'électricité brute, qui est d'environ 620 terrawatt-heures (TWh), soit 6,8% du total. À eux seuls, les États-Unis, la France, le Japon et la Russie disposent de 248 réacteurs, soit 56% du total. 64 réacteurs sont actuellement en construction, dont 27 en Chine, 10 en Russie, 6 en Inde et 5 en Corée du Sud.

Où en sommes-nous maintenant?

La boulimie énergétique de la Chine est connue. Elle est due au retard accumulé. La consommation est de 1, 5 tep/hab/an contre 4 pour l'Européen et 8 tep/hab pour l'Américain. La Chine a lancé un audit de sûreté de ses installations nucléaires. La Chine concentre la grande majorité des projets de centrales nucléaires dans le monde. Elle entend ainsi résoudre une partie de ses problèmes de capacité énergétique et de pollution. Avant la catastrophe japonaise, la Chine avait planifié une puissance de 90 gigawatts (GW) en 2020 (90 réacteurs de 1000 mégawatts), 200 GW en 2030, 400 GW en 2040. Dans un rapport présenté il y a quelques semaines, le cabinet IHS Cera a évalué à 39 milliards d'euros d'ici à 2025 le montant des investissements nécessaires,
On sait que l'empreinte écologique de l'homme a dépassé les limites permises par la Terre. Nous avons consommé en 2010, en moins de 8 mois ce que la Nature nous a prodigué pour l'année. Les Amériains font comme s'ils avaient 4 planètes à leur disposition. L'Homme est un prédateur qui ne connaît pas les limites. Le prix Nobel de chimie Paul Crutzen, en 2000 avait forgé un terme: Anthropocène. «Cette ère géologique ouverte, écrit Hervé Kempf voici deux cents ans et durant laquelle l'homme - anthropos - est devenu une force géologique. (...) Pourquoi ce concept est-il important? Parce qu'il clôt la période philosophique ouverte par le cartésianisme, et qui a inspiré la grande aventure occidentale de la révolution industrielle: voilà que l'homme s'est fondu dans la nature au point d'en être devenu l'une des forces les plus puissantes. (...) le destin de la biosphère ne peut plus être dissocié de celui de l'Homo sapiens. Cela peut conduire à plusieurs conclusions. L'une est de reconnaître que cette puissance nouvelle de l'action humaine a conduit à une dégradation telle de son terrain d'application qu'elle menace sinon son existence, du moins la possibilité de sa poursuite dans des conditions pacifiques et prospères. Une autre, à l'inverse, serait qu'il faut poursuivre et élargir la logique de domination, par exemple en comptant sur la géo-ingénierie pour répondre au changement climatique. Il est, cependant, poursuit Hervé Kempf une manière moins convenue de réfléchir à ce que signifie l'entrée dans l'ère de l'anthropocène: c'est d'interroger le sens de l'aventure humaine. D'analyser non seulement le système qui a accompagné cette expansion de la puissance d'Homo sapiens, le capitalisme, mais aussi l'attitude philosophique qui l'a inspiré, le matérialisme. Et donc, de rechercher dans la métaphysique une réponse aux questions de l'époque.»(7)

Conclusion

On peut se demander si les pays occidentaux et même la Chine et l'Inde sont conscients de ce qui nous attend. Pour Henry Moreigne l'insouciance est plus forte que la conscience. Enfermée dans une course folle au profit, l'humanité se prépare un destin à court terme des plus agités. Il est désormais quasiment acquis que le réchauffement climatique dépassera les +2°C, ouvrant ainsi la porte à des «perspectives lugubres» selon les propres mots de l'AIE. De la même façon que pour le nucléaire, le diktat des bénéfices et du confort présent l'emporte largement sur la sagesse. Le jour où la prise de conscience s'effectuera, il sera trop tard pour revenir en arrière. (... Pourtant, les signaux d'alarme se multiplient. En 2008 et 2010, le département de la Défense américain publiait deux rapports (Joint operating environment) aux conclusions identiques. Une crise énergétique est imminente, faute d'extractions pétrolières suffisantes pour faire face à la demande mondiale. De façon très pragmatique, les auteurs voient dans cette situation un risque majeur d'embrasement de la planète. Les analystes considèrent les conséquence du réchauffement climatique comme la première menace pour la sécurité des Etats-Unis, loin devant le risque terroriste.(8)
Peut-on ou doit-on choisir entre la peste du nucléaire et le choléra des énergies fossiles? Il est curieux de remarquer que le communiqué de l'AIE a été retardé pour ne pas troubler la quiétude des grands de ce monde à Deauville où ce problème des changements climatiques a été superbement ignoré. Quelle est la solution quand, d'un façon hypocrite, ont dit que l'Ocde ne consomme que 11 tonnes par habitant alors que la Chine en est à 5, 5 tonnes, il y a double mensonge, d'une part on oublie que ceux à qui il est demandé de faire un effort représentent 80% de la consommation regroupés autour de 10 pays (sur les 32 que compte l'Ocde) commencer par les Etats-Unis, à 20 tonnes de CO2 et toute l'Europe qui en est justement à 12 tonnes de CO2. Les 20 autres pays comptent à peine pour 20% des 12,5 milliards de tonnes de CO2 émises par l'Ocde. Où est la solution? Si on sait que le nucléaire fait peur qu'avec les énergies fossiles le règne de l'anthropocène a fait que les changements climatiques sont de plus en plus récurrents. La solution est avant toute une chose, une sobriété énergétique et le recours massif aux énergies renouvelables avec un mix qui favorisera de plus en plus ces énergies en sachant bien qu'une étude récente» le Résumé pour décideurs du giec affirme qu'en 2050, il n y a pas d'obstacle technique pour passer à 80% de renouvelables dans le mix énergétique mondial à horizon 2050, et que cela coûtera moins d'1% du PIB mondial pour peu qu'il y ait une volonté politique(9)
C'est cette même volonté politique qui manque à la directrice d'Areva qui ne veut pas croire que l'Allemagne a décidé de tourner le dos au nucléaire.

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