dimanche 10 janvier 2010

RESUMER : Les journées inaugurales de l’Université Intégrale en 2008 et 2009

Les journées inaugurales de l'Université Intégrale en 2008 et 2009

 

Pourquoi l'Université Intégrale ?

Nous vivons une période de grands changements, avec un progrès des techniques considérable et une mondialisation de la pensée et de la vie humaine, notamment aux niveaux commercial, culturel et politique. Des civilisations qui ne se connaissaient pas et qui se développaient indépendamment les unes des autres, sont amenées à vivre ensemble, pour le meilleur et pour le pire. Par le biais de transports de plus en plus rapides et de réseaux informatiques qui recouvrent toute la planète, l'homme a virtuellement accès à toutes les connaissances de l'humanité. Cette richesse de connaissance et de rencontres prend place dans un contexte de crise civilisationnelle, qui se décline notamment sur les plans écologique, social et économique, mettant sérieusement en question la survie de l'humanité.  L'approche intégrale entend à la fois répondre aux grands défis qui se présentent à l'humanité, et annoncer l'émergence d'une nouvelle pensée au niveau planétaire, ouverte aux différences culturelles et au dialogue entre les civilisations.

 

Ervin Laszlo, le fondateur au niveau international du Club de Budapest, est reconnu comme un des initiateurs de l'évolution de la théorie des systèmes, la systémique, vers une approche plus intégrale. En créant l'Université Intégrale à Paris, notre souhait était premièrement de faire mieux connaître l'approche intégrale en France où elle était restée encore relativement méconnue et deuxièmement de mettre en perspective les travaux d'Ervin Laszlo en les replaçant dans le contexte plus large des autres chercheurs de ce domaine. Nous nous sommes intéressés plus particulièrement en France aux travaux de Jean-Eric Aubert, Carine Dartiguepeyrou, Thierry Gaudin, Jacques Lesourne, Bruno Marion, Edgar Morin, Michel Saloff Coste, Jean Staune et dans le monde aux travaux de Sri Aurobindo, Teilhard de Chardin, Ken Wilber, Don Beck et Steve McIntosh. Dans le futur, nous aimerions élargir cette mise en perspective à d'autres chercheurs, en France et à l'international. Les quelques journées que nous avons pu organiser ne sont que des premiers balbutiements par rapport à un véritable travail universitaire, à développer dans l'avenir.

 

 

La première journée de l'Université Intégrale le 28 février 2008 a eu pour thème : Qu'est-ce que l'approche intégrale ?

Lors de cette journée, nous avons explicité ce que nous entendons par l'approche intégrale. Pour cela nous avons fait référence et nous avons utilisé les trois grands types d'entrées utilisés dans tout travail encyclopédique :

Nous avons premièrement attiré l'attention sur des concepts et des notions qui nous paraissent structurer l'approche intégrale.

Deuxièmement, nous avons nommé un certain nombre d'auteurs reconnus pour avoir apporté des éléments essentiels à l'approche intégrale.

Troisièmement nous avons constitué une liste de lieux emblématiques où l'approche intégrale depuis un siècle s'est développée d'une manière singulière. 

Pendant cette première journée nous avons affirmé notre volonté de construire l'Université Intégrale à Paris sur les bases d'une logique internationale, ouverte à tous les courants de l'approche systémique et intégrale dans leur diversité épistémologique.

 

Intervenants : Eric Allodi, Etienne Avronsart, Carine Dartiguepeyrou, Bruno Marion, Marion Peterson, Eric de Rochefort, Michel Saloff Coste, Brian Van Der Horst.

 

 

Dans la deuxième journée le 16 Octobre 2008 nous avons focalisé notre attention sur la question centrale de la cohérence entre la pensée et l'action : Comment intégrer la pensée intégrale ?

La journée était construite autour de témoignages de personnalités singulières qui ont expliqué comment ils ont découvert l'approche intégrale, comment ils l'ont appliquée et comment ils l'ont développée à travers des actions et créations significatives.

 

Intervenants : Eric Allodi, Thierry Gaudin, Ervin Laszlo, Chris Peytier, Michel Saloff-Coste, Brian Van Der Horst, Robin Wood.

La  troisième journée le 13 Janvier 2009 a eu comme thème l'éducation : Comment repenser notre façon de penser ?

Quelles sont les caractéristiques d'un « Bon, Beau, Vrai » enseignement intégral ?

Ouverture et compréhension des autres cultures par l'intérieur.

Respect de la singularité de chacun et de son altérité.

Education physique et mentale, mais aussi éducation du cœur et de l'esprit à travers le sport, la science, l'art, la philosophie et la spiritualité.

Capacité critique à « méta analyser » la démarche analytique que l'on met en œuvre.

 

Intervenants : Etienne Avronsart, Diane Baran, Robert Branche, Justine Caulliez, Delphine Charvolin, Henri Conze, Carine Dartiguepeyrou, Marc Fleuriet, Bénédicte Fumey, Marine Goodmorning, Alain Gourhant, Caroline Guidetti, Sophie Laleman, Martine Laval, Solen Penchèvre, Chris Peytier, Cécile Priou, Michel Saloff Coste, André Staropoli, Antonella Verdiani.

 

 

La  quatrième journée le 10 Mars 2009 a eu comme thème la crise : Comment répondre de manière positive, durable et intégrale à la crise systémique contemporaine ?

Quelles sont les grandes caractéristiques de la crise systémique contemporaine dans ses dimensions, économiques sociales et écologiques ?

En quoi cette crise est différente des précédentes et quel diagnostic en faire ?

Les réponses apportées aujourd'hui dans le monde et en France sont-elles pertinentes, adaptées et suffisantes ?

 

Intervenants : Jean-Eric Aubert, Etienne Avronsart, Carine Dartiguepeyrou, Thierry Gaudin, Sophie Laleman, Bruno Marion, Edgar Morin, Michel Saloff Coste, Gérard Schoun, Patrick Viveret, Robin Wood.

 

La cinquième journée le 23 Juin 2009 a eu comme thème le développement durable : Sociétés durables et écologie intégrale, comment passer de la vision à l'action ?

Aujourd'hui, l'heure n'est plus uniquement aux bilans. Les premières initiatives telles que Limits to Growth de Meadows (1973), le Manifeste du Club de Budapest pour une conscience planétaire (1980) et plus récemment la Déclaration de l'état d'urgence d'Ervin Laszlo (2009) nous donnent un aperçu international et synthétique des faits et diagnostics que l'on peut faire en matière de durabilité sur l'ensemble de la planète. La question est à présent de sortir de nos contradictions pour déployer une réforme de nos modes de pensée et de vie. C'est bien avec cette ambition que nous avons placé cette cinquième journée de l'Université Intégrale : replacer l'homme au cœur du vivant et dégager des pistes de congruence entre la vision et l'action pour accélérer la transformation de nos sociétés vers la durabilité.

Nous avons cherché en particulier à répondre aux questions suivantes :

Pourquoi le développement durable, tel que défini par les instances internationales (environnemental, social et économique), nous confronte-t-il à nos contradictions ?

Comment arbitrer les priorités entre écologie, économie et société ?

Quelles sont les pistes de gouvernance pour mettre en œuvre la durabilité ?

Comment le vivant peut-il inspirer notre vision du monde ?

Comment repenser et organiser notre agriculture ?

Quels sont les éléments clés d'une vision durable ?

Comment agir de manière écologique et intégrale au quotidien ?

Qu'est-ce que écologie intégrale ?

 

Intervenants : Etienne Avronsart, Amandine Barthélémy, Tapas Bhatt, Gauthier Chapelle, Carine Dartiguepeyrou, Philippe Desbrosses, Bénédicte Fumey, Caroline Gervais, Yolaine La Bigne, Karim Lapp, Elisabeth Laville, Michel Saloff Coste.

 

La sixième journée de l'Université Intégrale le Samedi 24 Octobre 2009 a pour thématique : Civilisations du futur et futur des civilisations ?

 

Nous sommes dans une période de transformation économique, sociale et écologique. Il devient important de développer des solutions pour survivre à court terme sans négliger de construire un futur durable et d'investir sur le long terme.

Comment civiliser le futur ?

A quoi ressembleraient les possibles civilisations du futur ?

Quelles sont les nouvelles approches en matière économique, sociale et écologique qui permettent d'illustrer les civilisations du futur ?

Comment civiliser le futur pour le rendre enthousiasmant et redonner à l'humanité confiance dans son destin ?

A quoi ressemblerait, une civilisation qui réponde aux enjeux actuels par des solutions innovantes ?

Des initiatives nouvelles, parfois relevant de nouveaux paradigmes, se manifestent un peu partout à travers de multiples initiatives et expérimentations : comment les  expliciter et les catalyser ?

 

Intervenants : Etienne Avronsart, Anne de Bétancourt, Carine Dartiguepeyrou, Jean-Baptiste de Foucault, Bénédicte Fumey, Thierry Gaudin, Sophie Laleman, Jacques Lesourne, Bruno Marion, Michel Saloff Coste, Jean Staune.

 

 

Projets

 

Le futur de l'Université Intégrale est aujourd'hui en débat. Différentes suites se dessinent, et leur réalisation dépendra des motivations des uns et des autres et des moyens que nous pourrons réunir pour le développement des projets.

Une piste en cours d'exploration consiste à développer des ateliers et des séminaires de mise en pratique permettant la réappropriation de l'approche intégrale dans la vie au quotidien.

Une deuxième piste consiste à approfondir les thématiques de recherche fondamentale pour apporter des éclairages nouveaux sur certains aspects théoriques.

Une troisième piste vise à tisser des liens avec les autres centres de recherche et d'enseignement utilisant l'approche intégrale dans le monde.

Une quatrième piste pose la question de l'accessibilité et de la diffusion de l'approche intégrale à un plus grand nombre.

Une cinquième piste consiste en un travail de comparaison (benchmarking) des meilleures pratiques au niveau international de l'approche intégrale et systémique appliquée au développement durable.

 

 

Document de synthèse réalisé par Carine Dartiguepeyrou et Michel Saloff Coste avec l'aide de Michel Nguyen The, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, docteur de l'Ecole Polytechnique, membre de l'Université intégrale.








Fwd: TR et Tres bonne année à tous...


DE : Jean-Marc JANCOVICI <jean-marc.jancovici@polytechnique.org>
Objet : le carbone c'est la santé, pas l'émettre (en 2010) c'est la conserver (plus tard), les prisonniers du fossile seront des imb... (air connu, merci Henri Salvador !)

Chers amis, ennemis (hélas, il doit bien en traîner quelques uns par
ici), et tous les bipèdes en âge de lire qui viendront à croiser ces
quelques lignes,

Nous avons eu chaud, mais heureusement la catastrophe a pu être évitée
de justesse : il s'en est vraiment fallu de peu pour que 2010 soit placé
sous le signe d'un ennui mortel. Pensez donc : si Copenhague s'était
"bien" achevé, avec Obama embrassant Jintao sur la bouche pendant que
Lula et Sarkozy dansaient la polka derrière avec de grands panneaux "yes
we did it", si le Conseil constitutionnel avait avalisé la taxe carbone
dans notre pays en se contentant d'exhorter à augmenter le taux et
l'assiette aussi vite que possible (mais c'était peut-être beaucoup
demander à des "sages" qui seront tous morts bientôt, se demande le
simili-Baffie de service ?), qu'est-ce que les amis du carbone auraient
pu faire pour s'occuper cette année ? Rien ! Nada ! Bernique ! Peau de
zébu ! Nos amis de l'ONU ont donc fort bien géré l'affaire en gardant un
peu de suspense pour 2010, à commencer par le fait que d'ici à fin
janvier tous les pays vont devoir remettre leur copie en expliquant ce
qu'ils se donnent comme programme de travail. Les bookmakers londoniens
se frottent les mains devant l'afflux de paris à venir...

Ding, dong, intermède publicitaire :
- qu'attendre de Copenhague ? (avant les négos) :
http://www.manicore.com/documentation/articles/entretiens/FNSEA.html
- que dire de Copenhague ? (pendant les négos) :
http://www.manicore.com/documentation/articles/entretiens/chat_metro.html
- que conclure de Copenhague ? (après les négos) :
http://www.manicore.com/documentation/articles/Copenhague.html
ding dong, fin de l'intermède publicitaire

De ce fait vous serez nécessairement d'accord avec moi : au niveau où en
est déjà le chômage, pas la peine d'en rajouter en mettant "à pied" les
quelques milliers d'olibrius qui s'agitent désormais autour du bilan
carbone et de ses petits cousins. Imaginez que l'Ademe, en croyant créer
les emplois de demain, ait surtout créé les chômeurs de demain, pour le
coup on était mal...

Puis viennent nos amis du Conseil constitutionnel qui ont décidé que la
taxe carbone devait aussi s'appliquer aux sites industriels qui sont
dans le système européen des quotas. Quand on sait que ces quotas ne
seront pas attribués de manière payante avant 2013, ca revient à dire
que la taxe carbone devra attendre 2013 pour s'appliquer ? Il faut
espérer que non, car ce que nos amis du Conseil et nos amis de
Copenhague tendent à oublier, c'est que la taxe carbone, dans un pays
qui importe 99% de son pétrole et 97% de son gaz (je parle de la France,
évidemment), aura pour premier effet de nous éviter de revivre l'année
2009 tous les ans, en nous sortant peu à peu d'une dépendance aux
hydrocarbures qui risque de nous faire très mal bien avant que le climat
ne change significativement...

Ding, dong, nouvel intermède publicitaire :
- une petite (enfin petite...) explication de textes sur le thème
"qu'est-ce que le prix du CO2 ?", qui rappelle qu'il y a une composante
climat, mais aussi une composante Abdallah/Poutine/Chavez/Ahmadinejad et
consorts... : http://www.manicore.com/documentation/serre/prix_CO2.html
- une petite tribune publiée dans Le Figaro avant la décision du
gouvernement sur la pertinence de cette taxe/contribution :
http://www.manicore.com/documentation/articles/taxe_C_figaro.html
- une petite réaction après la décision du Conseil constitutionnel :
http://www.manicore.com/documentation/articles/entretiens/sud_ouest_decision.html
-  une petite tribune qui a rappelé avant même la décision du Conseil
constitutionnel que ce dernier n'a vu qu'un des aspects de l'affaire en
oubliant le pétrole dans ses attendus :
http://www.manicore.com/documentation/articles/petrole_pas_cher.html
- enfin pour ceux qui ont la flemme de lire (ô que je les comprends !)
un très court - donc très mauvais - résumé de ce qui précède en 2
minutes chrono, format imposé à la radio ! :
http://www.france-info.com/spip.php?page=archive_sous_theme&theme=81&sous_theme=442
ding dong, fin du 2è intermède publicitaire

Bref, la très bonne nouvelle en ce début janvier 2010, c'est que
question carbone, tout ou presque reste à faire, et je ne parle même pas
de France Info qui, à l'heure à laquelle je tape ce message, accorde
plus de place au Paris-Dakar qu'au le pic du production du pétrole sur
son antenne. Avec -3°C à Paris prévus pour demain, on va même pouvoir
recommencer à batailler contre Allègre, car j'attends avec impatience
qu'il explique que l'existence même d'hivers prouve que le monde ne peut
pas se réchauffer ! (l'animal n'a peur de rien, je vous assure, ceci est
toujours valable :
http://www.manicore.com/documentation/serre/ouvrages/verite.html).

Evidemment, quelques esprits chagrins ne manqueront pas de faire
remarquer que ces petits frissons qui agrémentent le quotidien risquent
de s'acheter un peu cher, et que, comme le dit si bien un chroniqueur
anglais du Guardian, George Monbiot, en prenant autant de temps pour
nous retrousser les manches "we are borrowing time at punishing rates".
Les esprits chagrins (toujours les mêmes, ils peuvent resservir
plusieurs fois) feront alors remarquer que la prédiction de l'apocalypse
pour demain, y'en a marre, parce que depuis le Club de Rome on y a droit
tous les jours sans que le ciel ne nous soit tombé sur la tête.

Ding, dong, dernier intermède publicitaire :
- finalement, pour savoir le Club de Rome - en fait l'équipe Meadows du
MIT - avait tort ou raison, que pensez vous de l'idée de comparer ce que
nous avons vécu avec ce qu'ils avaient envisagé pour l'avenir ? Un
chercheur australien, sûrement pour contrarier le Conseil
constitutionnel :-), a fait cela pour vous... :
http://www.manicore.com/documentation/club_rome.html (milieu de la page,
mais vous pouvez (re)lire le début si vous avez manqué le premier épisode).
ding dong, fin du dernier intermède publicitaire

Voyons donc les choses de manière positive (de toute façon, l'optimisme
se commande-t-il ? :
http://www.manicore.com/documentation/serre/optimiste.html), nous nous
apprêtons assurément à vivre une année - et une décennie - qui, à tout
le moins, préparera des événements qui n'endormiront pas les enfants
pour ce qu'il restera de cours d'histoire en 2050. Alors, elle est pas
belle la vie ? Je n'ai donc que de bonnes raisons de vous souhaiter,
pour ces 8760 heures (moins les quelques unes que vous avez déjà
utilisées) à venir, joie, bonheur, et tout le tralala qui va avec. Forza !

Et puis je profite évidemment de ce mot pour remercier tous ceux qui ont
dégainé plus vite que moi pour la promesse de moments magiques pour
cette année, et pour remercier par anticipation ceux qui le feront plus
tard, si j'oublie de le faire au bon moment !

Très cordialement à tou(te)s

Jean-Marc Jancovici

PS : un peu de rab pour ceux qui n'ont pas encore de "crise de foie
carbonique" :
- un an de recensions de "C'est Maintenant" :
http://www.manicore.com/documentation/articles/maintenant_critiques.html
- la même chose pour "le changement climatique expliqué à ma fille" :
http://www.manicore.com/documentation/articles/explique_critiques.html
- quelques compléments dans la page sur les enregistrements de
conférences ou émissions passées :
http://www.manicore.com/documentation/articles/conferences.html
- quelques conférences grand public déjà programmées pour le 1er
semestre 2010 :
http://www.manicore.com/documentation/articles/avenir_media.html

______________________________________________________
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le carbone
sans jamais oser le demander : www.manicore.com
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir etc mais sans aimer la lecture :
www.manicore.com/documentation/articles/conferences.html
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur VOTRE carbone
(contre une ridicule facture) : www.carbone4.com
Le CO2 et moi et moi et moi : www.bilancarbonepersonnel.org
Ah, ces journalistes... :
www.combloux.com/fr/animations/les-entretiens-de-combloux.html
______________________________________________________



Prospective 21OO

Prospective 21OO 

 

Premières « conférences 21OO » en 2010 
à l'ISEP 17h30 à 19h45 
 
N°105. La métrologie peut-elle être utile à la santé ? Apports des concepts de base de la 
métrologie à la biologie médicale (20 janvier 2010) 
par Marc PRIEL, Directeur Honoraire de la Métrologie, Laboratoire National de Métrologie et d'Essais. 

 

  N°106. Mégapôles du monde (27 janvier 2010)  
 par Joël le QUEMENT, Universitaire, Fonctionnaire Européen, retraité. 

 

N°107. Alertes grippales et autres : quels enjeux pour la santé publique ? (titre à confirmer) (3 
février 2010)   
 par Dr Marc GIRARD, Médecin expert en pharmacologie. 

 

N°108. Cités marines et développement durable : quelques projets (titre à confirmer) (10 février 
2010)   
 par Jacques ROUGERIE, Architecte, Membre de l'Institut. 

 

N°109. Prospective mondiale de l'énergie (titre à confirmer) (17 février 2010)   
par Claude MANDIL, Ingénieur Général du Corps des Mines, Ancien Directeur Exécutif de l'Agence 
Internationale de l'Energie. 

 

N°110. Vers un système juridique mondial ? Utopie d'un droit international libéré de l'emprise 
du concept de juridiction nationale (A Utopie to free International Law from past oriented 
Conditionings of National Jurisdictions and exclusive Souvereignty) (10 mars 2010)   
par Prof Dr Christian KOENIG, Professeur, Directeur du « Center for European Integration studies », 
Université de Bonn, Allemagne. 

 

à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème 
Métro : Notre Dame des Champs 
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes 

vendredi 8 janvier 2010

14 Janvier 2010 > RENCONTRE DEBAT "L'ARGENT, UNE VALEUR SANS VALEURS ?"

http://www.cjdes.org/1274-RENCONTRE_DEBAT_L_ARGENT_UNE_VALEUR_SANS_VALEURS

 

En présence de :
Patrick VIVERET, Philosophe et Auteur du rapport « Reconsidérer la richesse »
Paul JORION, Anthropologue et sociologue
Charles-Henri FILIPPI, Auteur de «l’Argent sans maître »
Rencontre animée par Jean-Philippe MILESY, Délégué de Rencontres sociales.

 

Liens

Programme de la rencontre - fichier PDF 487 ko

Bulletin de participation rencontre du 14 janvier 2010 - fichier DOC 58 ko

 

vendredi 1 janvier 2010

Fwd: L'habitat groupé, ou comment vivre ensemble chacun chez soi



En lien avec notre prochaine UI…
 
Bénédicte Fumey  
 
 
 
Synthèse
L'habitat groupé, ou comment vivre ensemble chacun chez soi

LE MONDE | 28.12.09 | 14h47  •  Mis à jour le 29.12.09 | 12h46 


Laure Teulières, 40 ans, n'a jamais eu de "rêve pavillonnaire". L'habitat idéal pour cette historienne, maître de conférences à l'université de Toulouse II-Le Mirail, rime plutôt avec "écologie, solidarité, mixité sociale et générationnelle".

Depuis 2007, avec une vingtaine de familles toulousaines, elle travaille à deux projets d'habitat groupé coopératif. Le petit groupe, qui s'est constitué en association, La Jeune Pousse, comprend des chômeurs, un ingénieur, un artisan chauffagiste, une assistante sociale, des retraités... tous unis par le même désir de vivre dans des habitations écologiques gérées collectivement. Chacun y aura son appartement mais les familles se partageront des parties communes (buanderies, atelier, salle polyvalente et chambres pour y recevoir les hôtes de passage...).
Plusieurs statuts sont possibles pour les projets collectifs d'habitat : les cohabitants peuvent se constituer en copropriété, en société civile immobilière (SCI), ou en société civile coopérative de construction (SCCC). Ces différentes solutions ne sont pas toujours bien adaptées notamment en cas de départ et de remplacement d'un propriétaire de l'habitat groupé. Contrairement aux coopératives d'habitants, toutes ces solutions laissent possible une spéculation sur la valeur immobilière des biens construits.

Depuis trois ans, des dizaines de collectifs comme La Jeune Pousse se sont créés autour de projets d'habitat groupé. Derrière ce terme se cachent des formules diverses qui vont de la bande de copains, prêts à partager quelques espaces communs, à des projets plus ambitieux autour de familles réunies dans une coopérative d'habitants. Une centaine de projets seraient en cours dans toute la France.

L'habitat groupé n'est pas vraiment une nouveauté. Dans les années 1970, ce concept collait à l'air du temps. De nombreux collectifs d'habitants fonctionnaient alors sur le mode de l'autogestion. Si quelques-uns survécurent à la décennie suivante, la dynamique était bel et bien cassée. "Les dernières réalisations ont plus de vingt-cinq ans, explique Philippe Yven, chargé de mission habitat durable au sein de l'association Cohérence. Au milieu des années 1980, c'est clairement le modèle de l'habitat individuel qui s'est imposé."

Aujourd'hui, l'envolée des prix de l'immobilier, les préoccupations environnementales et le désir de retrouver du lien social expliquent ce regain d'intérêt. "Aucun d'entre nous n'aurait les moyens d'habiter dans une maison en ville avec un jardin. Ce rêve devient possible en se regroupant", témoigne Carole Contant, présidente de l'association Parasol, qui soutient le projet rennais "Les Graines urbaines".

La conscience écologique est aussi un moteur. Grâce à des achats groupés et à l'autopromotion, la construction à plusieurs permet de faire des économies d'échelle et rend plus accessible le bâti à haute performance énergétique. L'empreinte écologique peut aussi être réduite en mettant en place un système de covoiturage.

Mais la motivation principale reste l'envie de partager un habitat et des valeurs communes, tout en gardant une intimité. "C'est le retour d'une certaine convivialité, l'esprit d'un village sans les commérages", analyse Carole Contant. La revendication d'un chez-soi est d'ailleurs une des différences avec les expériences communautaires à la mode soixante-huitarde, où la sphère privée était souvent phagocytée par la collectivité.

Ces programmes de construction ne sont pourtant pas faciles à mettre en oeuvre et ne conviennent pas à tout le monde. "Il ne faut pas avoir besoin de se loger rapidement, explique Olivier Cencetti, coordinateur de L'Echo-habitants, une association nantaise. Entre les premières discussions autour du projet et l'emménagement, il faut au minimum de quatre à cinq ans."

Il manque aussi un cadre législatif adapté. "Depuis la loi Chalandon de 1971, le statut de coopérative d'habitants n'est plus reconnu, déplore Bertille Darragon, coordinatrice d'Habicoop, une association militante lyonnaise. Les outils juridiques actuels ne répondent pas à la demande. On est obligés de faire des montages complexes pour respecter au mieux les principes coopératifs de propriété collective, de lutte contre la spéculation et de démocratie."

Dans ce contexte, une expertise extérieure est souvent nécessaire. Perçue comme un gage de sérieux, elle permet aussi de démarcher plus facilement élus et bailleurs sociaux, de plus en plus intéressés. "Nous sommes impliqués dans une dizaine de programmes d'habitat groupé", détaille Vincent Lourier, directeur de la Fédération nationale des sociétés coopératives d'HLM, qui compte 165 membres. Issus de la "famille" coopérative, ces bailleurs, dont la mission principale est d'assurer l'accession à la propriété de familles modestes, sont naturellement plus enclins à accompagner des projets d'habitat groupé. Mais à Lyon, Grenoble ou Besançon, des offices publics et des sociétés anonymes HLM appuient aussi ces initiatives.

Quant aux élus, ils ont bien compris l'intérêt de la démarche. "L'habitat groupé limite l'étalement urbain. Il permet aussi d'avoir des îlots d'habitants responsables, impliqués dans la vie sociale du quartier, et qui vont contribuer à son animation", poursuit M. Lourier. Strasbourg ou Rennes ont d'ores et déjà réservé des logements pour des projets d'habitat groupé dans leurs éco-quartiers en construction. Une tendance qui pourrait donner un sérieux coup de pouce aux promoteurs de ce type d'habitat.

 

 

jeudi 31 décembre 2009

Fwd: À Sydney, Michael Mobbs vit dans une maison 100 % durable


À Sydney, Michael Mobbs vit dans une maison 100 % durable

Lien permanent vers cet article :
http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/334034/a-sydney-michael-mobbs-vit-dans-une-maison-100-durable.html



Des particuliers réduisent leurs émissions de CO2. Comme cet ancien avocat australien qui a aménagé sa maison pour la rendre autosuffisante en eau et en électricité.

Ce qui surprend au premier abord, c'est l'odeur de compost. À moins de cinq minutes de la gare centrale de Sydney, le contraste est saisissant avec les gaz d'échappements. Chippendale n'a pourtant rien d'un bout de campagne en ville. Les maisons victoriennes de ce quartier résidentiel sont bien trop imbriquées les unes aux autres pour laisser pousser le moindre carré de verdure entre les avenues congestionnées de Broadway et de Cleveland Street. Seuls quelques beaux arbres trouvent encore assez de place le long des trottoirs ou dans certaines courettes d'immeubles. Sauf sur Myrtle Street, d'où semblent justement venir les effluves de fumier.

« Je le récupère dans les poubelles du quartier », explique Michael Mobbs, qui a colonisé le trottoir pour y planter, « un jardin communautaire, en libre accès ». Les plans de piments, de coriandre ou de mandarines démarrent à peine mais le jardinier se veut confiant en étalant sa paille fermentée autour des pieds. « C'est un nouveau projet. J'essaie de produire notre propre nourriture », s'enthousiasme le résident du n° 58, devant l'?il morne du voisin. Michael Mobbs n'en est pas à son coup d'essai. Depuis près de vingt ans, cet ancien avocat, qui a découvert les questions d'environnement en travaillant pour la régie des eaux de Sydney, s'est mis en tête d'arrêter de polluer. « Au moins à titre individuel », dit-il. Aujourd'hui en cultivant ses propres légumes dans la rue, hier en mettant au point la première maison 100 % durable de Sydney. Ou presque. « Je vis comme un fermier, mais au c?ur de la plus grande agglomération d'Australie », dit-il.

Le monde entier est venu visiter la maison des Mobbs. Elle fait encore régulièrement la manchette des journaux spécialisés et chaque semaine reçoit la visite des élèves ingénieurs de l'université technologique de Sydney. « C'est une chance pour eux d'avoir un tel sujet d'étude au coin de la rue », apprécie le professeur qui encadre le groupe. Depuis bientôt quinze ans, la maison durable, à une encablure des tours énergivores du centre de Sydney, inspire les architectes et les défenseurs de l'environnement. Le livre qu'y a consacré Michael en 1998 continue d'être un succès de librairie. Plus de 50.000 exemplaires ont déjà été écoulés et la dixième édition de « Sustainable House » est actuellement en rupture de stock.

Espace grand ouvert

À première vue pourtant, rien ne différencie le n° 58 des autres paliers de la rue. Même espace étriqué derrière la clôture en fer forgé, même façade sombre malgré le crépi blanc qui recouvre la brique. « Le but de l'opération n'était pas de changer une maison qui date de 1890, mais d'en améliorer le fonctionnement », rappelle Michael Mobbs. En 1996, la famille pense surtout à agrandir cuisine et salle de bains. « J'étais d'accord pour mettre quelques panneaux solaires sur le toit, mais quand Michael a commencé à me montrer ses plans pour rendre la maison autosuffisante en eau et en électricité, j'ai commencé à m'alarmer », sourit Heather, l'épouse fidèle et fière aujourd'hui des décisions prises par son mari. Le thé est servi dans la cuisine justement, sur le grand plan de travail en Inox qui recouvre machines à laver et micro-onde. L'espace est grand ouvert, derrière les baies vitrées qui laissent voir quelques poules dans le petit jardin du fond. Les vieux murs en pierre et la cheminée ont été recouverts de chaux pour donner un peu de chaleur et de luminosité au rez-de-chaussée, pendant que du premier étage descendent de larges puits de lumière naturelle découpés dans le toit et qui se reflètent dans les miroirs de l'escalier.

Voilà pour le plus visible, car les principaux éléments techniques de la maison sont, comme pour les voitures, sous le capot. Ou plutôt sur le toit, pour les 18 panneaux solaires qui alimentent la maison en électricité. Et sous le jardin, pour la cuve de 10.000 litres qui couvre les besoins en eau. « Pas entièrement, précise toutefois Michael Mobbs, car certaines années il ne pleut pas assez sur notre parcelle. » La maison est déconnectée du réseau municipal et les 100.000 litres utilisés chaque année au 58 Myrtle Street « proviennent à 95 % de ce que nous recyclons », assure, factures en main, le propriétaire des lieux. Sa grande fierté, c'est d'avoir réussi à collecter et à consommer toute l'eau de pluie qui tombe chez lui.

Plus d'un mètre d'eau arrose chaque année Sydney, avant de rejoindre directement les égouts. « Intolérable dans un pays comme l'Australie », tonne celui qui avait dès le début à c?ur de montrer « qu'il est possible de boire de l'eau de Sydney ». Pour réussir son pari, Michael a dessiné lui-même les filtres et les collecteurs qui font le tri dans les gouttières. Débarrassée des feuilles et autres débris, l'eau rejoint alors un savant réseau de tuyaux, planqué sous le potager. « Les premiers litres qui contiennent toute la boue sont dirigés vers la cuve d'arrosage et le reste est traité pour la consommation courante », explique le concepteur du système, qui trouve même « un goût d'eau de source », à sa production. Succès total aussi pour l'électricité, la maison vend même certaines années quelques kilowattheures à l'opérateur privé du réseau de Sydney. La famille a dû régler 65 cents pour les trois derniers mois. « C'est à cause du réfrigérateur, il consomme près de 50 % de notre énergie solaire à lui seul », regrette Michael. Au final, les Mobbs déboursent moins de 300 dollars par an (170 euros) en eau et électricité, soit dix fois moins qu'avant les travaux.

Compromis

Sur les 100.000 euros investis pour les transformations, un tiers a été consacré à réduire l'empreinte écologique de la maison, entre l'achat des panneaux solaires, de la cuve de récupération et du système de traitement et de recyclage des eaux. « Dans du neuf, ces éléments peuvent être inclus dès le début du projet, les frais sont alors réduits de moitié. Dans de l'ancien, c'est une succession de compromis techniques et financiers, assure Michael. Ce n'est de toute façon pas une question de prix. » L'essentiel est ailleurs. « La maison est perfectible mais elle montre que chacun a le pouvoir de changer les choses », veut croire l'ancien avocat, qui estime faire baisser « d'une vingtaine de tonnes », le montant d'oxyde de carbone relâché chaque année par sa maison dans l'atmosphère.

Olivier Caslin à Brisbane

 

lundi 28 décembre 2009

TR: Fantastic: context is key




De : Brian Van der Horst <brianvdh@gmail.com>
Date : 27 décembre 2009 13:58:11 HNEC

Objet : TR: Fantastic:  context is key

 
Enjoy !

The Known Universe takes viewers from the Himalayas through our atmosphere and the inky black of space to the afterglow of the Big Bang. Every star, planet, and quasar seen in the film is possible because of the world's most complete four-dimensional map of the universe, the Digital Universe Atlas that is maintained and updated by astrophysicists at the American Museum of Natural History. The new film, created by the Museum, is part of an exhibition, Visions of the Cosmos: From the Milky Ocean to an Evolving Universe, at the Rubin Museum of Art in Manhattan through May 2010. 
 

Fwd: transition towns



De : Brian Van der Horst <brianvdh@gmail.com>

Objet : transition towns

 

Inspiration for 2010? Uk's great examples on transition

Posted: 26 Dec 2009 04:12 AM PST

Being back in London, back from India, the mountains and Tibetan refuge in Dharamsala, the inspiring organic learning community and probably the accumulated time of 8 months with various communities and life styles, I felt like coming off a roller coaster with many intense spinning loops that make you feel all dizzy when you are back on the ground. That kind where you knees get all wabbly and it takes some moments of deep breath and a firm grip to the handrail to reorient yourself to your environment and go back to carry on doing what you were doing before you went onto the ride in the first place.
 
It became very clear to me, that moving back into urban life - well pretty much London's fast paced metropolitan life - where things are very different, it will be rather difficult for me to carry on doing things the way I was doing them before I left and also really I don't want to.
 
Manish's term of 'Home Activism' stuck with me, where the way you life your life - not on the streets, in the public but for yourself and with your family and friends, can make a huge difference. I think the film below on transition towns in the UK and in the world (there are 256 transition towns in the world) is a good reminder at the end of 2009, of all the great energy and great stories of people and communities moving into more wholesome living across the country in the UK and inspiring more and more places in the world to follow the initial move of Totnes.
(The film is about 45 min long and worthwhile seeing in one go)
 
'Never doubt that a small group of thoughtful, committed citizens can change the world.
Indeed, it is the only thing that ever has.'
- Margaret Mead