lundi 31 août 2009

Fwd: 9 septembre 2009 : lancement à Londres de "WorldShift 2012"


Subject: 9 septembre 2009 : lancement à Londres de "WorldShift 2012"

Chers amis,

Nous vous relayons une information concernant le lancement de "WorldShift 2012", mouvement mondial visant à co-créer les bases d'un monde pacifique, juste et durable d'ici la fin de 2012.
Cet événement initié par le Club de Budapest en la personne de Ervin Laszlo se tiendra au British Museum de Londres le 9 septembre 2009.
Voici quelques détails sur cette manifestation (en anglais) :
http://www.worldshiftnetwork.org/media/event/9/WorldShift_2012_Launch.pdf
Nous vous tiendrons informés des suites de cet événement.

Veuillez aussi nos deux prochains rendez-vous pour lesquels nous vous enverrons prochainement de plus amples détails : 
  • la prochaine "soirée des Amis du Club de Budapest", aura lieu le 30 septembre à 19h30 au Forum 104, et sera consacrée au "bien-Être"
  • la prochaine Université Intégrale est fixée au 24 octobre, au même endroit, et aura pour thème : "Civilisations du futur, futur des civilisations".

Bien cordialement,


Le Club de Budapest France
contact@clubdebudapest.org
http://clubdebudapest.org



L’enjeu des monnaies plurielles


Monnaies plurielles

L'enjeu des monnaies plurielles

Monnaies "Locales", "sociales", "solidaires", "virtuelles", "libres", "affectées", "complémentaires", "alternatives", "plurielles"... une floraison de qualificatifs parcourt cette nouvelle lettre de Transversales Science Culture, consacrée aux monnaies non officielles, c'est-à-dire à celles autres que nationales (ou européenne). Chaque adjectif a sa raison d'être, bien sûr, et l'on ne saurait confondre les dispositifs de fidélité purement commerciaux (de type "miles"), les monnaies des mondes virtuels sur Internet (comme le "Linden dollar" de "Second Life") et les systèmes d'échanges basés sur le temps ou les réseaux de troc qui sont allés jusqu'à rassembler six millions d'Argentins (cf. H. Primavera). Il n'empêche : tous attestent, chacun à leur manière, que la monnaie remplit de multiples fonctions. Et que si l'une d'entre elles n'est plus assurée, la nature ayant horreur du vide, des systèmes alternatifs viendront rapidement combler le manque. Pourtant, c'est toujours avec infiniment de précaution - même dans les sphères de l'économie sociale et solidaire, même dans les milieux altermondialistes - que l'on aborde cette question des autres monnaies. Sans doute le consensus, largement partagé, sur le fait que les activités humaines doivent impérativement (...)


Fwd: Lien ami : transversales - http://grit-transversales.org/article.php3?id_article=58

La collection Transversales/Fayard
26 janvier 2005 | par Rédaction Transversales

La collection Transversales/Fayard poursuit l'ambition de la revue Transversales Science/Culture et des ses fondateurs (Henri Laborit, Edgar Morin, René passet, Jacques Robin, Joël de Rosnay) pour rapprocher et décloisonner les savoirs, les disciplines, les approches, afin d'éclairer les enjeux cruciaux auxquels sont actuellement confrontées les sociétés humaines. Il s'agit de mettre en évidence les alertes qui se précisent, les risques qui leurs ont associés mais aussi les raisons d'espérer.

Le monde, les sociétés humaines sont entrées dans l'ère de l'information, une nouvelle ère marquée par la multiplication des interactions et la complexité. Désormais, comme le dit Edgar Morin, « nul problème humain ne peut être compris sans une pensée elle même complexe, multidimensionnelle ».

C'est cette multidimensionnalité que notre collection cherche à mettre en œuvre, en jetant un nouveau regard « transversal » sur les menaces écologiques, sociales et techniques et les nouvelles formes de coopération à l'oeuvre pour reconstruire l'espace politique, les nouveaux arts de vivre, les formes d'innovation centrées sur l'humain. Le pari de la collection est de s'adresser à un large public et de lui montrer par le traitement intégré de questions qui pouvaient lui paraître fragmentées et hors d'atteinte, qu'il est possible de devenir acteur de sa vie et de l'évolution du monde.


vendredi 28 août 2009

WorldShift: Shaping the Emergences Arising out of our Global Emergency



Dear Friends of Renaissance2,

At 18h00 on 9 September 2009 a gathering of living legends and exceptional activists will take place in London to launch the WorldShift 2012 Declaration and Global Consultation. WorldShift 2012 is a global movement dedicated to co-creating the foundations of a peaceful and sustainable world by the end of 2012.

Renaissance2 is a founding member of the Worldshift Alliance and you must be a Renaissance2 member in order to attend this launch and be part of the emergence that is arising out of our current global emergency.


WorldShift: Shaping the Emergences Arising out of our Global Emergency

At this launch leading thinkers and activists such as Dr. Ervin LaszloDr. Robin Wood and Dr. Jude Currivan will lead an an energetic exchange of views on how we can focus our resources and energies on co-creating positive outcomes together in fields as diverse as the environment, renewable energy, enlightened enterprise, wise culture, integral governance and human wellbeing. 


What are the key ingredients we need to shape a thriving human civilization in the 21st century, and what role can you play in that process?


Selected members of the audience will then be invited to contribute their own examples of the emergences they see happening around them, and how they are playing their own role in making a difference at this critical moment in human history, followed by a question and answer session and further networking over drinks and snacks and the launch of Dr Ervin Laszlo's latest book: "Worldshift 2012: Making Green Business, New Politics, and Higher Consciousness Work Together", with forewords by Mikhail Gorbachev and Deepak Chopra.

The tickets for this Worldshift 999 event at the British Museum in London are free and offered on a first come first served basis. There are a limited number of seats in the lecture theatre and an overflow area has been arranged.

Snacks and refreshments will be served.


The Renaissance2 Great Shift Gathering

Between October 22 and 26 2009, Renaissance2 is holding the "Great Shift Gathering" following our highly successful Great Shift Partner Event in June 2009. R2 invites you to attend one or both of the two ground breaking events which comprise the Great Shift Gathering:

Event 1: Designing a Resilient Civilization- 22-24 October

At this event we will continue to prototype the new models which form the basis of Capitalism 2.0, while launching new projects that help accelerate their adoption. Join some of the world's leading innovators who are:

o transforming the world of renewable energy, including solar, wind and electric powered transport;

o creating resilient environments including urban, industrial and service habitats around the world, using cradle-to-cradle and integral approaches;

o developing enlightened enterprises driving social innovation and accelerating human and social development around the globe;

o making the connections which enable new forms of integral governance systems to align the efforts of business, government, NGO's and communities.

Event 2: Conscious Evolution- 25-26 October

Conscious Evolution enables us to use our creative power to guide our own lives and the evolution of the systems and the communities in which we live and work. It is a process by which individuals and groups, families, organizations, and societies can envision and create images of what should be, and bring those images to life by design.

Living legends such as Barbara Marx Hubbard, Michael Braungart, Ervin Laszlo, Don Beck, Andrew Cohen and Neale Donald Walsch will be joining us along with a host of experts on human cultural and spiritual development to map out the way ahead, and highlight what we can each do to shift ourselves, our organizations, families and communities in:

o Developing ourselves to the next level of conscious creative power in our own lives;

o Developing our communities and organizations to co-create aligned, collectively intelligent human systems.

On 26th October at the event we will be launching the Worldshift Alliance with Worldshift2012 and other partners which include the Club of Budapest, Foundation for Conscious Evolution, Alliance for a New Humanity, the State of the World Forum, Humanity Unites Brilliance and many other amazing organizations. 

Some of the notable individuals involved in these initiatives include Mikhail Gorbachev, Peter Gabriel, the Dalai Lama, Deepak Chopra, Nelson Mandela, Bishop Desmond Tutu, astronaut Edgar Mitchell, Jane Goodall, Jim Garrison, Al Gore, Mary Robinson and hundreds of other luminaries working towards creating a thriving human civilization in the next decade.

With under 70 days left... to the Renaissance2 Great Shift Gathering remember the 20% earlybird discount on all tickets ends on 31st August, don't miss out, book now!!!

To sign the Worldshift Declaration and support the Worldshift Alliance please click here.

There are now over 300 R2 members and 170 meshworkers connecting on the R2 Global Meshwork. Sign up now to add your voice and energy to the momentum of our movement.

With best wishes,

The Renaissance2 Team


jeudi 27 août 2009

10 documentaires qui aura lieu à l’Unesco sur le thème des « artisans du changements »


Chers amis,
Je voulais vous informer d'un cycle de 10 documentaires qui aura lieu à l'Unesco sur le thème des « artisans du changements »
Une belle rentrée en perspective !
bien amicalement
Bénédicte Fumey




Fwd: Un groupe de réflexion ou une journée Université Intégrale sur la monnaie


Objet : Un groupe de réflexion ou une journée Université Intégrale sur la monnaie

Vous avez peut-être suivi qu'il a beaucoup été sujet de la monnaie sur Internet ces derniers mois. D'où vient cet intérêt soudain, la monnaie comme l'air et l'eau fait partie de notre quotidien, sans vraiment que l'on y prête attention. Comme l'air et l'eau c'est quand elle vient à manquer que l'on en prend conscience.

 

En fait qu'est-ce que la monnaie ? D'où provient-elle ?

 

La krach financier qui a eu lieu fin 2008 n'a-t-il pas été largement amplifié par la politique monétaire des 7 dernières années. Mais alors s'il y a une « politique » monétaire, il y a des personnes qui « décident » de créer de la monnaie et de son coût. « Créer de la monnaie ? Non l'argent on le gagne ou on l'emprunte, à part les faussaires, on ne peut le créer » me dira-t-on. Beaucoup d'élément autour de la monnaie reste largement inconnu du grand public et même des experts. Et pourtant…

 

« La monnaie est une architecture invisible de notre société » explique Jean-François Noubel. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est la forme abstraite du système monétaire, qui détermine la structure, non seulement de notre économie, mais de notre société.

 

Depuis la crise la petite animation « l'argent dette » http://tinyurl.com/5wzpjq a fait l'objet d'un buzz important. Sans entrer dans la polémique sur la justesse des éléments avancés, cela dénote d'un intérêt grandissant de la société envers ce système monétaire obscure et fait prendre conscience à la population qu'à l'origine l'argent est créé.

 

En France, sous Valery Giscard d'Estaing, ce pouvoir a été remis aux banques privées, ce qui a été définitivement entériné par le traité de Maastricht.

 

Si ce sujet n'était autrefois abordé qu'en catimini, aujourd'hui il est mis à jour par internet. Et certaines personnes qui s'intéressaient à la question depuis un certain temps voient leur audience décuplée depuis le krach.

 

Un groupe francophone sur Facebook  « La vérité sur la dette » compte près de 6000 membres. De mon côté j'anime un réseau pour la partage de ressources et le débat sur de possibles alternatives : http://transitionmonetaire.ning.com

 

On voit de plus en plus de blog, à l'instar de http://www.fauxmonnayeurs.org/ ou http://creationmonetaire.blogspot.com/, dénoncer, parfois de manière un peu simpliste, les injustices du système. Et le sujet se propage sur des blogs plus intellectuels, comme chez Paul Jorion commencent sur son blog a animé un long débat sur la nature de la monnaie http://tinyurl.com/nyjcws. On trouve ici ou là un article dans la presse conventionnelle sur des monnaies locales et la semaine dernières Hervé Kempf y consacrait une pleine page dans Le Monde http://tinyurl.com/nr23hr.

 

Personnellement, il me semble que le système monétaire actuel est le dernier frein à l'évolution de la société dont il est tellement question dans nos journées. C'est le dernier lien qui nous accroche à toujours plus de croissance, de thésaurisation, de consumérisme, de compétition et de domination et qui empêche notre civilisation d'enfin évoluer vers son épanouissement.

 

Je vous propose donc une journée ou un groupe de réflexion sur le sujet : une étude systémique de la monnaie, pour comprendre la relation entre monnaie et croissance, monnaie et centralisation, monnaie et hiérarchie, monnaie et injustice, monnaie et paupérisation…

 

En appréhendant de manière intégrale le sujet, nous pouvons espérer mettre en évidence les impacts de l'architecture du système monétaire et bancaire sur notre société. Nous pourrons ensuite envisager des alternatives qui seront l'architecture du monde que nous souhaitons.

 

Je proposais d'inviter quelques intervenants tels que :

 

-          Michel Aglietta (http://www.cepii.fr/francgraph/pageperso/aglietta.htm), X-ENSAE, professeur de sciences économiques à Paris X, auteur de « la monnaie souveraine »

 

-          Guido Hülsmann, (http://guidohulsmann.com/), économiste liberal, professeur à l'université d'Angers, auteur de « The Ethics of Money Production »

 

-          Pascal Salin, économiste libéral, professeur à l'université Paris Dauphine, auteur de « la vérité sur la monnaie »

 

-          Bernard Lietaer, (http://www.lietaer.com/) Banquier central en Belgique, collaborateur à la mise en place de l'ECU, auteur de « The Futur of Money »

 

-          Patrick Viveret, (http://viveret.over-blog.com/) initiateur du projet SOL et auteur de « Reconsidérer la richesse »

 

-          Jean-François Noubel (http://people.thetransitioner.org/) collaborateur au projet open money (http://www.openmoney.org/) lance aujourd'hui le flowplace (http://flowplace.webnode.com/) basée sur les monnaies libres

 

-          Andre-Jacques Holbecq (http://wiki.societal.org/), économiste auteur de « La dette publique, une affaire rentable »

 

-          Jerôme Blanc (http://lefi.ish-lyon.cnrs.fr/membres/jblanc.htm)  maître de conférence

 

Merci de nous donner un feed-back si une telle journée vous intéresserait ou si vous souhaiteriez participer activement à un groupe de réflexion (N'hésitez pas alors à nous rejoindre sur http://transitionmonetaire.ning.com). Toutes suggestions sont les bienvenues.

 

Intégralement votre,
 
Phyrezo

 


samedi 11 juillet 2009

CHANGER pour DURER : colloque Cerisy 19-26 septembre 2009 + concours d'idees]




« Changer pour Durer » : un colloque à Cerisy pour engager réflexion et action sur le changement

32 intervenants de diverses disciplines et issus de 12 pays proposeront et discuteront des théories, pratiques et perspectives sur le changement à l'aune des enjeux de durabilité. Cette semaine de Cerisy associera présentations, débats et ateliers, et donnera lieu à la publication d'un ouvrage de synthèse.

Il reste des places disponibles pour ce colloque tenu à Cerisy du 19 au 26 septembre 2009. Informations : http://changerpourdurer.info Inscription sur http://ccic-cerisy.asso.fr

Un concours d'idées et de proposition est ouvert avec des invitations à gagner (100% pour les étudiants, 50% pour les autres). http://concours.changerpourdurer.info

                   Présentation du colloque

Organisation : Diana Mangalagiu, Nils Ferrand, avec le concours scientifique d'Eric Vindimian

 
Le concept de durabilité a envahi les espaces académiques et médiatiques sans qu'il existe de réel consensus sur les conditions et les critères à prendre en compte, sur l'orientation que nos sociétés souhaitent suivre ou sur les moyens à mobiliser. Comment intégrer les enjeux environnementaux et de justice sociale dans une analyse critique de nos modèles économiques et politiques ? Comment associer des initiatives privées, entrepreneuriales et industrielles, avec de nouvelles institutions et régulations, pour faciliter les transitions et les innovations nécessaires ? Quels comportements et quelles organisations proposer pour demain ?
 
Le thème de ce colloque est moins la durabilité en soi que les conditions et les trajectoires du changement. Toutefois, déterminer les changements requis ne suffit pas, encore faut-il définir, faire accepter, mettre en œuvre et évaluer des chemins vertueux... "Changer pour durer" amorce ainsi un programme pour une réflexion scientifique, sociale et politique ouverte, destinée à inscrire ses effets dans l'action et la gouvernance.
 
L'on débattra, dans ce colloque (qui associera scientifiques, acteurs politiques, gestionnaires publics et privés, représentants associatifs et artistes), autour de trois questions, devant conduire à des préconisations concrètes: pourquoi changer ? que faut-il changer ? quels sont les chemins du changement ?
 
Ce colloque d'une semaine est associé à une série de séminaires préparatoires organisés à partir de décembre 2008 à Paris. Les résultats du colloque seront repris au cours d'une journée PLANET-D à Paris dédiée aux entreprises, sur le thème « Comment faire du développement durable la source de création de valeur pour l'entreprise de demain ? »
 
Le partenariat avec PLANET-D et AgroParisTech permet de donner au colloque une forte valeur pédagogique, en associant des étudiants à sa structuration, son déroulement scientifique et sa valorisation ultérieure. Des bourses spécifiques sont prévues à leur intention.
 
Les résultats et principales communications du colloque et de la journée PLANET-D seront publiés dans un ouvrage de large diffusion ainsi que dans un rapport de propositions sur l'éducation au développement durable dans l'enseignement.
 

Durée et changement

De nouvelles approches face aux défis environnementaux  - Lord Julian Hunt , Professeur, University College London & Natural Environment Research Council, Royaume-Uni

Problèmes de viabilité et de résilience  - Sophie Martin , Chercheur, Cemagref

Crises environnementales dans une perspective de longue durée  - Sander van der Leeuw , Professeur, Arizona State University, Etats-Unis

Devenir/Evolution, Métamorphose/Conversion: sur les formes du changement.  - Emmanuel Ioannidis-Damigos , Ecrivain, philosophe, Grèce

Gagner la course contre le temps  - Alan Atkisson ,

Présentation de l'exercice prospectif - ,

Pratiques du changement

Accompagner le changement dans les entreprises  - Jean-Dominique Falaize , Président, Orchestra Consultants

Du bon usage de la crise systémique vers la "sobriété heureuse". - Patrick Viveret , Conseiller, Cour des Comptes

Arbitrer les usages de l'eau entre agriculture et environnement  - Henri Tardieu , Ancien directeur, Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne

Changement dans l'économie sociale et solidaire  - Mathieu Taugourdeau , Responsable, Pôle Développement Durable, Groupe SOS

Assurance et développement durable : enjeux et perspectives  - Emmanuel Soulias , Responsable, Développement durable et vie mutualiste, Groupe Macif

débat sur le changement dans les formes politiques - Bruno Rebelle, XXX,

Penser le changement et son induction  - ,

Evolution darwinienne et artificialisation  - Jean-Paul Baquiast , Co-président, Association Automates Intelligents & Europe Solidaire

Les trajectoires du changement en entreprises - Annabel-Mauve Bonnefous , Professeur, Reims Management School

Continuité et discontinuité, transduction  - Miguel Benasayag , Ecrivain, philosophe

 L'art comme vecteur de changement  - Velia Papa , Directeur, Inteatro - Teatro di innovazione, Italie

L'incertitude comme défi à nos régulations dans l'accès aux ressources  - Patrick d'Aquino , Chercheur, Groupe Géographie Sociale, CIRAD, Dakar


Une modélisation simple des couplages environnement-société est-elle possible ? - Gérard Weisbuch , Professeur, Ecole Normale Supérieure, Paris

Changement global, changement local 

L'évolution du point de vue de l'information génétique ou le changement dans la continuité  - Pierre-Henri Gouyon , Professeur, Muséum National d'Histoire Naturelle

Les leçons de la biodiversité  - Robert Barbault , Professeur, École Normale Supérieure


Le rôle des visions du monde et des scénarios dans la marche vers un monde plus durable  - Bert de Vries , Utrecht University & Netherlands Environmental Assessment Agency, Pays-Bas

Une gouvernance mondiale de l'alimentation - Matthieu Calame , Chargé de mission, Fondation pour le Progrès de l'Homme

La question du changement en Afrique Occidentale  - Amadou Diaw , Président, International School of Management, Dakar, Sénégal

Rôle de l'artiste dans la transformation urbaine. - Stefan Shankland , Artiste plasticien

Réalités et conséquences de la RSE pour les consommateurs : Comment le Marketing peut contribuer à générer des comportements réellement responsables ? - Anne-Sophie Binninger, Isabelle Robert, Professeur, Reims Management School

Politiques et gouvernance du changement 

Changement durable, sens de l'existence et entrepreneuriat social  - Christian Arnsperger , Professeur, Chaire Hoover d'éthique économique et sociale, Université catholique de Louvain, Belgique

Le Grenelle de l'environnement  - Dominique Dron , Responsable du Grenelle de l'Environnement, MEEDDAT

Leadership et développement durable : quels acteurs pour changer ?  - Caline Jacono , Fondateur, PLANET-D

De la complexité éthique de l'action militaire. - Patrick Destremeau , Ministère de la Défense, Etat-major des armées

Institutions politiques locales et résistance au changement - Aliénor Bertrand, Chercheur en philosophie, Conseillère municipale

 

 


Auroville FilmFestival 2009

>
> Objet : Auroville FilmFestival 2009
>
> Auroville Film Festival
>
> A Festival of film and video about Auroville-related topics made by
> Aurovilians, newcomers and enthusiastic guests.
> The Festival will also include documentaries made by external groups
> about Auroville.
>
> Taking place from the 21st to the 26th of September 2009.
>
> All online submissions will be shown here!
>
>
> http://www.facebook.com/l/;http://avfilmfestival2009.blip.tv/
> --------------------

jeudi 25 juin 2009

Neswletter de Juin Juillet 2009 de Terre de Conscience


Juin / Juillet 2009
NEWSLETTER
de 

TERRE DE CONSCIENCE

Conférences, ateliers, stages, formations, soirées, 
pour vous épanouir de manière intégrale 
et contribuer au monde d'aujourd'hui et de demain. 

Bonjour à tous,

Demain, c'est le debut du Festival de la Terre. 
Nous en profitons pour vous rappeler notre presence et vous donner plus de precison sur les ateliers que nous animerons lors de cet evennement.

Comme nous vous l avions annonce, nous serons egalement presents a l Espace des Possibles, et assurerons les derniers ateliers de cette annee scolaire.

Bel ete a tous et a tres bientot !!

l'équipe de Terre de Conscience.




L'ÉVÈNEMENT
Vendredi 26 au dimanche 28 juin 2009 : Terre de Conscience au Festival de la Terre - Paris-Bercy

Vous pourrez nous rencontrer à notre stand pour découvrir notre démarche intégrale, nos activités, discuter et faire connaissance.

Nous animerons des ateliers et conference d une heure chacun:
- une conférence sur le thème de la démarche intégrale vendredi 26 a 16h
- un atelier sur le thème de la CNV vendredi a 16h15, samedi a 17h30, et dimanche a 17h
- un atelier sur le thème de l'Alimentation Vivante vendredi, samedi, et dimanche horaires a confirmer
- un atelier sur le thème du Corps et de L'Esprit (Kundalini Yoga) vendredi a 14h, samedi a 17h et dimanche a 14h



LES JOURNÉES, STAGES ET SEMAINES


Jeudi 4 juillet 2009 : journée d'initiation aux techniques cru-linaires de l'alimentation vivante
Cette journée vous permettra de vous familiariser avec la préparation de plats crus gourmets et originaux et sera l'occasion d'approfondir les bienfaits d'une alimentation vivante ainsi que les solutions pratiques pour la mettre en œuvre au quotidien.
Nous découvrirons ensemble :
- les différents ustensiles spécifiques de l'alimentation vivante,
- les techniques de trempage et de germination, 
- les bases de la diététique de l'alimentation vivante
- et comment préparer les plats suivants alliant gourmandise et diététique : pâté de graine, pâté végétal, soupe vitalité, lait végétal, plat de crudité original et une tarte pour dessert.
Les plats préparés seront dégustés pendant les pauses.


Plus d'infos et modalités d'inscription sur www.feesduvivant.com en cliquant ici.

 

 

Samedi 4 au samedi 12 juillet 2009 : Semaine intégrale à l'Espace des Possibles - Royan
L'équipe de Terre de Conscience s'associera avec l'Université Intégrale pour l'animation des conférences, ateliers et groupes de pratique sur l'approche intégrale. C'est une occasion unique pour vous de débuter ou approfondir votre compréhension de l'approche intégrale, et de mettre en pratique ses outils dans le quotidien de vos vacances. L'intégration ensuite dans votre vie quotidienne n'en sera que plus aisée. 

Plus d'informations sur www.terredeconscience.org en cliquant ici.


Samedi 4 au samedi 12 juillet 2009 : Voyage d'étude francophone à Tamera au Portugal
Venez découvrir et expérimenter l'éco-village de Tamera cet été dans le sud du Portugal.
Tamera est un centre de recherche et d'expérimentation international qui a pour objectif de développer des villages de paix et des biotopes de guérison partout à travers le monde. Ces 10 jours sont une invitation à prendre part à la création collective d'une vision pour un futur sans guerre, d'une vision pour un monde de paix.

Plus d'infos et modalités d'inscriptions sur terredeconscience en cliquant ici.



LES ATELIERS




Mardi 30 juin 2009 : Ateliers du corps et de l'esprit
C'est un espace dédié à la redécouverte de notre corps, de nos différents rythmes, et à la reliance de notre esprit, notre vérité intérieure, notre potentiel créatif.

Plus d'infos et modalités d'inscription sur www.terredeconscience.org en cliquant ici.



Au plaisir de vous retrouver très prochainement,
l'équipe « Terre de Conscience » : www.terredeconscience.org


* PS: Nous avons à cœur de correspondre avec les personnes intéressées par notre démarche. Si vous ne souhaitez plus recevoir les informations de Terre de Conscience, veuillez nous le faire savoir simplement par retour de mail.*


mercredi 24 juin 2009

Edgar morin - LE MANIFESTE POUR LA METAMORPHOSE DU MONDE

LE MANIFESTE POUR LA METAMORPHOSE DU MONDE
dit "L'Appel de Bora Bora" lancé par Edgar Morin, Pierre F. Gonod et Paskua le
21 Mars 2009
English version clic here English version

APPEL A LA METAMORPHOSE DU MONDE
ADRESSE AUX ARTISTES
PAR EDGAR MORIN, PIERRE GONOD ET PASKUA
Chers amis,
Permettez nous de vous saluer et de vous féliciter pour votre initiative de former le groupe « Métamorphose ». Nous ne nous étonnons pas que les premiers à s'engager dans ce combat pour le futur soient des artistes. Ils ressentent plus profondément et plus vite que les autres la souffrance et les espérances du monde, leurs œuvres libèrent des forces génératrices – créatives. Nous vous invitons à mettre vos talents au service du vaste mouvement pour la métamorphose du monde dont vous serez les pionniers. L'œuvre singulière de notre ami Paskua en incarne l'avant-garde.
Vous êtes témoins et acteurs de la crise du monde qui affecte toutes les sphères. Une analyse systémique montre qu'elle est le résultat de l'enchevêtrement de multiples composants, des relations et rétroactions innombrables qui se tissent entre des processus extrêmement divers ayant pour sièges les systèmes économiques, sociaux, démographiques, politiques, idéologiques, religieux, l'éthique, la pensée, le mode de vie, l'écosystème, tous en crise.
Le vaisseau spatial terre n'a pas de pilote. Ses quatre moteurs, la science, la technique, l'économie, le profit, sont, chacun incontrôlé. En l'absence d'une gouvernance mondiale, le vaisseau va vers la catastrophe. C'est l'hypothèse la plus probable.
L'improbable c'est la capacité d'une guidance en temps utile pour suivre un autre itinéraire permettant de traiter les problèmes vitaux pour l'humanité, en premier lieu la dégradation de la biosphère sans oublier les menaces nucléaires qui ne sont pas disparues.
Il faudrait une métamorphose, qui dans l'état de conscience actuelle est une hypothèse improbable, quoique non nulle. Mais qu'est, au fait, une métamorphose ? Sinon le changement d'une forme en une autre, et, en biologie, une transformation importante du corps et du mode vie au cours du développement de certains animaux comme les batraciens et certains insectes. Ainsi on parle des métamorphoses du papillon ou des grenouilles. Ici l'auto-destruction est en même temps auto-construction, une identité maintenue dans l'altérité.
Plus généralement la naissance de la vie est une métamorphose d'une organisation chimico-physique. Les sociétés historiques le sont devenues à partir d'un agrégat de sociétés archaïques. Vie et société sont le produit de métamorphoses. Elles sont en danger. L'histoire c'est aussi l'issue tragique du développement d'une capacité à détruire l'humanité. Il y a donc la nécessité vitale d'une meta-histoire. Il n'a pas de fin de l'histoire, contrairement à la thèse de Fukuyama qui avait tiré du triomphe du capitalisme la conclusion de sa pérennité. Les capacités créatrices ne sont pas épuisées. Une autre histoire est possible.
Il y a des raisons d'espérer.
L'Homme Générique de Marx exprime ses vertus génératrices et créatrices inhérentes à l'humanité. Il y a toujours en lui ces capacités. On peut user de la métaphore des cellules souches dormantes dans l'organisme adulte et que la biologie moderne a révélées. De même, il y a dans les sociétés normalisées, stabilisées, rigidifiées, des forces génératrices-créatrices qui se manifestent. : « International art movement for the metamorphosis of the world » en est la preuve.
La crise financière et économique pousse actuellement nombre de dirigeants et d'économistes réveillés de leur torpeur à « réformer le capitalisme ». C'est une nécessité que certains considèrent encore comme une contrainte conjoncturelle. Mais il s'agit d'une crise systémique, beaucoup plus large et profonde, la crise planétaire multidimensionnelle. Et avec elle est concerné l'ensemble des peuples. C'est dans leur sein que vont s'éveiller des forces créatrices et une volonté transformatrice. Si une hirondelle ne fait pas le printemps, des signes forts sont apparus.
Ainsi, de Seattle à Porto Alegre s'est manifestée une volonté de répondre à la mondialisation techno-économique par le développement d'autres formes de mondialisation, allant vers l'élaboration d'une véritable « politique de l'humanité », qui devrait dépasser l'idée de développement.
Nul ne peut faire l'impasse sur l'aspiration multimillénaire de l'humanité à l'harmonie, qu'elle prenne la forme du paradis, des utopies, des idéologies libertaire, socialiste, communiste, puis des révoltes juvéniles des années 60 (Peace-Love). Cette aspiration n'a pas disparu. Elle se manifeste par des myriades de pensées, d'initiatives, d'actions multiples dispersées dans la société civile et qui sont ignorées par les structures politiques et administratives sclérosées.
Les grands mouvements de transformation commencent toujours de façon marginale, déviante, modeste, voire invisible. Il en a été ainsi des religions, de Bouddha, Jésus, Mahomet, du capitalisme, de la science moderne, du socialisme. Aujourd'hui l'alter-mondisme devient un terme à prendre à la lettre : l'aspiration à un autre monde.
Des centaines de propositions ont vu le jour, cela ne suffit pas à en faire un projet sociétal cohérent, alternatif, réaliste et visionnaire. C'est ce « supplément d'âme » que nous proposons avec les « 7 réformes fondatrices » d'une « Voie nouvelle ».
À cette fin, 7 orientations principales sont proposées : la réforme politique, politique de l'humanité et de civilisation ; réformes économiques ; réformes sociales ; réforme de la pensée ; réforme de l'éducation ; réforme de vie ; réforme morale.
1 La réforme politique : politique de l'humanité et de civilisation
La voie en a été tracée par des travaux successifs pour régénérer la pensée politique<!--[if !supportFootnotes]-->[1]<!--[endif]-->.
Il y a plus de 40 ans Edgar Morin constatait la crise de la politique à tous les échelons. La politique en miettes trahissait la difficulté, l'échec dans la gestation d'une politique de tout l'être humain, ou anthropolitique. C'est ce dernier concept majeur qui sera développé et enrichi dans des œuvres successives<!--[if !supportFootnotes]-->[2]<!--[endif]-->.
Aujourd'hui, avec la mondialisation, la crise politique est à la fois plus profonde et généralisée, elle touche tous les niveaux et conduit à veiller à penser en permanence et simultanément planétaire, continental, national et local.
La politique de l'humanité est planétaire et « la terre-patrie » est l'héritière concrète des internationalismes, encore en germe au sein de l'alter-mondialisme.
Il s'agit de sauvegarder indissolublement l'unité et la diversité humaine. Le trésor de l'unité humaine est la diversité, le trésor de la diversité est l'unité. Il s'ensuit la nécessité d'institutions planétaires pour la sauvegarde de l'humanité, compétentes pour traiter les problèmes vitaux et mortels de la biosphère, de l'économie, des inégalités sociales, de l'infériorité du statut de la femme, des armes de destruction massive.
Dans le monde global, le développement d'une conscience planétaire est la dimension du défi, et est inséparable de celle du destin commun de l'humanité. Cette conscience entière, encore embryonnaire, sera la condition de la réforme de l'ONU, instance d'une société-monde dotée d'un système juridique, d'une gouvernance, d'un horizon de démocratisation, de solidarité, de fraternité. À son tour l'institution rétroagira positivement sur le développement de la conscience planétaire.
C'est aussi à l'échelle globale qu'il convient de revenir sur l'idée de développement qui est devenu le leitmotiv de tous les discours politiques. Il faut dépasser cette notion ou développer l'idée elle-même.
Sa carence tient à son noyau exclusif technico-économique fondé sur le seul calcul. Le développement technico-économique est conçu comme la locomotive qui doit forcément entraîner démocratie et vie meilleure. La réalité est plus ambivalente. C'est aussi la destruction des solidarités traditionnelles, l'exacerbation des égoïsmes, et, finalement, l'ignorance des contextes humains et culturels. En effet, le développement tel qu'il est pratiqué s'applique de façon indifférenciée à des sociétés et cultures très diverses, sans tenir compte de leurs singularités, de leurs savoirs, savoir-faire, arts de vivre, y compris chez les peuples que l'on réduit à une vision analphabétisme alors qu'on en ignore les richesses de leurs cultures orales traditionnelles.
Le développement repensé doit respecter les cultures et intégrer ce qu'il y a de valable dans l'idée actuelle de développement, mais pour le concevoir dans les contextes singuliers de chaque culture ou nation.
La politique de réforme de la civilisation concerne toutes les parties du monde occidentalisé. Elle s'exercerait contre les effets négatifs croissants du « développement » de notre civilisation occidentale, viserait à restaurer les solidarités, re-humaniser les villes, revitaliser les campagnes. Elle renverserait l'hégémonie du quantitatif au profit de celle du qualitatif, de la qualité de la vie, « moins mais mieux », contribuerait à la réforme de vie.
Elle reconsidérerait nécessairement la notion de croissance, dépassant l'alternative croissance/décroissance, elle prendrait en compte ce qui doit croître ou décroître, ce qui doit demeurer stationnaire, au terme d'une réflexion plus complexe que la croissance à tout prix.
Une telle réforme, de portée planétaire pourrait et devrait être entreprise à l'échelle d'une nation, exemple pour son extension à l'échelle continentale. L'Union Européenne et l'Amérique Latine paraissent plus mûres pour s'engager dans cette nouvelle voie.
2 les réformes économiques
La débâcle financière, la récession économique, les plans de sauvetage du crédit, condition permissive du capitalisme, la protection par l'Etat d'industries entières comme l'automobile, la relance de dépenses d'infrastructure, conduisent les dirigeants d'un monde désormais pleinement capitaliste à essayer de le remettre sous contrôle, à placer « un pilote dans l'avion ». Simultanément à notre réunion et cet appel, le G20 se réunit. Nous verrons ce qu'il en sort. Nous verrons s'il s'agit d'un jeu à somme nulle, chacun protégeant son économie et se gardant que les partenaires en bénéficient.
Les victimes de la crise ne sont pas les banquiers, ni les riches, mais les gens pauvres des pays riches et les pauvres des pays pauvres. La récession crée du chômage, mais elle est aussi prétexte à licenciements pour, dans le cadre d'une compétition féroce, réduire les dépenses salariales afin d'assurer les profits. Les dirigeants du monde ne sont pas frappés subitement par la grâce de la nuit française du 4 août 1789 et l'abolition des privilèges, la plupart d'entre eux en sont les défenseurs. Il faut donc, en plus de la contrainte du sauvetage du système, la poussée des forces sociales dispersées dans le monde, pour donner un sens aux mesures et ouvrir une nouvelle voie, établir une institution permanente, sorte de conseil de la sécurité économique, chargé des régulations de l'économie planétaire et du contrôle des spéculations financières.
La sortie du modèle énergétique actuel est le grand chantier du siècle. Il n'est plus durable, non seulement en raison de l'épuisement, un jour ou l'autre, des ressources pétrolières, mais de la détérioration de l'environnement, du changement climatique dont il est vraisemblablement une des causes. On ne sous-estime pas le mouvement de recherche et développement d'amélioration des rendements énergétiques et des énergies renouvelables, mais le principal tient à la réforme du modèle de développement et à celle du mode de vie.
Il faudra faire face aussi à un autre défi mondial : nourrir l'humanité. Bien que le boom démographique se soit atténué, il n'en demeurera pas moins que dans 50 ans il y aura -sauf pandémie mondiale- 9 milliards d'êtres à nourrir. Les superficies cultivables n'étant pas extensibles, il faudra augmenter les rendements des terres. Comment ? Par l'utilisation massive des engrais et pesticides, dont on mesure les dégâts dans les pays qui ont industrialisé leur agriculture ? L'irrigation, qui consomme la plus grande part de l'eau, qui, par ailleurs, devient une ressource rare ? Par la modification génétique des organismes, avec les interrogations redoutables pour l'environnement et la mise en tutelle des paysans par les monopoles ?
Politiques de l'énergie et de la faim peuvent être en opposition. Celle des biocarburants à partir de produits agricoles signifie que la priorité est donnée, implicitement, au modèle de consommation actuel de l'énergie, et que le reste compte moins.
Il faudra que la communauté internationale fasse des choix clairs.
Quel autre modèle est envisageable ?
D'abord par un New Deal de grands programmes collectifs à l'échelle de l'humanité. Ces grands programmes mondiaux devraient être complétés par des programmes continentaux et nationaux
Le dégagement de la tyrannie des marchés internationaux requiert localement l'essor d'une économie plurielle. Des initiatives sont en cours, par exemple la création et l'extension des mutuelles, des coopératives de production et de distribution, les coopératives de femmes en Afrique et en Asie, le commerce de proximité de l'alimentation, le commerce équitable, des entreprises citoyennes, l'agriculture fermière et biologique, le micro-crédit, voire des monnaies locales. Toutes ces actions, au raz du sol, nées dans le système et à cause de lui, sont autant de chrysalides de la métamorphose
3 Réformes sociales
Le monde crie d'inégalités et d'injustices. Les idéaux libertaires, socialistes, communistes, ont historiquement combattu celles-ci. De nouveau l'internationalisme, mais planétaire cette fois, est à l'ordre du jour. La pauvreté continue à frapper une grande partie de la population du globe, alors que jamais les disponibilités scientifiques, techniques n'ont été aussi grandes. Les inégalités s'expriment grossièrement par les inégalités du PIB entre nations et par personne.
Le rêve ancien de l'utopie égalitaire, par exemple, un revenu universel d'existence, reste une visée qui n'est pas celle des institutions internationales actuelles. Les différenciations ont grandi avec la mondialisation. Le Tiers-Monde des années 60 a volé en éclats. L'économie pétrolière a donné une rente de situation aux pays du Golfe, qui ont fait appel à des migrants, corvéables et rejetables. La Chine, virée au capitalisme sauvage, réalise l'accumulation primitive sur le dos des masses paysannes. Sa percée industrielle pour les biens manufacturés, si elle permet, heureusement, des progrès du niveau de vie interne, a pour contre partie la suppression d'emplois ailleurs et une pression sur les salaires des pays développés. Le problème est devenu la répartition du profit à l'échelle mondiale. Comment permettre la progression du niveau de vie dans les pvd sans altérer celui des pays développés et résorber les inégalités partout ? Comment faire converger des forces sociales défendant leurs revendications nationales dans un ensemble plus vaste dominé par les firmes multinationales ?
Nous pourrions en Europe fournir de premières réponses. L'harmonisation salariale « vers le haut » est le combat à venir, car il est clair que le capital tentera de faire supporter le poids de la crise à ses salariés. L'harmonisation de la protection sociale, et celle de la fiscalité, sont d'autres chantiers.
Qu'en est-il aussi de la retraite des personnes âgées. Fort heureusement l'espérance de vie a augmenté suite aux progrès de la médecine et de l'hygiène. Mais cette prolongation est très inégale entre, par exemple Haïti et le Japon, et en France entre cadres supérieurs et ouvriers. La conséquence de l'allongement de la vie c'est le vieillissement de la population, et avec elle, partout, la difficulté du financement des retraites et de la protection sociale. Vaste question qui ne peut-être reportée en attendant l'hypothétique retour de la croissance et qui met à l'épreuve la solidarité intergénérationnelle. Des normes mondiales, là encore, seraient en phase avec le problème sociétal.
Les réformes économiques et sociales sont en relation récursive. Les choix dans la division internationale du travail déterminent les choix sociaux et réciproquement. Ils doivent être traités de pair en anticipant leurs conséquences, y compris leurs impacts géopolitiques.
4 réforme de la pensée
Il est difficile de penser le présent de la crise planétaire et ses perspectives. D'autant que la vitesse des transformations et la mondialisation qui agissent sur toutes les sphères brouillent les représentations. La complexité de la situation donne le vertige et conduit la plupart d'entre nous à un sentiment d'effroi et d'impuissance qui amènent à renoncer à sa compréhension et à l'action.
La compréhension du monde est impossible avec le morcellement actuel de la pensée. L'enfermement disciplinaire rend inapte à percevoir et concevoir les problèmes fondamentaux et globaux, d'où la nécessité d'une pensée complexe qui puisse relier les connaissances, les parties au tout, le tout aux parties, et qui puisse concevoir la relation du global au local et du local au global. Nos modes de pensée doivent intégrer un va-et-vient constant entre ces niveaux.
Pour dominer la complexité du monde, le système de pensée doit être complexe.
Si nos esprits restent dominés par une façon mutilée, incapable de saisir les réalités dans leur complexité et dans leur globalité, si la pensée philosophique reste enfermée dans des jeux de dentelle, alors nous allons vers des catastrophes. Seule une pensée apte à saisir la complexité non seulement de nos vies, destins, de la relation individu-société-espèce, mais aussi celle de l'ère planétaire, peut opérer le diagnostic de la course de la planète vers l'abîme, et définir les orientations qui permettraient de donner un fil directeur aux réformes primordiales.
En bref, seule une pensée complexe peut nous armer pour préparer la métamorphose globale, sociale, individuelle et anthropologique.
5 Réforme de l'éducation
Elle est peut-être la condition permissive de tout le reste.
L'éducation forme un guide d'existence, individuel et collectif, un modèle qui se transmet entre générations. C'est un système de puissance lourde, à inertie et temps long. C'est pourquoi elle est au cœur de l'évolution des sociétés.
La transmission de connaissances ne met pas à l'abri des erreurs et illusions qui parasitent l'esprit humain. Il s'agit d'armer chaque esprit dans le combat vital pour la lucidité. Il est donc nécessaire d'introduire et de développer dans l'enseignement l'étude des caractères cérébraux, mentaux, culturels, des processus et modalités des connaissances, des dispositions tant psychiques que culturelles. Cette remarque préalable soulève le problème de l'adéquation de l'éducation actuelle et de son contenant.

Les principes d'une connaissance pertinente sont les suivants : promouvoir une connaissance capable de saisir les problèmes globaux et fondamentaux pour y inscrire les connaissances partielles et locales ; enseigner la condition humaine ; expliquer l'identité terrienne ; éveiller à la compréhension de l'autre. Partant de ceux-ci il faut bâtir de nouveaux curricula.

L'enseignement doit contribuer, non seulement à une prise de conscience de la trinité individu-espèce-société, et ce qu'elle implique comme comportement vis-à-vis des autres et de la nature, avec notre Terre-Patrie, mais aussi permettre que cette conscience se traduise en une volonté de réaliser la citoyenneté terrienne.

6 La réforme de vie

C'est le problème concret sur lequel devraient converger toutes les autres réformes.

Nos vies sont dégradées et polluées par l'état monstrueux des relations entre les humains, individus, peuples, par l'incompréhension généralisée d'autrui, par le prosaïsme de l'existence consacrée aux taches obligatoires que ne donnent pas de satisfaction, et qui déferlent à présent dans le monde entier, par opposition à la poésie de l'existence qui est congénitale à l'amour, l'amitié, la communion, le jeu.

La recherche d'un art de vivre est un problème très ancien abordé par les traditions de sagesse des différentes civilisations et en occident par la philosophie grecque. La réforme de vie vise à régénérer l'art de vivre en art de vivre poétiquement. Elle se présente de manière particulière dans notre civilisation occidentale caractérisée par l'industrialisation, l'urbanisation, la recherche du profit, la suprématie donnée au quantitatif… Civilisation qui régit aujourd'hui sur la planète apportant non seulement ses indéniables vertus mais aussi ses moins indéniables vices et dégradations qui se sont révélées dans le monde occidental d'abord et qui déferlent à présent dans le monde entier.

L'homme vit aujourd'hui dans une « Technosphère ». Et il en fait partie intégrante. Malgré l'essor récent des biotechnologies, c'est la civilisation mécanique qui domine depuis la révolution industrielle du 20 e siècle, et dont la robotisation constitue le point dominant. Le chronomètre est le maître, et, avec lui, les cadences de travail, la réduction des temps alloués et le stress, les flux tendus dans l'entreprise, contraintes de la compétitivité et du profit à court terme. Les nouvelles technologies de l'information, potentiellement libératoires de la communication personnelle, deviennent une tyrannie avec le téléphone portable, la perte de liberté qui s'ensuit quand tout individu peut-être suivi voire traqué n'importe où. Ainsi, la combinaison de l'évolution de la civilisation industrielle sous l'emprise des nouvelles technologies, des nouvelles conditions du travail et du profit, provoque une mutation par rapport au temps, l'urgence se transforme en instantanéité. Le culte de l'urgence conduit à une société malade du temps, et qui perd le temps de vivre. Elle se défend en revendiquant du temps libre.

La société en devient consciente et réagit avec les moyens dont elle dispose. L'aspiration à « une vraie vie » se manifeste sous la forme d'antidotes au mal-être physique, moral et spirituel par le recours aux psychiatres, psychanalystes, aux psychotropes, addictions et drogues diverses. Elle se tourne aussi vers la religion, l'occultisme, pour satisfaire ses besoins spirituels étouffés dans une civilisation vouée aux besoins matériels, à l'efficacité et à la puissance.

La réforme de vie doit nous conduire à vivre les qualités de la vie, à retrouver un sens esthétique, à travers l'art bien sûr mais également dans la relation à la nature, dans la relation au corps, et à revoir nos relations les uns aux autres, à nous inscrire dans des communautés sans perdre notre autonomie. C'est le thème de la convivialité évoqué par Illich dans les années 70. Il existe aujourd'hui, un peu partout, des germes de cette réforme. Ils apparaissent à travers l'aspiration à une autre vie, le renoncement à une vie lucrative pour une vie d'épanouissement, les choix de vie visant à mieux vivre avec soi-même et autrui, ainsi que dans une recherche d'accord avec soi-même et le monde. Cette aspiration à vivre "autrement" se manifeste de façons multiples et l'on assiste à des recherches tâtonnantes, un peu partout recherche de la poésie de la vie, amours, fêtes, copains, raves parties. Si on considère ensemble ces éléments qui, séparément, semblent insignifiants, il est possible de montrer que la réforme de vie est inscrite dans les possibilités de notre civilisation. Le dénominateur commun en est : la qualité prime sur la quantité, le besoin d'autonomie est lié aux besoins de communauté, la poésie de l'amour est notre vérité suprême.

La prise de conscience que « la réforme de la vie » est une des aspirations fondamentales dans nos sociétés est un levier qui peut puissamment nous aider à ouvrir la Voie.

7 La réforme morale

Barbarie de nos vies ! Nous ne sommes pas intérieurement civilisés. La possessivité, la jalousie, l'incompréhension, le mépris, la haine, l'aveuglement sur soi-même et sur autrui sont notre quotidien. Que d'enfers domestiques sont les microcosmes de l'enfer plus vaste des relations humaines.

Nous retombons là sur une préoccupation très ancienne puisque les principes moraux sont présents tant dans les grandes religions universalistes que dans la morale laïque. Mais les religions qui ont prôné l'amour du prochain ont déchaîné des haines épouvantables, et rien n'a été plus cruel que ces religions d'amour.

Il semble donc évident que la morale mérite d'être repensée et qu'une réforme doit l'inscrire dans le vif du sujet. La réforme morale nécessite, d'abord, l'intégration, dans sa propre conscience et sa propre personnalité, d'un principe d'auto-examen permanent, car, sans le savoir, nous nous mentons à nous-mêmes, nous nous dupons sans cesse.

Si on définit le sujet humain comme un être vivant capable de dire « je », autrement dit d'occuper une position qui le met au centre de son monde, il s'avère que chacun de nous porte en lui un principe d'exclusion (personne ne peut dire «je » à ma place). Ce principe agit comme un logiciel d'auto-affirmation égocentrique, qui donne priorité à soi sur toute autre personne ou considération et favorise les égoïsmes. Dans le même temps, le sujet porte en lui un principe d'inclusion qui nous donne la possibilité de nous inclure dans une relation avec autrui, avec les « nôtres » (famille, amis, patrie), et qui apparaît dès la naissance où l'enfant ressent un besoin vital d'attachement. Ce principe est un quasi logiciel d'intégration dans un nous, et il subordonne le sujet, parfois jusqu'au sacrifice de sa vie. L'être humain est caractérisé par ce double principe, un quasi double logiciel : l'un pousse à l'égocentrisme, à sacrifier les autres à soi ; l'autre pousse à l'altruisme, à l'amitié, à l'amour... Tout, dans notre civilisation, tend à favoriser le logiciel égocentrique. Le logiciel altruiste et solidaire est partout présent, inhibé et dormant, et il peut se réveiller. C'est donc ce logiciel qui doit être développé.

Il faut donc concevoir également une éthique à trois directions, en vertu de la trinité humaine : Individu-société-espèce, les trois en interrelations permanentes.

Dans ce sens, l'éthique individu-espèce nécessite un contrôle mutuel de la société par l'individu et de l'individu par la société, c'est-à-dire la démocratie; et au xxie siècle la solidarité terrestre.

L'éthique doit se former dans les esprits à partir de la conscience que l'humain est à la fois individu, partie d'une société, partie d'une espèce. Nous portons en chacun de nous cette triple réalité. Aussi, tout développement vraiment humain doit-il comporter le développement conjoint des autonomies individuelles, des participations communautaires et de la conscience d'appartenir à l'espèce humaine.

À partir de cela s'esquissent les deux grandes finalités éthico-politiques du nouveau millénaire : établir une relation de contrôle mutuel entre la société et les individus par la démocratie, accomplir l'Humanité comme communauté planétaire.

En conclusion : limites et possibilités

Les réformes sont interdépendantes. Les réformes morale, de la pensée, de l'éducation, de civilisation, de la politique, celle de la réforme de vie s'entr'appellent les unes les autres. Par là même leurs développements créeraient une synergie, une dynamique nouvelle qui serait plus que leur somme.

Ceci est une énorme potentialité, mais nous devons aussi être conscients de leur limite. Homo est non seulement sapiens, faber, economicus, mais aussi demens mythologicus, ludens… On ne pourra jamais éliminer la capacité délirante, on ne pourra jamais rationaliser l'existence (ce qui serait au demeurant, la normaliser, la standardiser, la mécaniser…) On ne pourra jamais réaliser l'utopie de l'harmonie permanente, du bonheur assuré.

Ce qu'on peut espérer c'est non plus le meilleur des mondes, mais un monde meilleur.

Revenons au point de départ : nous allons vers l'abîme. Mais il y a des milliards de chrysalides végétales, animales, humaines qui sont en métamorphose. Ce sont des forces immenses potentielles mais conditionnées à leur environnement. Concernant l'humanité des forces, encore virtuelles pour l'essentiel, doivent se mobiliser. L'abîme comme la métamorphose ne sont pas fatals.

La Voie des sept réformes proposée ici nous semble la seule susceptible de régénérer assez le monde pour faire advenir la métamorphose, pour un monde meilleur.

En faire une réalité suppose la mobilisation de tous ceux qui y aspirent, en un véritable

Mouvement pour la Métamorphose du Monde.

Edgar Morin, philosophe, sociologue

Pierre F. Gonod, prospectiviste, politologue

Paskua, artiste plasticien