mardi 3 mars 2009

TECHNOLOGIES DE L'ESPRIT


 

ARS INDUSTRIALIS ASSOCIATION INTERNATIONALE POUR UNE POLITIQUE INDUSTRIELLE DES TECHNOLOGIES DE L'ESPRIT


 

Motifs de constitution de l'association ARS INDUSTRIALIS : http://www.arsindustrialis.org/economie-du-d%C3%A9sir-et-d%C3%A9sir-en-%C3%A9conomie-2

1. Notre époque est menacée, dans le monde entier, par le fait que la " vie de l'esprit ", pour parler avec des mots de Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux impératifs de l'économie de marché et aux impératifs de retours sur investissement des entreprises qui promeuvent les technologies de ce que l'on appelle les industries culturelles, les industries de programmes, les médias, les télécommunications, et enfin les technologies du savoir, ou technologies cognitives. Tous ces secteurs, étant donnée l'expansion de la numérisation, tendent à s'intégrer, ce que l'on a décrit voici une dizaine d'année comme la convergence de l'audiovisuel, des télécommunications et de l'informatique. Nous appelons cet ensemble le secteur des technologies de l'esprit (malgré la surcharge métaphysique et théologique qui pèse sur ce mot, " esprit ", que nous entendons aussi au sens anglais de mind). Et si le processus d'intégration en quoi consiste la convergence a jusqu'à présent essentiellement et brutalement aggravé les possibilités de contrôle du marché sur la vie de l'esprit, nous soutenons que les technologies de l'esprit peuvent et doivent devenir un nouvel âge de l'esprit, un renouveau de l'esprit, une nouvelle " vie de l'esprit ". Nous pensons que ce renouveau et cette renaissance de l'esprit doivent constituer le motif de ce que nous appelons une politique industrielle de l'esprit.
2. Or, une telle politique industrielle doit aussi être une écologie industrielle de l'esprit. La soumission des technologies de l'esprit aux seuls critères du marché les maintient dans une fonction de technologies de contrôle, au service de " sociétés de contrôle " (nous empruntons cette expression à William Burroughs, à qui Gilles Deleuze l'emprunta lui-même). Cette fonction, qui a pour but de systématiser le développement des applications et des usages des moyens de calcul, de communication et d'information au seul service d'une massification des comportements de production et de consommation dans le sens des intérêts financiers investis à très court terme et très forts rendements dans les entreprises industrielles, bloque l'accès à ces technologies pour toute autre finalité. Et en particulier, elle interdit et obstrue systématiquement le développement des pratiques sociales nouvelles et inédites que non seulement elles permettent, mais qu'elles appellent et par lesquelles seulement, là est notre thèse, ces technologies pourront devenir la base d'une nouvelle époque de la civilisation et permettront d'éviter le chaos dont chacun sent bien qu'il constitue désormais une menace imminente.
3. Ces technologies de " l'âme " ou " de la conscience ", auxquelles sont en train de s'ajuster des technologies du corps et du vivant, visent aujourd'hui à contrôler et à façonner hégémoniquement les modes d'existence individuels et collectifs, et ce, à tous les âges de la vie. Or, ce contrôle des existences, qui est un contrôle et une manipulation des désirs des individus et des groupes, conduit à détruire les possibilités mêmes, pour ces individus et pour ces groupes, d'exister : exister, cela ne peut être qu'exister comme singularité. Et plus précisément, ce contrôle détruit le désir des individus et des groupes - ce que depuis Freud on appelle leur énergie libidinale. Le capitalisme, au XXè siècle, a fait de la libido sa principale énergie : l'énergie qui, canalisée sur les objets de la consommation, permet d'absorber les excédents de la production industrielle, en suscitant, par des moyens de captation de la libido, des désirs entièrement façonnés selon les besoins de la rentabilité des investissements[F1]   . Or, aujourd'hui, cette captation de la libido a fini par la détruire, et ce fait majeur constitue une immense menace pour la civilisation industrielle : elle conduit inévitablement, à terme, à une crise économique mondiale sans précédent.
4. Cette menace contre le désir est une menace contre l'humanité toute entière : la ruine du désir est aussi celle des possibilités de sublimation et de la constitution d'un surmoi, et elle produit conséquemment, au-delà des perturbations économiques induites par le modèle qui oppose production et consommation, des désordres géopolitiques, politiques, sociaux et psychiques extrêmement alarmants. Ces dysfonctionnements, qui deviennent pour l'humanité de véritables fléaux, constituent les manifestations récentes de problèmes que doit résoudre ce qu'il convient donc d'appréhender comme une écologie industrielle de l'esprit et du désir.
5. Le désir est constitué par des pratiques symboliques, que soutiennent des techniques ou des technologies symboliques. Les objets du désir sont intrinsèquement singuliers, et en tant que tels, ils intensifient la singularité du désirant. Or, la fabrication industrielle du désir, qui est rendue possible par les technologies d'information et de communication, consiste à catégoriser les singularités, c'est à dire à rendre calculable ce qui, étant incomparable (le singulier est par essence ce qui ne se compare à rien), est irréductiblement incalculable. Pour autant, les singularités ne sont pas du tout ce qui échappe à la technique ou au calcul, mais ce qui se constitue au contraire par la pratique des techniques, technologies et calculs, en vue d'intensifier ce qui n'est pas réductible au calculable. C'est ce que rendent par exemple immédiatement sensible toutes les formes d'art, comme le poème, dont Claudel écrit : " Il faut qu'il y ait dans le poëme un nombre tel qu'il empêche de compter. " Reste que les technologies d'information et de communication sont précisément les technologies spirituelles, et cela signifie tout aussi bien qu'elles relèvent de la question des techniques de la mémoire dont Michel Foucault analysa le sens comme techniques de " l'écriture de soi ". Il reprit pour les qualifier le terme grec d'hypomnémata, qui fut la grande question de la philosophie dès Platon : celui-ci définit déjà l'écriture comme hypomnésis, c'est à dire comme mémoire technique. En tant que mnémo-technologies, les technologies industrielles de l'esprit sont de nouvelles formes d'hypomnémata. Et comme les hypomnémata de l'âge antique, en particulier dans les écoles stoïciennes et épicuriennes et dans le christianisme primitif, dans la Rome où la skholè grecque devient la pratique romaine de l'otium, les technologies industrielles de l'esprit appellent de nouvelles pratiques, c'est à dire, au bout du compte, de nouvelles organisations sociales. Car la relation des hommes à ces technologies ne peut en aucun cas continuer de se limiter aux usages prescrits par les modes d'emploi et les campagnes de marketing, qui ne tendent qu'à garantir les retours sur investissements les plus rapides possibles, pour des actionnaires qui veulent, comme on dit, des " taux à deux chiffres " - et, si possible jamais inférieurs à 15%.
6. Une telle politique est en effet suicidaire : ce capitalisme est autodestructeur. En affirmant la possibilité d'une politique industrielle de l'esprit, notre association s'assigne tout aussi bien pour but de lutter contre cette tendance autodestructrice du capitalisme, en contribuant à l'invention de pratiques des technologies de l'esprit qui reconstituent des objets de désir et des expériences de la singularité. Nous pensons que le développement de telles pratiques est une condition fondamentale pour un avenir pacifique et mondial de la société industrielle.
7. La question d'économie politique que pose l'avenir industriel est donc la relance du désir - et non simplement la relance de la consommation, comme s'y obstinent frénétiquement les mesures technocratiques et artificielles mises en œuvre dans les pays industriels, et en particulier l'Europe, qui ne cessent d'aggraver le mal qu'elles prétendent réduire. Les industries de l'esprit, qui existent donc déjà, mais qui sont mal orientées et détruisent la société au lieu d'en constituer une nouvelle époque, produisent toutes sortes de technologies d'échanges symboliques toujours accrus, et qui ne vont cesser de se développer dans les décennies à venir - dès à présent, avec les réseaux à haut débit et les liaisons wifi, par exemple, et demain, avec les nanotechnologies. Or, ces appareils et services ne sauraient continuer à croître contre la cohésion sociale et l'intérêt général. Et c'est dans la mesure où la question de l'intérêt général est en effet inscrite dans celle du symbolique que la définition d'une politique industrielle de l'esprit nécessite aussi l'invention d'une nouvelle forme de puissance publique, associant des compétences de toutes natures et de tous horizons, acteurs économiques et institutions publiques, instituts de recherche et associations, économistes, artistes, scientifiques, philosophes, investisseurs, partenaires sociaux, collectivités locales et territoriales, etc.
8. ARS INDUSTRIALIS est située à Paris, en France, mais se définit avant tout comme européenne. Et elle veillera dès ses premiers pas à trouver des interlocuteurs, des partenaires et des adhérents dans les pays d'Europe, et à organiser ses activités hors de France aussi souvent que ce sera possible. Pour autant, c'est une association internationale, et non seulement européenne, qui entend développer des échanges internationaux bien au-delà du continent européen. Elle entend porter sa réflexion au niveau mondial, pour ce qui concerne tous les points évoqués précédemment, et, par voie de conséquence, dans les domaines de l'enseignement, de la recherche, de la science, de l'art, des médias, de l'organisation des services publics de l'audiovisuel, des industries culturelles et des industries de programmes privées, et des politiques d'aménagement du territoire.
9. Outre ses partenaires et adhérents d'Europe et des autres continents, ARS INDUSTRIALIS visera à développer dans les villes de France un réseau de lieux d'activités, d'adhérents et de correspondants.
10. ARS INDUSTRIALIS animera ces différents réseaux en utilisant tous les moyens contemporains de communication disponibles, et recherchera pour cela le soutien d'organisme set de collectivités publics et privés. * Sur la base de ces préalables, ARS INDUSTRIALIS, association internationale pour une politique industrielle de l'esprit, se fixera pour but . d'animer une réflexion collective, internationale et transdisciplinaire, par des moyens tels que des rencontres, des séminaires, des colloques, . de diffuser les résultats de ces travaux par des publications, un site Internet, la rédaction de motions, . de réaliser des études et de faire des propositions, et, chaque fois que ce sera possible, de les mettre en œuvre, par des actions ou par des expérimentations, . de défendre les intérêts de ses membres contre tout préjudice résultant d'une atteinte à l'intérêt collectif qu'elle s'est donné pour objet de défendre. Dans l'immédiat, ARS INDUSTRIALIS organisera des rencontres à Paris en particulier sur les thèmes de . la politique européenne passée et à venir dans le domaine des industries de l'esprit, . l'initiative prise par Google dans le domaine des bibliothèques numériques et les politiques françaises et européenne en la matière, . la question de la recherche scientifique dans le cadre d'une politique industrielle de l'esprit, . les enjeux du sommet mondial de la société de l'information organisé par l'ONU à Tunis en novembre 2005, . les rôles du marketing et de la publicité dans la société industrielle d'hier, d'aujourd'hui et de demain, . l'art et la société industrielle d'hier, d'aujourd'hui et de demain, . la question des langues en Europe, et, au-delà, de la différence idiomatique entendue au sens large, . les désordres psychologiques et les questions de santé publique du point de vue d'une écologie industrielle de l'esprit, . les questions de propriété industrielle, . les points de vue existants aux USA, en Amérique Latine, en Chine, au Japon, notamment, quant à la question d'une politique industrielle de l'esprit et d'une nouvelle puissance publique, en particulier d'une nouvelle puissance publique internationale en ces matières.
Georges Collins, philosophe et critique d'art Marc Crépon, philosophe Catherine Perret, philosophe et critique d'art Bernard Stiegler, philosophe Caroline Stiegler, juriste.
 


Mon chemin est désormais parmi vous.

Cher(e)s ami(e)s,

Mon chemin est désormais parmi vous.

Parmi toutes les personnes de bonne volonté qui veulent s'inscrire dans une émergence de sagesse collective, d'évolution de la conscience, sur une nouvelle terre ou nous nous retrouvons soumis à rudes épreuves et ou les constats alarmants nous appellent à repenser le monde dans sa globalité, dans une vision humaniste et planétaire telle que le décrit Ervin Lazlo et d'autres, philosophes, écrivains, sages, sociologues, scientifiques, journalistes, artistes, intellectuels et nous tous, les êtres humains qui ne souhaitons pas rester passifs et moroses, devant ce qu'a pu caractériser dernièrement Jacques Robin, dans un de ces derniers ouvrages : "l'Urgence de la métamorphose".

Les constats gravissimes et l'état des lieux de la situation sont effectivement nombreux et pour éviter ces reformulations, je voudrais simplement faire preuve de ce que je pourrais appeler un désir de "réenchantement du monde" comme le décrit si bien, entre autre, Patrick Viveret ou Jean marie Pelt et cela pour m'inscrire dans une plus grande lucidité, compréhension, où, désespoir, peurs et angoisses ne viennent pas ou peu déséquilibrer mes pensées que je voudrais garder "éveillées" à la compléxité du réel.

La lecture d'un livre d'Edgar Morin, "Amour Sagesse et Poésie" m'a dernièrement apportée du baume au coeur lorsque depuis de nombreuses années j'avais déjà ressenti la force, la puissance et le pouvoir de la Poésie.

Peut-être ne suis-je pas, finalement, qu'un simple militant syndical et politique, cherchant avec curiosité dans le milieu associatif ce qui engendrera de nouvelles idéologies face à la grave crise des valeurs humaines et politiques, mais aussi un "militant poétique" en quête de sens et du caractère sacré de l'existence, dans les plaisirs et les joies que les arts et la culture nous apportent - véritable oxygène et bouffées nécessaires devant la catastrophe sociale - cherchant également à comprendre comment nous vivons, m'inspirant à la lecture d'un livre de Jean Staune, dans une transversalité : "Notre existence a-t-elle un sens ?"

Le monde est tel que nous le pensons, le voyons, le vivons, mais s'agit-il bien de la réalité ou d'une vision engendrée par notre état d'esprit mis à mal ?

Si notre état d'esprit, notre désir d'intégralité et de vision holistique, notre magnanimité, nous rapprochent de ce que nous voulons comme nouvelle terre, de ce que nous voulons laisser à nos enfants, ce que de chaque action créative et pensée positive de "petit colibri" que nous sommes, nous acheminent dans nos chemins de convergence, dans un "espace sacré des possibilités essentielles", alors oui, un autre monde est possible, passant par notre transformation personnelle indispensable vers ce désir de transformation sociale.

"Nous sommes tous rois, artistes, poètes, musiciens ! Il n'est que de nous ouvrir comme des lotus pour découvrir ce qui était en nous ..."

Amitiés,

Jean marie Noguès







dimanche 1 mars 2009

LIVRES POUR PREPARER LE SEMINAIRE DU 10 MARS

Comme convenu, voici mes propositions de livre :

- Pour Edgar MORIN

1/ - Edgar MORIN : Mon Chemin - Entretiens avec Djénane Kareh
Tager - chez Fayard , je l'ai acheté par l'intermédiaire du club de
Nouvelles Clés - septembre 2008

Dans " Mon chemin" c'est l'homme qui parle, sans dissimuler ses
émotions ni ses passions.Il nous dit sa propre expérience de la vie,
de l"amour, de la poésie, de la vieillesse, de la mort. Ce parcours
fut continu, accompli dans la curiosité jamais assouvie, un
questionnement permanent, un lien inséparable entre la vie et
l'ouevre, une lente gestation de la pensée complexe, mais il fut
discontinu dans les recommencements et les renaissances qui ont scandé
sa vie tous les dix ans .

Edgar MORIN est né à Paris en 1921, d'une famille de nationalité
italienne, d'ascendance judéo-espagnole.Son adolescence est marquée
par la montée en puissance du nazisme, les procès staliniens de
Moscou, la marche somnanbulique vers la guerre. A 20 ans, sous
l'Occupation, il entre à la fois au parti communiste et dans la
résistance gaulliste.Après la guerre, c'est une vie qui se poursuit
dans la résistance au stalinisme, à la guerre d'Algérie, à toutes les
barbaries.

2/ - Journées thèmatiques conçues et animées par Edgar MORIN -
Le défi du XXI ° siècle : Relier les connaissances au Seuil - Octobre
1999 -

Ce livre rassemble les travaux des " journées thématiques " organisées
en mars 1998 sou l'égide du ministre de l'Education , Claude Allègre -
Il s'agit de montrer qu'il était possible de répondre aux grands défis
que la connaissance devra affronter de plus en plus au cours du
troisième millénaire.

- le défi de la globaité, que pose
l'inadéquation aggravée entre un savoir fragmenté et compartimenté
entre les différentes disciplines d'une part, et des réalités
multidimensionnelles , globales, transnationales d'autre part.

- le défi de l'accroissement
ininterrompu des savoirs qui rend sans cesse plus difficile
l'organisation des connaissances autour des problèmes essentiels.

Par ces journées thématiques, on voulait tenter d'intégrer les
disciplines dans des cadres de pensées qui correspondent aux grands
problèmes que se pose l'esprtit : le monde, la terre, la vie,
l'humanité; de donner une égale importance à la culture des humanités
et à la culture scientifique en les faisant communiquer; de régénérer
les vertus cognitives et existentielles de la littérature, de la
poésie, des arts.

Venus de toutes les disciplines et associant leurs compétences les
participants ont apporté la preuve qu'on pouvait ressusciter une
culture et l'enseigner


3/ - Edgar MORIN - La Méthode - 3. La Connaissance de la
Connaissance - au Seuil - octobre 1994

Ce livrede la Connaissance de la Connaissance examine les conditions,
possibilités et limites de la connaissance humaine, conçue dans sa
nature à la fois cérébrale, spirituelle et culturelle . Il aborde les
paradoxes clés : qu'est ce qu'un cerveau qui peut produire un esprit
qui le conçoit ? Qu'est ce qu'un esprit qui peut concevoir un cerveau
qui le produit? Qu'est-ce une qu'une connaissance qui ne saurait
émerger,qu'une connaissance qui, non seulement sans un cerveau et un
esprit, mais aussi sans un language et une culture ? Qu'est-ce une
connaissance qui, bien qu'étant construction et traduction, aspire à
refléter la nature des choses ?

4/ - Edgar MORIN et Anne Brigitte Kern - TERRE - PATRIE au
Seuil - mai 1993

Nous sommes au cinquième siècle de l'ére planétaire. Il y a
déferlement mondial des forces aveugles et barbares, mais il y a aussi
mondialisation de la demande de vivre mieux. Les symptômes de mort et
de naissance se confondent.Cette situation agonique ne vint pas
seulement de l'addition aux conflits traditionnels de crises
nouvelles. C'est un tout qui se nourrit des ingénients conflictuels,
crisiques,problèmatiques et qui porte en lui même le problème des
problèmes : l'impuissance de l'humanité à devenir humanité.

Il est proposé ici une réforme de pensée qui nous permette de
concevoir toutes les choses dans leur contexte et dans le tout
planétaire, une définition de nos finalités terrestres. Il n'y a plus
de salut garanti mais on peut énoncer un évangile de la perdition.

Nous voici sur la miniscule pellicule de vie entourant la minuscule
planète perdue dans le gigantisme univers .Cette planète est pourtant
un monde, le nôtre. Nous découvrons les secrets de notre arbre
généalogique et de notre carte d'identité terrienne, qui nous font
reconnaitre notre matrie terrestre au moment où les sociétés épares
sur le globe sont devenues interdépendantes et où se joue
collectivement le destin de l'humanité.

La prise de conscience de la communauté de destin terrestre doit être
l'événement clé de la fin du millénaire. Nous sommes solidaires dans
et de cette planète . C'est notre Terre-Patrie.

Amitiés à tous

André

Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à "quitter votre région"...


Après la crise financière, la guerre civile ? Préparez-vous à "quitter votre région"...

a crise économique et financière va-t-elle dégénérer en violentes explosions sociales ? En Europe, aux Etats-Unis ou au Japon, la guerre civile est-elle pour demain ? C'est le pronostic quelque peu affolant que dressent les experts du LEAP/Europe 2020, un groupe de réflexion européen, dans leur dernier bulletin daté de mi-février.

Dans cette édition où il est question que la crise entre, au quatrième trimestre 2009, dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale", les experts prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. "Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible."

Selon cette association, formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques et de professionnels européens de différents secteurs, les zones les plus dangereuses sont celles où le système de protection sociale est le plus faible.

La crise serait ainsi à même de susciter de violentes révoltes populaires dont l'intensité serait aggravée par une libre circulation des armes à feu. L'Amérique latine, mais aussi les Etats-Unis sont les zones les plus à risques. "Il y a 200 millions d'armes à feu en circulation aux Etats-Unis, et la violence sociale s'est déjà manifestée via les gangs", rappelle Franck Biancheri, à la tête de l'association. Les experts du LEAP décèlent d'ailleurs déjà des fuites de populations des Etats-Unis vers l'Europe, "où la dangerosité physique directe restera marginale", selon eux.

 

FAIRE DES RÉSERVES

 

Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d'énergie, de nourriture, d'eau, dans les régions dépendantes de l'extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves. Cette perspective apocalyptique pourrait faire sourire si ce groupe de réflexion n'avait, dès février 2006, prédit avec une exactitude troublante le déclenchement et l'enchaînement de la crise. Il y a trois ans, l'association décrivait ainsi la venue d'une "crise systémique mondiale", initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l'effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de - 50 % à - 20 % en un an), puis de l'éclatement de l'ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une "très Grande Dépression" aux Etats-Unis.

Doit-on en conclure que la crise mondiale peut se transformer en guerre mondiale ? "Les pronostics de LEAP sont extrêmes, mais la violence sociale pointe", admet Laurence Boone, économiste chez Barclays.

Reste un espoir, une "dernière chance" selon le LEAP, qui résiderait dans la capacité du G20, qui se réunira le 2 avril à Londres, à arrêter un plan d'action "convaincant et audacieux". Dans ce cas, le monde ne serait toutefois pas tiré d'affaire, puisque les experts ne manquent de rappeler que se profile aussi une sévère crise climatique...

Claire Gatinois





Financial Crisis Report


Financial Crisis Report

 

The U.S. economy shrank by 6.2 percent in fourth quarter 2008
Source: U.S. Bureau of Economic Analysis


In our last issue, we reviewed what the Congressional Research Service--Congress's own nonpartisan think tank--has told both Democratic and Republican members of Congress about the shrinking U.S. economy. Today, let's speed read another of their recent reports, so you'll have the same knowledge members of Congress do.

This report addresses what the last report said was one of the three major causes of the current recession: the widespread turmoil in the financial markets. What has caused the financial markets to buckle and break? It's complicated, but the economists who work for all the members of Congress have made it as simple as they can.

What Happened

"In mid-2007, mounting losses in subprime mortgage markets triggered disturbances throughout the international financial system. The scale of the turmoil has been surprising, given the small size of the U.S. subprime market in relation to global financial markets."

"Nevertheless, a wide range of financial institutions have been affected adversely, many of which had little direct exposure to the subprime mortgage market."

"By September 2008, not a single 'bulge bracket' investment bank remained standing: they had either failed (Lehman Brothers), merged (Merrill Lynch and Bear Stearns), or converted themselves into commercial bank holding companies (Goldman Sachs and Morgan Stanley)."

Why Banks Are Special

"To understand how a relatively small market sector--U.S. subprime mortgages--could trigger such widespread chaos in global markets, it helps to consider ways that financial markets have evolved over decades."

"In the 1930s, the last time this level of turmoil occurred, widespread bank failures were followed by a long economic downturn. In response, Congress recognized that banks were special: their assets tended to be long-term loans and their liabilities were primarily short-term deposits."

"This meant that even sound and solvent banks could be destroyed if depositors sought to withdraw their money at the same time. Their assets were illiquid. Worse, liquidity problems were contagious: if one bank failed, depositors were likely to run on healthy banks."

"To stabilize the country's banking system, Congress instituted deposit insurance and gave bank regulators strong powers to limit the amount of risk that banks could take. Risky activities, like underwriting and the sale of corporate securities, were placed off limits."

When the Game Changed

"Over the years, however, bank services and bank risks migrated outside of the regulatory safety net. Wall Street securities firms, for example, developed the commercial paper market, which replaced much of banks' short-term corporate lending. Investment banks like Merrill Lynch were never subject to the same kind of safety and soundness regulation as commercial banks."

"Newer market participants, like hedge funds, were not subject to any regulation at all. Even regulated banks were gradually allowed to own securities and insurance businesses within a holding company structure, and they were allowed to hold highly risky speculative positions in off-balance sheet 'special purpose entities.'"

"Bank-like investment strategies, such as using leverage (or borrowed money) and financing long-term investments with short-term debt, became common outside the safety net provided by deposit insurance and strong regulation. As a result, nonbank institutions became vulnerable to runs. If markets lost confidence in them, their sources of funds could dry up. And these nonbank runs could also be contagious."

How Complexity Made It Worse

"Another notable development of the past two or three decades is the development of complex and hard-to-value financial instruments. For example, simple debt contracts like home mortgages were sold by the original lenders and packaged into bonds with a wide range of risk and reward characteristics. These bonds were often pooled again and sliced and diced into even more complex packages."

"Synthetic securities were created based on derivative instruments that replicate the price changes of an asset without requiring actual ownership of the asset itself. The relationship between the performance of an underlying financial asset and the complex security or derivative based on it was never simple, and under crisis conditions has proved to be completely unpredictable."

"Complexity reduces transparency. Neither regulators nor market participants can easily assess the true financial condition of firms that hold or trade these newer instruments. Since large parts of derivatives markets are unregulated, there is a global web of financial claims and counterclaims that is essentially invisible to financial supervisors and market participants alike."

Who Wanted More Risk

"The new finance was based on the ability to quantify and disaggregate risks in ways that were not possible before. As derivatives markets grew, a common view was that they made the financial system more efficient and more resilient to shocks: they let risks be transferred to those who were best able to understand them and who were willing to take on risk in search of profits."

"The benefits, in theory, are not confined to market participants. . . . The entire economy gains a valuable shock absorber. If hedge funds and other financial speculators take on credit risk, interest rate risk, currency risk, and so on, the core institutions of the financial system ought to be able to operate in a more stable and predictable environment."

"The crisis suggests that the system has not worked as hoped. Rather than use derivatives and other innovative financial instruments to shed risk, the core institutions have employed them in speculative investment strategies, increasing their risk. The risks of these strategies appeared tolerable, but now it appears that the underlying risk assumptions or models were deficient."

"There remains great uncertainty about the true value of certain financial instruments, especially those with complex structures or for which active trading markets do not exist."

Where the Safety Net Really Snapped

"The shock of losses from rising mortgage delinquencies and foreclosures, though serious, was probably not in itself sufficient to cause the crisis. It was also necessary that the financial system be structured in such a way as to multiply the initial shock and trigger dynamics that caused widening losses among financial institutions."

"Many of the losses occurring in diverse firms and markets have common features: the use of complex, hard-to-value financial instruments; large speculative positions underwritten by borrowed funds, or leverage; and the use of off-the-books entities to remove risky trading activities from the balance sheets of major financial institutions."

"Congress may view the social costs of failed financial speculation as sufficient to warrant new restrictions to reduce the incidence of losses that have systemwide impacts or to put the markets and the economy in a better position to weather such shocks. The Treasury has already proposed a sweeping restructuring of financial regulation."

--Michael Himick






Economie du désir et désir en économie 2

Economie du désir et désir en économie 2
Date: 
28/03/2009 14:00 - 16:30
Lieu: 
Paris

Economie du désir et désir en économie 2, Débat avec Frédéric Lordon - CNRS Bureau d'économie théorique et appliquée, André Orléan - CNRS Paris Jourdan Sciences Economiques et Bernard Stiegler - Président d'Ars Industrialis, Théâtre National de la Colline, 14 rue Malte Brun- 75020 Paris - Métro Gambetta, samedi 28 mars 2009, 14 heures - entrée libre

http://www.facebook.com/l.php?u=http://www.arsindustrialis.org%2Feconomie-du-d%25C3%25A9sir-et-d%25C3%25A9sir-en-%25C3%25A9conomie-2
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vendredi 27 février 2009

Le défi de la crise par Futuribles

> Le défi de la crise par Futuribles
>
> "http://www.facebook.com/l.php?u=http://www.futuribles-revue.com%2Findex.php%3Foption%3Darticle%26access%3Dstandard%26Itemid%3D129%26url%3D%2Farticles%2Ffutur%2Fpdf%2F2009%2F03%2Ffutur_2009_350_3.pdf
> "
>

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(Mary is currently on an extended trip to Africa where she is meeting with Wangari Maathai. We will send her message when she returns.)

Mary Davidson | Philanthropist, Personal Investment Manager Bank of New York (1979-2006)
 
Kosmos Staff
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"As a contemplative in search of what is universally true and real, and recent graduate of JFK University's Consciousness and Transformative Studies MA program, I am naturally drawn to Kosmos Journal as a leading voice of discernment in identifying the global changemakers transforming our world today. I feel called to help extend the reach of Kosmos' work through modern technology and web-based community networks, informing and inviting global citizens around the world to take part in our collective future."

Leslie Olving | Director, Communications, Technology
 
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"With a sensory neuroscience background informing my current research on the many benefits of yoga and meditation, I am fascinated in the intersection of perception, contemplative practices, and nervous system function. I believe that social change effectively starts from within the individual, that one's behavioral evolution through contemplative practice can ripple outwards and have expansive, synergistic effects on others. I am enthusiastic about the Kosmos mission to promote higher consciousness and greater compassion, and to facilitate the emergence of a new global culture."

Stephanie Shorter | Office Manager, Editorial Assistant
 
We plan to interact with you more frequently as we share our resources in the worldwide movement for individual, organizational and global transformation. We will keep you posted on the frontier of the global commons work we are supporting, informing you about how to participate, and looking to learn more about how you are making a difference.
 
Warm wishes,
 
Nancy Roof
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