lundi 28 septembre 2009

Fwd: CONFERENCE 21OO N°101 - 21 OCTOBRE 2009


Objet : CONFERENCE 21OO N°101 - 21 OCTOBRE 2009

 
PROSPECTIVE 21OO
 
Cher Membre
 
Je vous prie de noter ci-après l'annonce d'une prochaine conférence du soir de PROSPECTIVE 2100, le mercredi 21 octobre 2009 :
(vous pourrez bientôt retrouver ces informations sur le site internet de Prospective 21OO à l'adresse : http://www.2100.org ):
 
 
Conférence 21OO N° 101
 

NANOTECHNOLOGIES :

L'état de l'art et les perspectives

 
par
 
Dr. OUDEA Coumar
Chef de Projet Micro et Nano Technologies,
EADS – Astrium Space Transportation
Les Mureaux – France
Tél : 33 (0)1 39 06 28 34
 
Depuis une vingtaine d'années, les scientifiques ont franchi une frontière, en parvenant à travailler et manipuler la matière à l'échelle du nanomètre, disons du milliardième de mètre. Cela conduit à des prouesses de matériaux inédits, électroniques, et aussi à de fascinantes autant qu'inquiétantes perspectives en matière de santé.
 
Leur banalisation est prévue avant 2020, mais leur impact est déjà mesurable dans certains domaines. On rencontre des nanos dans les verres autonettoyants, les lunettes de soleil filtrantes. Les nanotubes de carbone servent déjà à renforcer les raquettes de tennis, les balles de golf, les cadres de vélo.
 
De nombreuses études, plus ou moins sérieuses, pointent le caractère nocif des nouveaux matériaux développés. Dans l'immédiat, c'est le syndrome « amiante » qui inquiète les spécialistes.
 
La difficulté à organiser le transfert de technologie du laboratoire à l'industrie est l'un des principaux « Challenge » au développement des nanotechnologies. Les start-up qui n'ont pas de moyens technologiques suffisants ont difficilement accès aux salles blanches ; ainsi, les technologies sont développées par des start-up qui survivent sur des marchés de niche, ou qui meurent.
 
 
 
 
Mercredi 21 octobre 2009 à 17h45
 
à l'ISEP - 28, rue Notre Dame des Champs - Paris 6ème
Métro : Notre Dame des Champs
Parking FNAC: 153 bis Rue de Rennes
 
 
Je vous prie de bien vouloir confirmer votre participation par retour de mail.
Je vous remercie de votre coopération et vous prie d'agréer, Cher Membre, l'expression de mes meilleurs sentiments.
 

Lucien DESCHAMPS

Secrétaire Général

 
 
 
 
Nathalie DESCHAMPS – DJERMOUNE
 
Prospective 21OO
 

«Il est désormais temps pour chacun d'entre nous de prendre sa part de responsabilité dans la réponse globale aux défis mondiaux». Barack Obama


  • Obama : l'Amérique n'a pas à résoudre les problèmes seule

    Julie Connan (lefigaro.fr)
    23/09/2009 | Mise à jour : 17:49
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    Pour son premier grand oral à la tribune de l'ONU, le président américain a appelé de ses vœux une «nouvelle ère de coopération internationale», face aux défis diplomatiques, climatiques et économiques de la planète.

    «Il est désormais temps pour chacun d'entre nous de prendre sa part de responsabilité dans la réponse globale aux défis mondiaux». Barack Obama s'est montré offensif, mais généraliste, mardi, lors de sa première incursion en terrain onusien, devant la 64e Assemblée des Nations unies, à New York. Le président américain n'a fait ni proposition, ni annonce particulière, pendant ce plaidoyer d'une quarantaine de minutes, devant plus de 120 chefs d'Etat.

    Obama «le multilatéraliste» a davantage profité de cette tribune inédite pour exposer sa nouvelle approche diplomatique et rompre une énième fois avec l'époque Bush, en prônant une «nouvelle ère de la coopération internationale» (voir la vidéo CNN ci-dessous). «Les discours isolés ne résoudront pas nos problèmes», a-t-il affirmé. «Et en 2009, plus qu'à n'importe quel autre moment de l'histoire de l'humanité, les intérêts des nations et des peuples sont partagés», a ajouté le 44e président américain, vivement applaudi. Pour appuyer son propos, Barack Obama a d'ailleurs convoqué son illustre prédécesseur Franklin Delano Roosevelt : «La paix mondiale ne peut pas être l'œuvre d'un seul homme, d'un seul parti ou d'une seule nation. Cette paix doit reposer sur un effort de coopération du monde entier.»

    Après avoir énuméré toutes les grandes décisions prises par son Administration depuis neuf mois (interdiction de la torture, annonce de la fermeture de Guantanamo, retrait des troupes de combat américaines d'Irak…), Barack Obama a distingué les quatre grands piliers qui doivent guider la coopération internationale : le désarmement nucléaire, la promotion de la paix et de la sécurité, la préservation de la planète, une économie mondiale offrant des garanties à tous.


    La légitimité des colonies juives récusée


    S'agissant du nucléaire, le président américain a une nouvelle fois épinglé l'Iran et la Corée du Nord, en affirmant que ces deux pays étaient sur une pente dangereuse pour le monde et devaient en assumer les conséquences. Quant à la promotion de la paix, il a longuement insisté sur la nécessité de reprendre les pourparlers au Proche-Orient. Au lendemain de la rencontre tripartite, qui, à défaut de permettre de relancer ces négociations, a offert une photo symbolique avec son homologue palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, Barack Obama a également récusé la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne.

    Comme la veille au sommet le l'ONU sur le climat, le locataire de la Maison-Blanche a par ailleurs appelé les nations à travailler de concert face aux dangers du réchauffement climatique.

    Dernier volet de ce quadratique : l'économie. A la veille de la grand-messe du G20 à Pittsburgh, Barack Obama a défendu un renforcement des règles de tous les centres financiers, «de façon à mettre fin à la cupidité, aux excès et aux abus qui nous ont menés au désastre et éviter qu'une telle crise se reproduise jamais». La supervision financière est l'un des sujets centraux que doivent aborder les chefs d'Etat et de gouvernement lors de ce sommet, jeudi et vendredi.

    Après avoir donné le «la» de cette Assemblée générale, Barack Obama doit être suivi à la tribune par les présidents Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil), Mouammar Kadhafi (Libye), Nicolas Sarkozy (France), Dmitri Medvedev (Russie), Mahmoud Ahmadinejad (Iran) ainsi que par le premier ministre britannique Gordon Brown.







Sarkozy : «Nous devons inventer un monde nouveau»

Sarkozy : «Nous devons inventer un monde nouveau»

lefigaro.fr (avec AFP)
23/09/2009 | Mise à jour : 21:53
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Pour le président français, les grandes puissances doivent actuellement affronter un défi comparable à l'après-Seconde Guerre mondiale, afin d'enrayer la crise et éviter une «catastrophe écologique planétaire».

A la veille du G20 de Pittsburgh et à moins de trois mois du sommet de Copenhague sur le climat, Nicolas Sarkozy a mis la pression sur ses homologues étrangers, lors de la 64e Assemblée générale de l'ONU. Pendant quinze minutes, le président français a énuméré à la tribune les défis à relever, «en plein milieu d'une crise économique et financière sans précédent» et «à la veille d'une catastrophe écologique planétaire». «Nous devons maintenant inventer un monde nouveau où les folies d'hier ne seront plus possibles», a-t-il déclaré, quelques heures aprèsl'intervention de Barack Obama. Selon lui, les grandes puissances se trouvent face à une situation comparable à celle de l'après-Seconde Guerre mondiale.

Pour mettre en place cette «nouvelle gouvernance», Nicolas Sarkozy a notamment défendu une réforme de provisoire du Conseil de sécurité, «avant la fin de l'année». «La crise nous oblige à faire preuve d'imagination et d'audace», a-t-il lancé.

Selon lui, «les pays les plus développés ne peuvent prétendre gouverner seuls l'humanité» et il faut «élargir le cercle des membres permanents et non permanents du Conseil de sécurité».

La France réclame depuis des mois un élargissement du Conseil de sécurité, qui semble toutefois peu probable. «Il est inacceptable que le continent africain n'ait pas un membre permanent au Conseil de Sécurité, ou que le continent sud-américain avec cette grande puissance qu'est le Brésil, ou l'Inde avec son milliard d'habitants, ou encore le Japon ou l'Allemagne en soient exclus», a-t-il de nouveau jugé. «Il en va de la légitimité de l'ONU, de sa capacité à agir dans un moment où le monde a tant besoin que la Communauté internationale tout entière se mobilise pour relever des défis sans précédent».


«Rien ne serait pire qu'un compromis médiocre»


Le président français a également affirmé qu'il fallait «aller jusqu'au bout de la refondation du capitalisme financier», du système monétaire international, «en finir avec les paradis fiscaux», «limiter les fluctuations des cours des matières premières soumis à une spéculation excessive». «Réformer le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, c'est une nécessité», a-t-il plaidé. Autant de thèmes que Nicolas Sarkozy aura l'occasion de développer à Pittsburgh, jeudi et vendredi.

Il a par ailleurs de nouveau insisté pour que des «engagements sur des objectifs chiffrés en matière d'émission de gaz à effet de serre» soient fixés à Copenhague en décembre, ainsi que pour la création d'une organisation mondiale de l'environnement et pour une taxe carbone aux frontières. Des propositions déjà présentées la veille au sommet de l'ONU pour le climat.

«On ne peut pas demander aux pays en développement qui ont tant de retard et aux plus pauvres qui doivent faire face à tant de difficultés de respecter ces normes sans les aider dans leurs efforts», a-t-il également déclaré. Avant de lancer en avertissement ferme en guise de conclusion : «A Pittsburgh comme à Copenhague, je le dis solennellement, rien ne serait pire qu'un compromis médiocre».







samedi 26 septembre 2009

Sémiotique de la crise

Publié par Paul Jorion dans Constitution pour l’économie, Economie, Monde financier, Philosophie des sciences, monnaie, tags: capitalisme, Constitution pour l’économie, G20, Philosophie des sciences, science économique

Jean Maxence Granier de Think-Out Research & Consulting me fait parvenir un texte très intéressant intitulé Sémiotique de la crise qu’il m’autorise à diffuser.

Il distingue quatre conceptions – qu’il appelle « postures » – de sortie d’une crise appelées A, B, C et D, s’étageant du bénin A où le système autorégulé oscille de manière cyclique, au catastrophique D, où il est irréparable, en passant par B où le système survit, bien que difficilement, pour retrouver sa forme originelle, et C où le système survit mais uniquement parce qu’il subit une authentique métamorphose et se retrouve à l’arrivée très différent de son point de départ.

Pour A, Granier ne trouve aucun auteur qui défende cette interprétation de la crise et ceci dit-il, à juste titre, parce qu’elle dépasse d’ores et déjà en gravité le stade où une telle lecture pourrait encore se justifier. Parmi les auteurs défendant une conception de type B, il retient Patrick Artus, Michel Aglietta et Jacques Attali. Pour la « posture » C, les trois noms retenus par lui sont Joseph Stiglitz, Paul Krugman et moi-même. Et pour le type D, Alain Badiou, Jean-Claude Michéa et Immanuel Wallerstein.

Ce qui est très intéressant, et qui rejoint le propos de mon billet précédent, est le fait que les mesures qui sont prises actuellement au plus haut niveau, aussi bien en Europe qu’aux États–Unis, correspondent à une interprétation de la crise comme relevant du type A, celle qu’aucun analyste digne d’être mentionné par Granier, ne défend plus.


vendredi 25 septembre 2009

DÉPLACEMENT DE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AUX ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE DU 21 AU 25 SEPTEMBRE 2009

DÉPLACEMENT DE MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

AUX ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE DU 21 AU 25 SEPTEMBRE 2009

- NEW YORK -

64ème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES

(21 - 24 septembre 2009)

- SOMMET DE PITTSBURGH (Pennsylvanie) -

(24 - 25 septembre 2009)

Programme du déplacement - Décalage horaire H-6

New York – 64ème Assemblée Générale des Nations Unies

Lundi 21 septembre

20h00 Entretien bilatéral de M. le Président de la République avec M. HU Jintao,

Président de la République populaire de Chine à l’hôtel « Waldorf Astoria »

Mardi 22 septembre

09h00 Séance d’ouverture du Sommet sur le climat

15h00 Entretien bilatéral de M. le Président de la République avec M. Benyamin

NETANYAHOU, Premier ministre de l’Etat d’Israël, à l’hôtel « Le Carlyle »

20h00 Dîner offert par M. BAN Ki-moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations

Unies, en l’honneur des Chefs de délégation participant au Sommet sur le climat


Mercredi 23 septembre

11h15 Entretien bilatéral de M. le Président de la République avec M. Dmitri MEDVEDEV,

Président de la Fédération de Russie à la Mission permanente de la France auprès

des Nations Unies

12h30 Intervention de M. le Président de la République devant l’Assemblée Générale

des Nations Unies

16h00 Réunion avec le Fonds Mondial, ONUSIDA et l’UNICEF, aux Nations Unies

18h30 Réception offerte par M. le Président de la République et Mme Carla SARKOZY en

l’honneur de la communauté française au Manhattan Center Studio

Allocution de M. le Président de la République

Jeudi 24 septembre

09h15 Réunion au Sommet du Conseil de Sécurité consacrée au désarmement nucléaire

et à la non prolifération, sous présidence américaine

12h00 Réunion du « Groupe des amis du Pakistan » à l’hôtel « Waldorf Astoria »

Sommet de Pittsburgh (Pennsylvanie)

19h00 Réception offerte par M. Barack OBAMA, Président des Etats-Unis d'Amérique, et

Madame Michelle OBAMA en l'honneur des Chefs de délégation et leurs conjoints

19h30 Dîner de travail offert par M. Barack OBAMA en l’honneur des Chefs de délégation,

au « Phipps Conservatory and Botanical Gardens » sur la « Réforme du système

international »

Vendredi 25 septembre

09h30 Séance plénière au Centre de Convention « Les défis du retour à la croissance »

12h30 Photographie de famille au Centre de Convention

12h45 Déjeuner de travail au Centre de Convention « Energie/ climat/ commerce

international »

14h00 Deuxième séance plénière au Centre de Convention « Réforme de la régulation

financière »

16h15 Conférence de presse de M. le Président de la République


Le Président Français Monsieur Nicolas Sarkosy : Discours à l'occasion de la 64ème Assemblée générale des Nations Unies


Lien : http://www.elysee.fr/documents/index.php?mode=cview&press_id=2939&cat_id=7&lang=fr


New York – Mercredi 23 septembre 2009


Monsieur le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies,
Monsieur le Secrétaire Général,
Mesdames et Messieurs les chefs d’Etat et de gouvernement,
Mesdames et Messieurs les représentants des Etats,

En prenant la parole devant vous aujourd’hui, au nom de la France, j’ai bien conscience que dans les circonstances où nous nous trouvons, nous sommes tous confrontés à une responsabilité historique.

Nous sommes en plein milieu d’une crise financière, économique, sociale sans précédent ; nous sommes à la veille d’une catastrophe écologique planétaire ; nous devons maintenant inventer un monde nouveau où les folies d’hier ne seront plus possibles. C’est la responsabilité qui nous incombe.

Nous savons tous maintenant vers quelles catastrophes peut nous conduire notre obstination à essayer de régler les problèmes du XXIe siècle avec les instruments et les idées du XXe siècle [...]

jeudi 24 septembre 2009

Ervin Laszlo on 2012

Fwd: TR: Grippe A : un médecin sur deux refuse de se faire vacciner



Grippe A : un médecin sur deux refuse de se faire vacciner
LEMONDE.FR | 21.09.09 | 19h27  •  Mis à jour le 22.09.09 | 16h44

 

 

Un remède pire que le mal ? Selon un sondage IFOP publié lundi 21 septembre par le Quotidien du médecin, seuls 52 % des médecins libéraux seraient prêts à être vaccinés contre le virus H1N1. Une adhésion faible pour une catégorie professionnelle désignée comme prioritaire par le ministère de la santé. Même son de cloche du côté des infirmiers. Selon les résultats d'une consultation menée par le Syndicat national des professionnels infirmiers, 26 % seulement des infirmières seraient disposées à recevoir le vaccin.

 
 
Le groupe pharmaceutique français Sanofi-Aventis pourra livrer à la France ses vaccins contre la grippe H1N1 "à partir de fin novembre", estime son directeur général Chris Viehbacher dans un entretien publié lundi dans Le Figaro. "L'agence européenne du médicament n'a pas encore homologué les vaccins. Nos données cliniques seront prêtes à la mi-octobre (...). Il faudra ensuite quelques semaines pour obtenir les approbations. Nous pourrons livrer la France à partir de fin novembre", déclare M. Viehbacher. Il explique aussi que son laboratoire soumettra deux dossiers aux autorités sanitaires. L'un pour un vaccin avec adjuvant, l'autre sans adjuvant.
 
 
Sur le même sujet

Le phénomène ne touche pas que le secteur médical français. Une étude publiée au Royaume-Uni en août 2009 dans le journal professionnel anglais Nursing Times révélait déjà que seulement tiers des infirmières britanniques accepteraient de se faire vacciner contre le virus H1N1 le cas échéant. Même résultat à Hong Kong, où une étude publiée dans le British medical journal révèle que 48 % des personnels de santé refuseraient l'injection. Si le sondage IFOP mené auprès des médecins libéraux souligne un lien très clair entre le refus de vaccination et la faible inquiétude des médecins vis-à-vis du virus (89% des médecins interrogés se sont dits "confiants" devant l'arrivée de l'épidémie), les autres études révèlent en outre les doutes des professionnels quant à l'innocuité du vaccin.

LES ADJUVANTS EN QUESTION

Les inquiétudes liées au vaccin contre le H1N1 sont de deux types. La première concerne le lien entre la vaccination contre la grippe et le développement du syndrome de Guillain-Barré, une affection neurologique rare mais potentiellement grave. Bien qu'avéré, ce risque ne devrait pas empêcher les gens de se faire vacciner. "La corrélation entre la survenue de syndromes de Guillain-Barré et la vaccination contre la grippe est établie et quantifiée", explique Carmen Kreft-Jaïs, responsable de la pharmacovigilance à l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). "On observe effectivement un à deux cas supplémentaires de Guillain-Barré par million de personnes vaccinées." Deux cas qui ne justifient pas une telle méfiance : "L'évaluation des bénéfices/risques plaide en faveur de la vaccination", confirme Vincent Enouf, responsable du Centre national de référence pour la grippe de l'Institut Pasteur. "D'ailleurs, le nombre de syndromes de Guillain-Barré n'est pas plus élevé que pour le vaccin contre la grippe saisonnière", ajoute-t-il.

Autre sujet d'inquiétude, la présence d'adjuvants dans la composition du vaccin. Les adjuvants sont des substances ajoutées au vaccin afin de stimuler le processus immunitaire et favoriser la fabrication d'anticorps. Or, les adjuvants sont soupçonnés d'être responsables des effets indésirables susceptibles d'apparaître à la suite d'une vaccination. Ils présentent notamment un risque pour les jeunes enfants et les femmes enceintes. Autorisés en France et dans de nombreux autres pays, les adjuvants sont en revanche interdits aux Etats-Unis, un argument très largement repris par les adversaires de la vaccination. Le ministère de la santé américain a récemment accepté d'accorder une immunité juridique aux laboratoires pharmaceutiques produisant le vaccin contre le virus H1N1. Une décision aussitôt  interprétée par les lobbies anti-vaccination comme une preuve de la dangerosité du produit.

Face à la polémique, la ministre de la santé Roselyne Bachelot se veut rassurante. "Par mesure de précaution, en attendant que les procédures de vérifications soient faites, nous proposerons aux femmes enceintes ou aux personnes immuno-déprimées des vaccins sans adjuvant", a-t-elle déclaré dimanche 20 septembre lors de son intervention dans l'émission Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Concernant les réticences des personnels de santé à se faire vacciner, la ministre s'est en revanche montrée confiante. "Je n'imagine pas qu'un professionnel de santé puisse ne pas se faire vacciner", a-t-elle ajouté, contredisant des chiffres nettement plus pessimistes.

Audrey Fournier
 
  

lundi 21 septembre 2009

Les Yes Men refont le monde

Les Yes Men refont le monde

Comment les Yes Men, guérilleros cravatés de la com', ridiculisent le néolibéralisme avec ses propres armes. Désopilant et dévastateur, un manuel de survie en temps de crise.

Ce 3 décembre 2004, vingt ans après la catastrophe industrielle de Bhopal, en Inde, qui a causé plus de 18 000 morts, c'est la stupeur à Wall Street. En direct sur BBC World, un porte-parole de la société Dow Chemicals, répondant au nom étrange de Jude Finisterra, annonce que la firme, assumant enfin les responsabilités de sa filiale Union Carbide, va indemniser ses victimes indiennes à hauteur de 12 milliards de dollars. "C'est la première fois dans l'histoire, souligne-t-il, qu'une société cotée en Bourse (...) adopte une mesure contraire à ses intérêts tout simplement parce qu'elle est juste." En effet. Les actions de Dow dégringolent immédiatement, jusqu'au démenti embarrassé de l'entreprise, quelques heures plus tard, contrainte de clamer à la face du monde son indifférence totale pour les 100 000 malades et le site contaminé. Les Yes Men, autrement dit les "béni-oui-oui", ont encore frappé. Et l'imposture de Jude (saint patron des causes perdues) Finisterra (comme "fin du monde"), en réalité Andy Bichlbaum, a mis la tragédie de Bhopal à la une. Les armes de ces guérilleros de la com', partis à l'assaut du néolibéralisme mondial ? Le costume trois-pièces et le plan médias, les mêmes que celles de leurs ennemis - du géant Halliburton, qui fait fructifier a guerre en Irak, aux promoteurs de La Nouvelle-Orléans, profitant de Katrina pour chasser les pauvres des quartiers historiques, avec la bénédiction des autorités. Pour sauver le monde, les Yes Men et leur cohorte d'avatars (Hanniford Schmidt, Orillo Hochmecks, Erastus Hamm, René Osmin, Northrop Goody...) ont du pain sur la planche.

(France, 2009, 84mn)
ARTE F
Réalisateur: Andy Bichlbaum, Mike Bonanno

http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2848364,scheduleId=2809450.html

Discours du Président de la République sur la stratégie de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique, à Artemare le 10 septembre