mardi 29 mars 2011

Fwd: PETIT DEJEUNER 6 AVRIL - C.ATTIAS-DONFUT - LES RELATIONS INTERGENERATIONNELLES


Objet : PETIT DEJEUNER 6 AVRIL - C.ATTIAS-DONFUT - LES RELATIONS INTERGENERATIONNELLES

La Fonda, en partenariat avec la Maison de l'Europe de Paris, continue son cycle de petits-déjeuners conférence qui s'inscrit dans le cadre de la démarche prospective « faire ensemble 2020 ».

Nous vous proposons de nous retrouver autour de

Claudine Attias-Donfut
sociologue, directrice de recherche à la caisse nationale d'assurance vieillesse 
sur le thème des
« Relations intergénérationnelles »

avec Martine Dorange, 
chargée de recherche à la Fondation nationale de gérontologie
en tant que grand témoin
 
le mercredi 6 avril 2011 
de 8h30 à 10h15
à la Maison de l'Europe de Paris
35 rue des Francs Bourgeois -75004 Paris (métro Saint-Paul)
 
 

Nous vous remercions de vous inscrire à l'aide du lien ci-dessous

http://www.fonda.asso.fr/Les-relations.html

Votre inscription (obligatoire) sera prise en compte dès réception de votre règlement par chèque 
(particulier : 22€ ; membres Fonda, étudiant, chômeur : 15€)
à l'ordre de Fonda, dans la limite des places disponibles (maximum 50).

Nous restons à votre disposition pour toute autre information.
Fonda
01 45 49 06 58

Se désinscrire

vendredi 25 mars 2011

L'Abécédaire de Gilles Deleuze - Pierre-André Boutang (1996) [PART 2]

Vernissage le 7 mai 2011 avec Michel Saloff Coste

La prochaine édition de l'Université de la Terre se tiendra les 2 et 3 avril 2011 à l'Unesco sur le thème "Bâtir une nouvelle société".


http://www.universitedelaterre.com/presentation.php



L'Université de la Terre, la rencontre de l'écologie et de l'économie 

Créée à l'initiative de François Lemarchand, Président de la Fondation Nature & Découvertes, l'Université de la Terre a été inaugurée en novembre 2005 à l'Unesco.

Trois éditions s'y sont d'ores et déjà déroulées et ont réuni des milliers de personnes formant un large public, de plus en plus nombreux.

15 000 personnes se sont déplacées et ont « réinventé le progrès » à l'occasion des 16 conférences/débats de la 3ème édition de l'Université de la Terre les 18 et 19 octobre 2008 autour des 50 personnalités qui ont participé à ces rencontres.

L'Université de la Terre est un carrefour de réflexion et de débats, qui propose deux journées de découverte et d'échange ouverte à tous, sur les grands thèmes de société et d'environnement.

Rendez-vous de la connaissance, elle invite des dirigeants d'entreprise, des scientifiques, des économistes, des politiques, des hommes de religion, des sociologues, tous conscients des défis majeurs qui menacent notre planète, à témoigner et à partager leur expertise, leur vision du monde d'aujourd'hui et de demain.

L'Université de la Terre est un forum d'échanges entre les experts conviés et le public qui participe aux discussions. Ensemble, ils cherchent à réconcilier leurs intérêts respectifs au profit du bien-être des hommes et du respect des équilibres écologiques.

La prochaine édition de l'Université de la Terre se tiendra les 2 et 3 avril 2011 à l'Unesco sur le thème "Bâtir une nouvelle société". 

Fwd: la compassion : Une autre lecture des événements au Japon


Objet : la compassion : Une autre lecture des événements au Japon


Chers tous,

Je ne peux me retenir de vous relayer ce témoignage que je viens de recevoir d'une personne qui est au coeur des événements.
 
Loin du catastrophisme et de la peur, il donne une autre vision de ce qui est en train de se dérouler. Est-ce la marque de l'évolution silencieuse de la conscience humaine qui est à l'oeuvre ici ?
Il est dommage qu'il faille traverser de telles épreuves pour accéder à cette sagesse mais tout est certainement nécessaire dans l'univers  pour arriver où nous sommes et où nous irons
 

Belle journée

Bénédicte

 
Nous sommes en train de Re-Naitre à l'Amour :
"Une femme qui enseigne à Sendai depuis quelques années a écrit cette lettre à sa famille. Le Japon : une culture très différente qui répond à la catastrophe par......la compassion :
 Salutations à ma très chère Famille et à mes Amis,
 Premièrement, je voudrais vous remercier pour vos bonnes pensées à mon égard. Je suis vraiment très touchée. Je voudrais également m'excuser de vous adresser un message collectif. Mais il semble être le meilleure moyen de vous envoyer mes nouvelles. Les événements ici à Sendai ont été plutôt surréels. Mais je me sens bénie d'avoir des amis merveilleux ici qui m'aident énormément. Depuis que ma hutte mérite encore plus son nom, je suis hébergée chez une amie. Nous partageons nos vivres comme l'eau, la nourriture et un chauffage d'appoint au kérosène. La nuit nous dormons alignés dans une pièce, nous mangeons à la lumière des bougies, nous nous racontons des histoires. C'est chaleureux, amical et beau. Pendant la journée nous nous aidons les uns les autres à nettoyer ce qui reste de nos maisons. Les uns sont dans leurs voitures, regardant les informations sur l'écran de navigation, les autres font la queue pour avoir de l'eau potable lorsqu'une source devient disponible. Si quelqu'un a de l'eau courante dans sa maison, il le signale à ses voisins par une affiche ; ainsi ceux qui le désirent peuvent venir remplir leurs sceaux et leurs bidons. Chose étonnante ici où je suis, on ne pille pas et il n'y a pas de bousculade dans les queues. On laisse les portes d'entrée ouvertes, parce que c'est moins dangéreux en cas de nouveaux tremblements de terre. Les gens ne cessent de répéter, "Ah, c'était comme ça autrefois lorsque nous nous aidions les uns les autres." La terre continue de trembler. La nuit dernière il y avait des secousses toutes les quinze minutes. Les sirènes sonnent continuellement et les hélicoptères survolent la ville en permanence. Hier soir nous avions de l'eau courante pendant quelques heures, et maintenant nous avons de l'eau durant une demie journée. L'électricité est revenue cet après-midi. Nous sommes toujours privés de gaz. Mais tout ceci est par secteur. Certaines personnes sont dépannées, d'autres pas. Personne n'a pu se laver depuis plusieurs jours. L'hygiène nous manque, mais il y a pourtant des choses plus importantes que cela. J'aime le fait d'être réduit aux essentiels. De vivre complètement au niveau de nos instincts, de l'intuition, de prendre soin des autres, de ce qui est nécessaire pour la survie, pas seulement pour moi, mais pour tous. Étranges univers parallèles apparaissent. Les maisons sont détruites dans certains endroits, et au milieu on trouve une maison avec futons (édredons) ou le linge qui sèche au soleil. On voit des gens qui font la queue pour l'eau et la nourriture, et en même temps on voit d'autres gens qui promènent leur chien. Tout ceci a lieu simultanément.

Il y a des moments inattendus de beauté, comme le surprenant silence pendant la nuit. Il n'y a pas de voitures. Il y a personne dans la rue. Et le ciel la nuit est parsemée d'étoiles. Normalement je peux voir seulement deux étoiles, mais maintenant le ciel entier est rempli d'étoiles. Les montagnes de Sendai sont solides et avec l'aire vivifiante nous pouvons voir leurs silhouettes majestueuses contre le ciel de nuit. Et les Japonais eux-mêmes sont si merveilleux. Chaque jour je retourne à ma hutte pour vérifier l'état des choses, et maintenant d'envoyer cet e-mail depuis que l'électricité est revenue, et je trouve de la nourriture et de l'eau laissées sur le pas de la porte. Je n'ai aucune idée qui les a laissés, mais ils sont là. De vieux messieurs avec des chapeaux verts vont de maison à maison pour voir si tout le monde va bien. Les gens parlent aux étrangers leur demandant s'ils ont besoin d'aide. Je ne vois pas de signes de la peur. La résignation, oui, mais la peur ou la panique, non. On nous a dit qu'il y aura des post-sécousses et même d'autres tremblements de terre importants, et ceci pendant au moins un mois ou plus. Et nous ressentons la terre continué à trembler, de roulements, de secousses et de bourdonnements. Je me sens bénie d'habiter une partie de Sendai qui est en surélévation, un peu plus solide que d'autres parties de la région. Jusqu'à maintenant ce quartier est relativement épargné. La nuit dernière l'époux d'une amie est revenue de la campagne, nous apportant de
 l'eau et de la nourriture. Une bénédiction de plus.

Il me semble en ce moment que je prends conscience à travers l'expérience directe qu'il y a, en effet, une gigantesque étape Cosmique évolutionnaire qui a lieu sur la terre entière en ce moment même. D'une manière pas tout à fait claire, à fur et à mesure que j'expérimente les évenements qui ont lieu au Japon maintenant, je peux ressentir mon coeur s'ouvrir très grand. Mon frère m'a demandé si j'avais l'impression d'être toute petite en raison de tout ce qui se passe ici. Non, je n'ai pas cette impression. Au contraire, j'ai l'impression de faire partie de quelque chose qui est beaucoup plus grand que moi. Cette vague de naissance (mondiale) est difficile, et en même temps magnifique.

Merci encore pour votre tendresse et votre amour.
 

Je vous aime tous aussi.

Anne"

YouTube - Severn Suzuki's speech at the University of British Columbia part 2


http://www.youtube.com/watch?v=aBs--W-EY_8&feature=related



Bien cordialement,

Michel SALOFF-COSTE




Sortir ou pas du nucléaire...


Objet : - Sortir ou pas du nucléaire...


 

Energie, notre pays peut-il se passer du nucléaire ?
Enerzine (http://www.enerzine.com/712/energie-notre-pays-peut-il-se-passer-du-nucleaire/participatif.html) le 20/03/2011

Par René Tregouët

Depuis le terrible tremblement de terre qui a frappé le Japon le 11 mars et l'accident nucléaire d'une gravité sans précédent depuis Tchernobyl qui a eu lieu dans la centrale de Fukushima et n'est toujours pas cisconscrit au moment où j'écris ces lignes, la question de l'avenir de l'énergie nucléaire s'est brusquement imposée au niveau planétaire dans le débat politique et social.

Au niveau européen, la Commission a réagi très rapidement et a décidé que les 153 réacteurs que compte l'Union européenne seront bientôt soumis à des tests de résistance. Sur la base d'une participation "volontaire, pas obligatoire", les risques "d'inondations, de tsunamis, d'attaques terroristes, de tremblements de terre, de coupures d'électricité" seront évalués sur la base de critères communs. Ces tests seront réalisés "par des experts indépendants dans le courant de l'année". Si les Etats l'acceptent, ces tests de résistance non contraignants pourraient être suivis de vérifications des "normes de sûreté en vigueur, afin de 'voir si nous avons tous les mêmes normes dans l'Union européenne'", a précisé la Commission qui souhaite clairement aller vers des normes européennes de sécurité beaucoup plus strictes dans le domaine du nucléaire.

En Allemagne, Angela Merkel, dans une ambiance préélectorale, il faut bien le reconnaitre, a annoncé le 15 mars que les sept centrales atomiques entrées en service en Allemagne avant 1980 seront fermées, peut-être définitivement. La chancelière a précisé que l'ensemble des réacteurs allemands subiraient des vérifications et que toutes les questions soulevées par la sécurité des centrales devraient avoir été examinées au plus tard le 15 juin. Berlin a également décidé un moratoire de trois mois qui suspend l'accord conclu l'an dernier prolongeant la durée de vie des centrales atomiques allemandes.

En Suisse, la situation japonaise a ravivé le vieux débat entre pro et anti-nucléaires et il n'est pas exclu que la Confédération renonce au nucléaire.

Nos voisins italiens, après avoir décidé en 1987 par referendum de renoncer à la construction de centrales nucléaires, vont être appelés le 12 juin 2011 à se prononcer, par référendum, sur un programme nucléaire visant à la construction de quatre réacteurs de type ERP et il est très probable qu'en dépit de sa forte dépendance énergétique, l'Italie confirme son rejet du nucléaire.

En France, le gouvernement a déclaré que notre pays ne renoncera pas à l'énergie nucléaire mais le Premier Ministre a accepté la demande d'audit du parc nucléaire français et a annoncé un contrôle des mesures de sécurité de toutes ses centrales.

Il ne fait nul doute que l'extrême gravité de cette catastrophe nucléaire qui survient dans un des pays, le Japon, les plus technologiquement avancés, a profondément et durablement fait basculer les opinions publiques contre l'utilisation de l'énergie nucléaire.

Même l'argument, pourtant puissant, mettant en avant le très faible bilan carbone du nucléaire et la nécessité de recourir au nucléaire pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre tout en répondant à la soif énergétique mondiale grandissante ne suffit plus à justifier l'utilisation de cette énergie dont les risques intrinsèques d'utilisation (stockage des déchets radioactifs à très longue vie, possibilité de détournement à des fins militaires et pertes de contrôle liées à des catastrophes naturelles ou des erreurs humaines) sont à présent perçues comme inacceptables.

Au niveau mondial, il est toujours bon de le rappeler, l'énergie nucléaire (457 réacteurs représentant 370 000 MW de puissance installée) en 2011 ne représente que 7% de l'énergie primaire et 17 % de l'électricité produite. En proportion, cette production d'électricité nucléaire mondiale est d'ailleurs en légère baisse depuis 4 ans. (Voir De moins en moins d'électricité nucleaire dans le monde). Ce n'est pas négligeable mais le gel du nucléaire mondial puis son démantèlement progressif ne représente pas un défi insurmontable pour la planète.

En France, la situation est toute différente. Avec 62 600 MW de puissance nucléaire installée, la France représente à elle seule 17 % de la puissance nucléaire mondiale. Le parc nucléaire français, le deuxième au monde, compte 58 réacteurs répartis sur 19 sites. Avec 408 TWh, la production d'électricité nucléaire représente 74% de la production totale d'électricité française et 80 % de notre consommation brute d'électricité.

En 2010, la consommation totale s'est établie à 488,1 térawattheures (TWh) l'an dernier en données corrigées des aléas climatiques, contre 478,1 TWh publié en 2009 a indiqué RTE, la filiale d'EDF chargée du réseau de transport d'électricité à haute et très haute tension. En données corrigées, la consommation des ménages a augmenté d'environ 1,5% en 2010 contre 2% en 2009 et celle des grands industriels, directement raccordés au réseau, a augmenté de 3,7%. En valeur brute, la consommation totale d'électricité a totalisé 513,3 TWh en 2010, ce qui représente une hausse de 5,5% par rapport à 2009, a encore précisé RTE.

La production française d'électricité a de son côté augmenté de 6% en 2010 par rapport à l'année précédente à 550,3 TWh. Le parc de production électrique est en hausse de 3.100 MW, avec notamment le raccordement au réseau de centrales au gaz. La production nucléaire a augmenté de 4,6% en 2010 à 407,9 TWh. En 2009, la production nucléaire avait atteint son plus bas niveau depuis 1999, en raison de grèves et d'opérations de maintenance non planifiées.

La production des centrales hydroélectriques a pour sa part augmenté de 9,9% pour s'établir à 68 TWh, ce qui représente 12,4% de la production française. L'éolien voit sa production croître de 22,2% mais sa part dans le mix énergétique représente cependant moins de 2%. Les centrales thermiques, qui permettent d'assurer l'équilibre entre l'offre et la demande, ont augmenté leur production de 8,3% à 59,4 TWh.

En supposant, par souci de simplification des calculs, que notre consommation électrique reste identique et que la part de l'électricité thermique et hydraulique reste constante, pourrions-nous remplacer notre production électrique nucléaire actuelle par des sources d'énergies renouvelables ?

Imaginons que, d'ici 2030, on veuille remplacer notre électricité nucléaire pour moitié par de l'énergie solaire et pour moitié par de l'éolien (un quart avec de l'éolien terrestre et trois quart avec de l'éolien marin).

Un rapide calcul nous montre qu'il faudrait, en se basant sur les rendements moyens actuels de production de ces énergies, installer au moins 2000 km2 de panneaux solaires (100 km2 par an pendant 20 ans), plus de 3 400 éoliennes terrestres géantes (170 par an) et 8 400 éoliennes marines (420 par an).

En matière d'énergie solaire : pour produire 204 TWH il faudrait environ 2000 km2 de panneaux photovoltaïques (1 km2 de panneaux photovoltaïques pour produire en moyenne 1 TWh par an). Au coût actuel, pour les grandes installations, il faut compter environ 1,5 milliards d'euros pour 1 km2 de panneaux solaires photovoltaïques, une telle surface photovoltaïque représenterait à elle seule environ 3000 milliards d'euros d'investissement. Mais on peut imaginer le recours massif à des centrales solaires thermodynamiques moins coûteuses que les centrales photovoltaïques. Selon les technologies utilisées l'investissement irait, dans ce cas, de 33 à 66 milliards d'euros pour une production électrique comparable.

En matière d'éolien terrestre, pour produire 51 TWh et en tenant compte du parc installé qui produit déjà 10 TWh, il faudrait installer 3 417 éoliennes terrestres de 5 MW (12 millions de kWh par an et par machine) soit une puissance installée de 17 000 MW (investissement: 8,5 milliards d'euros), un objectif comparable à celui du Grenelle pour 2020 (19 000 MW).

Enfin, en matière d'éolien marin, pour produire 153 TWH, il faudrait 8 492 éoliennes marines de 5 MW (18 millions de kWh par an et par machine), soit une puissance installée de 42 500 MW (investissement 21,5 milliards d'euros), un objectif 7 fois supérieur à celui du Grenelle pour 2020 (6000 MW).

A ces sommes, il faudrait encore ajouter la construction probable d'une quinzaine de centrales thermiques supplémentaire de 400 MW (soit un investissement d'environ 3,8 milliards d'euros), pour pallier dans tous les cas de figure aux inévitables fluctuations de la production d'électricité solaire et éolienne (ces énergies étant par nature diffuses, intermittentes et irrégulières), l'adaptation complète de notre réseau ( environ 3 milliards d'euros) et sa transformation "en grille" avec des compteurs intelligents et des moyens massifs de stockage de l'électricité (air comprimé, hydrogène, gaz, sels fondus). Il faut enfin ajouter le coût, sans doute plus important que prévu, du démantèlement de nos centrales nucléaires, de l'ordre de 26 milliards d'euros (450 millions d'euros par réacteur selon les dernières estimations).

Même dans l'hypothèse où nous parviendrions à stabiliser notre consommation globale d'énergie au niveau actuel, ce qui serait déjà très difficile, une telle transition énergétique serait donc longue, très coûteuse et très complexe à mettre en œuvre : un ordre de grandeur d'au moins 100 milliards d'euros semble réaliste, ce qui représente plus de deux fois notre facture énergétique pour 2010 (46 milliards d'euros). Cet effort considérable, étalé dans le temps, n'est toutefois pas hors de portée d'un pays développé comme la France qui possède en outre une configuration géoclimatique favorable à la fois au développement massif de l'éolien marin et du solaire.

S'agissant du nombre de victimes imputables au nucléaire et sans entrer dans des calculs et polémiques macabres, il faut tout de même rappeler quelques ordres de grandeur dérangeants pour resituer le débat. Au niveau mondial, même si l'on retient les hypothèses "hautes" sur les décès liés à la catastrophe de Tchernobyl (60 000 morts), l'énergie nucléaire civile est responsable depuis 60 ans de moins de 100 000 morts.

A titre de comparaison, les accidents de la route tuent 1,2 million de personnes dans le monde chaque année; le tabac est responsable de plus de cinq millions de morts par dans le monde selon l'OMS et la pollution de l'air très largement provoquée par l'utilisation des énergies fossiles dans l'industrie et les transports tue au moins treize millions de morts chaque année selon une étude de l'OMS rendue publique fin juin 2007.

Faut-il rappeler qu'en Chine, la pollution de l'air provoqué par l'utilisation massive du charbon tue au moins 750 000 personnes par an selon l'OMS (chiffres non démentis par le gouvernement chinois), soit plus de 10 fois chaque année que le nombre de décès à Tchernobyl!

L'arbre du nucléaire existe mais malheureusement, il cache l'immense forêt de la catastrophe sanitaire et environnementale permanente liée à l'utilisation massive des énergies fossiles dans le monde.

Il faut donc bien comprendre que faire le choix de société de renoncer au nucléaire, même sur 20 ou 30 ans, aura des conséquences majeures sur le plan économique et social et suppose dans notre pays une mutation complète de nos modes de production et de consommation et plus largement de nos modes de vie. Notre pays est-il prêt, pour se passer du nucléaire, à un tel choix de société et à un tel effort dans la durée ? C'est là, toute la question.

C'est pourquoi, sur une question aussi essentielle mais aussi complexe, il me semble nécessaire, avant toute décision politique définitive, de prendre le temps de la réflexion et d'engager un vrai et large débat démocratique afin que nos concitoyens prennent bien conscience de tous les enjeux et des conséquences de leur choix pour les générations futures, tant sur le plan individuel que collectif.

Le député-maire PS de Cherbourg défend l'énergie nucléaire
Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/03/19/01006-20110319ARTFIG00600-le-depute-maire-ps-de-cherbourg-defend-l-energie-nucleaire.php) - 21/03/2011

Par Pierre Fliecx     

Bernard Cazeneuve, dont la ville est située entre la centrale de Flamanville et l'usine de retraitement de la Hague, constate les progrès réalisés ces dernières années en matière de sécurité.

Membre du groupe Energie à l'Assemblée nationale, le députéPS Bernard Cazeneuve est sans doute le maire de France le plus concerné par le nucléaire: «Dans un rayon de moins de 30kilomètres se trouvent les réacteurs de la centrale de Flamanville, l'usine de retraitement de la Hague et un centre de stockage. En attendant l'EPR en construction...» Et sans oublier, au cœur même de la ville, les sous-marins nucléaires d'attaque. C'est dire si la sécurité demeure une priorité chez ce partisan du nucléaire, acteur économique non négligeable dans le bassin d'emploi du Nord-Cotentin. «Mon positionnement a toujours été l'acceptation du fait nucléaire, non pas dans l'inconditionnalité, mais en responsabilité, avec une exigence de transparence et une culture de la sécurité. Dès1981, une commission était mise en place pour vérifier et contrôler l'activité de l'usine de la Hague. Mais surtout, il y a l'ensemble des dispositifs mis sur pied par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).»

Depuis l'instauration des plans particuliers d'intervention (PPI), les installations du Nord-Cotentin ont été concernés par sept exercices de niveau national entre1997 et2008. «Chaque exercice a un objectif particulier en matière de sécurité ou d'accompagnement des populations en cas d'incident. Et chacun fait l'objet d'évaluation par l'ASN, qui préconise ensuite les améliorations à apporter.» Si Bernard Cazeneuve ne partage pas le refus du nucléaire des écologistes, il reconnaît le rôle de garde-fou qu'ils ont joué: «Il y a eu, à une époque, une culture de l'opacité autour du nucléaire. La mobilisation du milieu écologiste et associatif en faveur de la transparence a fait bouger les choses. Je pense notamment à l'ACRO (Association pour le contrôle de la radio- activité de l'Ouest), une association d'écologistes qui a réalisé un travail scientifique remarquable.»

Pour Bernard Cazeneuve, bien conscient que le risque zéro n'existe pas, l'indépendance de l'ASN et de l'IRSN par rapport aux exploitants du nucléaire renforce les garanties de sécurité: «Au cours des dernières années, on a vu comment l'ASN est intervenue sur le chantier de construction de l'EPR et a mis à plusieurs reprises l'exploitant en difficulté, l'obligeant à revoir sa copie. Ce qui n'empêche pas qu'un débat doit aujourd'hui être engagé. On ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé.»

La France doit-elle sortir du nucléaire ?
Le Monde.fr (http://www.lemonde.fr/idees/ensemble/2011/03/18/la-france-doit-elle-sortir-du-nucleaire_1494874_3232.html) - 21/3/2011

Depuis la catastrophe de Fukushima, élus et associations environnementales se mobilisent pour ouvrir un débat sur la place de l'énergie atomique, qui fournit 76 % de l'électricité dans notre pays. Illusion ou juste cause ? Pour Jacques Percebois, le nucléaire est une énergie indispensable qui pourrait, cependant, être plus fiable. Il faut renforcer la sécurité. La sûreté des installations nucléaires, c'est l'obsession d'EDF affirme son PDG Henri Proglio, autant que la garantie de leur efficacité et de leur modernité pour répondre à la demande énergétique qui va doubler d'ici 2050. N'est-il pas temps, proposent Jean-Pierre Mignard, Raphaël Romi, Sébastien Mabile et Michel Mabile, de créer un conseil de sûreté et de sécurité nucléaire mondial sous l'égide des grandes agences internationales ? Commençons par trouver un équilibre entre le nucléaire et les énergies renouvelables, estiment Stéphane Cossé, Christophe Droguère, Yann Wehrling. Arrêtons ce mode de croissance, tranche Agnès Sinaï : il faut sortir d'urgence de cette soif terrifiante d'énergie. D'autant que, risques sismique ou terroristes, la France n'est pas à l'abri du danger, rappelle Michèle Rivasi. Le temps est donc venu de sortir de la religion de l'atome, conclut François Géal.
.


__,_._,___



mardi 22 mars 2011

3e festival cinéma écologie 26-31 mars 2011 au Théâtre du lycée Michelet

http://www.demosphere.eu/node/23050

Quelle place pour l’altérité et la relation dans un monde de plus en plus virtualisé?

Nous avons le plaisir de vous présenter la 3ème Soirée des Amis du Club de Budapest France, dans le cycle: 
 Le temps des mutations, imaginons le monde de demain

 

 Mercredi 23 mars 2011
19 h30 – 22h00
Forum 104 – 104, rue de Vaugirard, 75006 Paris
Métro Montparnasse ou Saint Placide. 
Contribution aux frais : 10 €
Accueil dès 19h00

 

 Quelle place pour l'altérité et la relation dans un monde de plus en plus virtualisé?


Le Club de Budapest France prolonge la réflexion sur les transformations sociétales et culturelles de notre temps avec un cycle consacré aux mutations que nous vivons.

 

Dans cette dernière soirée de Cycle nous aborderons la place de l'Internet et du Web 2.0 dans la construction de nouveaux types d'imaginaires. Parmi les mutations que nous vivons, les technologies de l'information et de la communication jouent un rôle essentiel dont on commence à mesurer les impacts à la fois positifs et négatifs.

 

Les technologies contemporaines sont de plus en plus des « technologies de l'esprit » et de l'imaginaire, comme les nommait Michel Foucault. Avec le web, le cyberespace, les systèmes d'information, les univers virtuels, les mondes en 3D, les jeux vidéo, ces technologies de l'imaginaire explosent.

 

Quel peut être le rôle des nouvelles technologies de l'information et de la communication et surtout comment permettent-elles de favoriser l'altérité et la relation ?

 

Cette soirée s'orchestra autour de trois temps forts:

 

Pierre MUSSO: philosophe de formation, docteur en sciences politiques et enseignant en sciences de l'information et de la communication à l'université de Rennes et à Télécom Paris Tech, il est l'initiateur de la « Chaire de la modélisation des imaginaires, innovation et création » qu'il dirige à l'Institut Télécom depuis 2010.
Auteur de nombreux livres dont Critique des réseauxRéseaux et sociétésLe sarkoberlusconisme, La Fabrique du Futur, il a contribué plus récemment au dossier spécial du Monde diplomatique Le temps des Utopies (été 2010).
Il nous expliquera comment il cherche aujourd'hui à identifier les imaginaires à l'œuvre dans les innovations et comment les mythes technologiques sont eux-mêmes sources d'imaginaires. Il communiquera ainsi sur le sens qu'il donne aux réseaux et à la « société en réseaux ».
 
Intermèdes musicaux : Cristal !
 
Arouna LIPSCHITZ : « Il faut repenser la relation à l'autre sans perdre l'Un ».
Née d'une famille juive en Lorraine au lendemain de l'Holocauste, elle entreprend des études à Tel-Aviv et à Nanterre qui l'amèneront au Doctorat de lettres. Après la rencontre avec un maître indien, elle devient Swami, femme-prêtre en robe orange en 1982. En 1986 elle s'installe au Canada et reprend sa vie amoureuse.
 De cette période naissent plusieurs livres Dis-moi si je m'approcheL'un n'empêche pas l'autre et, plus récemment, La voie de l'amoureux et 52 clés pour vivre l'amour.
 Philosophe de la relation et directrice d'une entreprise de production audiovisuelle, elle nous parlera d'altérité et de l'éthique de l'abondance. Fondatrice d'une école philosophique en ligne La voie de l'amoureux, elle nous expliquera comment elle se sert des nouvelles technologies pour construire d'autres plateformes relationnelles.

 

 

Cette soirée a été conçue par Carine Dartiguepeyrou.

 

AGENDA

 

Nous vous informons également que les Assises du Pacte Civique auxquelles le Club de Budapest participe auront lieu les 14 et 15 mai 2011 à Issy Les Moulineaux.

Chaleureusement, 
Club de Budapest France           
Si vous ne souhaitez plus recevoir nos actualités, merci de nous envoyer un mail avec la mention "désinscription".






Fwd: Le nucléaire, atome de discorde entre les Verts et le PS- Infos - AFP -SFEN VdL



Le nucléaire, atome de discorde entre les Verts et le PS

PARIS — Le nucléaire est un noyau dur de discorde entre les Verts et le Parti socialiste, dont la doctrine a évolué à l'épreuve du pouvoir, et la question qui resurgit en raison de l'accident de Fukushima au Japon sera centrale dans les négociations pour 2012.

"Le point le plus difficile avec les écolos sera le nucléaire" car "un candidat socialiste (à la présidentielle) ne peut prétendre sortir du nucléaire", fait valoir François Hollande (PS).

Même s'il faut renforcer la diversification des sources d'énergie et la sécurité du parc nucléaire, abandonner une industrie "où on est sans doute les meilleurs", serait "ni économiquement sérieux, ni écologiquement protecteur, ni socialement rassurant", juge-t-il, évoquant pertes d'emplois, bilan carbone et augmentation du prix de l'électricité.

Côté écologiste, où on demande un référendum sur une sortie du nucléaire à 20-30 ans "avec un plan massif d'énergies renouvelables", Jean-Vincent Placé, (Europe Ecologie-Les Verts) entend "discuter tranquillement dans trois semaines avec nos amis socialistes pour essayer de trouver des éléments de convergence" pour un "programme de gouvernement".

"Si on ne les trouve pas", "la campagne présidentielle tranchera en donnant de l'audience aux écolos ou pas", fait-il valoir à l'AFP, rappelant que "le PS a des positions susceptibles d'évoluer", comme Ségolène Royal en 2007.

Martine Aubry souhaite aussi porter le débat avec ses "amis Verts" pour "une réelle politique énergétique pour la France et pour l'Europe" en 2012. Dans son nouveau modèle de développement, le PS juge le nucléaire "inévitable aujourd'hui", sa part devant "être progressivement réduite" au profit d'énergies renouvelables.

"Le poids du lobbying EDF et Areva est très fort au PS", accuse M. Placé, rappelant notamment qu'Anne Lauvergeon, la présidente d'Areva, a été collaboratrice de François Mitterrand à l'Elysée.

Le changement dans la doctrine socialiste "s'est fait au détour des années 80 quand François Mitterrand est arrivé au pouvoir" alors qu'"au début des années 70, nous manifestions avec nos camarades du PS contre le programme électro-nucléaire", renchérit Yves Cochet, co-fondateur des Verts et ex-ministre de l'Environnement.

Si M. Mitterrand a décidé d'abandonner le projet de centrale à Plogoff en 1981, les socialistes "se sont laissé avoir par la technostructure du corps des Mines, de l'appareil d'Etat, des ingénieurs de Bercy". Ces derniers leur ont dit "quand on est au pouvoir, il faut accepter le nucléaire", selon le député de Pariss qui pointe "une espèce de realpolitik" du PS juste après le deuxième choc pétrolier.

En 1986, avec Tchernobyl, "les socialistes étaient plutôt dans l'omerta" malgré la cohabitation, estime M. Cochet.

Confrontés au pouvoir dans le gouvernement Jospin (1997-2002), les écologistes ont dû avaler la signature du projet de centre d'enfouissement des déchets nucléaires dans la Meuse par la ministre de l'Environnement Dominique Voynet.

"Elle a signé mais c'était en compensation de la non-construction" de nouveaux réacteurs, plaide M. Cochet. "On a eu des petites victoires", comme la fermeture de Superphénix, "mais globalement le programme a continué", reconnaît son successeur.

"Quand Voynet a quitté le gouvernement, Jospin m'a emmené dans son bureau et m'a dit : +Je suis prêt à te nommer mais il faut que tu signes tout de suite des arrêtés d'augmentation des doses de rejet des effluents de l'usine de La Hague+. J'ai dit non". L'année d'après, la droite de retour au pouvoir, l'a fait.




Fwd: Panache radioactif de Fukushima : quels dangers ? - Infos - sciences.blogs.liberation.fr -


Objet : Panache radioactif de Fukushima : quels dangers ? - Infos - sciences.blogs.liberation.fr -



http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2011/03/panache-radioactif-de-fukushima-quels-dangers-.html
Panache radioactif de Fukushima : quels dangers ?

Danger_radioactivite  La radioactivité émise par l'accident en cours à la centrale nucléaire de Fukushima Daichi soulève de fortes et légitimes inquiétudes. Quelques réponses aux questions que l'on se pose.

De quelle quantité de radioactivité  parle-t-on ?

Les mesures connues et les modélisations de l'accident conduisent à une «estimation maximale d'environ 10% [de la radioactivité] de Tchernobyl… mais cela pourrait être 1%», explique Thierry Charles, de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), Cette radioactivité, surtout émise pour la majeure partie entre le 13 et le 16 mars, résulte des relâchages volontaires de vapeur d'eau contaminée pour diminuer la pression dans les enceintes des réacteurs. En termes sanitaires, la comparaison avec Tchernobyl est moins directe : l'essentiel de cette radioactivité s'est dispersée et diluée au-dessus du Pacifique inhabité.

Quels dangers pour le personnel  de la centrale de Fukushima Daichi ?

L'environnement radiologique a pu atteindre des valeurs extrêmes. L'exploitant de la centrale, Tepco, a annoncé le chiffre de 400 millisieverts par heure (mS/h) auprès du réacteur numéro 3. Au-dessus des piscines, c'était certainement davantage mais en rayonnement gamma qui partait vers le ciel et dont une petite partie, par "effet de ciel" repartait vers le bas. Des débits susceptibles de provoquer un syndrome aigu d'irradiation, qui a provoqué la mort rapide des pompiers de Tchernobyl. Selon les informations japonaises – impossible à vérifier – le personnel et les pompiers de Fukushima ont évité ce risque. «Ils utilisent des dosimètres électroniques qui mesurent en temps réel la dose reçue et dont on peut régler l'alarme sur un niveau choisi», dit Patrick Gourmelon, médecin à l'IRSN.

Ce dispositif permet d'éviter les zones les plus dangereuses et de répartir les ­travaux à accomplir en fonction des dosimétries individuelles. Tepco, qui avait déjà opéré à une ­évacuation après un dépassement des 100 mSv, a annoncé hier que 7 personnes travaillant à la centrale auraient dépassé les 100 mSv (sans atteindre le seuil maximal de 250 mSv fixé par le gouvernement). C'est à partir de 100 mSv que les effets statistiques – hausse de la probabilité de survenue de certains cancers – apparaissent. «Les lésions cellulaires surviennent assurément dès de 1 000 millisieverts», note Gourmelon. Tepco a aussi annoncé hier une «baisse de la radioactivité» sur le site. Selon l'IRSN, les balises situées en bordure sont passées d'un maximum de 10 mS/h mardi à entre 0,3 et 2,5 mS/h hier.

Quelle menace pour la population ?

«Là, on passe à une autre problématique, celle des faibles doses qui augmentent le risque statistique de certains cancers», précise Gourmelon. Ce risque varie avec les doses reçues qui ne seront connues avec précision qu'après l'accident. La comparaison avec Tchernobyl est éclairante : les populations Carte évacuation proches, jusqu'à 20 km, ont été évacuées avant et non après les premières émissions de radioactivité (voir graphique ci-contre, avec la zone qu'il faudrait évacuer si les émissions empiraient).

Les modélisations de l'IRSN sur les doses à la thyroïde dans le cas le plus pénalisant – un enfant d'un an exposé en permanence – montrent que c'est dans cette zone de 20 km que les valeurs ont pu atteindre le seuil de 50 millisieverts qui déclenche, en France, la prise d'iode stable pour saturer la thyroïde (au Japon, le seuil est deux fois plus élevé). Le gouvernement japonais a demandé que les populations qui avaient évacuées avant les émissions radioactives ingèrent de l'iode stable. Il n'est pas évident de juger cette décision qui ressemble autant à une précaution supplémentaire qu'à une mesure visant à rassurer les populations concernées : en effet l'efficacité du geste suppose que l'on prenne l'iode stable une heure au plus avant la contamination et 24h au plus après. Juste au-delà de cette zone, ce sont les taches de surcontamination en raison de la pluie qu'il faut identifier et éviter.

Quels risques pour les aliments ?

Des aliments montrent que les précipitations ont pu contaminer la chaîne alimentaire. Du lait (les vaches ont brouté de l'herbe contaminée) ou des épinards et des oignons ont été détecté contaminés. Ils affichent jusqu'à 15 000 becquerels par kilo de feuilles d'épinards dans le cas le plus élevé. De l'iode radioactif a été détectée dans l'eau du robinet à Tokyo. Le gouvernement japonais affirme qu'il n'est pas utile de prendre des mesures de protection à Tolyo mais des ONG contestent cette position. Plus près de la centrale, l'analyse de l'eau du robinet dans 46 localités a montré des contamination dans 6 d'entre elles. Dans un village elle a atteint 965 becquerels d'iode-131 par litre ce qui est 3,2 fois la limite légale de 300 becquerels par litre. Le gouvernement japonais vient de demander aux habitants des zones identifiées de boire de l'eau en bouteille. Le lait et deux sortes de légumes verts produits dans quatre préfectures proches de la centrale nucléaire de Fukushima, ont été interdits à la vente en raison d'un niveau anormalement élevé de radioactivité, vient d'annoncer aujourd'hui le porte-parole du gouvernement japonais. Ces contaminations montrent que le Japon aura à gérer, dans la durée, les dépôts de radioactivité dus à l'accident.

Y a-t-il une menace ailleurs qu'au Japon ?

Le panache radioactif de Fukushima va se disperser dans l'atmosphère dans l'atmosphère en fonction de la météo. Il va concerner une grande partie de l'hémisphère Nord. Mais avec une dilution telle que, lorsqu'il va toucher la France, mercredi, «il n'y aura pas d'impact sanitaire», affirme Patrick Gourmelon. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire propose, sur son site internet, un système simple afin de le vérifier : une carte de France interactive qui donne la mesure en temps réel de la radioactivité sur de très nombreux sites et sa valeur moyenne l'année dernière pour comparaison.

Pour des informations sur l'historique de l'accident, classées par ordre chronologique, se rendre ici.






Fwd: TR: mesure préventive radioactivité



Le 22 mars 2011 à 00:44, andre.copin2@cegetel.net a écrit :

Pour votre information

C'est inutile de prendre de l'iode, se serait même dangereux dans ces circonstances puisque les estimations effectuées par l'IRSN( Institut de radioprotection et de sûrté nucléaire ) à l'aide d'uenmodélisation, sont d'un niveau très faible . Les pastilles d'iode s'avèrent nécessaire dans un rayon de 10 voir 20 km autour de la centrale accidentée , nous sommes à plusieurs milliers de kms. Evitons de rentrer en situation de panique ou de stress vraiement inutlle dans les circonstances actuelles .

Pour ton information si tu veux suivre l'évolution sur le plan radioactif du nuage , vas sur le site de l' IRSN ( http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm )

Moi j'habite dans un rayon de  10 kms par rapport à la Centrale de Dampierre et à 20 kms par rapport à celle de Belleville. Nous avons tous à notre disposition des cachets d'iode , dont la prise est de la responsabilité des Pouvoirs Publics ( Préfet sous l'avis des médecins de l'IRSN )  dans le cadre de la mise en oeuvre d'un Plan d'Urgence ( PUI ) suite à un accident grave avec risque de rejets d'effluents radio-actifs

Puisque en matière de sûreté on doit envisager toutes les situations les plus extrêmes, on s'organise sur le plan de la technologie pour éviter tout type d'accident et de les rendre les moins nocifs pour les populations (redondance des circuits de sauvegarde, procédures ultimes pour assurer 3 fonctions : la maitrise de la réaction en chaine ( injection de bore , chutte des grappes d'absorption neutrophage, refroidissement du coeur du réacteur et étanchéité de l'enceinte de confinement, abscente à Tchernobyl)

Si des situations extrêmes, avec une probalité très faible,  mais non nul , arrivent ( c'est le cas du Japon : séisme de niveau 9 ( les centrales ont  résisté), suivi d'un tsounami d'une hauteur de 23 m entrainant un noyage complet du site :  perte totale  de toutes les sources électriques normales et de secours -  la centrale était protégée pour une vague de 6 m - ) . Toutes les sources de refroidissement ont été perdues pour l'ensemble des 6 réacteurs, c'est ce qu'on appelle un mode commun.

Dans une centrale nucléaire bien que la réaction nucléaire soit arrêtée ( elle le fût automatiquement par les accélérations du séismes- détections par des accéléromètres -), il reste toujours une puissance résiduelle à évaquer ( 300 MW aprés 1s, 15 MW après 1 jour, 4 MW après 1 mois, 1 MW aprés plusieurs années ). Dans ce cas, si l'on arrive pas à mobiliser des moyens supplémentaires pour assurer le refroidissement des assemblages combustibles, la température augmante progressivement à l'intérieur des cuves de réacteurs et des piscines de désactivation .

Au bout d'un certain temps l'eau rentre en ébullition, il y a production de vapeur ....c'est une machine thermique. Le risque, par augmentation de température c'est la perte d'étanchéité de la première barrière : la gaine du combustible ( en zircalloy, une sorte d'acier inoxydable : épaisseur optimiseé à 6/10 de mm environ pour assurer la bonne transmission de la chaleur lors de la réaction en chaîne ).

Cette perte d'étanchéité de la gaine entraine le passage des produits de fissions notamment des iodes radioactifs ( période 8 jours, tous les 8 jours l'activité est divisée par 2)  et des césiums dans la vapeur qui est confinée à l'intérieur de l'enceinte de confinement .

Ces produits radio-actifs ne sont rejetés dans l'atmoshère que si cette enceinte de confinement vient à fuire, où à faire l'objet d'un rejet volontaire ( passage des effluents dans un fitre à sable pour en réduire la nocivité ), ceci si la pression dans cette enceinte devient trop importante. C'est ce qui s'est passé dans les 4 centrales japonaises .

Des rejets ont été effectués dans l'atmosphère, c'est d'ailleurs ce qui a provoqué les explosions , non pas par la présence des produits radioactifs mais par la présence d'H2 qui au contact de l'air a provoqué ces énormes champignon de vapeur. Dans ce type de réacteur, le contact de l'eau et du zircalloy à haute température de l'ordre de 600 à 800 °C produit de l'H2; par ailleurs la molécule d'eau vers 1200 ° c se décompose en H2 + O .

Ce n'est que dans ces circonstances de rejets exceptionnels à caractère accidentel, que l'on demande aux personnes présentent dans un environnement de 10 km de prendre 1 heure avant le rejet un cachet d'iode, mais on peut aussi le prendre jusqu'à 24 heures après. Dans ces circonstances l'iode stable vient saturer les glandes thyroides, et lorsque le nuage du rejet passe l'iode radioactif ne peut plus se fixer sur la thyroide qui est déjà saturée, ce qui évite la contamination de la glande.

Ainsi la prise de l'iode a été demandée aux japonais situés dans un rayon de 20 km, je pense que les personnes situées entre 20 et 30 kms doivent avoir de l'iode à disposition. Les autorités doivent posseder des stocks pour éventuellement en distribuer à d'autres populations si la situation devenait plus drastique.

Prendre de l'iode sans aucun contrôle médical est même dangereux,d'ailleurs on en trouve pas en pharmacie.

C'est le moment aussi de gérer ses émotions, et dompter ses peurs. C'est à dire de passer de l'irrationnel créer par les situation de peur à ubn peu plus de rationnel par le calme et la sérénité.

Pour votre information, car je pense que vous le savez, nos sommes tous radioactifs car notre corps contient du calcium, et le calcium 40  est radioactif, ainsi  que le carbone 14 .

Pour un humain de 70 kg sa radioactivité naturelle est de l'ordre de 8000 à 10000 Bq - c'est à dire la transformation naturelle de 8000 à 10000 atomes radioactifs par seconde. Nous vivons dans un monde naturellement radioactif, car la radioactivité à une composante naturelle non négligeable. Ainsi si vous vivez au bord de la mer, en Bretagne, en montagne par exemple dans le Massif Central, si vous voyager en avion , vous allez y  rencontrer des niveau de radioactivité bien supérieur : sol sédimenatire : 400 Bq / kg , sol granitique 8000 Bq / kg pour la Bretagne notamment. par ailleurs les eaux de pluie : 1 à 3,30 Bq/l , eau de mer : 10 Bq / l , lait environ : 80 Bq / l

Autre exemple une syntigraphie de la thyroîde à Iode 131 est réalisée avec une activité de 740 000 Bq très localisée

( 1 Bq ou Becquerel - 1 Becquerel est l'unité qui mesure l'activité d'une source radioactive. Un Becquerel correspond à une transformation naturelle par seconde d'un atome radioactif )

Le nuage japonais attendu pour après demain sur la France est estimé à une activité de 0.0001 à 0.001 Bq / m3. Il ne sera même pas détectable avec nos appareils de mesure les plus performants

Il n'en est pas de même pour nos amis japonais qui seront sous la menace encore plusieurs temps

Surtout ne vous engoissez  pas, ne vous stressez pas , n'initiez pas par le stress votre propre cancer. On sait l'influence que peut avoir le stress sur l'initialisation du cancer, qui est par nature un processus multifactoriel. Vous aurez beaucoup plus de risque d'avoir l'induction d'un cancer soit par votre propre fumée ou par celle des autres.

La vie n'est fais que de risque. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les gens sont aussi traumatisés, voir paniqué, par la radioactivité potentielle d'un nuage dont on sait qu'elle sera à peine mesurable sur notre sol national. Alors que nous vivons avec bien d'autres sources de déséquilibres et d'agressivité : pollution par les gaz d'échappement des voitures, pollution des fumées de tabac, l'alcool, les drogues, pecticides...etc.La voiture :  les accidents mortels en france sont de 4000 morts par an, sans émouvoir personne.

N'oublions pas que la radioactivité est utilisée en médecine nucléaire et que l'on traite de nombreux cancers. Le cancer de la thyroîde est un des cancers avec une des meilleures réussites de guerison.

Je vous encourage à prendre un peu de recul, à  calmer nos peurs, puis canaliser toutes nos énergies positives pour nos amis japonais, Car eux en ont vraiement besoin qu'on les soutienne par nos pensées,

Je pense particulièrement à mes collègues qui doivent gérer cet accident  majeur :4 réacteurs et 2 piscines de désactivation. Autour d'eux arrive une aide internationale, et une très grande solidarité. En espérant qu'ils réussissent à maîtriser le refroidissement , puis à maintenir confiner les coeurs de réacteurs qui sont partiellement fondus, à des degré divers

Il faut s'attendre à un bilan de près de 30 000 victimes par le tsaunami, c'est lui le plus meurtrier. Quand aux victimes de l'accident nucléaire : ce sont les personnels de TEPCO qui vont prendre le plus haut niveau de doses avec risque potentiel d'induction de cancer. Il faut attendre pour avoir une estimation pour la population ( en cancers potentiels ) . Je pense que le stress vécu par les personne sera aussi source de déclenchement de cancer, mais se sera difficile à estimer

Amitiés

André



lundi 21 mars 2011

Le Journal Intégral: Penser la Catastrophe


http://journal-integral.blogspot.com/2011/03/penser-la-catastrophe.html



Où, dans le contexte de la catastrophe de Fukushima, nous voyons comment, dès les années 50, en affirmant l'urgence d'un changement de niveau de conscience pour compenser l'emprise de la techno-science, Einstein avait anticipé la dynamique de l'évolution culturelle en posant les bases d'un nouveau mode de pensée, qualifié aujourd'hui d'intégral.

vendredi 18 mars 2011

Note SFEN : accident dans la centrale nucléaire de FUKUSHIMA, 18 mars 2011

Etat des installations
La situation dans la centrale de Fukushima après une semaine d'aggravation régulière semble s'être stabilisée le 17 mars (voir le site de l'ASN, Autorité de Sûreté Nucléaire française: http://www.asn.fr/). Les opérateurs, après avoir réussi à injecter de l'eau de mer dans les réacteurs pour limiter la dégradation du combustible et préserver dans la mesure du possible l'intégrité des enceintes de confinement, ont pu disposer d'appoints en eau complémentaires le 17 mars grâce à des lâchers d'eau par des hélicoptères dans les piscines de stockage des combustibles usés dans la matinée, ainsi que par l'utilisation de canons à eau dans l'après‐midi.
Des informations à jour sur l'état des 6 réacteurs du site ainsi que sur les piscines de stockage des combustibles usés peuvent être trouvées sur le site de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), expert auprès de l'Autorité de sûreté française : http://www.irsn.fr/FR/Documents/home.htm
L'exploitant de la centrale, TEPCO, a annoncé qu'il espérait rétablir une alimentation électrique aujourd'hui. Il pourra tenter, lorsque l'électricité sera disponible sur le site, de remettre en fonctionnement les circuits d'eau permettant de réguler le niveau d'eau dans les cuves des réacteurs et les piscines, de compenser les volumes d'eau perdus par évaporation et, si possible, de baisser les températures dans les enceintes des réacteurs et les piscines. La rapidité de ces actions et leur succès dépendra de l'état des circuits hydrauliques (vannes et pompes en particulier), des armoires de commandes et des dispositifs de pilotage.
Une fois ces actions réalisées, la situation radiologique dans et autour de la centrale pourrait s'améliorer sensiblement.
Situation radiologique
Le niveau de radioactivité sur le site impose un temps limité d'intervention des opérateurs sur le site. Par ailleurs la population a été évacuée dans un rayon de 20 km et a reçu la consigne de rester confinée jusqu'à 30 km. Le site de l'IRSN présente le développement du panache radioactif à partir d'une analyse fondée sur une estimation des rejets (des informations précises manquant) et les mouvements atmosphériques constatés puis prévus jusqu'au 20 mars. Cette simulation peut également être visualisée sur son site : (http://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Pages/20110317_simulation_dispersion_panac he_radioactif.aspx )
Une simulation globale montre que le panache radioactif, déjà très dilué dans l'atmosphère, a atteint la côte ouest américaine le 17 en passant largement au nord d'Hawaï. L'autorité de sûreté américaine (NRC) indique que ces régions ne devraient pas connaître de niveau de radioactivité posant un problème de santé publique.
On peut noter que ce panache arrivera sur l'Europe nettement plus tard et qu'aucun transfert vers l'hémisphère sud n'a été noté.
Des éléments d'explication sur la radioactivité et son impact sur l'homme et l'environnement peuvent être trouvés sur ce même site : http://www.sfen.org/fr/pdf/fukushima_radioactivite_17mars‐.pdf

samedi 12 mars 2011

Fwd: Le Biomimétisme, ce soir sur Arte


Objet : Le Biomimétisme, ce soir sur Arte

Bonjour chers amis,

Je viens de découvrir que la chaîne ARTE consacre 4 émissions documentaires de 55 minutes au biomimétisme, la spécialité de notre ami Gauthier Chapelle, créateur de Biomimicry Europe.

Le deuxième volet, c'est demain soir, vendredi 11 mars à 22h10.
(rediffusion le 12 mars à 10h)

C'est un documentaire inédit d'André Rehse (allemagne, 2010)

Définition :

Le biomimétisme est une démarche consistant à reproduire artificiellement des propriétés essentielles d'un ou plusieurs systèmes biologiques. L'objectif peut être :

  • d'exploiter des mécanismes de la nature pour les appliquer dans différents domaines technologiques. Le terme est alors synonyme de bionique, plus couramment utilisé.
  • (Wikipédia)

Je vous souhaite une bonne journée à tous.
Amitiés,
Eric

Éric Grelet
dessinateur humoristique 
"en direct" et graphiste
06 25 49 80 82