jeudi 10 décembre 2009

Fwd: Ecovillages: New Frontiers for Sustainability, Schumacher Briefing No. 12 (Schumacher Briefings) by Jonathan Dawson

Jonathan Dawson is a sustainability educator and activist. He has spent much of the last 20 years involved in development work in Africa and South Asia, as a researcher, author, project manager and consultant, working primarily in the field of small enterprise and community economic development. He lives at the Findhorn Ecovillge where he teaches human ecology and applied sustainability studies. Jonathan is Board Member of the Global Ecovillage Network for Europe in which capacity he is heavily involved in writing, representational and networking activities.


EVEIL



L'éveil est extinction, extinction de toute identification, éclairage de la totalité de notre ignorance qui se consume dans notre Présence incréée. Cet évènement n'en est en fait pas un, il n'est pas une expérience car il est clairement vu qu'il n'est personne pour expérimenter quoi que ce soit, et rien à expérimenter. Il n'y a personne. Alors, de fait, il n'y a rien à témoigner, personne pour témoigner et personne à qui témoigner : dans l'éveil se meurt le concept de monde, le concept de l'autre ; il n'y a pas pour "l'éveillé" d'éveillé ou d'ignorant, ici ou là. Monko







Fwd: web 2050



mercredi 9 décembre 2009

café des sciences sur l'énergie et le développement durable

L’énergie au XXIe siècle : un défi majeur du développement durable

15/12/2009

15/12/09

Ce dernier café des sciences de l'année 2009, coorganisé avec l'association Bar des sciences Paris, vous invite à discuter avec :
- Sylvie Faucheux, économiste, Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines
- Alain Guinebault, ingénieur, ONG Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarité, Aubagne)
- Christian Ngô, physicien, CEA
- Pierre Papon, physicien, ESPCI / commissaire scientifique de l'exposition Energie à la Cité des sciences et de l'industrie

Animé par Marie-Odile Monchicourt

de 19h à 21h
Fondation MSH, 54 bd Raspail
à la Cafétéria (Rez-de-chaussée) - Paris 6 - France

 

http://www.msh-paris.fr/actualite1821

http://www.actu-environnement.com/ae/agenda/manif/cafe_sciences_energie_xxie_siecle_defi_majeur_developpement_durable_12297.php4

 

Michel Nguyen The

mardi 8 décembre 2009

MICHEL SALOFF COSTE SUR RADIO ALIGRE LE 26 NOVEMBRE 2009



You can watch it here:
http://vimeo.com/7843328

  

MICHEL SALOFF COSTE SUR RADIO ALIGRE LE 26 NOVEMBRE 2009
http://vimeo.com/7843328

"Futur des civilisations et civilisations du futur.
Michel Saloff Coste
Initiateur du Club de Budapest France et de l'Université intégrale


"La crise globale à laquelle l'humanité est confrontée affecte aujourd'hui toutes les personnes et toutes les sociétés. Si nous continuons au rythme actuel, au milieu de ce siècle notre Terre pourrait devenir en grande partie inhabitable pour l'humain et la plupart des autres formes de vie. "
Ervin Laszlo Déclaration d'Etat d'Urgence Global, Club de Budapest International le 30 Octobre 2008

"Nous sommes en plein milieu d'une crise financière, économique, sociale sans précédent ; nous sommes à la veille d'une catastrophe écologique planétaire ; nous devons maintenant inventer un monde nouveau où les folies d'hier ne seront plus possibles. C'est la responsabilité qui nous incombe. Nous savons tous maintenant vers quelles catastrophes peut nous conduire notre obstination à essayer de régler les problèmes du XXIe siècle avec les instruments et les idées du XXe siècle. Désormais, plus un seul d'entre nous ne pourra prétendre qu'il ne savait pas."
Discours du président de la République Française Nicolas Sarkozy ,
64ème Assemblée générale des Nations Unies New York le 23 septembre 2009


Nous vivons aujourd'hui la fin d'une vague de civilisation, d'une culture et d'un mode de pensée. Ce qu'on appelle la modernité s'est construit sur un a priori « instrumental » qui considère que minéraux, végétaux, animaux ne sont que des ressources d'un système économique !

A la fin l'homme n'est lui même qu'une ressource…. Ne parlons nous pas de « Directeur des Ressources humaines » ? Cette vision mécaniste du monde est certainement à l'origine de l'extraordinaire succès de la civilisation moderne. Mais ce succès se transforme en horreur, quand poussé à l'extrême il aboutit à la faillite de notre biodiversité, l'explosion planétaire de la misère et l'implosion économique.

Cette vision du monde était un progrès, elle est aujourd'hui un handicap. La pensée mécaniste n'est pas capable de résoudre les problèmes dont elle est à l'origine.

Nous ne trouverons des solutions que si nous sommes capables de comprendre le système dans lequel nous vivons d'un point de vue extérieur. Si nous sommes capables d'en comprendre les mécanismes de les démonter et de les remonter de manière pacifique dans le cadre d'un système plus complexe, non plus mécanique mais interactif, systémique et intégral.

Passer de l'ère agraire, à l'ère industrielle ne s'est pas fait sans heurts, sans difficultés.
Certains pays se sont effondrés et sont retombés dans la barbarie. D'autres se sont figés et ont stagnés, comme ébahis devant la rapidité de l'évolution moderne. D'autres cultures sont devenues des pionnières et ont pris le leadership planétaire.

La transition qui nous attend dans les dix ans qui viennent est infiniment plus profonde, complexe et rapide, que toutes les ruptures précédentes. ll nous faut aujourd'hui repenser notre façon de penser et reconstruire les fondements de nos civilisations en respectant leur diversités, leur héritages et leur richesses culturelles multimillénaires. Nous pouvons aujourd'hui faire un nouveau bon en avant dans la qualité humaine de notre système d'intégration global.

Le système dans lequel nous sommes aujourd'hui a été largement imaginé dès le XVIIème et le XVIIIème siècle par une série de penseurs qui ont su imaginer le passage de l'ère agraire à l'ère industriel. Nos fondements économiques et sociaux ont été élaborés dans un contexte où on considérait les ressources planétaires potentiellement illimitées. Le développement exponentiel de la civilisation industrielle nous confronte aujourd'hui aux limites des ressources planétaires et nous avons à inventer une économie et une société qui sache inscrire positivement dans l'écosystème.

Le droit économique modéré par le droit social doit aujourd'hui s'inscrire dans un droit plus large écologique.

De la même manière que la séparation des pouvoirs exécutifs, juridiques et législatifs sont des fondements essentiels au développement des sociétés industrielles démocratiques modernes, il nous faut aujourd'hui imaginer une série de principes fondateurs pour une société de l'information, une société de la connaissance, une société de la création, une société écologique qui reconnaisse les droits et les valeurs de tous les parties prenantes de notre écosystème planétaire globale.

La société moderne et l'économie industrielle a eu tendance dans son déploiement à détruire massivement la diversité végétale, animale et culturelle : nous savons aujourd'hui que cette diversité et un facteur essentiel de développement et de stabilité de nos vies.

Comment imaginer un système économique et social qui ne détruise pas son environnement global et ne se met pas en danger lui-même à travers cette destruction ? Notre propos est de défricher un espace vierge où nos origines puissent être refondées.

Quelques axes de réflexions.
La crise systémique appelle des réponses systémiques, cela implique la refondation de notre connaissance, science, art et spiritualité ; mais aussi la refondation de notre reconnaissance, droit, politique et société sans méconnaître nos fondations, biens communs, biodiversité, écosystème.
Au-delà des trois grandes vagues de civilisation, la chasse et la cueillette, l'agriculture et l'élevage, l'industrie et le commerce, à quoi ressemble une civilisation de type quatre ?
Comment une civilisation de type quatre peut-elle s'élaborer et se développer ?
Quels sont les fondements juridiques et le contrat économique, social et écologique d'une civilisation de type quatre ?
Comment passer pacifiquement d'une société de type trois à une société de type quatre ?
Qu'elles sont les différentes formes de crises et de régression possible dans la phase de transformation ?

Faire un diagnostic pertinent.
Avant de donner un remède à un malade, il est important d'effectuer un diagnostic qui soit pertinent sinon le remède inapproprié peut tuer le malade déjà affaibli par sa maladie.
Plus le malade est atteint, plus le diagnostic juste devient important, du fait de la fragilité induite par la maladie.
C'est pourquoi il est essentiel de comprendre la crise actuelle en profondeur, pour trouver de bonnes solutions. Dans ce diagnostic je partirai des causes les plus générales pour rentrer ensuite dans les détails. La cause fondamentale de la crise planétaire que nous traversons est évidente mais très difficile à accepter, car elle remet en cause l'ensemble de notre mode de développement et de penser.

Une croissance exponentielle infinie est impossible dans un espace limité…
L'espèce humaine pendant des millions d'années n'a été qu'une espèce parmi les autres dont la population comme les autres espèces de mammifère se comptait par millions. Les limites des possibilités offertes par la chasse et la cueillette expliquent cette situation. Ce contexte change pour la première fois pendant la période néolithique grâce à l'agriculture et l'élevage qui permettent la densification de la population. Nous atteignons, après dix mille ans de lentes progressions marquées par des régressions importantes, liées aux épidémies, aux guerres et à la fragilité des civilisations, un milliard d'êtres humains en 1850. Grâce aux nouvelles possibilités offertes par l'industrie, en seulement 150 ans nous multiplions ce chiffre par six, pour atteindre six milliards en l'an 2000. Alors que précédemment nous n'avions usé que très marginalement nos ressources en matières premières, en moins de 50 ans, nous avons utilisé plus de la moitié de ces ressources.
Cette exploitation brutale et globale de nos ressources planétaires a conduit à une pollution massive, qui détruit autour de nous les espèces végétales et animales ainsi que l'ensemble de l'écosystème nécessaire à notre survie.
La planète se réchauffe et le climat se dérègle mettant en danger l'ensemble de notre agriculture.
Notre croissance exponentielle butte sur les limites naturelles de notre planète.

…cependant la croissance est un impératif de l'économie du capital.
Lorsque le système économique, dans lequel nous vivons aujourd'hui, a été pensé, il représentait une véritable révolution par rapport au système féodal, qui avait dominé le monde jusqu'alors. Le système féodal était basé sur la conquête du territoire, qui permettait ensuite les deux activités essentielles de l'époque : l'agriculture et l'élevage. Ce type de développement était organisé autour la reproduction naturelle des végétaux, des animaux et des humains et l'économie et la monnaie n'avaient qu'une fonction marginale : faciliter des échanges qui étaient majoritairement locaux du fait de l'absence de moyens de transport mécanisés.
A partir du XVIIIe siècle, la maîtrise croissante de l'énergie et notamment l'usage massif du pétrole permet le développement industriel et l'expansion du commerce international.
Ce développement industriel va donner une place centrale à la monnaie et au capital comme effet de levier. Investir dans des installations industrielles permet l'exploitation de ressources naturelles. La théorie économique de ce nouvel ordre est appelée « le capitalisme ». Il existe trois grandes interprétations possible du capital : le communisme, le socialisme et le libéralisme. Bien que ces interprétations puissent paraître radicalement différentes, elles partagent en commun l'importance qu'elles donnent au "capital" comme levier de croissance et le fait qu'elles envisagent la croissance comme un impératif du développement économique.
Le capital investi est rémunéré par la croissance. C'est la promesse de la croissance future qui motive le détournement d'une partie significative de nos ressources vers des moyens de production. La croissance permet à nos entreprises de vendre leur futur contre des ressources financières immédiates pour leur développement actuel. Tous les systèmes économique basés sur le capital sont donc basés sur la confiance en une promesse de croissance. Au XVIII siècle, à l'époque où ce système est inventé, les limites de la planète et la finitude des ressources ne sont pas mesurables et difficilement envisageables : les ressources planétaires paraissent immenses et illimitées. Jusqu'à dans les années soixante-dix, la possibilité des limites de la croissance ne sont jamais évoquées sérieusement.

Il faut attendre les premières modélisations informatiques des ressources planétaires et de la croissance économique par le Club de Rome, qui donneront lieu au livre "Halte à la croissance", pour qu'une infime partie de l'humanité commence à prendre conscience des limites planétaires. Bien que ce rapport ait été écrit depuis plus de trente ans, que ses prédictions se soient révélées justes, il n'a eu aucun effet sur le déroulement exponentiel de la croissance et la précipitation programmée de l'humanité vers sa propre destruction.

Pourquoi cet aveuglement ?

Parce que, comme un vélo qui trouve son équilibre en roulant et le perd en s'arrêtant, le système capitaliste qu'il soit libéral, social ou communiste, est basé intrinsèquement sur la croissance.

Sans croissance l'ensemble de notre système bancaire basé sur la dette, les valeurs de nos actions et nos retraites s'effondrent. Le système capitaliste qui domine aujourd'hui le monde est basé sur une croissance exponentielle continue.

La crise actuelle est facilement compréhensible : c'est la confrontation entre les nécessités de croissance exponentielle toujours plus grandes du système capitaliste et les limites de notre planète. Ces limites sont déjà atteintes et même largement dépassées dans les pays développés. Il nous faudrait actuellement 5 planètes pour vivre tous sur les standards américains.

Dans les pays développés, la population stagne et, sans croissance de population, il est bien difficile d'avoir une croissance économique. Les pays émergeants en pleine croissance démographique et économique cristallisent nos contradictions et notre déchirement entre la réalité de l'apocalypse écologique et l'eldorado illusoire d'une croissance exponentielle.

L'effondrement de la natalité et parallèlement l'essoufflement de la croissance dans les pays les plus développés économiquement les ont poussé à différentes dérives pour doper artificiellement leur dynamisme superficiel et leur rentabilité à court terme.
Ces dérives du système capitalisme ont en fait profondément affaibli structurellement sur le long terme les pays les plus avancés, mais aussi l'ensemble du système économique mondial.

Ces dérives sont de notoriété publique et nous les connaissons bien : développement d'une bulle des échanges spéculatifs 80 fois plus importante que l'économie réelle, relance de la consommation par la distribution de crédit hasardeux, endettement des Etats, délocalisation et diminution des investissements à long terme dans l'éducation, la recherche, les moyens de production locale, déséquilibre de la balance commerciale, faible natalité et stagnation de la population. Finalement nous devenons massivement débiteurs des pays émergeants en particulier la Chine.

Il y a une forte corrélation entre population, croissance et pollution. Lorsque la population stagne, la croissance devient difficile, les marchés limités au renouvellement stagnent aussi. Toute croissance de la population si elle est éduquée, employée et donc solvable, amène de la croissance par le fait de l'installation de nouvelles familles, qui créent un marché nouveau en plus du marché de renouvellement. Chacune de ces familles en s'installant crée une nouvelle pollution qui vient s'ajouter à celle déjà existante.

Afin de bien mesurer à quel point cette crise n'est pas une erreur intrinsèque au capitalisme, ni à une crise cyclique de ce même capitalisme, il suffit d'imaginer en effet ce qui se passerait si nous n'étions pas enfermé dans un espace et des ressources finis.

Modélisation d'une croissance exponentielle dans un monde limité

En imaginant une croissance à deux chiffres comme toute économie dynamique peut l'avoir si sa natalité ne fléchit pas, nous aurions déjà facilement atteint les dix milliards d'êtres humains sur la planète en 2010, l'Europe et l'Amérique seraient en plein boom, talonnées par la Chine et l'Inde. Le monde connaîtrait une période de prospérité comme il n'a jamais connu. Deux milliards d'êtres humains seraient en train de rejoindre le niveau de vie et la richesse des pays les plus avancés. L'automobile verrait son marché tripler. En 2020 nous sérions 20 milliards d'êtres humains, en 2030 40 milliards, en 2040 80 milliards et en 2050 160 milliards. Ce développement qui serait tout à fait naturel si nous n'étions pas limité par nos ressources correspondrait au pillage et à la complète destruction de plus de 200 planètes. Si nous continuions à ce rythme là, nous dépasserions les 1000 milliards en 2100.
C'est ce contexte de croissance qui permettrait en effet d'assurer nos retraites, de valoriser nos actions par une croissance à deux chiffres et de financer l'éducation et la recherche par la promesse de développement futur grâce à des marchés émergeants. Si cette croissance de dix pourcents est absolument nécessaire afin de rendre crédible nos endettements et nos systèmes de retraite, on voit bien que, dans la réalité, cette croissance débouche sur une situation écologiquement impossible et insoutenable. Par contre, le fait que cette croissance soit aujourd'hui impossible, rend chaque jour plus improbable le remboursement de nos dettes. L'économie mondiale apparaît comme un château de cartes construit sur de la dette insolvable et l'illusion d'une croissance future.


Nous sommes bloqués au moment même où nos capacités techniques nous auraient permis de connaître un développement à nul autre pareil dans notre histoire. De ce fait nous sommes comme un moteur électrique rempli d'énergie pour tourner à pleine puissance mais qui serait bloqué dans sa rotation par une force extérieure. Les circuits électriques se mettraient à chauffer et finalement à sauter en se carbonisant. C'est ce qui se passe aujourd'hui au niveau économique. Le ralentissement de la croissance, alors que notre masse monétaire est en pleine expansion, crée une crise de la confiance qui aboutit à l'effondrement de la pyramide de dettes engagées sur la promesse d'un développement futur.

Comment cette crise va-t-elle se manifester et se manifeste t-elle déjà aujourd'hui ?

La difficulté de cette ancien système économique à dégager aujourd'hui de la valeur et à continuer à être profitable aboutit à une concentration capitalistique croissante et au développement d'une bulle de spéculation financière artificielle et déconnectée de la réalité avec le risque de l'effondrement systémique de l'économie mondiale. Les Etats, pour répondre à court terme à cette crise, ont réagi par une émission massive de monnaie et par une amplification de l'endettement. Cette réponse, même si elle apparaît bénéfique à cours terme, crée inévitablement à moyen terme une inflation rampante, un appauvrissement grandissant du pouvoir d'achat de chacun et le discrédit du système monétaire mondiale.

La concentration des capitaux, la dévalorisation des monnaies, l'effondrement du pouvoir d'achat sont les facteurs qui structurent la crise sociale que nous traversons: appauvrissement rapide des plus pauvres, difficultés croissantes des classes moyennes et chute vertigineuse des actifs virtuels des plus riches.

Les premiers à être touchés sont paradoxalement les entreprises massives. Leur taille, loin de les protéger, les affaiblit et aucun Etat ni repreneur n'est suffisamment important et capable d'assurer leurs rachats et leur solvabilité. Leur faillite entraînera la faillite de leurs sous-traitants et de beaucoup de moyennes entreprises, à leur tour.

Les grands centres urbains seront aussi les premiers touchés, du fait même, là aussi, de leur taille. De la même manière ce sont les Etats les plus développés de la planète qui ont le plus à perdre dans cette crise, leur population vieillissante aura du mal à s'adapter au nouveau contexte et ils risquent de perdre une partie significative de leur patrimoine économique historique. Le processus d'effondrement détaillé de notre système économique mondial est difficilement prévisible dans les détails, parce que comme tout effondrement, il est chaotique.

L'ensemble des décisions prises actuellement pour relancer l'économie et la croissance serait tout à fait adapté dans la perspective d'un monde sans limites. Mais dans ce nouveau contexte où la croissance est bloquée par des forces externes, injecter de l'argent dans le système est aussi absurde que d'augmenter la puissance électrique dans un moteur bloqué : cela le fait sauter entre plus vite.

Que devrions-nous faire ?

Si nous sommes d'accord sur ce diagnostic, différents scénarios sont possibles :

Le premier, le plus évident, bien que très éloigné des préoccupations de chacun consisterait à élargir par la conquête spatiale notre champ d'action à l'ensemble de notre système solaire. Malheureusement nous n'avons pas encore les moyens d'une conquête spatiale susceptible d'offrir des véritables espaces de vie et de croissance à court terme. La crise actuelle, si notre diagnostic est juste, montre néanmoins et attire notre attention sur le caractère incontournable de la conquête spatiale, si l'espèce humaine veut se développer à long terme !

Le deuxième scénario, qui est sans doute un des plus probables, car il s'est souvent produit dans notre histoire passée, marqué par un développement en dents de scie, est l'effondrement brutal de la population planétaire du fait d'épidémies, de guerres et de catastrophes naturelles liées à la période chaotique que nous traversons avec le retour barbare à différentes formes de totalitarismes.

Le troisième scénario, le plus sage, celui qui serait le plus susceptible de nous faire traverser cette période critique sain et sauf, serait d'imaginer dès maintenant un nouveau système économique et social viable dans le nouveau contexte où nous sommes. Nous pourrions alors inventer des processus pour passer de manière maîtrisée de la civilisation industrielle, aujourd'hui en crise, à ce nouveau type de civilisation.

D'une certaine manière les trois scénarios ne s'excluent pas. Sans doute allons nous continuer la conquête spatiale, même si elle offre peu de solutions à court terme, sans doute connaîtrons-nous une période chaotique de transition de plus ou moins grande importance. Sans doute une part significative de l'humanité s'engagera et s'engage déjà dans une réflexion de fond pour la construction de nouvelles civilisations.

Je ne développerai pas les deux premiers scénarios, bien qu'ils le mériteraient, car ils ne sont pas malheureusement suffisamment explicités.

La conquête spatiale est un des grands enjeux du futur et devrait être beaucoup plus vulgarisé afin que l'humanité puisse se familiarise avec ses caractéristiques et comprendre son caractère incontournable dans le cadre de ce millénaire.

Le deuxième scénario, quant à lui, mériterait une importante réflexion. Dans une période de transition chaotique la vie dépend parfois de la capacité minimum à l'autonomie à travers un kit de survie, un canot de sauvetage, comme par exemple, pour les malheureux passagers du Titanic.

Concentrons nous sur le troisième scénario.

Comment imaginer dès maintenant un nouveau système économique, social et écologique viable ?

Explorons le futur, rien n'est plus important aujourd'hui que de réenchanter le futur en construisant une vision positive et en donnant des pistes d'action.
La croissance étant devenue insoutenable comment imaginer un nouveau système économique qui tienne compte de la nouvelle réalité planétaire ?
La croissance, ce n'est pas simplement une des données incontournables de l'économie actuelle, la croissance sous différentes formes est au cœur de tous les processus de vie. Il est sans doute difficile, mais nécessaire, de renoncer à la croissance telle que nous la connaissons et l'imaginons aujourd'hui. Mais il est sans doute impossible et même suicidaire de renoncer à toute forme de croissance.
N'est-il pas possible d'imaginer un autre type de croissance ?
La civilisation agraire voyait la croissance uniquement sous l'angle d'une conquête de territoire. C'était un jeu à somme nulle aux dimensions très restreintes avec des perdants et des gagnants, basé sur la guerre et la destruction de l'autre. La civilisation industrielle a transformé cette croissance territoriale limitée en une croissance économique moderne plus vaste et productive : un jeu aux dimensions multiples où les agents tout en étant en concurrence, coopèrent dans la création d'une économie mondiale florissante qui bute aujourd'hui sur les limites matérielles.
Mais le système actuel peu être dépassé, encore une fois, et remplacé par un système plus complexe nous assurant d'un développement enthousiasmant et néanmoins adapté à nos nouvelle contraintes.
Au niveau économique, l'enjeu est de définir ce que pourrait être une croissance dans un monde dont nous expérimentons pour la première fois la finitude matérielle globale. Cette nouvelle croissance économique mais aussi sociale et écologique passe par la transformation de toute une série de secteurs économiques qui aujourd'hui empoisonnent effectivement la planète du fait de leur efficacité à extraire et purifier et répandre à l'échelle mondiale une multitude de substances artificielles difficilement recyclable par l'écosystème et donc dangereux. Il est impératif aujourd'hui que l'ensemble de la chaîne de production de biens matériels soit repensé dans ses fondements enfin d'éliminer, au niveau planétaire, ce processus toxique et cancérigène qui aboutit à une pollution de l'air, de l'eau et de la terre, détruit massivement la vie végétale et animale et met en cause la pérennité de l'humanité elle-même.

L'ensemble de l'activité agricole est aussi a repensé enfin d'assurer la santé durable des être humain, des animaux et des plantes dans un contexte de biodiversité.

Chers amis,

Le Club de Budapest France a le plaisir de vous proposer de participer à la septième journée de l'Université Intégrale.
ECOVIE, ECOVILLE, ECOVILLAGE

Samedi 23 Janvier 2010
Forum 104 rue de Vaugirard, 75006 Paris de 8h30 à 17h30.
en collaboration avec Complex'cite et Fondaterra
Dimanche 24 Janvier 2010 "Visionair's Open Space" Gratuit

Journée conçue par Michel Saloff-Coste, avec Esther Dubois. co-animée avec Carine Dartiguepeyrou et Bruno Marion, organisée avec la participation d'André Copin, Bénédicte Fumey, Charlotte de Silguy, membres du comité exécutif du Club de Budapest.

Nous sommes dans une période de transformation économique, sociale et écologique.

Il devient important de développer des solutions pour survivre à court terme sans négliger de construire un futur durable et d'investir sur le long terme.

Comment développer en ville et à la campagne un art de vivre écologique ?
Comment imaginer une nouvelle socialité inclusive et reliée qui soit porteuse de sens ?
Comment associer développement personnel et transformation sociale ?
Comment agir à toutes les échelles territoriales de la plus grande à la plus petite proximité?

Cette journée nous donnera des clés pour impulser le changement de manière active : créative, concrète et enthousiaste !
Les différentes interventions et nos échanges seront l'occasion de réfléchir et d'expérimenter ensemble la façon dont nous pouvons utiliser la pensée intégrale aux niveaux individuel et collectif pour une transformation intérieure et extérieure de nos cadres de références.

L'objectif de la journée est de cristalliser un groupe de recherche d'action pluridisciplinaire qui approfondira cette thématique dans les années avenir et organisera un forum chaque année.

Merci de consulter les vidéos et documents concernant les journées précédentes. Nous vous invitons à vous documenter sur les auteurs/contributeurs afin de participer à la journée avec pertinence.
Blog de l'Université Intégrale : http://www.universite-integrale.org

Programme de la journée

8h30 – 09h00 Accueil

9h00– 10h00 Carine Dartiguepeyrou, Michel Saloff Coste, Bruno Marion et Esther Dubois : Introduction à l'université intégrale et à la journée.
Eclairages prospectifs à partir de l'approche intégrale et systémique
Atelier de préparation à la journée.

10h00 – 10h30 Bénédicte Fumey : Les bases de l'Ecovie et le Capitalisme Naturel.

10h30 – 11h 00 Justine Caulliez et Etienne Avronsart
Pause Micro exercice de respiration intégral et musique


11h00 – 11h45 Esther Dubois et Marie Francoise Guyonaud: Ecoville
Les recherches actions de Fondaterra et Complex'cité
Pierre Dommergue le projet eco citoyen Paris Rives Gauche




11h45 –12h15 Michel Saloff Coste : Eco-villages, présentation des recherches internationales du Global Eco-village Network "GEN"

12h00- 14h00 Déjeuner biodynamique.

14h00-15h00 Atelier de cartographie des expertises et talents du groupe, élaboration d'un schéma d'approfondissement terrain sur le sujet et fabrique des recherches actions nécessaires : voyages, mises en situations, etc. Notre objectif est de cristalliser un groupe de recherche action pluridisciplinaire qui approfondira cette thématique dans les années avenir et organisera un forum chaque année.

15h00 – 15h30 Justine Caulliez et Etienne Avronsart
Pause Micro exercice de respiration intégral et musique

15h30 – 16h00 Véronique Bouthegourd : la dynamique territoriale et l'innovation ascendante

16h00 – 16h30 Brian Van Der Horst : Les références sur le sujet dans le contexte anglo-saxon .

16H30 - 17h00 Forum : partages des initiatives et actualités

17h00 – 17h30 Conclusion Débriefing Evaluation

Nous vous proposons de nous retrouver le lendemain, dimanche de 10h à 17H, pour un "open space" afin de poursuivre les échanges de manière conviviale sur des cas concrets avec apport de témoignages d'actions sur le territoire Français à la Visionairs Gallery 14 rue des Carmes 75005 Paris Tel+33(0)142611515 www.visionairsgallery.com Située à proximité du Panthéon, Visionairs Gallery est une toute nouvelle galerie d'art contemporain. Visionairs Gallery est synonyme d'accueil chaleureux et d'intimité. Le lieu surprend, les artistes étonnent. Nous vous invitons à vous munir d'un coussin.

Renseignements pratiques

Lieu et horaires :
23 janvier 2010 de 9h00 à 17h30 – Accueil dès 8h30
Au Forum 104 - 104 rue de Vaugirard – 75006 Paris – Métro : Montparnasse, Duroc ou Saint-Placide

Tarifs :
Particuliers : 150 € (100 € pour une inscription avant le 1 Janvier 2010)
Entreprises : 500 € (300 € pour une inscription avant le 1 Janvier 2010)
Ce montant inclut le déjeuner.

Des bourses sont disponibles pour les étudiants et des prix préférentiels pour les personnes qui ne pourraient pas payer les sommes indiquées. Pour tout renseignement à ce sujet, merci de prendre contact avec nous : universite.integrale@gmail.com. Les recettes des journées servent à couvrir les frais (réservations de salle, nourriture, coûts d'organisation etc.)

Pour vous inscrire :
Envoyez votre règlement par chèque, à l'ordre du "Club de Budapest", accompagné de vos noms, adresse mail et coordonnées postales, à l'adresse suivante : André COPIN, 51 bis Avenue des Boulards 45500 GIEN
En parallèle, envoyez un mail de confirmation d'inscription avec votre courte biographie et motivations (15 lignes max) avec une photo à : universite.integrale@gmail.com afin d'être référencé(e) sur le blog de l'Université Intégrale : http://www.universite-integrale.org

Bien cordialement,
Le Club de Budapest France
contact@clubdebudapest.org
http://clubdebudapest.org

BIOGRAPHIE DE MICHEL SALOFF COSTE

« Mon objectif est de sensibiliser un large public aux grandes transformations technologiques, économiques, sociales et écologiques contemporaines afin que chacun puisse participer positivement au développement durable et à la civilisation du future. Quelles sont les grandes tendances qui structurent l'évolution planétaire ? Quels sont les changements nécessaires dans les organisations en termes de culture, management, système et structure ? Pourquoi et comment une organisation peut-elle repenser son évolution stratégique de manière originale ? Comment concilier dans le développement durable : l'économie, le social et l'écologie »

Michel Saloff-Coste nous fait découvrir les enjeux technologiques, économiques, sociaux et écologiques liés au passage de la "Société Industrielle" à la "Société de l'Information". Il s'est attaché à mieux comprendre les grands vecteurs de transformation qui métamorphosent notre civilisation dans le cadre d'un développement durable. Comment les individus, les entreprises, les états et la planète peuvent-ils s'articuler ensemble dans un avenir viable et harmonieux ? Dans ce contexte il facilite la démarche stratégique de grandes organisations mais aussi des entreprises de tailles moyennes et des start-ups.

Michel Saloff-Coste a animé des rencontres mensuelles au Centre d'Evaluation et de Prospective du Ministère de la Recherche et de la Technologie et a été consultant et directeur de recherche dans le cadre du groupe de consulting international Bossard Capgemini Consulting.
Il a été administrateur de la société de capital risque New Cap Invest et a participé à de nombreuses créations d'entreprises qui ont généré des d'emplois en développant de nouveaux services et produits innovants.
Il est fondateur de MSC ET ASSOCIES, une société de conseil spécialisée dans l'anticipation des évolutions en termes de Management, Stratégie et Communication et l'initiateur en France du Club de Budapest, un réseau international de réflexion sur les enjeux du futur et le développement durable réunissant des personnalités comme Vaclav Havel, Michael Gorbatchev, Peter Ustinov, Elie Wiesel, Arthur Clarke, Edgar Mitchel, Edgar Morin, le Dalai Lama et Maurice Béjart.
Site internet : http://www.clubofbudapest.org
Il a enseigné en France dans le cadre de HEC, Science Po, Essec, Dauphine et ses conférences en Europe, en Amérique et en Asie ont touché plusieurs milliers de personnes.

Michel Saloff Coste poursuit une carrière artistique multimédias qui a donné lieu a de nombreuses expositions en France et à l'étranger. Collections publics : Bibliothèque National de France, Musée National d'Arts Moderne, Centre Georges Pompidou.

Principales publications : Vêpres Laquées Baudouin 1979, Paris la nuit Balland 1982, Le management systémique de la complexité Aditech Ministère de la Recherche 1990, Le management du troisième millénaire Guy Trédaniel 1991 1999 et 2005, Manifeste pour la technologie au service de l'homme, Institut National Polytechnique de Grenoble 2000, Les Horizons du Futur Guy Trédaniel 2001, Trouver son génie Guy Trédaniel 2005, Le dirigeant du troisième millénaire Editions d'Organisation 2006, Mimétisme et singularité, deux leviers de croissance La Revue de Kea 2006, La stratégie créative de singularisation La Revue de Kea 2007, Le DRH du troisième millénaire Village Mondial Pearson 2007 2008, Réenchanter le futur, Village Mondial Pearson 2009.

Références : 3Suisses Apple Bel Bonduelle CDC Décathelon Edf ESSEC France Télécom HEC Peugeot PPR Rand Reebok Kompass L'oréal Science Po Sodexho"

Involves UNIVERSITE INTEGRALE.

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Fwd: Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire paraître un rectificatif sur votre site.



Début du message réexpédié :

De : Pascal Salin <pascal.salin@gmail.com>
Date : 8 décembre 2009 09:38:43 HNEC

Dans votre éditorial du 5 décembre, vous reproduisez un article de Frédéric Lemaître paru dans Le Monde. Or, celui-ci indique à tort que je suis l'auteur d'un livre intitulé L'économie ne ment pas.  Pour ma part, je n'aurais jamais donné un titre aussi ridicule à un de mes livres et cela ne correspond en rien à ma manière de penser. Je vous serais reconnaissant de bien vouloir faire paraître un rectificatif sur votre site.

Je vous en remercie et vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs 

Pascal Salin


Fwd: RDV dès lundi 7 à Copenhague!



Objet : RDV dès lundi 7 à Copenhague!

Bonjour à tous,
Je suis très contente de vous annoncer que ma fille Dorothée a été sélectionnéee pour présenter sur dailymotion l'actualité de Copenhague.
Vous pouvez donc la suivre chaque soir (à partir de 20 heures) à l'adresse suivante: www.dailymotion.com/portal/green
Au programme : actualités du Sommet, reportages sur le réchauffement climatique, interviews, regard de l'ONG GERES (Groupe Environnement Energies Renouvelables et Solidarités).
Amitiés
Martine


De : Dorothée Adam - FILMS DORLA [mailto:filmsdorla@gmail.com]
Envoyé : vendredi 4 décembre 2009 20:52
À : mroussel-adam@wanadoo.fr
Objet : RDV dès lundi à Copenhague!

Bonjour,

A partir de lundi 7, et pendant toute la durée du Sommet de l'ONU sur le Climat, je serai à Copenhague et vous donne rendez-vous chaque soir  sur la chaîne Verte de Dailymotion : www.dailymotion.com/portal/green

Alors, retrouvons nous dès lundi pour vivre un des événements majeurs pour notre planète!

Dorothée


lundi 7 décembre 2009

Université Intégrale wants to keep up with you on Twitter

Université Intégrale wants to keep up with you on Twitter

To find out more about Twitter visit http://twitter.com/i/305648d002bad4a4b0c5210947caf7b12975f183

Thanks,
— The Twitter Team

About Twitter

Twitter is for discovering and sharing what's happening right now through the timely exchange of short, public messages. Since its inception in 2007, this open exchange of information has transformed Twitter from a simple social utility to a new kind of communication with the potential for positive global impact. Individuals and organizations alike are encouraged to try Twitter for a variety of uses ranging from social to commercial.

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Please do not reply to this message; it was sent from an unmonitored email address. This message is a service email related to your use of Twitter. For general inquiries or to request support with your Twitter account, please visit us at Twitter Support.

samedi 5 décembre 2009

MICHEL SALOFF COSTE EXPOSITION A LA VISIONAIRS GALLERY :


http://www.facebook.com/album.php?aid=120684&id=501174760

http://www.facebook.com/event.php?eid=191729102398&ref=mf

Internet a tout changé

Xavier Wargnier 3 décembre, à 10:34 Répondre
Bonjour,

Cette fois c'est fait ! Le livre tant attendu 
Internet a tout changé, 
Rien ne sera plus comme avant // Marketing, Styles de vie, e-commerce 
est disponible en exclusivité sur le site de l'éditeur www.agence-kawa.com à la page « boutique ». En tant qu'ami Facebook et en utilisant le code promo KAWA003TAC, bénéficiez d'une remise importante: 28,20 € TTC livré directement chez vous, à la place de 34,90 €. (l'équivalent de -5% et des frais de port gratuits).

Internet a tout changé: Marketing, Styles de vie, e-commerce..
Un livre de 296 pages d'Henri Kaufman, Laurence Faguer avec la collaboration de Mickaël Guillois

Préface de Brice Auckenthaler

De quoi parle le livre?

Aujourd'hui, aux Etats-Unis :
• Les canaux numériques sont les seuls à avoir progressé en 2009
• 80 % des consommateurs s'informent sur Internet avant d'acheter.
• Les investissements en mailings et catalogues ont baissé de 17 % en 2009
Anecdotique ? Non, ce constat est un indicateur prédictif des pratiques marketing françaises.
Internet est une déferlante qui transforme les comportements, révolutionne la Relation Client et bouscule les circuits d'achat traditionnels.

Internet a tout changé : un livre à la fois synthèse, prophétie, manifesto et manuel de survie.

Ses auteurs Henri Kaufman et Laurence Faguer, épaulés de Mickael Guillois, font le point et montrent comment passer du OFF au ON, d'un marketing Push à un marketing Pull.
En même temps, ils donnent des pistes concrètes pour réussir la mutation et ils garnissent - dans une rubrique Tout à changer en fin de chaque chapitre - le panier des lecteurs de conseils simples et rapides à mettre en place. Avec à l'appui, des exemples en abondance d'entreprises pionnières qui ont réussi cette transformation. Le message est direct, clair et efficace. Les démarches proposées sont adaptées à la fois aux grands groupes et au blogueur au coin de la rue. Elles sont essentielles pour appréhender ce nouveau marketing de précision où la conversation a fait irruption.
Internet a tout changé aide à faire le choix du mouvement.

Ce livre ne parle pas d'Internet. Il parle de VOUS.

Internet a tout changé s'adresse à tous ceux qui sont impliqués au quotidien, en agence comme en entreprise, dans le marketing, le développement produit, les ventes, les relations medias, les relations clients. Spontané et vivifiant, le livre intéressera plus largement tous ceux qui se passionnent pour les relations numériques : journalistes, blogueurs, étudiants … et tous les autres !

Internet a tout changé est aussi un livre Web2.0, novateur et étonnant à plus d'un titre :

1. Un livre communiquant
Il s'agit d'un « livre augmenté » avec un texte accompagné de flashcodes (codes 2D) permettant au lecteur de prolonger et compléter sa lecture grâce à un accès immédiat à des vidéos, des sites, des blogs, des études en pdf, des articles, etc.
Cet accès se fait via un Smartphone ou un iPhone : le lecteur prend en photo l'un des 100 flashcodes imprimés dans le livre, après avoir auparavant téléchargé très simplement l'application ad hoc sur le site de mobiletag.com. Une adresse url permet d'accéder aussi à ces informations pour les lecteurs non équipés.

2. Une couverture qui parle
L'autre innovation majeure de ce livre réside dans sa couverture. En effet, un flashcode y figure. Ainsi, un futur lecteur peut photographier la couverture sur le
lieu de vente ou sur une publicité qui présente le livre (annonce presse, dépliant…).
Ensuite, ce lecteur va accéder à une vidéo de quelques minutes, véritable « bande
annonce », où les auteurs :
- se présentent,
- expliquent le contenu du livre,
- commentent l'intérêt qu'il y a à acheter ce livre…

3. Un contenu actualisé en permanence
Le livre édité par l'Agence Kawa bénéficie d'une impression numérique, gage d'une mise à jour simple et rapide lors des rééditions.

4. Un livre interactif
Le livre est couplé avec un blog, auquel les lecteurs du livre auront accès. Ils pourront y déposer leurs commentaires et suggestions, dont les auteurs tiendront compte lors des rééditions.

5. Un ton léger, voire humoristique, même sur des sujets techniques.

Lecture facile avec de courts chapitres qui décrivent tout ce qu'Internet a changé dans nos comportements de consommateurs, dans notre communication avec les marques ou avec nos amis, dans notre manière de voyager, de se cultiver, etc.

Chaque chapitre se termine par quelques conseils « Tout à changer » sous forme
de check-list très pratique.
Voilà un aperçu de la table des matières :
• De la Relation Client à la Conversation Numérique
• Combien valent nos amis ; le Capital Relationnel
• Comment une Marque crée une Communauté ?
• Le nouveau « e-commerce »
• Les « maladies » provoquées par Internet
• Internet nous rend-il idiot ?
• Le Marketing du temps réel
• La théorie des 6 degrés de séparation
• Le puissance du référencement naturel
• Comment lancer un « bon » buzz ?
• Stratégie virale pour les blogueurs influents
• Comment savoir ce qu'on dit de votre marque ?
• Internet invente la Link Economy
• L'e-mailing, déjà en voie de ringardisation ?
• Transformer les e-mails en tigger-marketing
• La puissance de l'intelligence collective
• Internet change notre manière de voyager
• Le micro-blogging
• Le Personal Branding sur Twitter
• Protéger son identité numérique
• Comment lutter contre l'infobésité ?
• Le e-commerce communautaire
• Les Marketers et les réseaux sociaux
• Etc...

Les auteurs :
Henri Kaufman, est un passionné de Communication, d'Innovation, de Créativité et d'Internet. Il a introduit en France le Marketing One to One et est l'auteur (avec Laurence Faguer) du Marketing de l'Ego. Dirigeant d'Agence de Publicité, créateur d'entreprise, designer et photographe, « HK » fait parti des blogueurs les plus
influents avec ses trois blogs. Vice Président du Cercle du Marketing Direct, il fait avancer ce métier en diffusant les innovations d'Internet (Cercle d'or du Marketing Direct 2009). Henri Kaufman est aussi Président du Miss.Tic FanClub.

Laurence Faguer, observatrice éclairée de l'innovation marketing et du web 2.0 aux Etats-Unis, préside Customer Insight, l'agence de Social Commerce. Elle accompagne ses clients sur Internet en diffusant les recettes (gagnantes) du Marketing Direct dans les Relations Numériques. Elle a co-signé avec Henri Kaufman Le Marketing de l'Ego et l'adaptation française du One-to-One. Laurence se rend régulièrement aux Etats Unis et couvre pour la presse spécialisée les congrès de la Direct Marketing Association.

Mickaël Guillois est un marketeur de la Génération X qui a adopté les devises de la Génération Y : participation, réseaux sociaux et mobilité. Son parcours marketing l'a amené à s'intéresser aux comportements de consommation et de fidélisation des clients, influencés par les technologies numériques.
Mickaël est co-auteur de « 1 an de Pub ». Vous le retrouverez sur Facebook, Twitter, YouTube ou sur son blog où il partage régulièrement ses points de vue sur le marketing d'aujourd'hui.

Fwd: The Next (R)Evolution




Bonsoir Michel, 
Dernièrement j'ai publié dans le réseau social une vidéo sur Jack Reed.
Elle est en anglais et tu le maîtrises bien.
Cet américain oeuvre depuis des années dans cette dynamique d'éco/ville/village et décrit tout cela dans son livre (The Next (R)Evolution) et il serait dommage que tu n'y jettes pas un coup d'oeil car il y a déjà des REX à propos de cette nouvelle idée de se relationner en éco-construction.
Ce livre sera traduit en français bientôt. J'ai pu en lire une maquette de la personne qui s'est occupé de réaliser cette traduction.
Tu aurais énormément d'éléments sur ce qui traduit carrément un début de changement de paradigme en matière de façon de concevoir la manière de vivre le plus "intelligemment" ensemble. C'est un nouvel "Art de Vivre Ensemble".
Je passerais le 9 12 vers 21h30 à la soirée des amis et si tu y viens, je t'en parlerais un peu plus ... C'est révolutionnaire et ça fonctionne déjà aux States ...
Amitiés,
Jean Marie

 


INFO :


  1. Cooperative Communities and Sustainable Living

     - [ Traduire cette page ]
    THE NEXT EVOLUTION: A Blueprint for Transforming the Planet asks the question: How can we ... Co-Founder Jack Reed Jack Reed. Community Planet Foundation ...
    www.communityplanet.org/En cache - Pages similaires - 
  2. The Next Evolution: A Blueprint for Transforming the Planet

     - [ Traduire cette page ]
    The Next Evolution meticulously describes new-paradigm Communities—the basis ... "I joinJack Reed in seeking a newer world and I applaud his dedication, ...
    www.communityplanet.org/the_next_evolution_book/ - En cache - Pages similaires - 
  3. John Reed (journalist) - Wikipedia, the free encyclopedia

     - [ Traduire cette page ]
    Aller à Witness to the Russian Revolution‎: John Reed and Louise Bryant wound up at ground zero for the October Revolution, in which the Russian ...
    en.wikipedia.org/wiki/John_Reed_(journalist) - En cache - Pages similaires - 
  4. Résultats de recherche de vidéos pour The Next (REvolution Jack Reed

  5. Amazon.com: The Next Evolution: A Blueprint for Transforming the ...

     - [ Traduire cette page ]
    The Next Evolution: A Blueprint For Transforming The Planet by Jack Reed is an original work of vision which encompasses worldwide ecological, political, ...
    www.amazon.com › ... › Practical Politics - En cache - Pages similaires - 

Fwd: http://lesieclebleu.blogspot.com/2009/11/animal-spirits.html *** Regard sur l'économie***


Sorti en février 2009 aux Etats-Unis (juste après le début de la crise financière), Animal Spirits est un livre de vulgarisation économique qui aura, je l'espère, un réel impact.
 
Ecrit par deux émérites chercheurs, George Akerlof (Berkeley, prix Nobel d'économie 2001 et chef de file des économistes du comportement dits « behaviorists ») et Robert Shiller (Princeton), cet ouvrage très plaisant à lire et plein d'espoir revisite les théories classiques de la macroéconomie et nous donne un éclairage neuf (au moins pour un novice comme moi) sur les crises actuelles. Les auteurs nous apprennent que la pensée de Keynes a été simplifiée (à dessein) par les libéraux et mal interprétée ensuite par les politiques et les décideurs. Il est un bon contrepoint à mon article Les Economistes ont–ils perdu le bon sens ?, car ces économistes-là n'en manquent pas, bien au contraire !
 

Pour simplifier leurs propos, les classiques dans la lignée de Smith pensent que le marché parfait peut assurer l'emploi plein sans aucune intervention de l'Etat. A l'autre extrême, les communistes jugeaient que l'Etat devait au contraire gérer tous les emplois pour parvenir à ce plein emploi. Dans son monument The General Theory of Employment, Interst and Money, Keynes adoptait une position plus modérée car l'économie humaine était loin d'être un marché parfait et qu'une grande partie des décisions étaient gouvernées par l'animal spirit (c'est-à-dire l'instinct animal « à la Jack Welch », l'ancien patron de General Electric). Pour lui ces instincts étaient responsables des principales fluctuations dans l'économie et étaient responsables du chômage résiduel. Leur existence conduit à la question du rôle du gouvernement que les auteurs comparent à celui des parents dans l'éducation des enfants : le gouvernement doit intervenir un peu pour donner un cadre mais pas trop pour ne pas gêner l'expression de la créativité et de la singularité des enfants. En gros les parents doivent maintenir une « happy home » qui doit donner de la liberté aux enfants mais surtout les protéger de leurs animal spirits. Si le gouvernement ne fait pas cela, le capitalisme pur aboutira à des coups de folie voire à des moments de panique
 
Malheureusement dans la reprise ultérieure des travaux de Keynes, on a très souvent oublié de reprendre cette mise en garde sur l'existence des animal spirits, et la distance entre les idées de Keynes et de Smith s'est considérablement atténuée. A tel point qu'aujourd'hui dans la plupart des modèles, les imperfections inhérentes à la psychologie humaine ont été supprimées et de nombreux économistes sont même prêts à défendre que leur rôle est de toute façon mineur voire nul. Ce n'est pas du tout le point de vue des auteurs, ni le mien d'ailleurs.
 
On se retrouve donc aujourd'hui avec une pensée dominante qui vante le marché totalement « marché libre » avec un gouvernement qui doit intervenir de temps en temps quand le marché atteint des accès. La prédominance de ce mode de pensée a d'ailleurs été accentuée par la chute du communisme qui a eu pour conséquence de supprimer tout débat sur la pertinence du modèle capitaliste, comme l'explique très bien Amin Maalouf dans son livre Le dérèglement du monde : Quand nos civilisations s'épuisent. Pour les auteurs, c'est comme si des parents avaient laissé leurs enfants se droguer (en pensant naïvement qu'ils ne le feraient jamais car une théorie « ambiante » et admise de tous l'affirmait) et qu'ils intervenaient de temps pour leur donner de l'argent pour acheteur leur came. J'avoue que l'image me plait beaucoup. Le concept plein de bon sens d' « happy home » a donc été oublié en chemin et explique en grande partie la crise actuelle. CQFD.
 
Pour les auteurs, et s'il n'est pas encore trop tard, il faut revoir tous les modèles économiques en remettant la psychologie humaine au cœur des modèles et notamment : la confiance, l'équité, la corruption et le comportement anti-social, l'illusion de l'argent, notre histoire et celle de la société dans laquelle on évolue.
 
Avec ces quelques « variables » supplémentaires, ils arrivent donc à apporter un éclairage sur des imperfections structurelles de notre société : pourquoi y-a-t'il des dépressions ? Pourquoi certaines personnes ne trouvent elles pas de travail ? Pourquoi le marché de l'immobilier évolue t'il par cycles ? etc.
 
Il va sans dire que beaucoup d'économistes effrayés par le bon sens ont trouvé ce livre sans intérêt. Si vous aviez aimé Freakonomics, ce livre vous enchantera certainement. A lire d'urgence.
Jean-Pierre Goux

Dans un article intéressant paru dans Le Monde hier (reproduit à la fin de ce post), l'excellent Frédéric Lemaître s'interroge sur l'incompétence de nombreux économistes révélée par la crise. Je partage complètement ce point de vue et je le dis d'autant plus volontiers que j'ai moi-même suivi une formation en économie (après mes études d'ingénieur). On nous fait croire que l'économie est une science, ce qui du coup paraît rassurant pour les citoyens. Or ce n'est pas le cas. Ce n'est au mieux qu'une boîte à outils, certes intéressants mais rudimentaires. Et beaucoup plus qualitatifs que quantitatifs.
 
Il faut se rendre en effet à l'évidence : l'économie mondiale qu'analyse les économistes est un phénomène qui résulte de la somme des activités humaines, et ses tenants et aboutissants échappent à tout le monde. C'est un système extrêmement complexe que personne ne comprend ni ne maîtrise. Nous avons enfanté un Golem que nous ne pilotons plus (c'est pas très malin et il faudra y remédier).
 
 
Il faudrait donc considérer cette discipline avec humilité et non pas avec impertinence et aplomb comme le font certains. Nous ne sommes qu'aux balbutiements de la compréhension du système économique mondial et l'accélération/complexification connue depuis 20 ans fait que plus personne ne sait vraiment où on va (les quelques-uns qui le savent ou pourraient le savoir n'ont aucun intérêt à le dire). Le seul moyen de s'en sortir c'est de revenir à des principes de base (du genre "un sou est un sou") mais les choix économiques de ces dernières décennies semblent ne pas avoir été guidés par la raison. Ce que je vois, c'est que l'endettement a gangrené toute la société (individus, entreprises, municipalités, régions, Etats), et qu'une grande partie de la croissance que nous avons connue dans le passé était financée par ce recours au crédit (utile parfois mais pas dans de telles mesures) et qu'une grosse partie de ces investissements ne seront absolument pas créateurs de valeur dans la durée. Les générations futures vont donc payer cher la soit-disant croissance des 20 dernières années. Et malheureusement on aura du mal à remettre les compteurs à zéro pour tout le monde, donc il va falloir vivre avec ce lourd fardeau.
 
Chez les paysans, on disait bien qu'il fallait craindre l'emprunt comme la "tire" (le vol). Le fameux André Piatier (directeur d'études à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes, ancêtre de l'EHESS) avait dit à mon père que l'économiste qu'il vénérait le plus était Antoine Pinay. Pinay n'était pas économiste de formation, mais chef d'une petite entreprise, plus précisément d'une tannerie à Saint-Chamond. Pour lui la comptabilité de l'Etat n'était pas différente de celle de sa société, et il avait bien raison. Celui qui fut l'architecte sous de Gaulle du passage au nouveau franc avait justement dit à Piatier que "l'économie c'était du bon sens et de l'amour". Pinay avait en effet un bon sens légendaire, qui lui faisait dire par exemple que l'on ne dépense pas plus que les recettes rapportent. Regardez par exemple aussi cette courte interview datant de janvier 1980 sur les archives de l'INA de Pinay par Jean-Claude Bourret sur la hausse du prix de l'or. La dernière phrase est vraiment limpide. Ce bon sens semble aujourd'hui une valeur oubliée. Revenons-y !
 
Si Pinay voyait le projet de budget de l'Etat 2009, il se retournerait dans sa tombe. 100 milliards d'euros de déficits ! Heureusement que l'on utilise la supercherie d'exprimer le déficit en pourcentage du PIB et non plus en pourcentage des recettes. En effet le PIB France est grosso modo 4 à 5 fois plus élevé que les recettes de l'Etat, donc quand on parle de 6 ou 7% de déficit, cela fait en un déficit ramené aux recettes (la seule métrique qui ait un sens) de 25 à 30%. Je ne sais pas quel économiste a eu l'idée de génie d'utiliser le PIB comme métrique mais c'est un malfrat. On n'a qu'à utiliser le PIB américain ou chinois ou de l'humanité tant que l'on y est ?!! Cette brillante idée doit certainement nous venir de Bruxelles où les mauvais économistes sont légion. Un chef d'entreprise qui gérerait de façon raisonnée une entreprise qui perd 25% de son chiffre d'affaires, demanderait à tout le monde de se serrer la ceinture. Au lieu de ça, chez nous en France on fait comme si c'était normal, passager et que tout allait bien. Tout ça parce que des élections régionales arrivent dans 6 mois. Mais où va-t-on ? Un politique n'a plus le droit d'annoncer de mauvaises nouvelles ?
A ma connaissance, l'économie est par ailleurs le seul domaine des sciences, où certains chercheurs se prétendent compétents dans tous les pans de leur discipline. En mathématiques, jamais un spécialiste de la théorie des nombres ne s'exprimera sur les dernières avancées pour la résolution d'équations différentielles stochastiques (à part peut-être Terence Tao, un génie dont je vous parlerai un de ces jours). Le mathématicien dira qu'il ne sait pas. L'Economiste lui se mettra à parler et à affirmer ! Les spécialistes de l'économie du développement s'exprimeront donc allègrement sur l'inflation et inversement. Rares sont ceux qui ont l'honnêteté de se déclarer incompétent. Par définition, comme Monsieur Jourdain, les économistes doivent être savants sur toutes les questions alors que souvent leurs points de vue ne valent guère plus que l'avis de Madame Michu sur la météo. Je le vois tous les jours dans mon domaine (l'économie de l'énergie). La plupart des économistes ont une vision complètement théorique, partielle et édulcorée de ce que sont les marchés, et c'est bien là le problème car les marchés sont la clef pour comprendre la folie du monde. Le marché n'est pas forcément mauvais tant qu'il est une extension naturelle du commerce, mais on a ces dernières années fait rentrer des choses dans les marchés qui n'ont rien à voir avec le commerce. La main invisible s'est transformée en coup de poing dans la gueule et les économistes ne s'en sont pas aperçu.
 
En faisant croire aux dirigeants qu'ils sont compétents sur tout, certains économistes leur ont donné des conseils désastreux (je voudrais bien que dans 5 ans on analyse les effets keynésiens du plan de relance ou du grand emprunt de Sarko...). Ils ont été incapables de comprendre/anticiper les dangers de la dérive du système financier et encore moins d'en avertir les politiques, car chez les économistes il est beaucoup plus dangereux pour sa carrière de prévoir une crise qui n'arrive pas que l'inverse. Le droit à l'erreur est largement permis dans cette profession (car c'est compliqué l'économie !), mais on n'aime pas les Cassandre. Les économistes doivent être des optimistes. Par ailleurs, la moindre remise en cause du système qu'ils sont sensés analyser pourrait remettre en cause le système qui les rémunère. Là, on est aux antipodes de l'objectivité et de la liberté nécessaire à l'exercice de la science. Je ne dis cependant pas que les économistes sont responsables de la crise actuelle, qui est plutôt dûe à un laxisme des Etats (conseillés par de mauvais économistes ?) et des régulateurs, une recherche du profit irréaliste des actionnaires, mais surtout à une profession financière qui a créé un commerce d'actifs toxiques qui n'auraient jamais dû voir le jour. Voir à ce titre, mon post de janvier dernier, les nénuphars de la City, où je m'attaquais à ces inconscients de la finance.
 

Il y a heureusement encore beaucoup de bons économistes, mais en général ce sont ceux qui se savent se taire (j'aime par exemple beaucoup les travaux d'André Orléan du CEPREMAP et je vous conseille la lecture de son papier "De l'euphorie à la panique : penser la crise financière" ou les chroniques d'Ivar Ekeland dans le magazine Pour la Science, comme celle du mois d'août 2009 : comment profiter des pauvres, ou celle de septembre sur la définition actuelle pernicieuse du concept d'actionnaire : mauvaises actions). Ceux qui parlent tout le temps et sur tout, ne valent pas mieux que les astrologues qui conseillaient les cours d'antan.
 

Voilà, c'était mon coup de gueule du jour. On n'est pas bien avancé pour autant car qui va du coup nous proposer le nouveau système économique dont l'humanité a besoin pour organiser son "petit monde" ? On attendait beaucoup des leçons de la crise, mais pour l'instant on ne voit rien venir. L'humanité continue dans sa course folle. Il faudra que ça aille plus mal. D'une certaine façon tant mieux, car ça arrive.
 
Analyse
La crise remet en cause le savoir et le statut des économistes, par Frédéric Lemaître
LE MONDE 04.09.09 13h32 • Mis à jour le 04.09.09 13h32
 
N'en déplaise aux républicains que nous sommes, c'est à la reine d'Angleterre que nous devons la question la plus pertinente posée jusqu'ici sur la crise financière. "Comment se fait-il que personne ne l'ait prévue ?", a-t-elle demandé, fin 2008, lors d'une visite à l'influente London School of Economics. La question eut le mérite d'ouvrir outre-Manche un débat public qui, chez nous, n'a malheureusement pas encore émergé.
 

Il a fallu plus de six mois pour qu'un groupe d'éminents économistes britanniques fasse parvenir la réponse à Buckingham Palace, mais, depuis juillet, la reine sait. Elle sait que "l'échec à prévoir la date, l'importance et la gravité de la crise et à endiguer celle-ci, bien qu'il y ait de nombreuses causes, était surtout un échec de l'imagination collective de nombreuses personnes brillantes, dans ce pays et à l'étranger, à comprendre les risques du système, dans son ensemble".D'autres ont été moins diplomates. Pour Paul Krugman, Prix Nobel d'économie 2008, ces trente dernières années, la macroéconomie "avait au mieux été spectaculairement inutile, au pire carrément nuisible", selon des propos rapportés par The Economist (du 16 juillet).

Il est dommage qu'un tel débat soit réservé aux initiés. Après tout, les économistes constituent sans doute la profession qui a le plus d'influence sur les hommes politiques et donc sur nos vies. Depuis deux siècles, ils tentent de nous convaincre que leur discipline est aussi sérieuse que la physique ou la chimie. Et si Alfred Nobel n'avait pas prévu de lui décerner de prix, la Banque de Suède a obtenu en 1968 le droit de créer le "prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel" vite devenu le "Nobel d'économie". Pour les intéressés, rien de plus normal. Le dernier ouvrage de Pascal Salin, enseignant à Paris-Dauphine et libéral convaincu, en dit long sur l'état d'esprit de la profession. Son titre ? L'économie ne ment pas (Fayard, 2008). Son fil conducteur ? "L'économie est une science ; son objet est de distinguer entre les bonnes et les mauvaises politiques." Parmi les dix vérités établies : "La création de marchés financiers complexes a conduit à des progrès économiques véritables. Cette sophistication financière a facilité la répartition mondiale des risques, permettant ainsi un plus grand nombre de prises de risques, ce qui amplifie l'innovation."

On sourit, mais, jusqu'à la crise, cette idée était assez communément partagée. De même, bien peu remettaient en question la sacro-sainte efficience des marchés. D'où les théories libérales appliquées un peu partout depuis une trentaine d'années. Et des partis pris, comme l'obligation faite par le FMI et l'OCDE aux pays émergents de libéraliser les marchés de capitaux. Pourtant, comme le remarque Francis Fukuyama dans la revue The American Interest (septembre),"le secteur financier asiatique est l'un des moins libéralisés, mais cela ne l'a pas empêché de réaliser depuis trente ans des taux de croissance jamais atteints".

Logiquement, la crise devrait au moins remettre en cause la macroéconomie et l'économie financière. La première a manifestement trop cru à l'efficience des marchés et est restée obnubilée par l'inflation sans voir la bulle des actifs financiers. La seconde, elle, est accusée d'avoir négligé la réalité. "Une grande partie de la littérature (économique) contemporaine est progressivement passée sous le contrôle de purs mathématiciens, plus préoccupés de théorèmes que de l'analyse du réel", déplore l'économiste Maurice Allais dans la revue Economie politique (été 2009) avant de rappeler que "c'est seulement dans la voie d'un immense effort de synthèse que les sciences sociales peuvent aujourd'hui réaliser de grands progrès".

Mais les critiques vont au-delà. Formés pour la plupart durant les "trente glorieuses", les économistes n'ont pas encore analysé l'importance prise par la finance dans les économies développées. Quand une banque est-elle réellement "trop grosse pour mourir" ? Quand fait-elle vraiment courir un risque à l'ensemble du système financier ? Quelle est la rémunération optimale d'un trader ? Est-il logique que, dans les pays occidentaux, près de la moitié des profits des grandes entreprises mondiales soit aujourd'hui réalisée par des institutions financières qui ne créent pas de richesses, stricto sensu ? Les marchés peuvent-ils s'autoréguler ou sont-ils intrinsèquement instables (thèse de l'économiste français André Orléan) ?

A ces questions, les économistes apportent peu de réponses convaincantes. Pourquoi ? Dans sa revue, Francis Fukuyama remarque : "De nombreux économistes et professeurs de finances de business schools travaillent pour des banques d'investissement et des hedge funds, les aidant à élaborer des modèles complexes qui, rétrospectivement, se sont révélés inadéquats à prévoir les risques. Par là même, ils ont un intérêt personnel dans le succès du secteur financier qui n'est compensé par aucune incitation à penser que le secteur, dans son ensemble, détruisait davantage de valeur qu'il n'en créait." Une critique qui s'applique à nombre d'économistes français influents, la composition du Conseil d'analyse économique en témoigne. D'où peut-être le silence de la profession.

Courriel : lemaitre@lemonde.fr.
 
 

Le dérèglement du monde : Quand nos civilisations s'épuisent 

Présentation de l'éditeur

En ces premières années du XXIe siècle, le monde présente de nombreux signes de dérèglement. Dérèglement intellectuel, caractérisé par un déchaînement des affirmations identitaires qui rend difficiles toute coexistence harmonieuse et tout véritable débat. Dérèglement économique et financier, qui entraîne la planète entière dans une zone de turbulences aux conséquences imprévisibles, et qui est lui-même le symptôme d'une perturbation de notre système de valeurs. Dérèglement climatique, qui résulte d'une longue pratique de l'irresponsabilité... L'humanité aurait-elle atteint son " seuil d'incompétence morale " ? Dans cet essai ample, l'auteur cherche à comprendre comment on en est arrivé là et comment on pourrait s'en sortir. Pour lui, le dérèglement du monde tient moins à une " guerre des civilisations " qu'à l'épuisement simultané de toutes nos civilisations, et notamment des deux ensembles culturels dont il se réclame lui-même, à savoir l'Occident et le Monde arabe. Le premier, peu fidèle à ses propres valeurs ; le second, enfermé dans une impasse historique. Un diagnostic inquiétant, mais qui débouche sur une note d'espoir: la période tumultueuse où nous entrons pourrait nous amener à élaborer une vision enfin adulte de nos appartenances, de nos croyances, de nos différences, et du destin de la planète qui nous est commune.

 

Biographie de l'auteur

Amin Maalouf est l'auteur de plusieurs livres, dont Léon l'Africain, Samarcande, Le Rocher de Tanios ( prix Goncourt 1993 ), Origines... Ce nouvel ouvrage s'inscrit dans la lignée de son essai Les Identités meurtrières, publié en 1998, et qui est aujourd'hui au programme de nombreuses universités à travers le monde.