mardi 26 avril 2011

POUR UNE VISION INTEGRALE DU FACE A FACE ACTUEL SUR LE NUCLEAIRE CIVILE : Le monde - "Les leçons de Tchernobyl n'ont pas été tirées " VERSUS Valeursactuelles.com - "l'Europe est le continent de la peur"



Les leçons de Tchernobyl n'ont pas été tirées

LEMONDE| 25.04.11 | 13h50  •  Mis à jour le 26.04.11 | 09h32

 

En 1986, le 26 avril, le quatrième réacteur de la centrale nucléaire de Tchernobyl explosait. Pour la communauté scientifique, aucun doute ne subsiste quant au lien entre cette catastrophe nucléaire et l'inversion des courbes de croissance dans les régions directement concernées par l'exposition à la radioactivité. En particulier en Biélorussie, où l'on assiste à une "hécatombe" démographique avec un taux de croissance de - 5,9 %.

Alors que la natalité est en chute libre, les données sur la mortalité atteignent des valeurs inquiétantes, essentiellement en raison de pathologies cardiovasculaires et de cancers dont le nombre croît chaque année. La baisse de la natalité est, elle, liée à des troubles du fonctionnement des systèmes reproductifs - féminin et masculin - et à des pathologies lourdes affectant le développement embryonnaire et foetal. Tchernobyl a aggravé l'état de santé de personnes au métabolisme perturbé et au génome fragilisé parce que contaminées pendant vingt-cinq ans par des radionucléides, en particulier du Cs-137.

Les gouvernements de l'ex-URSS puis de la Biélorussie, de l'Ukraine et de la Russie, se sont montrés incapables de gérer les problèmes posés par l'accident de Tchernobyl. L'une des causes majeures de l'échec réside dans l'absence d'informations objectives concernant l'impact des agents radioactifs sur la santé humaine. La censure de l'information s'explique en grande partie par la collusion entre le lobby nucléaire et le régime autocratique de la Biélorussie.

A l'heure où la centrale de Fukushima continue de déverser - et pour un certain temps encore - des radionucléides dans la biosphère, rappelant la contamination causée par l'explosion de la centrale de Tchernobyl vingt-cinq ans auparavant, la mise en oeuvre de mesures de radioprotection dans ces zones s'impose de toute urgence. Pendant des années, l'aide européenne était exclusivement orientée sur la sécurisation du site de Tchernobyl et de son sarcophage. Le 19 avril, la Commission européenne a d'ailleurs promis 110 millions d'euros supplémentaires. Il est néanmoins essentiel de consacrer une partie des financements à des projets sanitaires.

Il va sans dire qu'aucun système de radioprotection n'est efficace en termes de prévention des maladies invalidantes et mortelles sans actions politiques concrètes ni diffusion correcte de l'information.

Ce point est crucial. Même si le nombre "d'anomalies" entourant la catastrophe de Tchernobyl n'a rien à voir avec la situation rencontrée dans les pays démocratiques, l'accès à une information impartiale ne va pas de soi.

Nous l'avons constaté une fois de plus au moment de l'accident de Fukushima. Or, dans le cas d'accidents nucléaires, ce principe est littéralement vital !

Les alternatives existent

On mesure dès lors toute l'importance du Centre d'analyse et de coordination "Ecologie et santé" de Kiev. Parmi ses fonctions, l'évaluation objective de la situation dans les territoires contaminés et la mise en place de dispositifs de protection pour les populations et les secouristes en cas d'accidents nucléaires. Egalement, la création d'un centre de réadaptation pour les personnes affectées par l'accident de Tchernobyl, dont les centaines de milliers de "liquidateurs" qui se sont sacrifiés pour épargner à l'Europe une contamination encore plus étendue. Cette institution dispose désormais d'une expertise et de connaissances inédites dans la prévention et la réadaptation des personnes souffrant de maladies radio-induites.

Un projet pilote d'autant plus précieux qu'il peut servir pour d'autres régions contaminées et, au pire, dans d'autres cas d'accidents nucléaires mais également être dupliqué dans la région de Fukushima. La technologie nucléaire et les conséquences de la radioactivité constituent une menace réelle pour l'homme.

Si l'on arrête de se voiler la face, on comprend vite combien la course à l'armement nucléaire et le développement du nucléaire civil sont insensés. Même si les frontières françaises semblent avoir des vertus magiques leur permettant d'arrêter le nuage radioactif de Tchernobyl ou, dans un tout autre registre, les trains de réfugiés nord-africains en provenance d'Italie, de plus en plus de citoyens sont conscients des risques liés à cette technologie.

Aux séquences tragiques des accidents de Tchernobyl et de Fukushima s'ajoutent tous ceux qualifiés de "mineurs" mais également les questions non résolues des déchets radioactifs et du démantèlement des centrales. Outre le fait que cette technologie d'arrière-garde continue de ponctionner les fonds publics de manière vertigineuse, les conséquences sur l'homme de l'exposition directe et indirecte sont telles qu'elles nous obligent à envisager sérieusement la sortie progressive du nucléaire.

Une sortie qui n'est plus simplement "un rêve d'illuminés" mais une option politique crédible pour certains gouvernements dont l'Allemagne qui, rappelons-le, figurent en tête des économies mondiales, loin devant la France...

Les alternatives au nucléaire existent, comme l'ont démontré depuis longtemps les organisations environnementales, mais aussi de nombreux chercheurs et ingénieurs de renom, à l'instar des instigateurs du scénario négaWatt. Alors que nous disposons des technologies nous permettant de sortir du nucléaire tout en respectant nos engagements climatiques d'ici à 2050, certains Etats s'obstinent à entretenir le mythe de sa renaissance.

Le futur énergétique de l'Europe et la réduction des gaz à effet de serre dépendront des investissements que nous ferons dans les dix ans à venir. A nous de savoir si, dans ce rapport de force entre les promoteurs du nucléaire et ceux des énergies renouvelables, nous préférons nous tourner vers cette "bonne vieille" technologie nucléaire ou au contraire vers des technologies qui nous permettront de construire un futur durable et responsable.


Yuri Bandajevsky est professeur d'anatomo-pathologie ; recteur de l'université de médecine de Gomel (Biélorussie).

Michèle Rivasi est députée européenne ; fondatrice de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendante sur la radioactivité) créée au lendemain de la catastrophe de Tchernobyl.

Daniel Cohn-Bendit est président du groupe des Verts au Parlement européen.

 

Yuri Bandajevsky, Michèle Rivasi et Daniel Cohn-Bendit Article paru dans l'édition du 26.04.11
 
 


 

Claude Allègre : "l'Europe est le continent de la peur"

Dans son dernier ouvrage, Faut-il avoir peur du nucléaire ?, Claude Allègre revient sur l'accident de Fukushima. Il dénonce les amalgames faits par les médias, l'indécence des écologistes et le manque de compassion pour les Japonais. Il ne faut pas, selon lui, craindre le nucléaire, il faut juste bien le contrôler.

L'accident de Fukushima s'est produit il y a tout juste un mois. Pensez-vous que les Japonais ont réagi comme il le fallait ? La société Tepco, le groupe privé qui gère la centrale, a cherché par tous les moyens à sauver sa centrale. Au tout début de l'incident, elle a refusé de refroidir les réacteurs avec de l'eau de mer… Si elle avait pris cette décision, la réaction nucléaire aurait été stoppée net mais les réacteurs auraient été ensuite inutilisables. Des considérations financières étaient en jeu : Tepco voulait surtout éviter de perdre de l'argent.

Quant au gouvernement japonais, il ne s'est pas occupé immédiatement des problèmes auxquels la centrale nucléaire était confrontée : il a en effet porté toute son attention sur les désastres consécutifs au tremblement de terre et au tsunami. Quand le gouvernement a commencé à s'intéresser à la centrale, la situation s'était déjà dégradée. C'est ce qui explique une partie des problèmes qu'il rencontre aujourd'hui pour colmater les fuites.

Pensez-vous que le nucléaire sera remis en question à l'échelle mondiale ? Rendons aux événements leur juste valeur. Les deux événements majeurs qui se sont produits au Japon sont le tremblement de terre et le tsunami, et rien d'autre ! À Fukushima, il y a eu certes un accident mais il n'y a pas eu de catastrophe nucléaire. On dénombrera sans doute plus de 30 000 morts au Japon, mais il n'y aura vraisemblablement aucune victime du nucléaire.

Comment jugez-vous l'emballement médiatique ? Dans l'esprit du grand public, il y a eu un amalgame fait entre Fukushima et Hiroshima, entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire ; une centrale peut certes exploser comme le ferait une Cocotte-Minute, mais sûrement pas se transformer en bombe atomique. La teneur en matériau fissile, uranium 235, n'est en effet pas la même dans un réacteur et dans une bombe atomique.

Les écologistes sont en grande partie responsables de cette assimilation, comme d'ailleurs les médias qui ont mélangé tremblement de terre, tsunami et nucléaire. Je trouve cette attitude d'une grande indécence.

Il fallait au contraire montrer de la compassion pour les Japonais et faire preuve de solidarité en leur apportant immédiatement de l'aide ; c'était le plus important. Au lieu de cela, tous ont fait preuve d'un grand manque de rigueur.

Comment cela ? Encore une fois, les amalgames qui ont été faits par Nicolas Hulot et ses amis sont absolument scandaleux. Au Japon, le problème n'est pas venu du tremblement de terre – la centrale a d'ailleurs bien résisté, et c'est l'élément positif– mais du tsunami. Prenez l'agitation actuelle autour de la centrale de Fessenheim, dans le Haut- Rhin : les deux situations n'ont rien à voir, il n'y aura pas de tsunami en Alsace ! De manière plus globale, ce qui s'est déroulé au Japon ne pourra pas se passer en France, où il n'y aura ni séisme de magnitude 9, ni tsunami. Je vois surtout que les écologistes veulent sortir du nucléaire comme ils veulent qu'on se débarrasse des OGM. Ils détruisent les ambitions européennes.

Les centrales françaises sont-elles dangereuses ? Avec une centrale nucléaire, il y a toujours des risques mais pas de menace. Lors des accidents, des incidents et des pannes, ces risques ont toujours été parfaitement maîtrisés. C'est inhérent à toute construction industrielle. En tenant compte d'Hiroshima, de Nagasaki et de Tchernobyl, le nucléaire a jusqu'à présent tué infiniment moins de monde que le charbon, l'avion ou les accidents de la route : chaque année, on dénombre dans le monde 300 000 morts, dont 4 000 rien qu'en France. Est-ce que l'on interdit la voiture pour autant ?

Une solution serait de consulter les Français par référendum…Vous n'allez quand même pas demander l'avis de la population française sur un sujet aussi pointu que le nucléaire ! La démocratie est une bonne chose quand la consultation porte sur un thème dont tout le monde comprend les tenants et les aboutissants. Va-t-on demander aux Français s'ils pensent que le théorème de Pythagore est exact ou non ? Il ne faut pas faire de référendum pour décider d'une réalité scientifique.

Le plus grand risque n'est-il pas finalement l'ignorance ? Non, le plus grand danger c'est la peur, et elle nous empêche d'aller de l'avant. L'Europe est le continent de la peur et celle-ci pourrait bien nous faire revenir en arrière, au temps des cavernes. Les conséquences sont déjà là… Pourquoi la reprise économique se fait-elle un peu partout dans le monde et pas en Europe, où on ne se soucie que d'une chose : que le ciel ne nous tombe pas sur la tête ? À ce train-là, la France ne restera pas longtemps la cinquième puissance économique mondiale… Et je redoute que nous passions très rapidement de la cinquième à la dixième place…

Que se passerait-il si le gouvernement décidait finalement de sortir du nucléaire ? Avoir des centrales nous permet de disposer d'une électricité 40 % moins chère qu'ailleurs et de limiter notre facture pétrolière. Décider de sortir du nucléaire plongerait immédiatement les deux tiers de la France dans le noir ! Il n'y aurait plus d'électricité. Remplacer le nucléaire par une énergie renouvelable supposerait l'installation de 100 000 éoliennes en France, ou l'équivalent en surface de deux départements couverts de panneaux solaires. C'est sans compter sur les jours où il n'y a ni vent ni soleil !

Comment expliquez-vous alors que les Allemands veuillent sortir du nucléaire ? Je n'explique pas cette absurdité ; c'est une bêtise ; c'est de la politique politicienne. Le chancelier Schröder le regrettait. Résultat de leur intransigeance sur le nucléaire, les Allemands polluent l'Europe car ils exploitent du charbon à grande échelle et leur charbon, la lignite, est un des plus sales d'Europe.

On entend davantage les écologistes sur le nucléaire que sur l'utilisation de la lignite… J'affirme que les écologistes sont vendus, il faut bien comprendre cela. Pourquoi croyezvous qu'il y a un lobby pour l'éolien ? Tout simplement parce que les sociétés qui exploitent les éoliennes financent les mouvements écologistes ! Les écologistes sont des gens d'extrême gauche ; ce sont les mêmes gauchistes qu'en Mai 68. Ils se sont reconvertis dans l'écologie mais ils n'ont pas changé leurs idéaux fondamentaux : ce sont des opposants aux sociétés dans lesquelles nous vivons.

Le débat actuel porte sur l'interdiction ou non d'exploiter le gaz de schiste… L'interdire serait incompréhensible car on se priverait d'importantes ressources énergétiques. Je serais plutôt partisan d'une réglementation comme l'ont fait les Américains, qui viennent de voter une loi de protection de l'environnement.

Les principaux opposants au gaz de schiste rappellent qu'au début des accidents se sont produits aux États-Unis, mais ils étaient le fait de petites sociétés qui n'offraient pas toutes les garanties de sécurité. Les mêmes dénoncent également une consommation excessive d'eau. Il y a enfin des problèmes liés à l'utilisation de produits chimiques : il faut donc faire attention aux rejets d'eaux. Il faudrait également changer le code Napoléon, dont dépend le droit minier. Prévoir que le propriétaire du sol et les collectivités territoriales soient bénéficiaires si on trouve quelque chose dans leur sous-sol. Cela changerait leur perception : aujourd'hui, ils n'ont aucun intérêt à promouvoir cette ressource énergétique.

Propos recueillis par Frédéric Paya.

Faut-il avoir peur du nucléaire ? de Claude Allègre, avec Dominique de Montvalon, Plon, 168 pages, 9,90 €.


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samedi 23 avril 2011

Le Journal Intégral: Ken Wilber et la Politique Intégrale


http://journal-integral.blogspot.com/2011/04/ken-wilber-et-la-politique-integrale.html


Ken Wilber et la Politique Intégrale



Parmi les nombreux évènements qui auront lieu en ce Printemps du Nouveau Monde (voir les deux billets précédents), un des plus emblématiques est la création officielle à Berne, en Suisse, le Samedi 7 Mai, du premier parti intégral : « Politique Intégrale Suisse ».

A cette occasion, Ken Wilber s'est entretenu avec Kilian Raetzo au sujet de la nouvelle culture politique inspirée par l'approche intégrale et sur le rôle d'un parti dédié à celle-ci. Après une rapide introduction qui permet de contextualiser les propos de Wilber, nous proposons la lecture de cet entretien où ce dernier aborde de nombreux sujets comme la révolution intégrale à venir, les rapports entrespiritualité et religion ainsi que le rôle d'un parti politique comme vecteur de l'évolution culturelle.
Un processus historique

La fin du moyen âge vit l'avènement de la Renaissance, puis celui des Lumières, qui ont promu la raison, le progrès et l'individu comme valeurs centrales d'une société fondée sur le modèle démocratique. En s'émancipant d'une vision du monde traditionnelle fondée sur le droit divin et la hiérarchie qui s'en réclamait, les valeurs de la modernité se sont ainsi peu à peu imposées au cours des dix-neuvième et vingtième siècle. 




vendredi 22 avril 2011

Fwd: Claude Allègre : "l'Europe est le continent de la peur"- Infos - GNY / valeursactuelles.com - SFEN VdL


Objet : Claude Allègre : "l'Europe est le continent de la peur"- Infos - GNY / valeursactuelles.com - SFEN VdL

 

Claude Allègre : "l'Europe est le continent de la peur"

Frédéric Paya le jeudi, 21/04/2011 http://www.valeursactuelles.com/actualit%C3%A9s/politique/claude-all%C3%A8gre-quotl039europe-est-continent-de-peurquot20110421.html

Dans son dernier ouvrage, Faut-il avoir peur du nucléaire ?, Claude Allègre revient sur l'accident de Fukushima. Il dénonce les amalgames faits par les médias, l'indécence des écologistes et le manque de compassion pour les Japonais. Il ne faut pas, selon lui, craindre le nucléaire, il faut juste bien le contrôler.

L'accident de Fukushima s'est produit il y a tout juste un mois. Pensez-vous que les Japonais ont réagi comme il le fallait ? La société Tepco, le groupe privé qui gère la centrale, a cherché par tous les moyens à sauver sa centrale. Au tout début de l'incident, elle a refusé de refroidir les réacteurs avec de l'eau de mer… Si elle avait pris cette décision, la réaction nucléaire aurait été stoppée net mais les réacteurs auraient été ensuite inutilisables. Des considérations financières étaient en jeu : Tepco voulait surtout éviter de perdre de l'argent.

Quant au gouvernement japonais, il ne s'est pas occupé immédiatement des problèmes auxquels la centrale nucléaire était confrontée : il a en effet porté toute son attention sur les désastres consécutifs au tremblement de terre et au tsunami. Quand le gouvernement a commencé à s'intéresser à la centrale, la situation s'était déjà dégradée. C'est ce qui explique une partie des problèmes qu'il rencontre aujourd'hui pour colmater les fuites.

Pensez-vous que le nucléaire sera remis en question à l'échelle mondiale ? Rendons aux événements leur juste valeur. Les deux événements majeurs qui se sont produits au Japon sont le tremblement de terre et le tsunami, et rien d'autre ! À Fukushima, il y a eu certes un accident mais il n'y a pas eu de catastrophe nucléaire. On dénombrera sans doute plus de 30 000 morts au Japon, mais il n'y aura vraisemblablement aucune victime du nucléaire.

Comment jugez-vous l'emballement médiatique ? Dans l'esprit du grand public, il y a eu un amalgame fait entre Fukushima et Hiroshima, entre le nucléaire civil et le nucléaire militaire ; une centrale peut certes exploser comme le ferait une Cocotte-Minute, mais sûrement pas se transformer en bombe atomique. La teneur en matériau fissile, uranium 235, n'est en effet pas la même dans un réacteur et dans une bombe atomique.

Les écologistes sont en grande partie responsables de cette assimilation, comme d'ailleurs les médias qui ont mélangé tremblement de terre, tsunami et nucléaire. Je trouve cette attitude d'une grande indécence.

Il fallait au contraire montrer de la compassion pour les Japonais et faire preuve de solidarité en leur apportant immédiatement de l'aide ; c'était le plus important. Au lieu de cela, tous ont fait preuve d'un grand manque de rigueur.

Comment cela ? Encore une fois, les amalgames qui ont été faits par Nicolas Hulot et ses amis sont absolument scandaleux. Au Japon, le problème n'est pas venu du tremblement de terre – la centrale a d'ailleurs bien résisté, et c'est l'élément positif– mais du tsunami. Prenez l'agitation actuelle autour de la centrale de Fessenheim, dans le Haut- Rhin : les deux situations n'ont rien à voir, il n'y aura pas de tsunami en Alsace ! De manière plus globale, ce qui s'est déroulé au Japon ne pourra pas se passer en France, où il n'y aura ni séisme de magnitude 9, ni tsunami. Je vois surtout que les écologistes veulent sortir du nucléaire comme ils veulent qu'on se débarrasse des OGM. Ils détruisent les ambitions européennes.

Les centrales françaises sont-elles dangereuses ? Avec une centrale nucléaire, il y a toujours des risques mais pas de menace. Lors des accidents, des incidents et des pannes, ces risques ont toujours été parfaitement maîtrisés. C'est inhérent à toute construction industrielle. En tenant compte d'Hiroshima, de Nagasaki et de Tchernobyl, le nucléaire a jusqu'à présent tué infiniment moins de monde que le charbon, l'avion ou les accidents de la route : chaque année, on dénombre dans le monde 300 000 morts, dont 4 000 rien qu'en France. Est-ce que l'on interdit la voiture pour autant ?

Une solution serait de consulter les Français par référendum…Vous n'allez quand même pas demander l'avis de la population française sur un sujet aussi pointu que le nucléaire ! La démocratie est une bonne chose quand la consultation porte sur un thème dont tout le monde comprend les tenants et les aboutissants. Va-t-on demander aux Français s'ils pensent que le théorème de Pythagore est exact ou non ? Il ne faut pas faire de référendum pour décider d'une réalité scientifique.

Le plus grand risque n'est-il pas finalement l'ignorance ? Non, le plus grand danger c'est la peur, et elle nous empêche d'aller de l'avant. L'Europe est le continent de la peur et celle-ci pourrait bien nous faire revenir en arrière, au temps des cavernes. Les conséquences sont déjà là… Pourquoi la reprise économique se fait-elle un peu partout dans le monde et pas en Europe, où on ne se soucie que d'une chose : que le ciel ne nous tombe pas sur la tête ? À ce train-là, la France ne restera pas longtemps la cinquième puissance économique mondiale… Et je redoute que nous passions très rapidement de la cinquième à la dixième place…

Que se passerait-il si le gouvernement décidait finalement de sortir du nucléaire ? Avoir des centrales nous permet de disposer d'une électricité 40 % moins chère qu'ailleurs et de limiter notre facture pétrolière. Décider de sortir du nucléaire plongerait immédiatement les deux tiers de la France dans le noir ! Il n'y aurait plus d'électricité. Remplacer le nucléaire par une énergie renouvelable supposerait l'installation de 100 000 éoliennes en France, ou l'équivalent en surface de deux départements couverts de panneaux solaires. C'est sans compter sur les jours où il n'y a ni vent ni soleil !

Comment expliquez-vous alors que les Allemands veuillent sortir du nucléaire ? Je n'explique pas cette absurdité ; c'est une bêtise ; c'est de la politique politicienne. Le chancelier Schröder le regrettait. Résultat de leur intransigeance sur le nucléaire, les Allemands polluent l'Europe car ils exploitent du charbon à grande échelle et leur charbon, la lignite, est un des plus sales d'Europe.

On entend davantage les écologistes sur le nucléaire que sur l'utilisation de la lignite… J'affirme que les écologistes sont vendus, il faut bien comprendre cela. Pourquoi croyezvous qu'il y a un lobby pour l'éolien ? Tout simplement parce que les sociétés qui exploitent les éoliennes financent les mouvements écologistes ! Les écologistes sont des gens d'extrême gauche ; ce sont les mêmes gauchistes qu'en Mai 68. Ils se sont reconvertis dans l'écologie mais ils n'ont pas changé leurs idéaux fondamentaux : ce sont des opposants aux sociétés dans lesquelles nous vivons.

Le débat actuel porte sur l'interdiction ou non d'exploiter le gaz de schiste… L'interdire serait incompréhensible car on se priverait d'importantes ressources énergétiques. Je serais plutôt partisan d'une réglementation comme l'ont fait les Américains, qui viennent de voter une loi de protection de l'environnement.

Les principaux opposants au gaz de schiste rappellent qu'au début des accidents se sont produits aux États-Unis, mais ils étaient le fait de petites sociétés qui n'offraient pas toutes les garanties de sécurité. Les mêmes dénoncent également une consommation excessive d'eau. Il y a enfin des problèmes liés à l'utilisation de produits chimiques : il faut donc faire attention aux rejets d'eaux. Il faudrait également changer le code Napoléon, dont dépend le droit minier. Prévoir que le propriétaire du sol et les collectivités territoriales soient bénéficiaires si on trouve quelque chose dans leur sous-sol. Cela changerait leur perception : aujourd'hui, ils n'ont aucun intérêt à promouvoir cette ressource énergétique.

Propos recueillis par Frédéric Paya.

Faut-il avoir peur du nucléaire ? de Claude Allègre, avec Dominique de Montvalon, Plon, 168 pages, 9,90 €.


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Fwd: conférence entrepot 27 avril "Communautés pionnières : Quels enseignements ? "


Mercredi 27 avril 2011 à 19h30

 

"Communautés pionnières : Quels enseignements ? "

 

Une conférence de Michèle DECOUST et Frédérique BASSET

 

L'équipe de Biosphère 2 aux Etats-Unis, la communauté de Findhorn en Ecosse, celle d'Auroville en Inde, sont toutes trois des communautés cosmopolites et pionnières qui, depuis 40 ans, soit déjà deux générations, inventent un autre rapport à l'écologie, l'économie, l'éducation, la créativité, le corps…Bref, elles tentent d'incarner une autre manière de vivre ensemble, tout en intégrant la vision d'un Humain plus évolué, développant ses multiples potentialités, et relié à une transcendance ou conscience plus élevée.

Loin d'être des modèles idéaux, leur longévité, leur dimension internationale, leur approche holistique et transdisciplinaire de l'homme et de son environnement, en font des laboratoires d'idées et de solutions dans tous les domaines, pour nous aider à répondre aux défis actuels de nos sociétés et de notre Planète si menacés.

 
 
 

plan d'accés entrepôt

 
 

ADRESSE ET TELEPHONE

L'entrepôt 7/9 rue Francis de Pressensé

75014 PARIS

Tél.  01 45 40 07 50 - lentrepot@lentrepot.fr

ACCES

Par le METRO : ligne 13 • Pernety

Par le BUS : Ligne 62 • Plaisance - Hôpital St-Joseph

Ligne 91 • Place de Catalogne

En VELIB : Station Vélib en face du métro Pernety

PARKINGS PUBLICS : Rue du Commandant Mouchotte

Allée de chef d'escadron de Guillebon



Michel Olivier SALOFF-COSTE
TEL : +33 6 78 72 30 29
skype : michelsaloffcoste



jeudi 21 avril 2011

Fwd: UTOPIE "l'avenir des sociétés"


Objet : UTOPIE

Bonjour, 
je suis heureux de vous annoncer une première dans l'évolution de Prospective 2100 :
La table ronde organisée par le club Utopie qu'anime Philippe Bernard, "l'avenir des sociétés" 
qui s'est tenue le 5 Avril dans les locaux du CAS
(ex commissariat au Plan) avec la participation de Stéphane Hessel, Susan George et André Orléan 
est dès maintenant en vidéo à l'adresse suivante :

http://www.2100.org/videos/896/avenir-societes/ 

Bon cinéma ! 
Et n'oubliez pas de voter en cliquant sur 5 étoiles ;-) 
Je remercie particulièrement Dominique Lacroix d'avoir effectué cette mise en ligne et ses aménagements

En ce qui concerne le PowerPoint que j'ai utilisé (qui n'est pas visible sur la vidéo), vous le trouverez en téléchargement à 
http://www.slideshare.net/thierrygaudin/utopie04-11
Bien amicalement

 
Thierry Gaudin
 
Prospective 21OO
 
http://2100.org ; http://gaudin.org

 

 

P/o Nathalie DESCHAMPS – DJERMOUNE

 



Fwd: Club de BUDAPEST - Infos - tempsreel.nouvelobs.com - Electricité, essence, gaz : pourquoi tout va augmenter


Objet : Club de BUDAPEST - Infos - tempsreel.nouvelobs.com - Electricité, essence, gaz : pourquoi tout va augmenter



http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20110420.OBS1649/l-energie-bon-marche-c-est-fini.html

Electricité, essence, gaz : pourquoi tout va augmenter

Le gouvernement peut bien prendre des mesures temporaires pour soulager votre porte-monnaie. Mais tôt ou tard, vous ne couperez pas à une augmentation importante de vos factures.

Réunion de crise, le 4 avril, à l'Elysée. Autour de la table, le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie Christine Lagarde, le ministre de l'Industrie Eric Besson, et François Baroin, celui du Budget. A l'ordre du jour, la flambée des prix de l'énergie.

Celui du baril de pétrole s'envole. Le patron de Total, Christophe de Margerie, menace les Français d'une essence à 2 euros le litre, selon lui "inéluctable". La facture de gaz a pris 20% en moins d'un an.

Et Henri Proglio, le patron d'EDF, pousse à la roue pour obtenir des hausses de tarifs. Bref, à l'exception de l'uranium, en chute libre depuis la catastrophe de Fukushima, les prix de toutes les sources d'énergie grimpent en flèche. Une véritable catastrophe en cette période pré­électorale, et alors que le pouvoir d'achat des Français est déjà sérieusement malmené.

Une série de mesures est concoctée dans l'urgence. Les prix du gaz sont gelés, les hausses du tarif de l'électricité limitées au strict minimum, des mesures fiscales soutiendront les automobilistes.

Soit. Cette petite trousse de secours permettra, peut-être, de contenir la poussée de fièvre jusqu'en 2012… Mais après ? Un rattrapage est inévitable. Et il risque de faire mal… Car c'est désormais une certitude: l'ère de l'énergie bon marché est révolue.

 

EDF au pied du mur

 

Le président d'EDF, Henri Proglio, table sur une hausse de 30% en cinq ans.

Tous les facteurs convergent pour la hausse : l'ouverture du marché à la concurrence, part croissante des énergies renouvelables dans la facture, besoins de financement d'EDF. Les réseaux de distribution sont vieillissants et l'heure est venue de prolonger la durée de vie des 58 réacteurs.

Certes, Henri Proglio, a obtenu 40 euros du MWh à compter du 1er juillet 2011, puis 42 euros à partir du 1er janvier 2012.

Mais le consommateur ne bénéficiera pas de l'ouverture du marché à la concurrence !

-> Lire l'article de Natacha Tatu

 

Le gaz dans tous ses états

 

Depuis juillet, le prix du gaz a flambé, en France, de 20%.

Un record ! Et un comble, à un moment où les prix du marché mondial étaient au plus bas. Explication : calé à 80% sur des contrats à long terme, eux-mêmes indexés sur le prix du pétrole, le prix du gaz n'a pas grand-chose à voir avec le marché mondial.

Prenant conscience du problème, le gouvernement vient de modifier cette formule en y intégrant une plus grande part de prix de marché. Las ! Le marché est en plein retournement, sous l'effet de la catastrophe de Fukushima. Le gaz est en effet devenu le premier substitut au nucléaire.

-> Lire l'article de Natacha Tatu

 

Pétrole : les marchés irrationnels

 

Depuis les troubles en Libye, le prix du baril de pétrole s'est envolé de 25%.

Une inquiétude irrationnelle : l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont compensé 1,7 million de barils par jour que ne livre plus Tripoli. Aucun risque de pénurie.

Seulement voilà : "Les marchés anticipent des tensions", explique Jean-Jacques Mosconi, directeur de la stratégie de Total. En 2010, la demande mondiale a explosé de 3 millions de barils par jour supplémentaires. En attendant, que faire ?

 

-> Lire l'article de Natacha Tatu

 

Chères renouvelables

 

D'après la Commission européenne, l'éolien terrestre coûte encore 40% plus cher –et le solaire photovoltaïque 400% – que l'électricité conventionnelle !

Bruxelles a fixé la part de ces renouvelables à 20% du panier énergétique total en 2020. Très bien. Mais, là encore, le consommateur va devoir financer ce développement. L'an passé, l'explosion du photovoltaïque a creusé un déficit de 968 millions dans les comptes d'EDF, portant le manque à gagner total de l'électricien, déjà bien plombé par le boom de l'éolien deux ans plus tôt, à… 2,8 milliards d'euros.

Seule lueur d'espoir : la hausse des prix de l'énergie sur le marché va peut-être favoriser le solaire.

-> Lire l'article de Natacha Tatu

Nouvelobs.com



Fwd: Fukushima: le rayon de 20 km autour de la centrale déclaré "zone interdite"- Infos - GNY / AFP - SFEN Vdl


Objet : Fukushima: le rayon de 20 km autour de la centrale déclaré "zone interdite"- Infos - GNY / AFP - SFEN Vdl


 

Fukushima: le rayon de 20 km autour de la centrale déclaré "zone interdite"

TOKYO (AFP) - 21.04.2011 04:29

Le rayon d'évacuation de 20 km mis en place autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima va devenir zone interdite, afin d'éviter que des personnes évacuées y retournent en dépit de risques élevés pour la santé, a annoncé le gouvernement japonais jeudi.

voir le zoom : Contrôle de radioactivité le 12 avril 2011 d'un militaire de retour de Naraha, dans la zone de 20 km autour de Fukushima déclarée  zone interdite Contrôle de radioactivité le 12 avril 2011 d'un militaire de retour de Naraha, dans la zone de 20 km autour de Fukushima déclarée "zone interdite"

Le rayon d'évacuation de 20 km mis en place autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima va devenir zone interdite, afin d'éviter que des personnes évacuées y retournent en dépit de risques élevés pour la santé, a annoncé le gouvernement japonais jeudi.

AFP/Archives -

voir le zoom : Des militaires de retour le 12 avril 2011 de Naraha, dans la zone de 20 km autour de Fukushima déclarée  zone interdite Des militaires de retour le 12 avril 2011 de Naraha, dans la zone de 20 km autour de Fukushima déclarée "zone interdite"

Le rayon d'évacuation de 20 km mis en place autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima va devenir zone interdite, afin d'éviter que des personnes évacuées y retournent en dépit de risques élevés pour la santé, a annoncé le gouvernement japonais jeudi.

AFP - Ho

voir le zoom : Décontamination le 12 avril 2011 d'un véhicule militaire de retour de Naraha, dans la zone de 20 km autour de Fukushima déclarée  zone interdite Décontamination le 12 avril 2011 d'un véhicule militaire de retour de Naraha, dans la zone de 20 km autour de Fukushima déclarée "zone interdite"

Le rayon d'évacuation de 20 km mis en place autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima va devenir zone interdite, afin d'éviter que des personnes évacuées y retournent en dépit de risques élevés pour la santé, a annoncé le gouvernement japonais jeudi.

AFP/Archives -

Le rayon d'évacuation de 20 km mis en place autour de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima va devenir zone interdite, afin d'éviter que des personnes évacuées y retournent en dépit de risques élevés pour la santé, a annoncé le gouvernement japonais jeudi.

Le Premier ministre a fait cette annonce à l'occasion d'une visite dans la région de cette centrale endommagée le 11 mars par un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant, qui ont entraîné la mort ou la disparition d'environ 28.000 personnes. Quelque 80.000 habitants ont été évacués de ce rayon de 20 km.

L'interdiction, qui devrait devenir effective dans la nuit de jeudi à vendredi, vise à permettre un contrôle strict de la zone. En inspectant plusieurs milliers de maisons, la police a découvert que plus de 60 familles y vivaient toujours en dépit des risques liés aux radiations.

"Nous avons demandé aux résidents de ne pas entrer dans cette zone dans la mesure où il y a un énorme risque pour leur sécurité", a souligné Yukio Edano, porte-parole du gouvernement, au cours d'une conférence de presse. "Aujourd'hui, nous avons décidé de la classer +zone en état d'urgence+ en vertu de la loi sur les catastrophes", a-t-il précisé.

Chaque famille réfugiée hors de ce périmètre aura cependant le droit, dans les semaines à venir, d'envoyer l'un de ses membres, durant deux heures seulement, pour récupérer des biens abandonnés dans son ancien domicile. Il devra être équipé de vêtements de protection et d'un dosimètre individuel pour mesurer la radioactivité.

"Il est totalement inacceptable que le gouvernement impose une zone d'interdiction. Même si nous pourrons y aller momentanément, nous ne pourrons rien faire en une heure ou deux. Le toit de ma maison a probablement été emporté, mais je ne pourrai pas le réparer", s'est plaint devant les caméras de la chaîne NHK un homme évacué de Narahamachi, près de la centrale.

Les familles dont le logement est situé dans un rayon de 3 km de la centrale ne bénéficieront pas de ce droit de retour ponctuel très restreint.

L'opérateur de la centrale, le groupe Tokyo Electric Power (Tepco), estime qu'il faudra encore environ trois mois pour commencer à réduire la radioactivité et entre six et neuf mois pour refroidir les réacteurs.

© 2011 AFP


lundi 18 avril 2011

Fwd: Ouverture demain de la 4ème Rencontre Nationale des Directeurs de l’Innovation


Objet : Ouverture demain de la 4ème Rencontre Nationale des Directeurs de l'Innovation


 
La 4ème Rencontre Nationale des Directeurs de l'Innovation se tient à partir de demain 19 avril, pour deux jours au Centre International de Conférences du groupe La Poste, au 44, boulevard de Vaugirard.
 
Elle rassemblera plus de 300 professionnels de l'Innovation de tous les secteurs d'activité économique.
 
Le thème de l'année porte sur la croissance par la maîtrise des écosystèmes d'innovation centrés sur les entreprises, avec une trentaine d'intervenants d'une dizaine de pays.
 
Vous trouverez la présentation du dernier état du programme sur www.rencontre-innovation.com
 
Attention : le lieu de la conférence n'est accessible qu'aux personnes préalablement et nominalement inscrites à l'évènement : Aucune inscription ne pourra être réalisée sur place.
 
A demain donc pour une rencontre qui devrait être passionnante.
 
Marc Giget
Président du Club de Paris
des Directeurs de l'Innovation
 
 
 
 

dimanche 17 avril 2011

Fwd: Le vertige du réel avec Ervin Laszlo - 25 mai - Paris - Inrees



http://www.inrees.com/Conferences/Le-vertige-du-reel-Lazslo/

Le vertige du réel avec Ervin Laszlo

Conférence du célèbre philosophe Ervin Laszlo à l'INREES !


Mercredi 25 Mai 2011 de 19h50 à 22h30

Prix public : 12€
Prix membres INREES : 9€

Réservez dès maintenant !
460 places restantes sur 500 disponibles

Réserver vos places
Lieu :
Centre Malesherbes

Grand amphithéâtre
108 boulevard Malesherbes
Paris 75017
Plan d'accès sur Google Map »

La soirée en deux mots


Quelle est la nature profonde de la réalité ? Quelle relation avons nous avec elle ? Comment savons-nous d'ailleurs ce qu'est la réalité ? Voici des questions philosophiques qui imprègnent aujourd'hui le cœur de nos existences.

Face aux bouleversements scientifiques qui s'enchainent depuis près d'un siècle, nos certitudes n'ont jamais été aussi fragiles. A l'heure où nos modèles culturels, scientifiques et philosophiques sont en profonde mutation, l'INREES vous invite à une réflexion autour du réel avec le philosophe Ervin Laszlo.

En savoir plus sur la conférence


Quelle est la nature profonde de la réalité ? Depuis plus d'un siècle cette question philosophique touche la science de plein fouet. En effet, l'apparition de la physique quantique impose de revoir les fondements même de notre vision du monde. Pourtant, malgré ces mutations en cours, notre idée de la réalité reste bâtie sur le même schéma qu'il y a deux siècles, un modèle mécanique. Car, plus qu'un simple outil de découverte, ce modèle mécanique constitue ce qu'il est convenu d'appeler notre paradigme.

Un paradigme, pour reprendre les mots de David Bohm, ce « n'est pas simplement une théorie scientifique particulière mais tout une méthode de travail, de réflexion, de communication et de perception intellectuelle. » Un paradigme, c'est la base de notre vision du monde. Mais voilà, depuis près d'un siècle, nous sommes donc entrés dans un changement de paradigme. Le processus est long. Il peut prendre encore quelques décennies. Changer de paradigme signifie que nos théories scientifiques sont en train d'évoluer en profondeur, cela implique également que nos perceptions, notre vision des choses, notre façon d'en parler, et sans doute jusqu'à nos comportements en tant qu'êtres humains, vont en être affectés.

L'essence du changement de paradigme qui s'opère aujourd'hui dans notre monde porte sur notre capacité à intégrer le fait que le monde matériel, celui de l'espace, du temps et de la matière, ne constitue pas la réalité fondamentale !

Alors, comment la science fonctionne-t-elle lorsque s'accumulent des « anomalies » — ces faits observés qui pourtant sont « impossibles » selon les modèles scientifiques encore en vigueur ? Sur quoi portent précisément les changements conceptuels que nous allons observer ? A travers le monde, des chercheurs, mais également des penseurs, des philosophes explorent ces questions, et proposent des hypothèses. Parmi eux, le Docteur en philosophie d'origine hongroise Ervin Laszlo a développé une théorie intégrale du tout dans laquelle il développe l'idée d'un univers informé ; un monde dont tous les constituants seraient reliés, connectés. Ervin Laszlo a baptisé ce champ d'information « champ Akashique », reprenant un terme sanskrit désignant, dans la philosophie hindoue, le plus fondamental des cinq éléments.

Biographie des invités

Philosophe
Ervin Laszlo est le fondateur et Président du Club de Budapest. Récipiendaire de quatre doctorats honorifiques ainsi que de nombreux prix et distinctions, dont le prix de la Fondation Goi pour la paix (prix de la Paix, au Japon) et le prix Mandir de la paix 2005, Ervin Laszlo est également fondateur du groupe de recherche sur l'évolution générale. Il a été deux fois nominé pour le prix Nobel de la paix. Il est par ailleurs l'auteur ou le rédacteur de plus de quatre-vingts ouvrages, traduits dans plus de 33 langues. L'un des plus remarqué est Science et Champ Akashique, publié par Ariane en 2005. Il réside actuellement en Toscane. En savoir plus »



Fwd: Cipac/Fédération : Réunion de mobilisation sur le programme Culture de l'Union européenne



 

Appel à mobilisation autour du futur programme Culture de l'Union européenne
 :

Le vendredi 22 avril 2011
de 14h00 à 17h00

à la Maison de l'Europe de Paris
35-37 rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris

 

« Le programme Culture : pour une ambition politique et culturelle européenne »


Dans un moment de profondes mutations mondiales, l'Union européenne et ses Etats Membres négocient aujourd'hui les priorités politiques, stratégiques et budgétaires européennes pour les dix années à venir.

 
Le travail autour du programme Culture est d'ores et déjà engagé, par la Commission européenne comme par la société civile. Les premiers retours des négociations indiquent une profonde remise en cause de ce programme. Ainsi, les débats semblent très fortement centrés sur le soutien aux industries culturelles, mettant en arrière plan la nécessité de renforcer la coopération culturelle et artistique.
 
Des démarches sont actuellement en cours, à l'image de la campagne européenne « We are more » initiée par Culture Action Europe, du Manitexto de Ljubjana, de l'appel pris en charge par l'ONDA en faveur du soutien aux arts et la culture, ou encore de la déclaration d'Avignon signées par des personnalités politiques françaises et européennes. 

Pour mieux faire entendre notre voix, il nous semble essentiel de coordonner et de fédérer ces initiatives. En effet, il est déterminant de pouvoir mobiliser de manière large les acteurs artistiques et culturels français et européens autour :


• d'une vision politique européenne ambitieuse


• d'une vision de l'art et de la culture comme constitutive de ce projet de société


• et d'un renforcement du programme comme un des leviers d'action publique devant contribuer aux transformations à venir des sociétés et territoires européens.


 

Pour s'inscrire : merci de contacter Relais Culture Europe par mail
 à mobilisationculture@relais-culture-europe.org
 ou par téléphone au 01 53 40 95 10

 

Vous attendant en grand nombre,
 

 

Culture Action Europe et particulièrement ses membres français :
 

L'Association des Centres Culturels de Rencontre (ACCR),

L'AMI – Centre de développement pour les musiques actuelles,

L'Association Française des Orchestres (AFO),

La Fédération Interrégionale du Livre et la Lecture (FILL),

Musique et santé,

L'Onda - Office National de Diffusion Artistique,

Le Relais Culture Europe,

Le SYNDEAC
 
Ainsi que :

 
Le Forum Européen des Politiques Architecturales (FEPA),

Le Cipac, Fédération des professionnels de l'art contemporain,

Les Rencontres.

En savoir plus : http://www.relais-culture-europe.org/

 

© 2010 Cipac
32, rue Yves Toudic, 75010 Paris, France
tél:01.44.79.10.85 fax:01.44.79.10.86

cipac@cipac.net


Fwd: [EXCLUSIF] DE L’ENVOYEE SPECIALE DE SCIENCES ET AVENIR A FUKUSHIMA : Les fantômes de la zone rouge - Infos - Sciences et Avenir -SFEN VdL




[EXCLUSIF] DE L'ENVOYEE SPECIALE DE SCIENCES ET AVENIR A FUKUSHIMA : Les fantômes de la zone rouge

Quatre villages toujours habités de la zone de confinement, commencent d'être évacués à cause d'une trop grande radioactivité. Pendant ce temps, à Minamisoma, à 25km de la centrale de Fukushima, où s'est rendue notre envoyée spéciale, la vie reprend son cours tout doucement. Certains habitants, qui avaient fui mi-mars, reviennent. Alors que dans la zone d'exclusion (dite « zone rouge »), abandonnée en urgence, l'opération de recherche des cadavres a commencé. Reportage.

  • Le taux de radioactivité mesuré le 8 avril 2011 par un membre de Greenpeace à Namie à environ 40 km de Fukushima  (c) Afp Le taux de radioactivité mesuré le 8 avril 2011 par un membre de Greenpeace à Namie à environ 40 km de Fukushima (c) Afp

    Mercredi 13 avril. C'est mon deuxième séjour dans la « zone de confinement » autour de la centrale nucléaire de Fukushima. Nous arrivons de nuit à Minamisoma. Un hôtel bas de gamme est ouvert. Une chance inespérée dans cette ville située à 25 kilomètres environ de la centrale accidentée. La situation n'a pas beaucoup changé depuis mon dernier passage ici, il y a une dizaine de jours.

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    Toujours cette impression de calme plat... Sur les 70 000 habitants, il n'en resterait que 20 000 selon les chiffres du maire (1). Mais étrangement, il y a davantage de circulation. Mieux, des commerces ont rouvert. On tombe parfois sur un café, un restaurant, une station-service, voire un magasin de vêtements. Chose impensable il y a encore quelques jours. Alors qu'on parle de « deuxième Tchernobyl », les habitants reviennent petit à petit chez eux, à deux pas de ces réacteurs qui effraient le monde entier depuis la catastrophe du 11 mars, ce tremblement de terre suivi d'un tsunami dévastateur puis, dans les jours suivants, de l'explosion des unités nucléaires.

    L'exil ne tient qu'un temps. « Comme tout le monde, je suis partie le 15 mars quand la centrale s'est emballée, raconte Mari, une vendeuse de 28 ans. Mais c'était compliqué de vivre chez ma sœur avec un enfant de deux ans ! J'étais à court d'argent et je ne pouvais pas travailler car personne ne pouvait garder mon fils. » Sa mère est venue la chercher et Mari travaille maintenant avec eux dans la rare supérette encore ouverte de Minamisoma.

    Tant bien que mal, la vie s'organise dans cette ville étalée du Nord-Est du Japon. La rentrée scolaire, qui aurait dû avoir lieu début avril, a été annulée et les hôpitaux sont fermés. Au milieu des stores baissés, je trouve un bar providentiel où un couple me sert un bon café à l'ancienne qu'ils « passent » eux-mêmes depuis une bouilloire en cuivre. Ici, on préfère regarder les matchs de baseball que les journaux télévisés anxiogènes.  Et ça fait du bien !  Cette cité où les habitants sont tenus de vivre calfeutrés chez eux autant que possible reste fantomatique. Les balançoires sont vides et les ados ne jouent plus au foot. Les passants sont des ombres munies d'un simple masque de papier.

    Dans la rue, des haut-parleurs diffusent les dernières nouvelles sur la radioactivité. « L'eau est potable, vous n'avez pas besoin d'acheter d'eau minérale », lance la voix nasillarde. Chacun scrute minutieusement les taux de radioactivité des communes avoisinantes publiés quotidiennement dans le journal. Et tous se rendent régulièrement dans un centre médical où des volontaires protégés par des combinaisons intégrales mesurent leur radioactivité. « Grâce à ces tests, on repère les personnes qui ont reçu des doses importantes de radioactivité, m'explique le responsable du centre. Ca permet surtout de rassurer la population. »

    Je poursuis ma route jusqu'à la « zone rouge », le périmètre d'évacuation des 20 kilomètres instauré autour de la centrale de Fukushima peu après le séisme. Des milliers de personnes ont dû quitter leur maison dans l'urgence absolue, certains sans même prendre de valise. Ici aussi, la situation a quelque peu évolué. Alors que les contrôles étaient inexistants il y a dix jours – on entrait alors facilement dans ce périmètre interdit –, un bus de policiers venus de Tokyo est posté à l'entrée sur la route principale. Les agents contrôlent chaque voiture et demandent à chacun l'objet de sa visite dans la zone rouge. Mais leur rôle est essentiellement dissuasif : la plupart des voitures obtiennent le droit de passer. « Une centaine de personnes rentrent ici chaque jour », estime un policier qui précise qu'il est interdit de sortir des objets de la zone rouge. Pour certains, revenir sur place est vital. Shinichiro vient ainsi nourrir ses chevaux dès qu'il le peut. Il a quitté sa ferme pendant deux semaines après l'évacuation, et cinq de ses chevaux n'y ont pas survécu. Ils gisent encore au milieu des écuries. D'autres viennent voir dans quel état se trouve leur maison, frappée par le séisme ou le tsunami.

    Une opération de recherche des victimes du tsunami a commencé dans la « zone rouge », jusque là inexplorée par les secouristes. Le matin, se rassemblent une vingtaine de volontaires, suite aux appels lancés par la mairie de Minamisoma. La plupart travaillaient dans des entreprises de construction et savent donc manier des pelleteuses, l'outil indispensable pour cette mission macabre. Ils sont bientôt rejoints par 300 policiers munis de pelles et de bâtons. Tous portent des combinaisons intégrales et des masques. Beaucoup sont équipés d'un dosimètre pour mesurer leur niveau de radioactivité et de lunettes couvrantes. Le temps est radieux mais le vent souffle fort. Les hommes s'engagent par groupe et en ligne dans les marécages. Un chef de ligne muni d'un haut-parleur dirige les opérations. La tâche semble impossible, mais l'équipe parvient à extraire des corps chaque jour...

    Lundi 11 avril, le porte-parole du gouvernement a annoncé qu'il allait étendre la zone d'exclusion à quatre nouveaux villages qui concentrent une très forte radioactivité. Une parcelle de Minamisoma sera en outre concernée. « Il n'y a pas beaucoup d'habitants là-bas, mais l'idée est d'empêcher les gens d'entrer dans cette zone radioactive », explique le maire de la ville. A Iitate, commune de 6200 habitants située à une quarantaine de kilomètres de la centrale, on se prépare calmement à cette nouvelle évacuation. Ce matin, une quarantaine de femmes enceintes et de jeunes enfants ont été transportés par un bus affrété par la préfecture. Les autres se préparent à partir par leurs propres moyens. « On reçoit des appels mais les gens ne paniquent pas », assure un employé de la mairie. Il pense qu'il est irréaliste d'espérer évacuer la ville en un mois comme l'annonce le gouvernement. « Les personnes âgées mettront plus de temps à partir. De même pour les fermiers et les entrepreneurs, estime-t-il. Et il faudra peut-être des années avant qu'ils puissent revenir »…

    Marie Linton (envoyée spéciale à Fukushima)
    Sciences et Avenir.fr

    13/04/2011