jeudi 2 juin 2011

Fwd: Informations du Club de Budapest - juin-juillet 2011 : quelques événements à venir...



Bonjour,

 

En attendant les prochains événements organisés par le Club de Budapest France à la rentrée, nous avons le plaisir de vous informer de plusieurs événements à venir dans les prochaines semaines.

 

ª  17-19 juin 2011 : Etats généraux de l'économie sociale et solidaire

ª  29 juin 2011 : Comment réinventer ?

ª  1-3 juillet 2011 : Dialogues en humanité

ª  11-17 juillet 2011 : Design me a planet 

ª  Suggestions de livres pour cet été :

é Manuel Pratique pour sauver la terre

é Prospective d'un Monde en Mutation

é Regards de femmes DRH sur un monde en mutation

 

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17-19 JUIN 2011 : ETATS GENERAUX DE L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE
L'ensemble des acteurs de l'économie sociale et solidaire se rassemble au Palais Brongniart pour une grande manifestation festive et citoyenne.
Débats, concerts, projets innovants et propositions concrètes rythmeront ce weekend visant à démontrer qu'une autre économie est possible et peut se développer à grande échelle.
Avec Claude Alphandéry, Stéphane Hessel, Edgar Morin, Augustin de Romanet, Michel Onfray, plusieurs membres du Pacte Civique et des dizaines d'entrepreneurs sociaux et d'acteurs de l'ESS qui présenteront très concrètement leurs réalisations au quotidien !
Horaire : de 14h00 à 18h30
Lieu: Grand Auditorium du Palais Brongniart (Ancienne Bourse) 28 Place de la Bourse, 75002 Paris

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29 JUIN 2011 : COMMENT REINVENTER ?
8h30 à 20h30 - Colloque organisé par le Collège des Hautes Etudes de l'Environnement et du Développement Durable (CHEE&DD).
Avec entre autres : Edgar Morin, Patrick Viveret, Jacques Attali, Pierre Radanne, Jean Staune, Sophie Rabhi, et Carine Dartiguepeyrou, Présidente du Club de Budapest France.
Invitation à rencontrer des porteurs de changement, issus d'horizons divers, tant en terme de discipline que de parcours. Avec ces défricheurs de nouvelles pistes, et avec vous, nous allons explorer au cours de cette journée les voies d'un futur souhaitable, pour être pleinement acteurs de notre devenir, pour agir de la manière la plus efficace possible. Invitation à laisser de côté́ ses grilles de lecture habituelles pour opérer un décalage créatif, se mettre en capacité d'imaginer des pistes d'actions. Pour construire un avenir plus respectueux des Hommes et du Vivant. Pour inventer demain.
Informations et inscriptions : http://comment-reinventer.com

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1-3 JUILLET 2011 : DIALOGUES EN HUMANITE
Ces Forum d'échanges sous les arbres du Parc de la Tête d'Or à Lyon offrent l'occasion de s'interroger de façon conviviale et ouverte sur les innombrables questions liées a l'humain. Pendant 3 jours, de nombreuses activités sont proposées pour apprendre et partager à partir de sa propre expérience et de celle des autres.
Le thème de cette année : « Pour une politique de l'humanité : quelle France et quelle Europe à l'oeuvre ? »
Avec entre autres : Edgar Morin, Patrick Viveret, Jean-Baptiste de Foucauld  et plusieurs responsables du Pacte Civique .

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11-17 juillet 2011 : DESIGN ME A PLANET 
Steyrermühl, Autriche 
Séminaire d'une semaine en anglais organisé par Michel Saloff Coste en partenariat avec le Club de Budapest International.
Comment imaginer une planète pour le troisième millénaire.
Avec entre autres : Ervin László, Alain Gauthier, Olivier Réaud, Alexandre Rojey, Jennifer Gidley, , Elisabeth Strumfoll

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SUGGESTIONS DE LECTURES POUR CET ETE !

 

Henri Augier – Editions Sang de la Terre
Un ouvrage optimiste et pragmatique qui fait le recensement des solutions pratiques pour résoudre les problèmes écologiques et sociétaux.

 

Sous la direction de Carine Dartiguepeyrou – Editions L'Harmattan
Comment expliquer les grands changements planétaires que nous vivons ? De quelle nature est cette transformation et comment impacte-t-elle nos systèmes politiques, économiques et sociaux ? Comment construire un développement durable au-delà du débat sur la croissance et la décroissance ? S'agit-il d'un «virage» ou d'une «métamorphose» qui nous conduit vers une nouvelle civilisation ? L'enjeu de nos sociétés est de parvenir à dégager des stratégies créatives qui allient vision et action pour construire un avenir meilleur, plus proche des hommes et du vivant. Dans ce sens, ce livre s'adresse à l'ensemble des parties prenantes que cela soit les États, les entreprises ou la société civile qui se posent la question du devenir planétaire. Ce livre propose une série de contributions d'auteurs venus de divers horizons, à la fois en termes de discipline, d'activités et de personnalités : Jean-Eric Aubert, Carine Dartiguepeyrou, Ervin Laszlo, Tristan Leconte, Jacques Lesourne, Bruno Marion, Edgar Morin, Matthieu Ricard, Michel Saloff Coste, Jean Staune, Antonella Verdiani. Tous amis du Club de Budapest, oeuvrant chacun à leur façon pour la conscience planétaire, ils ont à la fois un nouveau regard et une vision originale sur un sujet essentiel à la transformation et cherchent à mettre en oeuvre les idées qu'ils défendent.

Regards de femmes DRH sur un monde en mutation

Carine Dartiguepeyrou, Edgar Added, Wilfrif Raffard – Editions Le Village Mondial
Pourquoi compte-t-on si peu de femmes au plus haut niveau de poste dans les ressources humaines ?
À l'heure où l'on vote une loi pour établir la parité entre hommes et femmes dans les conseils d'administration, il est frappant de noter que celles qui atteignent ce niveau restent méconnues, peu médiatisées, peu entendues. Ces femmes représentent pourtant un formidable moteur de transformation des organisations et d'évolution des modes de management. Elles portent également un regard singulier, et souvent éclairé, sur le monde qui les entoure.
Dans ce livre, les auteurs ont choisi de donner la parole à une quinzaine de femmes leaders, DRH de grands groupes, personnalités reconnues et influentes qui font ici entendre leur vision « au féminin » d'un monde subissant des mutations fondamentales tant sur le plan économique, politique, que social ou technologique. Chacune d'entre elles a accepté de se prêter à une interview ainsi qu'à l'écriture d'un texte dans lequel sont envisagées les incidences que ces évolutions auront sur les ressources humaines, mais également sur l'entreprise et la société tout entière.
Un livre qui regroupe des voix fortes et pertinentes que l'on a peu l'habitude d'entendre.

 

Bien cordialement,
Le Club de Budapest France

 

 


mercredi 1 juin 2011

Fwd: Les émissions mondiales de CO2 ont franchi un nouveau record.- La Tribune - SFEN VdL - Infos


Les émissions mondiales de CO2 ont franchi un nouveau record.

Source : La Tribune.fr - 30/05/2011 .
Après une chute en 2009 imputable à la crise financière mondiale, les émissions de gaz carbonique ont grimpé ont franchi le cap des 30 gigatonnes. Un niveau jamais atteint jusqu'alors.



L'an passé, les émissions de CO2 ont atteint, tous pays confondus, leur plus haut niveau historique. Selon les estimations révélés ce lundi sur son site internet par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), "après une chute en 2009 provoquée par la crise financière mondiale, les émissions ont grimpé jusqu'au niveau record de 30,6 gigatonnes, un bond de 5% par rapport à la précédente année record, 2008, quand les niveaux avaient atteint 29,3 gigatonnes".

L'AIE souligne également que la limite fixée à Cancun pour les émissions de CO2 imputables à la production d'énergie en 2020 est d'ores et déjà atteinte à 80% si on prend en compte les centrales en construction. Pour le chef économiste de l'AIE, Fatih Birol, ces données constituent un "revers sérieux" pour les signataires de l'accord de Cancun qui souhaitaient "limiter la hausse de la température dans le monde à 2°C au maximum". Ce dernier estime que si les Etats ne prennent pas au plus vite des mesures "audacieuses et décisives", les engagements pris à Cancun ne pourront pas être respectés.

 



Fwd: L'énergie nucléaire est la plus coûteuse - Infos - innovationpolitique.blogs.nouvelobs.com - SFEN VdL



31.05.2011

L'énergie nucléaire est la plus coûteuse

 

http://innovationpolitique.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/05/31/l-energie-nucleaire-est-la-plus-couteuse.html

Alors que nos voisins suisses et allemands viennent d'abandonner le nucléaire, l'ensemble de l'opinion politique française, bien embarrassé, nous sert un discours tout préparé pour nous redire que nos choix hexagonaux sont les meilleurs: "moins de carbone rejeté, moins cher, plus sûrs" : même de plus en plus seuls, nous avons fait le bon choix.


 fukushima.jpg


Prenons le problème d'un autre angle, celui du coût. Voici ce qu'en dit un des défenseur de la cause nucléaire, lobbyiste influent, Jean-Marie Jancovici : "Le nucléaire coûte 2000 à 3000 € par kW de puissance installée (contre 500 € pour du gaz et 1500 € pour du charbon). Remplacer ce kW nucléaire par des éoliennes, quatre fois moins productives par an (le vent est variable !) nécessite d'installer 4 kW, pour environ 4000 euros à terre, et le double en mer."

Dit ainsi la cause est entendue: le nucléaire est le plus intéressant financière. Le problème est que Jancovici ne parle que de l'installation des centrales nucléaires, il oublie tous les frais induits qui vont apparaître au fil du temps, ils sont de quatre ordres :

-après Fukushima, EDF s'engage à renforcer la sécurité de ses centrales, mais pour quel coût?

-le site de Bure dans la Meuse, site sécurisé de stockage des déchets a vu sa facture passer de 15 à 35 milliards d'euros. Combien va coûter l'ensemble de la filière de retraitement sur des siècles?

-le démantèlement des vieilles centrales va coûter très cher: estimé à 17 milliards par EDF, ce montant semble ridicule en comparaison des évaluations suédoise ou anglaise. Son coût serait plutôt de 100 à 200 milliards pour l'ensemble des centrales françaises !

-les nouvelles centrales vont coûter de plus en plus chers: l'EPR de Flamanville a ainsi été évalué à 3 milliards puis à été révalué à 4 et enfin à 5 milliards !

Mais si on veut être complet, il faut tenir compte du coût prévisionnel d'un accident nucléaire majeur type Fukushima ou Tchernobyl.

Petit calcul: si on estime que la probabilité d'un accident est de 1 pour 10000 (2 accidents majeurs en 50 ans pour 400 centrales dans le monde), si on considère que ces accidents rendent invivables la zone dans un rayon de 10 kilomètres, mais que le préjudice subit atteint plutôt un rayon de 50 kilomètres, alors il va falloir indemniser l'ensemble des propriétaires à 100% dans un rayon de 10 kilomètres, dans une proportion variable pour les 50 kilomètres. Il faudra aussi indemniser les malades et les activités économiques touchés par l'accident.

En conséquence, quel sera le coût réel d'un accident majeur : 10? 50? 100 milliards? Et quel serait le coût de l'assurance qu'il faudrait faire payer à l'exploitant de la centrale?


Je voudrais faire trois réflexions pour conclure :

1-Ces coûts additionnés n'ont, pour l'instant, pas été payé ni par le consommateur d'électricité, ni par le contribuable. Ce sera aux jeunes générations de le payer dans les décennies à venir.

2-En conséquence, une personne de plus de 60 ans qui défend le nucléaire n'a aucune crédibilité à le faire : il a "bénéficié" du nucléaire sans en payer le vrai prix. Il sera crédible quand il prendra en compte le coût exorbitant que payeront ses enfants.

3-les anti-nucléaire français ont lutté, pour l'instant, avec des pétitions et des manifestations. Aucun succès bien entendu. Ils seront plus efficaces en luttant pour faire payer le vrai prix du nucléaire par des actions ciblées en utilisant les armes du droit, de l'assurance. Les anti-nucléaire allemands n'ont pas fait autre chose en montrant que le coût du retraitement des déchets était symboliquement très élevé.


Revenons sur Jancovici présenté comme un "spécialiste" des énergies, référence utilisé par une majorité de journalistes paresseux qui se contentent d'aller sur son site pour y copier/coller des arguments biaisés et des chiffres faux. Jancovici n'est pas un expert spécialiste de l'énergie, c'est un défenseur partial du nucléaire qui minimise les solutions alternatives à sa toute puissance. Il participe à la défense d'un système industriel qui ne concerne que 100 000 personnes en France et deux grandes entreprises mais un système dont nous allons payer longtemps le maintien et les coûts croissants.



Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?



You can watch it here:
http://vimeo.com/24487117

Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?
http://vimeo.com/24487117

"9h00-9h15 : Introduction à la journée par Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?


Chers amis,

Le Club de Budapest France a le plaisir de vous convier à la douzième journée de l'Université Intégrale, sur le thème :

« Société et politiques intégrales »
Participation exceptionnelle D'Ervin Laszlo,
Débats sur le nouveau Pacte civique
Présentation pour la première fois en France du parti « Politique Intégrale Suisse »


Mardi 24 mai 2011
de 8h30 à 18h00

Forum 104
104 rue de Vaugirard, 75006 Paris
Métro Montparnasse, Duroc ou St Placide


Après les 30 glorieuses qui se fracassent à la fin des années 70 sur le premier choc pétrolier, nous avons connu 30 ans durant lesquelles nous nous sommes enfoncés de plus en plus profondément dans une crise économique, sociale et écologique.

Economique car la démographie bute déjà sur les limites de la planète.
Sociale car les inégalités sont en train de redevenir ce qu'elles étaient au XIXème siècle.
Enfin écologique avec la mise à mal de la biodiversité et le réchauffement planétaire.

La droite dans sa volonté de libérer l'initiative reste enfermée dans une idéologie néo libérale trop peu sensible à la dislocation sociale et à la grave crise écologique. Elle s'accroche à une croissance inaltérable des économies des pays développés comme seul moteur du développement sans proposer de véritable solution à la crise économique et sociale.

La gauche a épousé les luttes des minorités vers plus de liberté mais a laissé se déliter l'ancien contrat social sans en proposer de nouveau. La classe moyenne en ressort aujourd'hui précarisée et appauvrie, tandis que la misère engloutit les plus pauvres.

Les écologistes depuis 30 ans n'ont cessé d'alerter les populations sur les risques du développement industriel et les limites intrinsèques de la planète. Défenseurs des espèces en voie de disparition ils ont quelques difficultés a proposer un projet économique et social crédible, enthousiasmant et convaincant pour les êtres humains ! L'importance croissante et réelle des problèmes écologiques, tout en leur donnant une légitimité renouvelée, les a confronté toujours plus à leurs lacunes en terme de projet sociétal.

Les forces politiques qu'elles soient de droite, de gauche ou même écologiques sont restées dans une grande mesure enfermées dans une vision réductionniste et mécaniste. Cependant la crise actuelle remet en cause ces bases même de notre pensée. Einstein explique très bien cette problématique lorsqu'il souligne qu'on ne peut résoudre un problème à l'intérieur même du système de pensée qui l'a produit.

La crise systémique sociétale que nous traversons est structurelle. Aucune des traditionnelles « recettes politiques » que nous connaissons déjà (libéralisation des marchés, redistribution sociale, préservation marginale de la nature) ne peuvent répondre à l'ampleur de la problématique.

Nous avons besoin d'une nouvelle épistémologie politique, basée sur les recherches transdisciplinaires les plus avancées en philosophie, sciences économiques, sociales et technologiques, à partir de l'approche systémique, holistique et intégrale.

Nous pouvons imaginer un nouveau système économique, social et écologique qui articule le long moyen et court terme de manière vertueuse ; un espace cognitif où science, art et spiritualité aient leur place dans une véritable culture laïque et intégrale du développement humain. Tel est le projet d'une véritable politique de civilisation.


Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

Quelle politique pour une nouvelle civilisation ?
Comment peut s'organiser une gouvernance planétaire dans le nouveau paradigme ?
Comment créer une nouvelle civilisation au niveau planétaire ?
Quelles sont les conditions d'une démocratie intégrale ou comment aller plus loin dans la démocratie ?
Pourquoi développer un nouveau pacte civique ?
Comment ouvrir un espace de dialogue entre les peuples et les civilisations ?


L'Université Intégrale, qui a pour vocation d'accompagner et de stimuler ces mutations, est heureuse de vous présenter ces initiatives et ces nouveaux acteurs qui élaborent la société et la politique de demain.
Pour répondre à ces questions, nous avons aurons la joie d'accueillir des personnalités exceptionnelles telles qu'Ervin Laszlo, président fondateur du Club de budapest, et Edgar Morin, Membre d'honneur du Club de Budapest.


Cette journée a été conçue et réalisée par Carine Dartiguepeyrou, Michel Saloff Coste, Bénédicte Fumey et Caroline Guidetti du Club de Budapest France.

Veuillez trouver ci-dessous :
- le programme de la journée
- la liste des intervenants
- les modalités d'inscription

Programme
8h30 : Accueil musical

9h00-9h15 : Introduction à la journée par Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

9h15-9h45 : Carine Dartiguepeyrou, Quelle politique pour une nouvelle civilisation ?

9h45-10h30 : Ervin Laszlo, Comment organiser une gouvernance planétaire dans le nouveau paradigme ?

10h30-10h45 : Pause

10h45-11h00 : Musique Karine Helbert, Cristal Baschet

11h00-11h30 : Michel Saloff Coste, Comment créer une nouvelle civilisation au niveau planétaire ?

11h30 – 11h40 : Alain Gauthier vers un leadership intégrale pour ouvrir « la voie »

11h40-12h15 : Edgar Morin (sous réserve), « La voie ».

12h15-13h00 : Débat avec les intervenants du matin, le groupe de jeunes animé par Caroline Guidetti.

13h00-14h00 : Déjeuner bio et végétarien

14h00-16h00 : Table ronde Quelles sont les conditions d'une démocratie intégrale ou comment aller plus loin dans la démocratie ? : Marc Luyckx Ghisi, Alexandre Burnand, Francis Jutand, Jo Spiegel, Alain Dolium, animé par Carine Dartiguepeyrou et Bénédicte Fumey.

16h00-16h15 Pause

16h15-16h30 Musique Karine Helbert, Cristal Baschet

16h30-17h00 : Table ronde Pourquoi développer un nouveau Pacte civique ? : Jean Claude Deveze, Jean Baptiste de Foucauld, animé par Carine Dartiguepeyrou et Bénédicte Fumey.

17h00-18h00 : Table ronde le regard des jeunes sur la journée et les pistes porteuses d'avenir évoquées au cours de la journée : Charlène le Nué, Thierry Legauffre, Koceïla Chougar, Nathan Pamart, Emma Bernard, Granger Alison, Flore Béduneau, animé par Bénédicte Fumey et Michel Saloff Coste.

17h50 : Conclusion et présentation de l'actualité du Club de Budapest et des prochaines universités intégrales avec l'ensemble du comité exécutif du Club de Budapest en France.

18h00 : Fin de la journée

Eric Grelet, dessinateur, croquera avec humour ses analyses et commentaires des différents interventions.
Sylvie Lefranc, masseuse sera présente tout au long de la journée pour notre bien-être.
Et Karine Helbert pour les respirations musicales

Présentation des intervenants
Alexandre Burnand : co-fondateur et membre actif du nouveau parti politique et mouvement Politique Intégrale Suisse, basé sur la philosophie intégrale et le processus de changements profonds en cours allant de la conscience individuelle aux structures collectives. http://www.politique-integrale.ch/ Alexandre est politologue de formation, spécialisé dans les politiques publiques et l'action des collectivités locales en matière de développement durable, ainsi que dans la gouvernance participative et la promotion de la santé, domaines pour lesquels il a travaillé comme chef de projets au sein de l'ONG suisse Equiterre en partenariat avec les organes publics. Sa motivation est le développement d'une approche plus globale, qualitative et transdisciplinaire dans les secteurs public et privé, intégrant la perspective du bien-être humain et de l'émergence d'une nouvelle conscience planétaire.

Carine Dartiguepeyrou : présidente du Club de Budapest France, prospectiviste et consultante en stratégie. Elle est docteur en sciences politiques (Université de la Sorbonne), a obtenu son Master en économie politique internationale à la London School of Economics et un DEA à Sciences Po Paris. Elle a contribué à un certain nombre de livres dont récemment le collectif Prospective d'un monde en mutation (L'harmattan Prospective, 2010) et Visions de femmes DRH sur un monde en pleine transformation (avec Edgard Added et Wilfrid Raffard, Pearson 2011).

Jean-Claude Deveze : secrétaire générale de Démocratie&Spiritualité http://www.democratie-spiritualite.org/, coordinateur central du Pacte civique www.pacte-civique.org

Alain Dolium : président co-fondateur du « Do Thank » Echelle humaine incubateur à expérimentations, véritable fabrique transpartisane de bonnes pratiques économiques et sociales. Lancé en décembre 2011 à l'Assemblée Nationale avec une classe créative de 60 personnes, Echelle Humaine présentera ses premières expérimentations en juin 2011. Formé à la Stratégie d'entreprise et aux Marchés Financiers Alain est diplômé de Sup De Co Amiens et du HEC Montréal. Ex membre des comités de direction de DHL Express France et de CBS France. Actuel Président co-fondateur du groupe OBAD, société de technologies mobiles en France et aux USA.

Jean-Baptiste de Foucauld : président de Démocratie&Spiritualité, initiateur du Pacte civique et fondateur de Solidarité Nationale contre le Chômage, membre d'honneur du Club de Budapest France, www. www.democratie-spiritualite.org

Bénédicte Fumey : membre exécutif du Club de Budapest France, issue de formations en management et sciences-po Paris (MBA), elle a un parcours de cadre international en marketing et stratégie dans les TIC. Passionnée par le développement soutenable de la civilisation humaine, elle mène depuis plusieurs années des recherches concernant les mutations sociétales en cours, notamment en économie et en politique ;

Alain Gauthier : Diplômé d'H.E.C. et M.B.A. Stanford, il a servi depuis plus de 40 ans une grande variété d'organisations en Europe, aux Etats Unis, au Japon et en Afrique. Il a d'abord travaillé comme consultant senior chez McKinsey en Europe, puis comme associé d'une firme de conseil parisienne, puis comme professeur de politique générale à lEM Lyon. Il centre actuellement son activité d'auteur, de consultant, d'animateur, d'éducateur et de coach sur le développement des leaders, des équipes dirigeantes et du leadership réparti comme préalable à une transformation de leur organisation et de la société. Il est actuellement Executive Director de Core Leadership Development à Oakland, Californie, Directeur Associé de BEA Partners à Paris et Fondateur du Global Transforming Ensemble. Il a aussi adapté en français trois livres de Peter Senge La Cinquième Discipline, Le Guide de Terrain et La Danse du Changement


Caroline Guidetti : co-fondatrice du Club de Budapest France, enseignante en développement durable et journaliste (émission Ressources sur la radio Ici et Maintenant). Caroline explore les liens entre le développement durable et le développement de la personne (sciences cognitives, thérapie, spiritualité), vers une « Evolution désirable ».

Eric Grelet : dessinateur. Eric est co-animateur de nos journées de l'Université intégrale.

Francis Jutand : directeur scientifique de l'Institut Télécom, membre créatif du Club de Budapest France.

Ervin Laszlo : président et fondateur du Club de Budapest International, initiateur de Worldshilft Alliance, www.clubofbudapest.org, www.wordshift2012.org. Il est l'auteur de nombreux livres dont récemment Worldshift 2012 et son autobiographie Simply Genius, and other tales about my life (2011).

Sylvie Lefranc : masseuse ayurvédique, fondatrice de « Chandrakanti Tara-Massages ayurvédiques », ancienne Chargée de mission au ministère de l'Ecologie. Elle sera présente et disponible tout au long de la journée pour ceux qui souhaitent être massés.

Marc Luyckx Ghisi : a étudié les mathématiques, la philosophie et la théologie. Après un parcours qui l'a conduit en Italie, au Brésil et aux E.U., il a été pendant près de dix ans, conseiller des Présidents Delors et Santer à la « Cellule de Prospective » de la Commission Européenne à Bruxelles. Il s'y est occupé du sens de la construction européenne, et de ses dimensions éthiques, culturelles, religieuses et politiques, dans le contexte du changement de société. Il est maintenant Doyen de la Cotrugli Business Academy à Zagreb Croatie ; il est aussi Membre du Conseil International d'Auroville en Inde du Sud. Après la publication d'un premier livre en 2001 « Au-delà de la modernité du patriarcat et du capitalisme, la société réenchantée », Il est également auteur d'un dernier ouvrage avec François Lemarchand «Surgissement d'un nouveau monde - Valeurs, vision, économie, politique... tout change

Edgar Morin (sous réserve) : sociologue de renommée internationale, chercheur et auteur de nombreux ouvrages dont le plus récent La voie (Fayard, 2011). Il est membre d'Honneur du Club de Budapest International et a contribué en 2010 à l'ouvrage collectif Prospective d'un monde en mutation (L'harmattan Prospective 2010).

Michel Saloff-Coste : co-fondateur du Club de Budapest France et initiateur des journées de l'Université intégrale, chercheur, peintre, consultant. Auteur de nombreux livres dont « Le management du 3ème millénaire » (2008 pour la dernière édition), « Trouver son génie » (2005) et « Le dirigeant du 3ème millénaire » (2006), http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Saloff-Coste.

Jo Spiegel : Maire de Kingersheim depuis 1989 et Conseiller général du Haut-Rhin depuis 1988. Il est également Président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération depuis 2010 ou il est en charge de l'animation du Projet, du développement durable et du Plan Climat. Il fut également Conseiller régional d'Alsace de 1986 à 1998.
Il est par ailleurs Secrétaire national de l'Assemblée des Communautés de France et Président du Réseau métropolitain Rhin-Rhône. Par ailleurs il a rejoint l'association Démocratie et Spiritualité en 1997 et intervient à de nombreuses conférences sur les thèmes en lien avec la démocratie d'élaboration et le développement durable


Table ronde « vision des jeunes concernant l'avènement une société intégrale »

Thierry Legauffre : Président-fondateur de l'Arcadie de Paris, membre de "la Nouvelle Arcadie" (la fédération des cafés citoyens) dont l'objectif est le développement d'espaces de débat non-partisans permettant à tous les citoyens de se réapproprier la chose publique pour construire ensemble la société de demain. Diplômé en sciences politiques et management de l'innovation, il travaille actuellement sur le développement d'un nouveau type d'espace de débat à même de rassembler une masse critique suffisante pour transformer la société, et sur l'élaboration d'un projet politique de transition devant permettre le passage du système actuel à un monde dont le but et la devise seraient, selon Henri Laborit, « connaissance, conscience, imagination ».
Objet d'intervention :
Quel(s) levier(s) politiques, économiques, juridiques, éducatifs, monétaires ou autres sont/pourraient être à notre disposition pour permettre une transition du système actuel à un monde plus conforme aux aspirations du pacte civique ou à la vision qui sera exposée le 24 mai ?


Charlène Le nué : Présidente de l'Arcadie de Gournay sur Marne, rattachée à la fédération de cafés citoyens, La Nouvelle Arcadie, dont l'objectif est de développer des espaces de débat non partisans à destination des citoyens, elle gère un café citoyen et un « goûter citoyen » : espace de débat à destination des enfants afin que ceux-ci développent leur esprit critique et soient acteurs de la société de demain. Titulaire d'un master en gestion de l'information, elle travaille actuellement sur les problématiques de Knowledge Management (capitalisation et diffusion de l'information, transmission de savoir, gestion de l'expertise, collaboration) dans un grand groupe français.
Objet d'intervention :
repenser le travail en faisant le lien avec le concept sous-jacent présent dans toute l'œuvre d'Edgar Morin : « la poésie de la vie ».

Koceïla Chougar : 25 ans, entrepreneur et consultant en intelligence collaborative. Il a commencé par étudier les mathématiques, la biologie et les neurosciences. Son parcours l'a conduit aux techniques du développement personnel, social et professionnel. Attaché aux sujets du partage de la valeur, du sens et de l'éthique, il s'est dirigé vers une école de commerce pouvant lui offrir la possibilité de concrétiser ses projets.
Objet d'intervention :
Quels intérêts notre société aurait-elle à se nourrir de l'augmentation de l'optimisme, de la Connaissance et de la responsabilité personnelle ?

Emma Bernard. 21 ans. Comédienne, metteur en scène et étudiante en études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle.
Objet de l'intervention :
Comment créer la dynamique populaire nécessaire à l'épanouissement d'un mouvement révolutionnaire ? La question de la fédération. Les arts comme moyens actifs. Quelle(s) révolution(s) pour quelle finalité ?

Nathan Pamart : 21 ans. Il a créé avec des amis le Social Workshop, un stimulateur de projets d'entrepreneuriat social. Ils organisent des concours de créativité dans lesquels se rencontrent des étudiants, des acteurs de terrain et des chercheurs en sciences sociales, pour apporter des innovations sociales.
Objet d'intervention :
Spontané : exprimer mon point de vue sur ce qui aura été exprimé...!

Granger Alison : 21 ans, étudiante en Troisième année de Journalisme à l'Institut International de Paris. Photographe. Expérience de 7 mois en Amérique Latine.
Objet d'intervention :
Mettre en lumière "mon rôle" dans cette grande transition. Celle d'interroger la conscience collective pour un nouveau regard sur le monde grâce à nos échanges, nos arts, nos créations communes. Retrouver l'unité de l'humanité en développant la fraternité entre les hommes par le partage et la coopération.

Flore Béduneau : jeune diplômée d'école de commerce. Après une expérience professionnelle dans une grande entreprise d'aéronautique puis dans une start-up en innovation industrielle (véhicules électriques), elle s'est réorientée dans la transition vers un nouveau système éducatif. Actuellement, elle est investie dans des projets associatifs liés au renouveau de l'éducation (bénévole association Starting-Block, membre du comité d'organisation d'EmAne international) mais aussi dans des projets plus globaux de création d'un microcosme d'une société fondée sur la coopération et la solidarité plutôt que la concurrence et la compétition.
Objet d'intervention:
Une autre éducation est possible, où les enfants s'épanouissent. Des alternatives à l'école traditionnelle existent déjà en France et ailleurs dans le monde. Comment faire émerger cette prise de conscience afin que ces écoles alternatives ne soient plus des établissements privés et marginalisés mais au contraire des établissements publics et ouvert à tous ?

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Modalités d'inscription
Tarifs :
Particuliers : 150 € (100 € pour une inscription avant le 1 mai 2011)
Entreprises : 300€ (200€ pour une inscription avant le 1 mai 2011)
Ce budget intègre le repas bio végétarien. Des bourses et des prix préférentiels sont envisageables (étudiants, personnes en difficulté financière). Nous vous invitons à nous écrire pour que nous étudiions cela ensemble.
Les recettes des journées servent à couvrir les frais (réservations de salle, nourriture, coûts d'organisation)

Pour vous inscrire :
Envoyez votre règlement par chèque, à l'ordre du "Club de Budapest", accompagné de vos noms, adresse mail et coordonnées postales à l'adresse suivante :
André COPIN, 51 bis Avenue des Boulards 45500 GIEN
En parallèle, il est nécessaire d'envoyer un mail de confirmation d'inscription à : universite.integrale@gmail.com
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mardi 31 mai 2011

Fwd: Sortie allemande du nucléaires : réactions et conséquences... - Infos - GNY / lefigaro.fr -SFEN Vdl


 

Nucléaire : Angela Merkel cède aux écologistes

Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/30/01003-20110530ARTFIG00679-nucleaire-angela-merkel-cede-aux-ecologistes.php) - 30/05/2011

En décidant d'abandonner le nucléaire d'ici 2022, la chancelière allemande entend couper l'herbe sous le pied d'écologistes qui la talonnent dans les sondages et s'ouvrir de nouvelles perspectives de coalition.

Acculée politiquement, Angela Merkel vient de chambouler l'échiquier allemand pour tenter de reprendre la main. Réveillée par le choc de Fukushima, la chancelière revient sur un terrain politique qui lui a réussi dans le passé en décidant
un abandon de l'énergie nucléaire d'ici à 2022.

Merkel se moque bien de passer pour une militante de la cause antinucléaire à Paris ou Washington. Il s'agit pour elle de couper l'herbe sous le pied d'écologistes qui la talonnent dangereusement, de s'ouvrir de nouvelles perspectives de coalition pour les législatives de 2013 et d'inverser la tendance après sa série de défaites électorales régionales.

Avec une durée de vie moyenne de 32 ans pour les 17 centrales atomiques allemandes, le projet de Merkel reprend dans les grandes lignes celui échafaudé par l'alliance sociaux-démocrates/Verts de Gerhard Schröder, prévoyant une sortie du nucléaire en 2020.

Poussée par la base de son parti et par les libéraux, Merkel avait décidé en septembre de prolonger la durée de vie des centrales. Mais dès le lendemain de la catastrophe, elle a compris que «Fukushima a tout changé, aussi en Allemagne»… et au sein de son parti conservateur, la CDU. La chancelière estime qu'aucune force politique ne peut lutter contre la peur bleue qu'inspire désormais le nucléaire aux Allemands. Ils sont plus de 80 % à vouloir une sortie aussi rapide que possible de l'atome
.

Huit réacteurs arrêtés

Les sept réacteurs les plus anciens, déjà débranchés dans le cadre d'un moratoire, ainsi que celui de Krummel, arrêté en raison de problèmes techniques, resteront hors service. À partir de 2021, seules les trois réacteurs les plus modernes sur dix-sept seront autorisés à fonctionner jusqu'en 2022.

Lundi, Merkel semblait avoir neutralisé les sociaux-démocrates. Le chef du SPD, Sigmar Gabriel, critique certains détails du projet, comme l'idée de conserver l'un des huit réacteurs en veille jusqu'en 2013, pour faire face au risque d'éventuel black-out au cours des trois hivers à venir. Mais son parti laisse déjà entendre qu'il approuvera le projet au Bundestag. Les Verts déplorent que l'arrêt des centrales n'ait pas lieu dès 2017 et le manque d'investissement dans les énergies renouvelables, pour lesquelles ils réclament un plan Marshall. Mais Merkel a levé la principale hypothèque empêchant une éventuelle coalition avec le parti écologiste.

Cependant, sa volte-face trouble ses alliés traditionnels. Les quatre grands exploitants de centrales, E.ON, RWE, EnBW et Vattenfall, sont sonnés par la douche froide. RWE affirme étudier les recours en justice. Le BDI (Fédération des industries allemande) dénonce les risques d'une «aventure énergétique» pour un pays aussi industrialisé. Dieter Zetsche, patron de Daimler, craint les «risques pour l'industrie allemande».

Désormais, Merkel est confrontée au niveau national au même défi que les Verts, arrivés au pouvoir dans le Bade-Wurtemberg : démontrer que l'Allemagne prendra une longueur d'avance en se convertissant à l'économie verte.


Romandie News (http://www.romandie.com/news/n/_L_Allemagne_et_la_Suisse_sortent_du_nucleaire_mais_restent_isolees300520112205.asp)       
L'Allemagne et la Suisse sortent du nucléaire, mais restent isolées

BRUXELLES - Les inquiétudes sur la sécurité de l'atome, ravivées par le très grave accident nucléaire au Japon, ont poussé l'Allemagne et la Suisse à abandonner ce mode de production d'électricité, mais la filière nucléaire est loin d'être moribonde en Europe

Le club des nations nucléaires en Europe compte quatorze membres de l'Union européenne: Allemagne (17 réacteurs), Belgique (sept), Bulgarie (deux), France (58), Finlande (quatre), Espagne (huit), Hongrie (quatre), République Tchèque (six), Pays-Bas (un), Roumanie (deux), Slovaquie (quatre), Slovénie (un), Suède (dix) et Royaume-Uni (19), auxquels il convient d'ajouter la Suisse (cinq), l'Ukraine (15) et la Fédération de Russie (32).

La sortie annoncée de l'Allemagne n'est pas une surprise. La décision du gouvernement allemand de fermer ses derniers réacteurs en 2022 confirme un calendrier adopté en 2000.

La décision de la Confédération helvétique est plus surprenante, car la Suisse envisageait la construction de nouveaux réacteurs.

Le choix du nucléaire fait également débat en Belgique, avec une sortie planifiée pour 2025, et en Espagne, avec une fermeture des réacteurs arrivant en fin de parcours.

Mais à Bruxelles comme à Madrid, les dirigeants posent la question des conséquences en termes d'approvisionnement.

En cas de fermeture, il faudra importer de l'énergie probablement de France, donc produite par le secteur nucléaire, a souligné le ministre fédéral de l'Energie, le socialiste Paul Magnette.

L'Allemagne risque de se retrouver avec une politique énergétique très irrégulière, a pour sa part commenté le ministre suédois de l'Environnement Andreas Carlgren, très critique envers la décision de Berlin, car, pour compenser, l'Allemagne va utiliser à plein ses centrales au charbon, qui émettent du CO2.

La Suède a décidé de conserver le nucléaire en tant que source d'énergie et a autorisé la construction de nouveaux réacteurs pour remplacer les anciens.

Six nouveaux réacteurs sont en construction dans l'Union européenne: deux en Bulgarie, un en Finlande, un en France et deux en Slovaquie avec à la clé une capacité de 16,9 GWe.

Et 24 autres réacteurs sont en projet: un aux Pays-Bas, deux en Finlande, deux en République Tchèque, un en France, deux en Lituanie, quatre en Pologne, un en Slovaquie, un en Slovénie, deux en Roumanie et huit au Royaume-Uni.

Les décisions de l'Allemagne et de la Suisse ne semblent pas pour l'instant en mesure de modifier cette donne.

Ce n'est pas le choix de la France, a ainsi affirmé lundi le Premier ministre français François Fillon.

La Slovaquie et de la Slovénie ont également confirmé lundi l'option du nucléaire civil, car elles en sont très dépendantes pour couvrir leurs besoins énergétiques.

D'autant que le Japon n'entend pas renoncer à l'atome et que la Chine se lance avec 34 nouveaux projets dont 26 déjà en voie de réalisation.

Mais les décisions allemande et suisse pourraient peser sur les débats en Italie, où le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a été contraint de geler ses plans pour un retour au nucléaire, abandonné en 1987.

De même, la Pologne, qui envisage la mise en service de sa première centrale nucléaire en 2020, devrait réexaminer ses projets après la décision allemande, a déclaré lundi le ministre polonais de l'Economie, Waldemar Pawlak.

Les écologistes et les socialistes au Parlement européen veulent croire à une accélération du processus de sortie du nucléaire.

Mais la Commission européenne douche ces espoirs. 30% de l'électricité dans l'Union européenne est produite par le nucléaire, a récemment rappelé le commissaire à l'Energie Günther Oettinger.

Greenpeace est convaincue que les énergies renouvelables, surtout le solaire et l'éolien, sont en mesure de prendre le relais et de couvrir 68% des besoins en électricité de l'UE dès 2030 et 99,5% en 2050.

Mais pour cela, il faut que le nucléaire perde son accès prioritaire aux réseaux acheminant l'électricité et il faut que les Etats de l'UE consentent d'énormes investissements. La Commission les a chiffrés à 140 milliards d'ici à 2020 pour développer les seuls réseaux de lignes à haute tension.

L'énergie nucléaire est une réalité et ce sera le cas pendant un certain temps, a confié la commissaire chargée du Climat, Connie Hedegaard, résumant le sentiment dominant au sein de l'UE.


(©AFP / 30 mai 2011)


Fin du nucléaire en Allemagne : la France ne change pas de cap
Le Parisien (http://www.leparisien.fr/societe/fin-du-nucleaire-en-allemagne-la-france-ne-change-pas-de-cap-30-05-2011-1473264.php) - 30.05.2011

Saluée par les écologistes, accueillie avec une extrême prudence par Areva et le Medef : la décision de l'Allemagne d'abandonner le nucléaire d'ici à 2022 provoque le débat en France ce lundi. L'UMP s'élève contre une sortie du nucléaire en France, rappelant que 85% de l'électricité en dépend, contre un quart en Allemagne. Le PS reste également très prudent, tout en se prononçant pour le développement d'énergies renouvelables et alternatives.

François Fillon a affirmé lundi à Strasbourg que la France «respectait la décision allemande» de renoncer au nucléaire, mais que cela ne l'amenait pas à revenir sur son propre «choix», Paris jugeant que cette énergie constitue une «solution d'avenir».  «Nous pensons que l'énergie nucléaire est une solution d'avenir, notamment par rapport aux engagements que nous avons pris (...) sur la question des rejets de gaz dans l'atmosphère», a-t-il poursuivi.

Le ministre des Affaires étrangères
Alain Juppé a lui estimé que la France ne pouvait se «passer de l'énergie nucléaire» dans les décennies qui viennent.

Interrogée sur
Europe 1, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, souhaite que Paris prenne le même chemin que Berlin. «Evidemment que ça nécessite plus d'efforts, mais c'est tout à fait possible. On est tellement en retard pour les énergies renouvelables en France, qu'on a une marge de progression considérable.» «Il faut sortir de cette intoxication mentale qui nous fait croire qu'il n y a pas d'autre énergie que le nucléaire», a-t-elle ajouté, estimant que «ce qu'il faut, c'est prendre cette décision. L'Allemagne et la Suisse montrent tout à fait qu'on peut faire sans le nucléaire».

Daniel Cohn-Bendit, qui juge que la décision allemande était «une chose annoncée et évidente», plaide pour «un grand débat sur le nucléaire en France». «Je suis absolument persuadé que la réflexion sur le nucléaire en France est sous-développée», souligne le député européen Europe Ecologie-Les Verts. «Il y a toujours un risque non maitrisable et économiquement, le nucléaire n'est pas soutenable et durable», affirme-t-il. «C'est d'ailleurs l'une des grandes négociations qu'il y aura entre les écologistes et le PS pour 2012», prévient Cohn-Bendit.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, plaide lui pour que la question soit tranchée par un «arbitrage du peuple français» au moment de l'élection présidentielle. «Maintenant la France n'est pas dans la situation de l'Allemagne», nuance-t-il. Pour la France, il s'agit donc selon lui de «rattraper le retard» pris sur l'Allemagne dans le «développement d'un mix en matière d'énergies renouvelables».

Le numéro 2 du PS, Harlem Désir interrogé sur Canal+ pense que «nous aussi, nous devons nous préparer à la sortie progressive du nucléaire. On a été très bon dans le nucléaire, ça a joué un rôle à un moment. Demain, il faut qu'on soit pionnier dans le solaire, dans la géothermie, dans les éoliennes.» Et d'insister : «Personnellement, je pense qu'il faut se préparer à en sortir, même si ce sera long. Raison de plus pour commencer dès maintenant.»

Le secrétaire national du PS à l'international, Jean-Christophe Cambadélis, a déclaré sur RFI «On voit bien que Mme Merkel est extrêmement fragilisée dans sa coalition et qu'elle cherche l'électorat écologiste.»

La présidente du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon
, est, elle, sceptique sur la mise en oeuvre de la mesure allemande, qualifiée de «totalement politique». Sur BFM Radio, elle n'exclut pas un retournement de situation : «d'ici 2022, il peut se passer beaucoup de choses», prévient-elle. Elle évoque une incertitude juridique, après que le numéro deux allemand de l'énergie RWE a porté plainte contre la fermeture forcée d'un de ses réacteurs. La fermeture déjà effective de sept réacteurs a, selon elle, «entraîné un renchérissement significatif des coûts de l'électricité en Allemagne, avec des conséquences pour la base industrielle installée».

La présidente du Medef, Laurence Parisot, juge, sur RMC/BFM TV, qu'il s'agit d'une «décision tout à fait majeure», qui risque de poser un «problème de compétitivité» pour l'Union européenne à terme. Elle souligne que les Etats-Unis n'ont pas l'intention de réduire leur production nucléaire et que la Chine est en train de la développer. «Est-ce que l'Allemagne fait ce choix tout en sachant qu'elle va continuer à importer du nucléaire de France ? C'est ce qu'on appelle la théorie du passager clandestin. Est-ce qu'il y a au contraire derrière cela un plan gigantesque d'innovation technologique ?» s'interroge-t-elle.

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé,
se dit, «pour la France, totalement défavorable». Interrogé sur RTL, il souligne que «la situation de la France et de l'Allemagne vis-à-vis de l'indépendance énergétique n'est pas la même sur le nucléaire. 85% de notre énergie est produite par le nucléaire (...) C'est aujourd'hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France».


Nucléaire : le sujet qui divise la gauche

Europe1.fr (http://www.europe1.fr/France/Nucleaire-le-sujet-qui-divise-la-gauche-564793/) - le 30 mai 2011

REACTIONS - La décision de l'Allemagne d'arrêter le nucléaire relance le débat en France.

Quelques heures après
l'annonce de l'Allemagne de fermer toutes ses centrales nucléaires d'ici 2022, les réactions se font nombreuses en France. Les écologistes se disent ravis de cette nouvelle et demandent à ce que la France suive l'exemple outre-Rhin. Pour d'autres, cette décision risque de poser des problèmes de compétitivité.

"Pas une surprise"
. Pour l'écologiste Daniel Cohn-Bendit, la décision de l'Allemagne "était une chose annoncée et évidente". "Il n'y a aucune surprise", a déclaré le député européen. Même si, a-t-il expliqué, "après Fukushima, il y a eu une réflexion du gouvernement allemand sur le nucléaire qui n'était pas soutenable. Il y a eu tout un processus de réflexion qui a permis la décision du gouvernement allemand".

Daniel Cohn-Bendit se dit "absolument persuadé que la réflexion sur le nucléaire en France est sous-développée" et réclame, "dans les semaines et mois à venir, un grand débat sur le nucléaire en France". "Une société moderne doit sortir du nucléaire
", a-t-il insisté sur Europe 1.

"C'est tout à fait possible" en Fran
ce. Sur Europe 1, Cécile Duflot, a dit souhaiter que le même choix soit fait en France. "Evidemment que ça nécessite plus d'efforts, mais c'est tout à fait possible. On est tellement en retard pour les énergies renouvelables en France, qu'on a une marge de progression considérable", a expliqué la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts.

"Il faut sortir de cette intoxication mentale" :

Pour "une sortie du tout nucléaire et du pétrole". Même son de cloche au Parti socialiste. Par la voix de son porte-parole, Benoît Hamon, le PS a plaidé pour un "arbitrage démocratique" proposé aux Français. Le porte-parole du parti a assuré que "les Français doivent pouvoir dire dans quelle voie il faut s'engager". Et il a annoncé que "le PS s'engagera dans une voie qui est celle de la sortie du tout nucléaire et du pétrole".

"Le solaire", la solution de demain.
Harlem Désir, numéro 2 du Parti socialiste, a affirmé que, "nous aussi, nous devons nous préparer à la sortie progressive du nucléaire". Car, a-t-il ajouté, "on a été très bon dans le nucléaire, ça a joué un rôle à un moment. Demain, il faut qu'on soit pionnier dans le solaire, dans la géothermie, dans les éoliennes".

Un avis tranché que ne partage pas entièrement toutefois Jérôme Cahuzac, le président socialiste de la commission des Finances à l'Assemblée. Pour lui, "la convergence en la matière avec l'Allemagne n'est pas indispensable. Nous avons une politique énergétique qui a été décidée il y a plusieurs dizaines d'années, tous les gouvernements successifs ont souscrit à cette politique énergétique, je pense qu'il en sera de même à l'avenir même si je crois nécessaire le développement des énergies renouvelables et alternatives".

"Totalement défavorable" à l'arrêt du nucléaire en Franc
e. L'avis de Jean-François Copé est extrêmement tranché. Le secrétaire général de l'UMP est "totalement défavorable. La situation de la France et de l'Allemagne vis-à-vis de l'indépendance énergétique n'est pas la même sur le nucléaire. 85% de notre énergie est produite par le nucléaire. (...) C'est aujourd'hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France".

"Une décision tout à fait majeur
e". Pour la présidente du Medef, le choix de l'Allemagne de sortir du nucléaire "est une décision tout à fait majeure, importante pour l'Allemagne mais aussi pour l'Europe entière". Mais Laurence Parisot juge qu'elle risque de poser un "problème de compétitivité" pour l'Union européenne à terme.

"Est-ce que l'Allemagne fait ce choix tout en sachant qu'elle va continuer à importer du nucléaire de France ? C'est ce qu'on appelle la théorie du passager clandestin. Est-ce qu'il y a au contraire derrière cela un plan gigantesque d'innovation technologique ?", s'est-elle interrogée. Pour autant, la patronne du Medef, qui a anticipé une hausse du coût de l'électricité en Allemagne, a estimé que cette décision pouvait constituer "une chance" pour les entreprises industrielles françaises par rapport à leurs concurrentes allemandes.

"Une immense chance pour l'Allem
agne". Le député écologiste, François de Rugy, estime que cette décision est une "immense chance pour l'Allemagne, qui est aujourd'hui la première puissance économique mondiale". Il a également jugé que c'est "une perspective intéressante pour la France".

Un choix "totalement polit
ique". Anne Lauvergeon, la présidente du groupe nucléaire Areva, a jugé que "c'est une décision totalement politique. Il n'y a pas eu de référendum, ni d'appel à ce que pensait l'opinion publique, même si les sondages montrent l'émotion des Allemands". Et d'ajouter qu'elle s'attend à "une réaction allemande spécifique".

Quant au caractère "irréversible" de cette mesure, Anne Lauvergeon a fait valoir que "d'ici 2022, il peut se passer beaucoup de choses".

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Fwd: Record CO2 emissions in 2010 Bode Ill for Climate- a 4 degree warming scenario anyone?



Join the global meshwork of networks catalyzing the second Renaissance

A message to all members of R2 Global Meshwork


Dear R2 Global Meshworkers
I am a positive, constructive kind of person, but sometimes it pays to simply take a hard look at the facts. Record CO2 emissions in 2010 bode ill for climate change- a 4 degree warming scenario is looking like a real possibility. We do not yet know the precise consequences of such a scenario, except that they will be disastrous for most species, and for us.
Record CO2 emissions in 2010 Bode Ill for Climate
The International Energy Agency has issued new estimates that show greenhouse gas emissions from global energy generation reached record highs in 2010. Energy-related carbon dioxide emissions in 2010 reached 30.6 Gigatonnes (Gt), a 5% jump from the previous record year in 2008. 2009 saw a decline in emissions due to the global economic recession, though that effect now seems short-lived. Noted climate scientist Lord Stern of the London School of Economics said: "These figures indicate that [emissions] are now close to being back on a 'business as usual' path." Perhaps these latest figures will spur action. While dignitaries talk and politicians dither, the planet heats, and we are running out of time to make the changes in our lifestyles and expectations that must happen if we are to prevent more catastrophic climate change.
What can we do about this? We need to become more active in applying pressure on the politicians and regulators that have the power to say no to coal, oil and gas. I would love to hear your views and suggestions on what works best in this regard where you are- please let us know.
There are also some more upbeat blogs and videos on the R2 Meshwork this week, so come and join us for the latest in what it takes to be a successful social innovator and entrepreneur.
Have a wonderful week, and be bold- we need people like you more than ever. Go to your personal page on the meshwork and invite at least two friends to join us in this cause.
All the best
Robin and the R2 Team

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colloque DD-EES au Collège de France 6-7 juin 2011

http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/cha_eur/lenergie_enjeux_socioeconomiqu.htm

lundi 30 mai 2011

Fwd: Pourquoi le débat sur le nucléaire a changé de nature - Infos GNY /latribune.fr - SFEN VdL


 

Source : La Tribune

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110527trib000624955/pourquoi-le-debat-sur-le-nucleaire-a-change-de-nature.html

Le monde d'après :


Pourquoi le débat sur le nucléaire a changé de nature


Source : La Tribune.fr - 27/05/2011 | 20:11 - |

Copyright Reuters
Par Eric Benhamou, éditorialiste à La Tribune

Un nouveau front antinucléaire vient de s'ouvrir. Et il devrait se révéler bien plus redoutable pour la filière industrielle que les assauts des associations antinucléaires qui ne cessent d'alerter le monde sur les risques de l'atome. La catastrophe de Fukushima du 11 mars, dont l'ampleur des dégâts a été manifestement sous-estimée par l'opérateur japonais Tepco, a certes ravivé l'inquiétude de l'opinion publique, essentiellement en Europe, à laquelle les États devront répondre par des exigences accrues de sécurité. Mais elle a surtout jeté une lumière crue sur les coûts réels de l'électricité produite par l'énergie nucléaire et instillé le doute sur la compétitivité de cette énergie. Et cette fois-ci, ce ne sont pas les militants écologistes qui l'affirment, mais les industriels de la filière nucléaire eux-mêmes. Aux États-Unis, le débat sur l'intérêt économique du nucléaire est clairement lancé. Thomas O'Malley, le PDG d'Energy Group, l'un des principaux opérateurs d'électricité américain, a même estimé que l'industrie nucléaire « était grillée », car devenue trop chère, pour expliquer sa décision de renoncer à un important projet de centrale nucléaire au profit du gaz.

Dans le sillage du gouvernement allemand qui souhaite sortir du nucléaire d'ici à 2022, le groupe Siemens s'interroge sur son avenir dans cette filière. Rien n'est officiellement décidé. Mais, clairement, le ton n'est plus le même au siège du conglomérat, qui avait rompu son alliance avec Areva, il y a deux ans, pour nouer un accord ambitieux avec le russe Rosatom. Aujourd'hui, ce nouveau partenariat semble bien compromis, tout comme son objectif de « devenir le leader mondial du marché du nucléaire ». Cette semaine, c'est au tour du géant américain General Electric d'anticiper une énergie solaire plus compétitive que l'énergie fossile et nucléaire d'ici à cinq ans.

De fait, et toutes les études concordent sur ce point, le coût d'investissement et/ou de production de l'énergie nucléaire ne cesse d'augmenter avec le temps. C'est même l'une des caractéristiques de l'industrie nucléaire que l'on retrouve nulle part ailleurs : tous les bénéfices de la courbe d'expérience sont neutralisés par la complexification croissante des projets. Le chercheur Arnulf Grubler démontre ainsi, sur l'exemple français, une évolution quasiment linéaire des coûts au kilowatt depuis 1977.

Entre 1977 et 1998, les coûts d'investissement ont été ainsi multipliés par 2,6. Pire, le coût d'investissement de la centrale de Flamanville qui utilise les nouveaux réacteurs EPR (3.500 euros/kW) confirme cette progression linéaire des coûts. Conclusion du chercheur : « L'augmentation des coûts est intrinsèque à ce type de technologie qui se caractérise par une complexité croissante très difficilement gérable et qui vient contrarier les effets a priori positifs de la standardisation et de l'effet d'échelle. » Le professeur d'économie François Lévêque, dans une étude publiée sur le site Energypolicyblog.com, démontre également que les évaluations de coûts progressent au fur et à mesure de la date à laquelle elles sont réalisées. Il est en effet difficile d'imaginer que les coûts décroîtront du fait des nouvelles exigences de sécurité imposées par les États mais également par les assureurs, les agences de notation et les financiers. Chacun réclame en effet de plus en plus de garanties : le préjudice estimé de Fukushima s'élève à plus de 100 milliards de dollars, une facture qui sera très largement supportée par le consommateur japonais. Dans cette trajectoire, les énergies renouvelables gagneront mécaniquement en compétitivité. Reste un problème : l'énergie verte s'accompagne inévitablement d'économies d'énergie, ce qui ne fait pas l'affaire des électriciens.

Eric Benhamou - 27/05/2011, 20:11

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