mercredi 1 juin 2011

Fwd: Les émissions mondiales de CO2 ont franchi un nouveau record.- La Tribune - SFEN VdL - Infos


Les émissions mondiales de CO2 ont franchi un nouveau record.

Source : La Tribune.fr - 30/05/2011 .
Après une chute en 2009 imputable à la crise financière mondiale, les émissions de gaz carbonique ont grimpé ont franchi le cap des 30 gigatonnes. Un niveau jamais atteint jusqu'alors.



L'an passé, les émissions de CO2 ont atteint, tous pays confondus, leur plus haut niveau historique. Selon les estimations révélés ce lundi sur son site internet par l'Agence internationale de l'énergie (AIE), "après une chute en 2009 provoquée par la crise financière mondiale, les émissions ont grimpé jusqu'au niveau record de 30,6 gigatonnes, un bond de 5% par rapport à la précédente année record, 2008, quand les niveaux avaient atteint 29,3 gigatonnes".

L'AIE souligne également que la limite fixée à Cancun pour les émissions de CO2 imputables à la production d'énergie en 2020 est d'ores et déjà atteinte à 80% si on prend en compte les centrales en construction. Pour le chef économiste de l'AIE, Fatih Birol, ces données constituent un "revers sérieux" pour les signataires de l'accord de Cancun qui souhaitaient "limiter la hausse de la température dans le monde à 2°C au maximum". Ce dernier estime que si les Etats ne prennent pas au plus vite des mesures "audacieuses et décisives", les engagements pris à Cancun ne pourront pas être respectés.

 



Fwd: L'énergie nucléaire est la plus coûteuse - Infos - innovationpolitique.blogs.nouvelobs.com - SFEN VdL



31.05.2011

L'énergie nucléaire est la plus coûteuse

 

http://innovationpolitique.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/05/31/l-energie-nucleaire-est-la-plus-couteuse.html

Alors que nos voisins suisses et allemands viennent d'abandonner le nucléaire, l'ensemble de l'opinion politique française, bien embarrassé, nous sert un discours tout préparé pour nous redire que nos choix hexagonaux sont les meilleurs: "moins de carbone rejeté, moins cher, plus sûrs" : même de plus en plus seuls, nous avons fait le bon choix.


 fukushima.jpg


Prenons le problème d'un autre angle, celui du coût. Voici ce qu'en dit un des défenseur de la cause nucléaire, lobbyiste influent, Jean-Marie Jancovici : "Le nucléaire coûte 2000 à 3000 € par kW de puissance installée (contre 500 € pour du gaz et 1500 € pour du charbon). Remplacer ce kW nucléaire par des éoliennes, quatre fois moins productives par an (le vent est variable !) nécessite d'installer 4 kW, pour environ 4000 euros à terre, et le double en mer."

Dit ainsi la cause est entendue: le nucléaire est le plus intéressant financière. Le problème est que Jancovici ne parle que de l'installation des centrales nucléaires, il oublie tous les frais induits qui vont apparaître au fil du temps, ils sont de quatre ordres :

-après Fukushima, EDF s'engage à renforcer la sécurité de ses centrales, mais pour quel coût?

-le site de Bure dans la Meuse, site sécurisé de stockage des déchets a vu sa facture passer de 15 à 35 milliards d'euros. Combien va coûter l'ensemble de la filière de retraitement sur des siècles?

-le démantèlement des vieilles centrales va coûter très cher: estimé à 17 milliards par EDF, ce montant semble ridicule en comparaison des évaluations suédoise ou anglaise. Son coût serait plutôt de 100 à 200 milliards pour l'ensemble des centrales françaises !

-les nouvelles centrales vont coûter de plus en plus chers: l'EPR de Flamanville a ainsi été évalué à 3 milliards puis à été révalué à 4 et enfin à 5 milliards !

Mais si on veut être complet, il faut tenir compte du coût prévisionnel d'un accident nucléaire majeur type Fukushima ou Tchernobyl.

Petit calcul: si on estime que la probabilité d'un accident est de 1 pour 10000 (2 accidents majeurs en 50 ans pour 400 centrales dans le monde), si on considère que ces accidents rendent invivables la zone dans un rayon de 10 kilomètres, mais que le préjudice subit atteint plutôt un rayon de 50 kilomètres, alors il va falloir indemniser l'ensemble des propriétaires à 100% dans un rayon de 10 kilomètres, dans une proportion variable pour les 50 kilomètres. Il faudra aussi indemniser les malades et les activités économiques touchés par l'accident.

En conséquence, quel sera le coût réel d'un accident majeur : 10? 50? 100 milliards? Et quel serait le coût de l'assurance qu'il faudrait faire payer à l'exploitant de la centrale?


Je voudrais faire trois réflexions pour conclure :

1-Ces coûts additionnés n'ont, pour l'instant, pas été payé ni par le consommateur d'électricité, ni par le contribuable. Ce sera aux jeunes générations de le payer dans les décennies à venir.

2-En conséquence, une personne de plus de 60 ans qui défend le nucléaire n'a aucune crédibilité à le faire : il a "bénéficié" du nucléaire sans en payer le vrai prix. Il sera crédible quand il prendra en compte le coût exorbitant que payeront ses enfants.

3-les anti-nucléaire français ont lutté, pour l'instant, avec des pétitions et des manifestations. Aucun succès bien entendu. Ils seront plus efficaces en luttant pour faire payer le vrai prix du nucléaire par des actions ciblées en utilisant les armes du droit, de l'assurance. Les anti-nucléaire allemands n'ont pas fait autre chose en montrant que le coût du retraitement des déchets était symboliquement très élevé.


Revenons sur Jancovici présenté comme un "spécialiste" des énergies, référence utilisé par une majorité de journalistes paresseux qui se contentent d'aller sur son site pour y copier/coller des arguments biaisés et des chiffres faux. Jancovici n'est pas un expert spécialiste de l'énergie, c'est un défenseur partial du nucléaire qui minimise les solutions alternatives à sa toute puissance. Il participe à la défense d'un système industriel qui ne concerne que 100 000 personnes en France et deux grandes entreprises mais un système dont nous allons payer longtemps le maintien et les coûts croissants.



Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?



You can watch it here:
http://vimeo.com/24487117

Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?
http://vimeo.com/24487117

"9h00-9h15 : Introduction à la journée par Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?


Chers amis,

Le Club de Budapest France a le plaisir de vous convier à la douzième journée de l'Université Intégrale, sur le thème :

« Société et politiques intégrales »
Participation exceptionnelle D'Ervin Laszlo,
Débats sur le nouveau Pacte civique
Présentation pour la première fois en France du parti « Politique Intégrale Suisse »


Mardi 24 mai 2011
de 8h30 à 18h00

Forum 104
104 rue de Vaugirard, 75006 Paris
Métro Montparnasse, Duroc ou St Placide


Après les 30 glorieuses qui se fracassent à la fin des années 70 sur le premier choc pétrolier, nous avons connu 30 ans durant lesquelles nous nous sommes enfoncés de plus en plus profondément dans une crise économique, sociale et écologique.

Economique car la démographie bute déjà sur les limites de la planète.
Sociale car les inégalités sont en train de redevenir ce qu'elles étaient au XIXème siècle.
Enfin écologique avec la mise à mal de la biodiversité et le réchauffement planétaire.

La droite dans sa volonté de libérer l'initiative reste enfermée dans une idéologie néo libérale trop peu sensible à la dislocation sociale et à la grave crise écologique. Elle s'accroche à une croissance inaltérable des économies des pays développés comme seul moteur du développement sans proposer de véritable solution à la crise économique et sociale.

La gauche a épousé les luttes des minorités vers plus de liberté mais a laissé se déliter l'ancien contrat social sans en proposer de nouveau. La classe moyenne en ressort aujourd'hui précarisée et appauvrie, tandis que la misère engloutit les plus pauvres.

Les écologistes depuis 30 ans n'ont cessé d'alerter les populations sur les risques du développement industriel et les limites intrinsèques de la planète. Défenseurs des espèces en voie de disparition ils ont quelques difficultés a proposer un projet économique et social crédible, enthousiasmant et convaincant pour les êtres humains ! L'importance croissante et réelle des problèmes écologiques, tout en leur donnant une légitimité renouvelée, les a confronté toujours plus à leurs lacunes en terme de projet sociétal.

Les forces politiques qu'elles soient de droite, de gauche ou même écologiques sont restées dans une grande mesure enfermées dans une vision réductionniste et mécaniste. Cependant la crise actuelle remet en cause ces bases même de notre pensée. Einstein explique très bien cette problématique lorsqu'il souligne qu'on ne peut résoudre un problème à l'intérieur même du système de pensée qui l'a produit.

La crise systémique sociétale que nous traversons est structurelle. Aucune des traditionnelles « recettes politiques » que nous connaissons déjà (libéralisation des marchés, redistribution sociale, préservation marginale de la nature) ne peuvent répondre à l'ampleur de la problématique.

Nous avons besoin d'une nouvelle épistémologie politique, basée sur les recherches transdisciplinaires les plus avancées en philosophie, sciences économiques, sociales et technologiques, à partir de l'approche systémique, holistique et intégrale.

Nous pouvons imaginer un nouveau système économique, social et écologique qui articule le long moyen et court terme de manière vertueuse ; un espace cognitif où science, art et spiritualité aient leur place dans une véritable culture laïque et intégrale du développement humain. Tel est le projet d'une véritable politique de civilisation.


Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

Quelle politique pour une nouvelle civilisation ?
Comment peut s'organiser une gouvernance planétaire dans le nouveau paradigme ?
Comment créer une nouvelle civilisation au niveau planétaire ?
Quelles sont les conditions d'une démocratie intégrale ou comment aller plus loin dans la démocratie ?
Pourquoi développer un nouveau pacte civique ?
Comment ouvrir un espace de dialogue entre les peuples et les civilisations ?


L'Université Intégrale, qui a pour vocation d'accompagner et de stimuler ces mutations, est heureuse de vous présenter ces initiatives et ces nouveaux acteurs qui élaborent la société et la politique de demain.
Pour répondre à ces questions, nous avons aurons la joie d'accueillir des personnalités exceptionnelles telles qu'Ervin Laszlo, président fondateur du Club de budapest, et Edgar Morin, Membre d'honneur du Club de Budapest.


Cette journée a été conçue et réalisée par Carine Dartiguepeyrou, Michel Saloff Coste, Bénédicte Fumey et Caroline Guidetti du Club de Budapest France.

Veuillez trouver ci-dessous :
- le programme de la journée
- la liste des intervenants
- les modalités d'inscription

Programme
8h30 : Accueil musical

9h00-9h15 : Introduction à la journée par Bénédicte Fumey, Comment dépasser nos peurs pour repenser un nouvel imaginaire politique ?

9h15-9h45 : Carine Dartiguepeyrou, Quelle politique pour une nouvelle civilisation ?

9h45-10h30 : Ervin Laszlo, Comment organiser une gouvernance planétaire dans le nouveau paradigme ?

10h30-10h45 : Pause

10h45-11h00 : Musique Karine Helbert, Cristal Baschet

11h00-11h30 : Michel Saloff Coste, Comment créer une nouvelle civilisation au niveau planétaire ?

11h30 – 11h40 : Alain Gauthier vers un leadership intégrale pour ouvrir « la voie »

11h40-12h15 : Edgar Morin (sous réserve), « La voie ».

12h15-13h00 : Débat avec les intervenants du matin, le groupe de jeunes animé par Caroline Guidetti.

13h00-14h00 : Déjeuner bio et végétarien

14h00-16h00 : Table ronde Quelles sont les conditions d'une démocratie intégrale ou comment aller plus loin dans la démocratie ? : Marc Luyckx Ghisi, Alexandre Burnand, Francis Jutand, Jo Spiegel, Alain Dolium, animé par Carine Dartiguepeyrou et Bénédicte Fumey.

16h00-16h15 Pause

16h15-16h30 Musique Karine Helbert, Cristal Baschet

16h30-17h00 : Table ronde Pourquoi développer un nouveau Pacte civique ? : Jean Claude Deveze, Jean Baptiste de Foucauld, animé par Carine Dartiguepeyrou et Bénédicte Fumey.

17h00-18h00 : Table ronde le regard des jeunes sur la journée et les pistes porteuses d'avenir évoquées au cours de la journée : Charlène le Nué, Thierry Legauffre, Koceïla Chougar, Nathan Pamart, Emma Bernard, Granger Alison, Flore Béduneau, animé par Bénédicte Fumey et Michel Saloff Coste.

17h50 : Conclusion et présentation de l'actualité du Club de Budapest et des prochaines universités intégrales avec l'ensemble du comité exécutif du Club de Budapest en France.

18h00 : Fin de la journée

Eric Grelet, dessinateur, croquera avec humour ses analyses et commentaires des différents interventions.
Sylvie Lefranc, masseuse sera présente tout au long de la journée pour notre bien-être.
Et Karine Helbert pour les respirations musicales

Présentation des intervenants
Alexandre Burnand : co-fondateur et membre actif du nouveau parti politique et mouvement Politique Intégrale Suisse, basé sur la philosophie intégrale et le processus de changements profonds en cours allant de la conscience individuelle aux structures collectives. http://www.politique-integrale.ch/ Alexandre est politologue de formation, spécialisé dans les politiques publiques et l'action des collectivités locales en matière de développement durable, ainsi que dans la gouvernance participative et la promotion de la santé, domaines pour lesquels il a travaillé comme chef de projets au sein de l'ONG suisse Equiterre en partenariat avec les organes publics. Sa motivation est le développement d'une approche plus globale, qualitative et transdisciplinaire dans les secteurs public et privé, intégrant la perspective du bien-être humain et de l'émergence d'une nouvelle conscience planétaire.

Carine Dartiguepeyrou : présidente du Club de Budapest France, prospectiviste et consultante en stratégie. Elle est docteur en sciences politiques (Université de la Sorbonne), a obtenu son Master en économie politique internationale à la London School of Economics et un DEA à Sciences Po Paris. Elle a contribué à un certain nombre de livres dont récemment le collectif Prospective d'un monde en mutation (L'harmattan Prospective, 2010) et Visions de femmes DRH sur un monde en pleine transformation (avec Edgard Added et Wilfrid Raffard, Pearson 2011).

Jean-Claude Deveze : secrétaire générale de Démocratie&Spiritualité http://www.democratie-spiritualite.org/, coordinateur central du Pacte civique www.pacte-civique.org

Alain Dolium : président co-fondateur du « Do Thank » Echelle humaine incubateur à expérimentations, véritable fabrique transpartisane de bonnes pratiques économiques et sociales. Lancé en décembre 2011 à l'Assemblée Nationale avec une classe créative de 60 personnes, Echelle Humaine présentera ses premières expérimentations en juin 2011. Formé à la Stratégie d'entreprise et aux Marchés Financiers Alain est diplômé de Sup De Co Amiens et du HEC Montréal. Ex membre des comités de direction de DHL Express France et de CBS France. Actuel Président co-fondateur du groupe OBAD, société de technologies mobiles en France et aux USA.

Jean-Baptiste de Foucauld : président de Démocratie&Spiritualité, initiateur du Pacte civique et fondateur de Solidarité Nationale contre le Chômage, membre d'honneur du Club de Budapest France, www. www.democratie-spiritualite.org

Bénédicte Fumey : membre exécutif du Club de Budapest France, issue de formations en management et sciences-po Paris (MBA), elle a un parcours de cadre international en marketing et stratégie dans les TIC. Passionnée par le développement soutenable de la civilisation humaine, elle mène depuis plusieurs années des recherches concernant les mutations sociétales en cours, notamment en économie et en politique ;

Alain Gauthier : Diplômé d'H.E.C. et M.B.A. Stanford, il a servi depuis plus de 40 ans une grande variété d'organisations en Europe, aux Etats Unis, au Japon et en Afrique. Il a d'abord travaillé comme consultant senior chez McKinsey en Europe, puis comme associé d'une firme de conseil parisienne, puis comme professeur de politique générale à lEM Lyon. Il centre actuellement son activité d'auteur, de consultant, d'animateur, d'éducateur et de coach sur le développement des leaders, des équipes dirigeantes et du leadership réparti comme préalable à une transformation de leur organisation et de la société. Il est actuellement Executive Director de Core Leadership Development à Oakland, Californie, Directeur Associé de BEA Partners à Paris et Fondateur du Global Transforming Ensemble. Il a aussi adapté en français trois livres de Peter Senge La Cinquième Discipline, Le Guide de Terrain et La Danse du Changement


Caroline Guidetti : co-fondatrice du Club de Budapest France, enseignante en développement durable et journaliste (émission Ressources sur la radio Ici et Maintenant). Caroline explore les liens entre le développement durable et le développement de la personne (sciences cognitives, thérapie, spiritualité), vers une « Evolution désirable ».

Eric Grelet : dessinateur. Eric est co-animateur de nos journées de l'Université intégrale.

Francis Jutand : directeur scientifique de l'Institut Télécom, membre créatif du Club de Budapest France.

Ervin Laszlo : président et fondateur du Club de Budapest International, initiateur de Worldshilft Alliance, www.clubofbudapest.org, www.wordshift2012.org. Il est l'auteur de nombreux livres dont récemment Worldshift 2012 et son autobiographie Simply Genius, and other tales about my life (2011).

Sylvie Lefranc : masseuse ayurvédique, fondatrice de « Chandrakanti Tara-Massages ayurvédiques », ancienne Chargée de mission au ministère de l'Ecologie. Elle sera présente et disponible tout au long de la journée pour ceux qui souhaitent être massés.

Marc Luyckx Ghisi : a étudié les mathématiques, la philosophie et la théologie. Après un parcours qui l'a conduit en Italie, au Brésil et aux E.U., il a été pendant près de dix ans, conseiller des Présidents Delors et Santer à la « Cellule de Prospective » de la Commission Européenne à Bruxelles. Il s'y est occupé du sens de la construction européenne, et de ses dimensions éthiques, culturelles, religieuses et politiques, dans le contexte du changement de société. Il est maintenant Doyen de la Cotrugli Business Academy à Zagreb Croatie ; il est aussi Membre du Conseil International d'Auroville en Inde du Sud. Après la publication d'un premier livre en 2001 « Au-delà de la modernité du patriarcat et du capitalisme, la société réenchantée », Il est également auteur d'un dernier ouvrage avec François Lemarchand «Surgissement d'un nouveau monde - Valeurs, vision, économie, politique... tout change

Edgar Morin (sous réserve) : sociologue de renommée internationale, chercheur et auteur de nombreux ouvrages dont le plus récent La voie (Fayard, 2011). Il est membre d'Honneur du Club de Budapest International et a contribué en 2010 à l'ouvrage collectif Prospective d'un monde en mutation (L'harmattan Prospective 2010).

Michel Saloff-Coste : co-fondateur du Club de Budapest France et initiateur des journées de l'Université intégrale, chercheur, peintre, consultant. Auteur de nombreux livres dont « Le management du 3ème millénaire » (2008 pour la dernière édition), « Trouver son génie » (2005) et « Le dirigeant du 3ème millénaire » (2006), http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Saloff-Coste.

Jo Spiegel : Maire de Kingersheim depuis 1989 et Conseiller général du Haut-Rhin depuis 1988. Il est également Président délégué de Mulhouse Alsace Agglomération depuis 2010 ou il est en charge de l'animation du Projet, du développement durable et du Plan Climat. Il fut également Conseiller régional d'Alsace de 1986 à 1998.
Il est par ailleurs Secrétaire national de l'Assemblée des Communautés de France et Président du Réseau métropolitain Rhin-Rhône. Par ailleurs il a rejoint l'association Démocratie et Spiritualité en 1997 et intervient à de nombreuses conférences sur les thèmes en lien avec la démocratie d'élaboration et le développement durable


Table ronde « vision des jeunes concernant l'avènement une société intégrale »

Thierry Legauffre : Président-fondateur de l'Arcadie de Paris, membre de "la Nouvelle Arcadie" (la fédération des cafés citoyens) dont l'objectif est le développement d'espaces de débat non-partisans permettant à tous les citoyens de se réapproprier la chose publique pour construire ensemble la société de demain. Diplômé en sciences politiques et management de l'innovation, il travaille actuellement sur le développement d'un nouveau type d'espace de débat à même de rassembler une masse critique suffisante pour transformer la société, et sur l'élaboration d'un projet politique de transition devant permettre le passage du système actuel à un monde dont le but et la devise seraient, selon Henri Laborit, « connaissance, conscience, imagination ».
Objet d'intervention :
Quel(s) levier(s) politiques, économiques, juridiques, éducatifs, monétaires ou autres sont/pourraient être à notre disposition pour permettre une transition du système actuel à un monde plus conforme aux aspirations du pacte civique ou à la vision qui sera exposée le 24 mai ?


Charlène Le nué : Présidente de l'Arcadie de Gournay sur Marne, rattachée à la fédération de cafés citoyens, La Nouvelle Arcadie, dont l'objectif est de développer des espaces de débat non partisans à destination des citoyens, elle gère un café citoyen et un « goûter citoyen » : espace de débat à destination des enfants afin que ceux-ci développent leur esprit critique et soient acteurs de la société de demain. Titulaire d'un master en gestion de l'information, elle travaille actuellement sur les problématiques de Knowledge Management (capitalisation et diffusion de l'information, transmission de savoir, gestion de l'expertise, collaboration) dans un grand groupe français.
Objet d'intervention :
repenser le travail en faisant le lien avec le concept sous-jacent présent dans toute l'œuvre d'Edgar Morin : « la poésie de la vie ».

Koceïla Chougar : 25 ans, entrepreneur et consultant en intelligence collaborative. Il a commencé par étudier les mathématiques, la biologie et les neurosciences. Son parcours l'a conduit aux techniques du développement personnel, social et professionnel. Attaché aux sujets du partage de la valeur, du sens et de l'éthique, il s'est dirigé vers une école de commerce pouvant lui offrir la possibilité de concrétiser ses projets.
Objet d'intervention :
Quels intérêts notre société aurait-elle à se nourrir de l'augmentation de l'optimisme, de la Connaissance et de la responsabilité personnelle ?

Emma Bernard. 21 ans. Comédienne, metteur en scène et étudiante en études théâtrales à la Sorbonne Nouvelle.
Objet de l'intervention :
Comment créer la dynamique populaire nécessaire à l'épanouissement d'un mouvement révolutionnaire ? La question de la fédération. Les arts comme moyens actifs. Quelle(s) révolution(s) pour quelle finalité ?

Nathan Pamart : 21 ans. Il a créé avec des amis le Social Workshop, un stimulateur de projets d'entrepreneuriat social. Ils organisent des concours de créativité dans lesquels se rencontrent des étudiants, des acteurs de terrain et des chercheurs en sciences sociales, pour apporter des innovations sociales.
Objet d'intervention :
Spontané : exprimer mon point de vue sur ce qui aura été exprimé...!

Granger Alison : 21 ans, étudiante en Troisième année de Journalisme à l'Institut International de Paris. Photographe. Expérience de 7 mois en Amérique Latine.
Objet d'intervention :
Mettre en lumière "mon rôle" dans cette grande transition. Celle d'interroger la conscience collective pour un nouveau regard sur le monde grâce à nos échanges, nos arts, nos créations communes. Retrouver l'unité de l'humanité en développant la fraternité entre les hommes par le partage et la coopération.

Flore Béduneau : jeune diplômée d'école de commerce. Après une expérience professionnelle dans une grande entreprise d'aéronautique puis dans une start-up en innovation industrielle (véhicules électriques), elle s'est réorientée dans la transition vers un nouveau système éducatif. Actuellement, elle est investie dans des projets associatifs liés au renouveau de l'éducation (bénévole association Starting-Block, membre du comité d'organisation d'EmAne international) mais aussi dans des projets plus globaux de création d'un microcosme d'une société fondée sur la coopération et la solidarité plutôt que la concurrence et la compétition.
Objet d'intervention:
Une autre éducation est possible, où les enfants s'épanouissent. Des alternatives à l'école traditionnelle existent déjà en France et ailleurs dans le monde. Comment faire émerger cette prise de conscience afin que ces écoles alternatives ne soient plus des établissements privés et marginalisés mais au contraire des établissements publics et ouvert à tous ?

________

Modalités d'inscription
Tarifs :
Particuliers : 150 € (100 € pour une inscription avant le 1 mai 2011)
Entreprises : 300€ (200€ pour une inscription avant le 1 mai 2011)
Ce budget intègre le repas bio végétarien. Des bourses et des prix préférentiels sont envisageables (étudiants, personnes en difficulté financière). Nous vous invitons à nous écrire pour que nous étudiions cela ensemble.
Les recettes des journées servent à couvrir les frais (réservations de salle, nourriture, coûts d'organisation)

Pour vous inscrire :
Envoyez votre règlement par chèque, à l'ordre du "Club de Budapest", accompagné de vos noms, adresse mail et coordonnées postales à l'adresse suivante :
André COPIN, 51 bis Avenue des Boulards 45500 GIEN
En parallèle, il est nécessaire d'envoyer un mail de confirmation d'inscription à : universite.integrale@gmail.com
Si vous souhaitez être référencé(e) sur le blog de l'Université Intégrale : http://www.universite-integrale.org, nous vous invitons à joindre à votre mail de confirmation votre courte biographie (15 lignes max), avec une photo.

Bien cordialement,
Le Club de Budapest France
contact@clubdebudapest.org
http://clubdebudapest.org

Si vous ne souhaitez plus recevoir nos actualités, merci de nous envoyer un mail avec la mention "désinscription"."

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mardi 31 mai 2011

Fwd: Sortie allemande du nucléaires : réactions et conséquences... - Infos - GNY / lefigaro.fr -SFEN Vdl


 

Nucléaire : Angela Merkel cède aux écologistes

Le Figaro (http://www.lefigaro.fr/international/2011/05/30/01003-20110530ARTFIG00679-nucleaire-angela-merkel-cede-aux-ecologistes.php) - 30/05/2011

En décidant d'abandonner le nucléaire d'ici 2022, la chancelière allemande entend couper l'herbe sous le pied d'écologistes qui la talonnent dans les sondages et s'ouvrir de nouvelles perspectives de coalition.

Acculée politiquement, Angela Merkel vient de chambouler l'échiquier allemand pour tenter de reprendre la main. Réveillée par le choc de Fukushima, la chancelière revient sur un terrain politique qui lui a réussi dans le passé en décidant
un abandon de l'énergie nucléaire d'ici à 2022.

Merkel se moque bien de passer pour une militante de la cause antinucléaire à Paris ou Washington. Il s'agit pour elle de couper l'herbe sous le pied d'écologistes qui la talonnent dangereusement, de s'ouvrir de nouvelles perspectives de coalition pour les législatives de 2013 et d'inverser la tendance après sa série de défaites électorales régionales.

Avec une durée de vie moyenne de 32 ans pour les 17 centrales atomiques allemandes, le projet de Merkel reprend dans les grandes lignes celui échafaudé par l'alliance sociaux-démocrates/Verts de Gerhard Schröder, prévoyant une sortie du nucléaire en 2020.

Poussée par la base de son parti et par les libéraux, Merkel avait décidé en septembre de prolonger la durée de vie des centrales. Mais dès le lendemain de la catastrophe, elle a compris que «Fukushima a tout changé, aussi en Allemagne»… et au sein de son parti conservateur, la CDU. La chancelière estime qu'aucune force politique ne peut lutter contre la peur bleue qu'inspire désormais le nucléaire aux Allemands. Ils sont plus de 80 % à vouloir une sortie aussi rapide que possible de l'atome
.

Huit réacteurs arrêtés

Les sept réacteurs les plus anciens, déjà débranchés dans le cadre d'un moratoire, ainsi que celui de Krummel, arrêté en raison de problèmes techniques, resteront hors service. À partir de 2021, seules les trois réacteurs les plus modernes sur dix-sept seront autorisés à fonctionner jusqu'en 2022.

Lundi, Merkel semblait avoir neutralisé les sociaux-démocrates. Le chef du SPD, Sigmar Gabriel, critique certains détails du projet, comme l'idée de conserver l'un des huit réacteurs en veille jusqu'en 2013, pour faire face au risque d'éventuel black-out au cours des trois hivers à venir. Mais son parti laisse déjà entendre qu'il approuvera le projet au Bundestag. Les Verts déplorent que l'arrêt des centrales n'ait pas lieu dès 2017 et le manque d'investissement dans les énergies renouvelables, pour lesquelles ils réclament un plan Marshall. Mais Merkel a levé la principale hypothèque empêchant une éventuelle coalition avec le parti écologiste.

Cependant, sa volte-face trouble ses alliés traditionnels. Les quatre grands exploitants de centrales, E.ON, RWE, EnBW et Vattenfall, sont sonnés par la douche froide. RWE affirme étudier les recours en justice. Le BDI (Fédération des industries allemande) dénonce les risques d'une «aventure énergétique» pour un pays aussi industrialisé. Dieter Zetsche, patron de Daimler, craint les «risques pour l'industrie allemande».

Désormais, Merkel est confrontée au niveau national au même défi que les Verts, arrivés au pouvoir dans le Bade-Wurtemberg : démontrer que l'Allemagne prendra une longueur d'avance en se convertissant à l'économie verte.


Romandie News (http://www.romandie.com/news/n/_L_Allemagne_et_la_Suisse_sortent_du_nucleaire_mais_restent_isolees300520112205.asp)       
L'Allemagne et la Suisse sortent du nucléaire, mais restent isolées

BRUXELLES - Les inquiétudes sur la sécurité de l'atome, ravivées par le très grave accident nucléaire au Japon, ont poussé l'Allemagne et la Suisse à abandonner ce mode de production d'électricité, mais la filière nucléaire est loin d'être moribonde en Europe

Le club des nations nucléaires en Europe compte quatorze membres de l'Union européenne: Allemagne (17 réacteurs), Belgique (sept), Bulgarie (deux), France (58), Finlande (quatre), Espagne (huit), Hongrie (quatre), République Tchèque (six), Pays-Bas (un), Roumanie (deux), Slovaquie (quatre), Slovénie (un), Suède (dix) et Royaume-Uni (19), auxquels il convient d'ajouter la Suisse (cinq), l'Ukraine (15) et la Fédération de Russie (32).

La sortie annoncée de l'Allemagne n'est pas une surprise. La décision du gouvernement allemand de fermer ses derniers réacteurs en 2022 confirme un calendrier adopté en 2000.

La décision de la Confédération helvétique est plus surprenante, car la Suisse envisageait la construction de nouveaux réacteurs.

Le choix du nucléaire fait également débat en Belgique, avec une sortie planifiée pour 2025, et en Espagne, avec une fermeture des réacteurs arrivant en fin de parcours.

Mais à Bruxelles comme à Madrid, les dirigeants posent la question des conséquences en termes d'approvisionnement.

En cas de fermeture, il faudra importer de l'énergie probablement de France, donc produite par le secteur nucléaire, a souligné le ministre fédéral de l'Energie, le socialiste Paul Magnette.

L'Allemagne risque de se retrouver avec une politique énergétique très irrégulière, a pour sa part commenté le ministre suédois de l'Environnement Andreas Carlgren, très critique envers la décision de Berlin, car, pour compenser, l'Allemagne va utiliser à plein ses centrales au charbon, qui émettent du CO2.

La Suède a décidé de conserver le nucléaire en tant que source d'énergie et a autorisé la construction de nouveaux réacteurs pour remplacer les anciens.

Six nouveaux réacteurs sont en construction dans l'Union européenne: deux en Bulgarie, un en Finlande, un en France et deux en Slovaquie avec à la clé une capacité de 16,9 GWe.

Et 24 autres réacteurs sont en projet: un aux Pays-Bas, deux en Finlande, deux en République Tchèque, un en France, deux en Lituanie, quatre en Pologne, un en Slovaquie, un en Slovénie, deux en Roumanie et huit au Royaume-Uni.

Les décisions de l'Allemagne et de la Suisse ne semblent pas pour l'instant en mesure de modifier cette donne.

Ce n'est pas le choix de la France, a ainsi affirmé lundi le Premier ministre français François Fillon.

La Slovaquie et de la Slovénie ont également confirmé lundi l'option du nucléaire civil, car elles en sont très dépendantes pour couvrir leurs besoins énergétiques.

D'autant que le Japon n'entend pas renoncer à l'atome et que la Chine se lance avec 34 nouveaux projets dont 26 déjà en voie de réalisation.

Mais les décisions allemande et suisse pourraient peser sur les débats en Italie, où le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a été contraint de geler ses plans pour un retour au nucléaire, abandonné en 1987.

De même, la Pologne, qui envisage la mise en service de sa première centrale nucléaire en 2020, devrait réexaminer ses projets après la décision allemande, a déclaré lundi le ministre polonais de l'Economie, Waldemar Pawlak.

Les écologistes et les socialistes au Parlement européen veulent croire à une accélération du processus de sortie du nucléaire.

Mais la Commission européenne douche ces espoirs. 30% de l'électricité dans l'Union européenne est produite par le nucléaire, a récemment rappelé le commissaire à l'Energie Günther Oettinger.

Greenpeace est convaincue que les énergies renouvelables, surtout le solaire et l'éolien, sont en mesure de prendre le relais et de couvrir 68% des besoins en électricité de l'UE dès 2030 et 99,5% en 2050.

Mais pour cela, il faut que le nucléaire perde son accès prioritaire aux réseaux acheminant l'électricité et il faut que les Etats de l'UE consentent d'énormes investissements. La Commission les a chiffrés à 140 milliards d'ici à 2020 pour développer les seuls réseaux de lignes à haute tension.

L'énergie nucléaire est une réalité et ce sera le cas pendant un certain temps, a confié la commissaire chargée du Climat, Connie Hedegaard, résumant le sentiment dominant au sein de l'UE.


(©AFP / 30 mai 2011)


Fin du nucléaire en Allemagne : la France ne change pas de cap
Le Parisien (http://www.leparisien.fr/societe/fin-du-nucleaire-en-allemagne-la-france-ne-change-pas-de-cap-30-05-2011-1473264.php) - 30.05.2011

Saluée par les écologistes, accueillie avec une extrême prudence par Areva et le Medef : la décision de l'Allemagne d'abandonner le nucléaire d'ici à 2022 provoque le débat en France ce lundi. L'UMP s'élève contre une sortie du nucléaire en France, rappelant que 85% de l'électricité en dépend, contre un quart en Allemagne. Le PS reste également très prudent, tout en se prononçant pour le développement d'énergies renouvelables et alternatives.

François Fillon a affirmé lundi à Strasbourg que la France «respectait la décision allemande» de renoncer au nucléaire, mais que cela ne l'amenait pas à revenir sur son propre «choix», Paris jugeant que cette énergie constitue une «solution d'avenir».  «Nous pensons que l'énergie nucléaire est une solution d'avenir, notamment par rapport aux engagements que nous avons pris (...) sur la question des rejets de gaz dans l'atmosphère», a-t-il poursuivi.

Le ministre des Affaires étrangères
Alain Juppé a lui estimé que la France ne pouvait se «passer de l'énergie nucléaire» dans les décennies qui viennent.

Interrogée sur
Europe 1, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot, souhaite que Paris prenne le même chemin que Berlin. «Evidemment que ça nécessite plus d'efforts, mais c'est tout à fait possible. On est tellement en retard pour les énergies renouvelables en France, qu'on a une marge de progression considérable.» «Il faut sortir de cette intoxication mentale qui nous fait croire qu'il n y a pas d'autre énergie que le nucléaire», a-t-elle ajouté, estimant que «ce qu'il faut, c'est prendre cette décision. L'Allemagne et la Suisse montrent tout à fait qu'on peut faire sans le nucléaire».

Daniel Cohn-Bendit, qui juge que la décision allemande était «une chose annoncée et évidente», plaide pour «un grand débat sur le nucléaire en France». «Je suis absolument persuadé que la réflexion sur le nucléaire en France est sous-développée», souligne le député européen Europe Ecologie-Les Verts. «Il y a toujours un risque non maitrisable et économiquement, le nucléaire n'est pas soutenable et durable», affirme-t-il. «C'est d'ailleurs l'une des grandes négociations qu'il y aura entre les écologistes et le PS pour 2012», prévient Cohn-Bendit.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, plaide lui pour que la question soit tranchée par un «arbitrage du peuple français» au moment de l'élection présidentielle. «Maintenant la France n'est pas dans la situation de l'Allemagne», nuance-t-il. Pour la France, il s'agit donc selon lui de «rattraper le retard» pris sur l'Allemagne dans le «développement d'un mix en matière d'énergies renouvelables».

Le numéro 2 du PS, Harlem Désir interrogé sur Canal+ pense que «nous aussi, nous devons nous préparer à la sortie progressive du nucléaire. On a été très bon dans le nucléaire, ça a joué un rôle à un moment. Demain, il faut qu'on soit pionnier dans le solaire, dans la géothermie, dans les éoliennes.» Et d'insister : «Personnellement, je pense qu'il faut se préparer à en sortir, même si ce sera long. Raison de plus pour commencer dès maintenant.»

Le secrétaire national du PS à l'international, Jean-Christophe Cambadélis, a déclaré sur RFI «On voit bien que Mme Merkel est extrêmement fragilisée dans sa coalition et qu'elle cherche l'électorat écologiste.»

La présidente du groupe nucléaire français Areva, Anne Lauvergeon
, est, elle, sceptique sur la mise en oeuvre de la mesure allemande, qualifiée de «totalement politique». Sur BFM Radio, elle n'exclut pas un retournement de situation : «d'ici 2022, il peut se passer beaucoup de choses», prévient-elle. Elle évoque une incertitude juridique, après que le numéro deux allemand de l'énergie RWE a porté plainte contre la fermeture forcée d'un de ses réacteurs. La fermeture déjà effective de sept réacteurs a, selon elle, «entraîné un renchérissement significatif des coûts de l'électricité en Allemagne, avec des conséquences pour la base industrielle installée».

La présidente du Medef, Laurence Parisot, juge, sur RMC/BFM TV, qu'il s'agit d'une «décision tout à fait majeure», qui risque de poser un «problème de compétitivité» pour l'Union européenne à terme. Elle souligne que les Etats-Unis n'ont pas l'intention de réduire leur production nucléaire et que la Chine est en train de la développer. «Est-ce que l'Allemagne fait ce choix tout en sachant qu'elle va continuer à importer du nucléaire de France ? C'est ce qu'on appelle la théorie du passager clandestin. Est-ce qu'il y a au contraire derrière cela un plan gigantesque d'innovation technologique ?» s'interroge-t-elle.

Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé,
se dit, «pour la France, totalement défavorable». Interrogé sur RTL, il souligne que «la situation de la France et de l'Allemagne vis-à-vis de l'indépendance énergétique n'est pas la même sur le nucléaire. 85% de notre énergie est produite par le nucléaire (...) C'est aujourd'hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France».


Nucléaire : le sujet qui divise la gauche

Europe1.fr (http://www.europe1.fr/France/Nucleaire-le-sujet-qui-divise-la-gauche-564793/) - le 30 mai 2011

REACTIONS - La décision de l'Allemagne d'arrêter le nucléaire relance le débat en France.

Quelques heures après
l'annonce de l'Allemagne de fermer toutes ses centrales nucléaires d'ici 2022, les réactions se font nombreuses en France. Les écologistes se disent ravis de cette nouvelle et demandent à ce que la France suive l'exemple outre-Rhin. Pour d'autres, cette décision risque de poser des problèmes de compétitivité.

"Pas une surprise"
. Pour l'écologiste Daniel Cohn-Bendit, la décision de l'Allemagne "était une chose annoncée et évidente". "Il n'y a aucune surprise", a déclaré le député européen. Même si, a-t-il expliqué, "après Fukushima, il y a eu une réflexion du gouvernement allemand sur le nucléaire qui n'était pas soutenable. Il y a eu tout un processus de réflexion qui a permis la décision du gouvernement allemand".

Daniel Cohn-Bendit se dit "absolument persuadé que la réflexion sur le nucléaire en France est sous-développée" et réclame, "dans les semaines et mois à venir, un grand débat sur le nucléaire en France". "Une société moderne doit sortir du nucléaire
", a-t-il insisté sur Europe 1.

"C'est tout à fait possible" en Fran
ce. Sur Europe 1, Cécile Duflot, a dit souhaiter que le même choix soit fait en France. "Evidemment que ça nécessite plus d'efforts, mais c'est tout à fait possible. On est tellement en retard pour les énergies renouvelables en France, qu'on a une marge de progression considérable", a expliqué la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts.

"Il faut sortir de cette intoxication mentale" :

Pour "une sortie du tout nucléaire et du pétrole". Même son de cloche au Parti socialiste. Par la voix de son porte-parole, Benoît Hamon, le PS a plaidé pour un "arbitrage démocratique" proposé aux Français. Le porte-parole du parti a assuré que "les Français doivent pouvoir dire dans quelle voie il faut s'engager". Et il a annoncé que "le PS s'engagera dans une voie qui est celle de la sortie du tout nucléaire et du pétrole".

"Le solaire", la solution de demain.
Harlem Désir, numéro 2 du Parti socialiste, a affirmé que, "nous aussi, nous devons nous préparer à la sortie progressive du nucléaire". Car, a-t-il ajouté, "on a été très bon dans le nucléaire, ça a joué un rôle à un moment. Demain, il faut qu'on soit pionnier dans le solaire, dans la géothermie, dans les éoliennes".

Un avis tranché que ne partage pas entièrement toutefois Jérôme Cahuzac, le président socialiste de la commission des Finances à l'Assemblée. Pour lui, "la convergence en la matière avec l'Allemagne n'est pas indispensable. Nous avons une politique énergétique qui a été décidée il y a plusieurs dizaines d'années, tous les gouvernements successifs ont souscrit à cette politique énergétique, je pense qu'il en sera de même à l'avenir même si je crois nécessaire le développement des énergies renouvelables et alternatives".

"Totalement défavorable" à l'arrêt du nucléaire en Franc
e. L'avis de Jean-François Copé est extrêmement tranché. Le secrétaire général de l'UMP est "totalement défavorable. La situation de la France et de l'Allemagne vis-à-vis de l'indépendance énergétique n'est pas la même sur le nucléaire. 85% de notre énergie est produite par le nucléaire. (...) C'est aujourd'hui un élément majeur de la puissance industrielle de la France".

"Une décision tout à fait majeur
e". Pour la présidente du Medef, le choix de l'Allemagne de sortir du nucléaire "est une décision tout à fait majeure, importante pour l'Allemagne mais aussi pour l'Europe entière". Mais Laurence Parisot juge qu'elle risque de poser un "problème de compétitivité" pour l'Union européenne à terme.

"Est-ce que l'Allemagne fait ce choix tout en sachant qu'elle va continuer à importer du nucléaire de France ? C'est ce qu'on appelle la théorie du passager clandestin. Est-ce qu'il y a au contraire derrière cela un plan gigantesque d'innovation technologique ?", s'est-elle interrogée. Pour autant, la patronne du Medef, qui a anticipé une hausse du coût de l'électricité en Allemagne, a estimé que cette décision pouvait constituer "une chance" pour les entreprises industrielles françaises par rapport à leurs concurrentes allemandes.

"Une immense chance pour l'Allem
agne". Le député écologiste, François de Rugy, estime que cette décision est une "immense chance pour l'Allemagne, qui est aujourd'hui la première puissance économique mondiale". Il a également jugé que c'est "une perspective intéressante pour la France".

Un choix "totalement polit
ique". Anne Lauvergeon, la présidente du groupe nucléaire Areva, a jugé que "c'est une décision totalement politique. Il n'y a pas eu de référendum, ni d'appel à ce que pensait l'opinion publique, même si les sondages montrent l'émotion des Allemands". Et d'ajouter qu'elle s'attend à "une réaction allemande spécifique".

Quant au caractère "irréversible" de cette mesure, Anne Lauvergeon a fait valoir que "d'ici 2022, il peut se passer beaucoup de choses".

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Fwd: Record CO2 emissions in 2010 Bode Ill for Climate- a 4 degree warming scenario anyone?



Join the global meshwork of networks catalyzing the second Renaissance

A message to all members of R2 Global Meshwork


Dear R2 Global Meshworkers
I am a positive, constructive kind of person, but sometimes it pays to simply take a hard look at the facts. Record CO2 emissions in 2010 bode ill for climate change- a 4 degree warming scenario is looking like a real possibility. We do not yet know the precise consequences of such a scenario, except that they will be disastrous for most species, and for us.
Record CO2 emissions in 2010 Bode Ill for Climate
The International Energy Agency has issued new estimates that show greenhouse gas emissions from global energy generation reached record highs in 2010. Energy-related carbon dioxide emissions in 2010 reached 30.6 Gigatonnes (Gt), a 5% jump from the previous record year in 2008. 2009 saw a decline in emissions due to the global economic recession, though that effect now seems short-lived. Noted climate scientist Lord Stern of the London School of Economics said: "These figures indicate that [emissions] are now close to being back on a 'business as usual' path." Perhaps these latest figures will spur action. While dignitaries talk and politicians dither, the planet heats, and we are running out of time to make the changes in our lifestyles and expectations that must happen if we are to prevent more catastrophic climate change.
What can we do about this? We need to become more active in applying pressure on the politicians and regulators that have the power to say no to coal, oil and gas. I would love to hear your views and suggestions on what works best in this regard where you are- please let us know.
There are also some more upbeat blogs and videos on the R2 Meshwork this week, so come and join us for the latest in what it takes to be a successful social innovator and entrepreneur.
Have a wonderful week, and be bold- we need people like you more than ever. Go to your personal page on the meshwork and invite at least two friends to join us in this cause.
All the best
Robin and the R2 Team

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colloque DD-EES au Collège de France 6-7 juin 2011

http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/cha_eur/lenergie_enjeux_socioeconomiqu.htm

lundi 30 mai 2011

Fwd: Pourquoi le débat sur le nucléaire a changé de nature - Infos GNY /latribune.fr - SFEN VdL


 

Source : La Tribune

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110527trib000624955/pourquoi-le-debat-sur-le-nucleaire-a-change-de-nature.html

Le monde d'après :


Pourquoi le débat sur le nucléaire a changé de nature


Source : La Tribune.fr - 27/05/2011 | 20:11 - |

Copyright Reuters
Par Eric Benhamou, éditorialiste à La Tribune

Un nouveau front antinucléaire vient de s'ouvrir. Et il devrait se révéler bien plus redoutable pour la filière industrielle que les assauts des associations antinucléaires qui ne cessent d'alerter le monde sur les risques de l'atome. La catastrophe de Fukushima du 11 mars, dont l'ampleur des dégâts a été manifestement sous-estimée par l'opérateur japonais Tepco, a certes ravivé l'inquiétude de l'opinion publique, essentiellement en Europe, à laquelle les États devront répondre par des exigences accrues de sécurité. Mais elle a surtout jeté une lumière crue sur les coûts réels de l'électricité produite par l'énergie nucléaire et instillé le doute sur la compétitivité de cette énergie. Et cette fois-ci, ce ne sont pas les militants écologistes qui l'affirment, mais les industriels de la filière nucléaire eux-mêmes. Aux États-Unis, le débat sur l'intérêt économique du nucléaire est clairement lancé. Thomas O'Malley, le PDG d'Energy Group, l'un des principaux opérateurs d'électricité américain, a même estimé que l'industrie nucléaire « était grillée », car devenue trop chère, pour expliquer sa décision de renoncer à un important projet de centrale nucléaire au profit du gaz.

Dans le sillage du gouvernement allemand qui souhaite sortir du nucléaire d'ici à 2022, le groupe Siemens s'interroge sur son avenir dans cette filière. Rien n'est officiellement décidé. Mais, clairement, le ton n'est plus le même au siège du conglomérat, qui avait rompu son alliance avec Areva, il y a deux ans, pour nouer un accord ambitieux avec le russe Rosatom. Aujourd'hui, ce nouveau partenariat semble bien compromis, tout comme son objectif de « devenir le leader mondial du marché du nucléaire ». Cette semaine, c'est au tour du géant américain General Electric d'anticiper une énergie solaire plus compétitive que l'énergie fossile et nucléaire d'ici à cinq ans.

De fait, et toutes les études concordent sur ce point, le coût d'investissement et/ou de production de l'énergie nucléaire ne cesse d'augmenter avec le temps. C'est même l'une des caractéristiques de l'industrie nucléaire que l'on retrouve nulle part ailleurs : tous les bénéfices de la courbe d'expérience sont neutralisés par la complexification croissante des projets. Le chercheur Arnulf Grubler démontre ainsi, sur l'exemple français, une évolution quasiment linéaire des coûts au kilowatt depuis 1977.

Entre 1977 et 1998, les coûts d'investissement ont été ainsi multipliés par 2,6. Pire, le coût d'investissement de la centrale de Flamanville qui utilise les nouveaux réacteurs EPR (3.500 euros/kW) confirme cette progression linéaire des coûts. Conclusion du chercheur : « L'augmentation des coûts est intrinsèque à ce type de technologie qui se caractérise par une complexité croissante très difficilement gérable et qui vient contrarier les effets a priori positifs de la standardisation et de l'effet d'échelle. » Le professeur d'économie François Lévêque, dans une étude publiée sur le site Energypolicyblog.com, démontre également que les évaluations de coûts progressent au fur et à mesure de la date à laquelle elles sont réalisées. Il est en effet difficile d'imaginer que les coûts décroîtront du fait des nouvelles exigences de sécurité imposées par les États mais également par les assureurs, les agences de notation et les financiers. Chacun réclame en effet de plus en plus de garanties : le préjudice estimé de Fukushima s'élève à plus de 100 milliards de dollars, une facture qui sera très largement supportée par le consommateur japonais. Dans cette trajectoire, les énergies renouvelables gagneront mécaniquement en compétitivité. Reste un problème : l'énergie verte s'accompagne inévitablement d'économies d'énergie, ce qui ne fait pas l'affaire des électriciens.

Eric Benhamou - 27/05/2011, 20:11

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samedi 28 mai 2011

Fwd: Fukushima : 70 000 personnes trop exposées à la radioactivité- Infos - rue89 - SFEN Vdl


Objet : Fukushima : 70 000 personnes trop exposées à la radioactivité- Infos - rue89 - SFEN Vdl

http://www.rue89.com/planete89/2011/05/27/radioactivite-a-fukushima-encore-70-000-personnes-trop-exposees-206171

Fukushima : 70 000 personnes trop exposées à la radioactivité

 

Habitants du village Kawauchi évacués en bus (Issei Kato/Reuters).

Deux mois et demi après la catastrophe de Fukushima, des dizaines de milliers de Japonais sont exposés à des doses de radioactivité inquiétantes, et une partie de la nourriture (thé et produits de la mer) n'est pas consommable. Quand l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et ses homologues étrangers proposent leur collaboration aux autorités japonaises, ils essuient un « refus poli ». Seuls les Etats-Unis, en raison de leur importante présence militaire, se sont imposés pour relever et cartographier la radioactivité.

Quand Greenpeace a envoyé son Rainbow Warrior sur place, l'association n'a pas été autorisée à pénétrer dans les eaux territoriales japonaises. Elle s'est donc contentée de prélèvements sur la côte et à 22 km au large de la centrale nucléaire accidentée.

Malgré le peu d'information indépendante disponible, des relevés sont supérieurs aux doses limites.

1 L'eau de mer est gravement contaminée

Sur les algues prélevées par Greenpeace, le niveau de radioactivité (iode et césium) est 50 fois supérieur à la limite autorisée à la consommation. Certes, aucun bateau n'est autorisé à pêcher dans cette zone, mais il est possible que cette pollution se prolonge pendant des années, voire des décennies.

Jamais depuis les débuts du nucléaire civil la contamination de la mer n'a été d'une telle ampleur. Didier Champion, directeur de l'environnement à l'IRSN, commente :

« On ne sait pas comment évolue l'iode radioactif à moyen terme. Il y a aura un impact peut-être jusqu'à 100 km de la centrale. »


D'où vient cette radioactivité ? L'eau, envoyée à grand peine pour refroidir les réacteurs et contaminée par le combustible, a fui en mer, entre le 21 mars et le 7 avril. Il y en avait de telles quantités qu'elle n'a pas pu être contenue dans l'enceinte de la centrale.

Une fois en mer, ces « panaches marins » se dispersent au large au gré des marées, et plus on s'éloigne de la côte, plus la contamination est faible.

Pour Sophia Majnoni, chargée de campagne nucléaire à Greenpeace, « les brèches des tranchées de stockage étaient censées avoir été colmatées, mais vu les doses mesurés, il y a probablement eu de nouvelles fuites ». Tepco a d'ailleurs reconnu cette semaine une fuite radioactive de 57 tonnes d'eau.

2Des rayonnements émis au-delà de la zone d'évacuation

La centrale n'est plus la cocotte-minute qu'elle fut juste après l'accident, quand Tepco avait le choix entre laisser la pression monter dans les réacteurs et risquer l'explosion ou dégazer volontairement. Ces rejets importants de radioactivité ont terminé leur course dans le sol.

Très peu d'informations proviennent du Japon sur la dispersion atmosphérique, regrette l'IRSN. En revanche, Didier Champion explique :

« Le 15 mars, le vent a soufflé vers la terre, il a plu et des particules d'air radioactif ont contaminé le sol. Ces dépôts radioactifs diffusent des rayonnements gamma, comme un coup de soleil invisible. Sur une journée, ces doses sont très faibles.

Mais l'exposition sur une année correspond à 10 mSv, la dose à partir de laquelle il est souhaitable d'évacuer les populations. »


Justement, pour éviter de devoir évacuer trop de monde, les autorités japonaises ont augmenté le seuil légal, le faisant passer à 20 mSv/ an. Un seuil qui équivaut à celui des travailleurs du nucléaire en France, et qui est jugé criminel par certains experts indépendants. Rappelons qu'en France, la population ne doit pas être exposée à plus de 1 mSv/an.

Selon les estimations de l'IRSN, quelque 70 000 personnes pourront être exposées à des doses de 10 mSv/an et « il serait souhaitable de les évacuer ». Le gouvernement japonais, qui a déjà sur les bras 80 000 sans abris évacués de la zone, se refuse à augmenter l'aire d'évacuation.

Cette carte des dépôts en césium, réalisée le 29 avril à partir des données officielles japonaises, montre que la zone d'évacuation autour de la centrale (30 km depuis le 11 avril, le deuxième cercle sur le plan) est de taille largement insuffisante.

carte radioactivité japon

Las, le Japon n'a pas demandé d'aide au G8 de Deauville, et est resté dans le club des pays riches aidant le printemps arabe et l'Afrique démocratique.

3 Côté aliments, attention au thé et aux champignons

Si la pêche est interdite, Sophia Majnoni de Greenpeace dénonce une « absence de gestion de la contamination marine, car c'est la première fois que ça arrive. Ils essaient de noyer le poisson. » Elle précise :

« Les algues sont consommées et il n'y a pas de campagne de prélèvements sur les coquillages et les crustacés. Le 10 mai, quand on a demandé aux autorités s'il y avait des contrôles de prévus, ils nous ont répondu que non. »


Pour le reste de la chaîne alimentaire, on sait à peu près à quelle vitesse baisse la contamination : l'iode 131 a une demi-vie de huit jours, c'est-à-dire que sa radioactivité baisse de moitié tous les huit jours. Mais pour le césium 137, la demi-vie est de trente ans.

Trois denrées végétales sont encore contaminées par les retombées radioactives datant du mois de mars : les pousses de bambou, les champignons et les feuilles de thé.

Pour le thé, la concentration en césium reste supérieure aux doses limites, y compris dans des feuilles prélevées le 12 mai, et ce jusqu'au sud de Tokyo. Les autorités locales ont suspendu les ventes de thé et demandé le rappel des produits déjà expédiés, assure RFI.

Photo : Habitants du village Kawauchi évacués en bus (Issei Kato/Reuters).



Fwd: Le désert africain, futur fournisseur d'électricité de l'Europe? - Infos - 20minutes.fr - SFEN VdL


Objet : Le désert africain, futur fournisseur d'électricité de l'Europe? - Infos - 20minutes.fr - SFEN VdL


Le désert africain, futur fournisseur d'électricité de l'Europe?

9 commentaires
Créé le 27/05/2011 à 14h50 -- Mis à jour le 27/05/2011 à 17h34
 
 

ENVIRONNEMENT - Plusieurs projets de taille très variables sont dans les tuyaux pour trouver de nouvelles sources d'énergie. Le soleil du désert africain et les énergies marines représentent un beau potentiel pour l'Europe...

Nom de code: Desertec. C'est un des projets d'énergies renouvelables les plus ambitieux au monde. Il s'agit de faire coopérer l'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord dans la réalisation de centrales solaires thermiques dans les parties désertiques d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, et d'éoliennes sur la façade nord-ouest de l'Afrique, afin de produire de l'électricité qui serait exportée vers l'Europe, et des systèmes de désalement d'eau. Ce projet pourrait produire jusqu'à 15% des besoins énergétiques européens. Des études ont démontré qu'en utilisant moins de 0,3% de la surface totale des déserts de la région MENA (Moyen-Orient-Afrique du Nord), on peut produire suffisamment d'électricité et d'eau douce pour répondre à l'augmentation des besoins de ces pays et de l'Europe. Soutenue par une vingtaine d'entreprises allemandes, elle pourrait entrer en service progressivement entre 2020 et 2050. La totalité du projet se chiffrerait à 400 milliards d'euros, le transport d'électricité jusqu'à l'Europe représentant la part la plus importante de ce budget.

La France planche sur les énergies marines

Et les autres énergies renouvelables? Même si elles sont beaucoup moins ambitieuses, de nouvelles technologies vont être testées en France ces prochains mois. Une hydrolienne équipée d'une hélice de 10 mètres de diamètre devrait être installée début 2012 au large de l'île d'Ouessant, dans le Fromveur, courant de marée dont la vitesse peut atteindre 9 nœuds (16km/h). Le générateur de cette hydrolienne fournira jusqu'à 500 MW, sauf durant l'étale de basse et de pleine mer où le courant marin diminue très fortement. A terme trois autres machines devraient rejoindre la première dans le cadre du projet de ferme hydrolienne Eusabella.

EDF suit de près l'ensemble des énergies maritimes. Jean-François Astolfi, directeur de la division hydraulique chez EDF, explique que si la part de l'énergie hydraulique devrait rester relativement stable ces prochaines années «il existe d'autres sources. EDF exploite déjà l'usine marémotrice de la Rance, une réussite depuis plus de quarante ans. Mais il y a peu d'endroits en France pour refaire quelque chose d'aussi bien. Le meilleur reste tout de même le littoral de la Manche ou de la mer du Nord. Les hydroliennes représentent, elles, un beau potentiel de développement à travers le monde, car elles délivrent une énergie certes variable mais prédictible donc gérable. En France le nombre de sites est limité, mais nous allons mettre à l'eau un prototype de 2 MW à Paimpol-Bréhat cet été. S'il donne satisfaction nous pourrons poursuivre l'expérience sur un autre site, plus difficile mais plus important. Notre filiale EDF Energies Nouvelles regarde aussi de près l'énergie des vagues. Mais il faut que la grande industrie s'intéresse à ces technologies nouvelles, d'où l'intérêt de ces démonstrateurs.»

L'Ademe souligne de son côté que l'énergie-bois reste un potentiel important pour la fourniture de chaleur, de même que l'incinération des déchets avec valorisation énergétique, et la géothermie profonde dans certaines régions, comme l'Ile-de-France, où elle pourrait représenter 10% du chauffage des bâtiments collectifs.

Mickaël Bosredon


Fwd: « Décarboner » pour se sauver- Infos - GNY / lecercle.lesechos.fr - SFEN VdL


« Décarboner » pour se sauver
26/05/2011 - Les Echos (
http://lecercle.lesechos.fr/node/35396)

Proche de Nicolas Hulot, l'ingénieur Jean-Marc Jancovici propose de faire de la décarbonisation de l'économie un « projet de société ». Et vite... Chronique de son livre "Changer le monde, tout un programme" (Calmann Lévy, 18 €).

Jean-Marc Jancovici n'a jamais été tendre avec les écologistes classiques. A l'heure où Nicolas Hulot (avec qui il travaille depuis plusieurs années, notamment en tant que membre du comité de veille écologique de la Fondation Hulot) ferraille dans les primaires d'Europe Ecologie-Les Verts, JMJ a rédigé son programme idéal pour un futur président. Et, comme toujours, cet adepte de la non-langue de bois ne mâche aucun mot.

Polytechnicien et ingénieur des télécoms, spécialiste des questions d'énergie et de climat, dialecticien et débatteur redoutable, il a une obsession : il faut « décarboner » nos sociétés pour les sauver. Parce que le carbone influe négativement sur le climat des prochaines décennies et parce qu'il faut se préparer au déclin inéluctable des énergies fossiles.

« La dépendance aux énergies fossiles est à terme une dépendance mortelle pour la démocratie, écrit-il. Il serait temps de s'en préoccuper un peu plus sérieusement. » Depuis longtemps, Jancovici a compris l'impact des mots et l'efficacité de la vulgarisation. Son « programme » se veut donc précis et pédagogique - même si plusieurs lectures de certains développements sont parfois nécessaires au non-ingénieur pour en capter tout le sens...

Parce que nous faisons face à une contrainte aval (préserver un climat stable) et une contrainte amont (se défaire de la dépendance aux énergies fossiles), Jancovici propose des politiques extrêmement volontaristes. C'est simple : « Pour franchir le mur du carbone, il faut avant tout réduire la demande d'énergie », donc inventer de nouvelles façons d'habiter (le bâtiment consomme 45 % de l'énergie finale en France) et de nous déplacer. Et changer d'énergies...
« Les » nucléaires en option

En ce domaine, selon lui, le seul choix est d'opter pour « les » nucléaires et le renouvelable. En bon provocateur, il affirme que ce qui vient de se passer au Japon « est paradoxalement plutôt une bonne nouvelle pour le nucléaire ». Face aux dégâts gigantesques, en effet, « les conséquences pour la population de la destruction de quelques réacteurs seront marginales dans l'ensemble ». Des positions qui font évidemment hurler les écologistes (et que Nicolas Hulot se garde bien de reprendre à son compte ces temps-ci). Mais le postulat de JMJ est que le nucléaire ne doit pas être plus dangereux qu'une autre installation industrielle majeure placée dans les mêmes conditions. Et il recommande d'accélérer la recherche sur les centrales nucléaires de quatrième génération, censées être plus sûres.

« Tout un programme » ne plaira pas à tout le monde, c'est une évidence. Peu importe : pour Jancovici, « la décarbonisation de l'économie est une affaire d'une telle ampleur qu'elle mérite mille fois le titre de "projet de société" » et il faut s'y attaquer vite. Cet autoproclamé « comptable du carbone » s'est fixé une mission : réconcilier l'environnement et l'économie. « La défense de l'environnement, lance-t-il, doit devenir une préoccupation primordiale de nos sociétés ; et donc de notre économie, non parce qu'il est immoral de le dégrader, mais parce que c'est le patrimoine sur lequel nous fondons notre survie et notre prospérité. »

L'e
xtrait « Bien gérer la sortie de scène du "père Fossile" ne va pas être une mince affaire. [...] Nous n'avons toujours pas pris le bon virage et fonçons avec détermination vers une impasse. Combien de temps allons-nous encore hésiter ? »

FRANÇOIS BOURBOULON

Les Echos

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Fondaterra Fetd27 mai 17:06
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