samedi 15 novembre 2008

COMMENT REPONDRE DE MANIERE POSITIVE, DURABLE ET INTEGRALE A LA CRISE SYSTEMIQUE CONTEMPORAINE DANS SES DIMENSIONS ECONOMIQUE SOCIALE ET ECOLOGIQUE ?

Dossier de préparation de la quatrième journée de l'Université Intégrale qui aura lieu le 10/03/2009 :

LEAP/E2020 estime que la crise systémique globale connaîtra en Mars 2009 un nouveau point d'inflexion d'une importance analogue à celui de Septembre 2008. Notre équipe considère en effet que cette période de l'année 2009 va être caractérisée par une prise de conscience générale de l'existence de trois processus déstabilisateurs majeurs de l'économie mondiale, à savoir: 

1. la prise de conscience de la longue durée de la crise 
2. l'explosion du chômage dans le monde entier 
3. le risque d'effondrement brutal de l'ensemble des systèmes de pension par capitalisation 

Ce point d'inflexion sera ainsi caractérisé par un ensemble de facteurs psychologiques, à savoir la perception générale par les opinions publiques en Europe, en Amérique et en Asie que la crise en cours a échappé au contrôle de toute autorité publique, nationale ou internationale, qu'elle affecte sévèrement toutes les régions du monde même si certaines sont plus affectées que d'autres (voir GEAB N°28), qu'elle touche directement des centaines de millions de personnes dans le monde 'développé' et qu'elle ne fait qu'empirer au fur et à mesure où les conséquences se font sentir dans l'économie réelle. Les gouvernements nationaux et les institutions internationales n'ont plus qu'un trimestre pour se préparer à cette situation qui est potentiellement porteuse d'un risque majeur de chaos social. 








COMMENT REPONDRE DE MANIERE POSITIVE, DURABLE ET INTEGRALE A LA CRISE SYSTEMIQUE CONTEMPORAINE DANS SES DIMENSIONS ECONOMIQUE SOCIALE ET ECOLOGIQUE ?

"Time-estimates of when the “point of no return” will be reached for the global system of humanity have shrunk from the end of the century to mid-century, then to the next twenty years, and recently to the next five to twenty years." Ervin Laszlo and David Woolfson in "The State of Global Emergency"

ATTENTION : Ces éléments sont soumis a votre réflexion critique. 
Ces informations sont diversifiés et ne recherchent pas à reflété  une position particulière mais à élargir le débat et montrer les différentes facettes de ce débat.

La "systémique" est une méthode scientifique qui applique la théorie systémique. Elle repose sur la logique de système. Grâce à une vision holistique, elle permet de dépasser les limites du cartésianisme classique pour aborder des sujets complexes qui étaient réfractaires à ce dernier. Elle est issue notamment de la cybernétique. Elle est récente et doit encore stabiliser son axiomatique pour s'établir en tant que science. Elle peut s'apparenter à une science en tant que telle, mais aussi à un langage, ou à une philosophie. wikipedia

En finance, le risque systémique est la probabilité d'occurrence d'un dysfonctionnement paralysant l'ensemble du système financier dans une vaste zone ou dans le monde entier, par le biais des engagements croisés, première étape avant des faillites en chaîne. Cela conduirait à un effondrement du système financier mondial. Il s’oppose au risque non-systémique, qui décrit les risques apparaissant lorsque l'économie mondiale doit faire face à un évènement extérieur majeur (tel qu'une guerre). Voir : Comprendre la crise financière








La France s’arrête, l’Elysée a peur. Depuis des semaines, les conseillers de Nicolas Sarkozy qui travaillent sur la crise et ses conséquences sociales répètent que le pire est encore devant nous, c’est-à-dire pour 2009. Les risques de troubles sociaux liés à la paupérisation d’une partie de la population sont pris très au sérieux par le Président et ses proches.

 ABLE RONDE - A l'aube de 2009, neuf dirigeants de grands groupes font le point sur la conjoncture, la sortie de crise et les problèmes de régulation

Les cours du pétrole vont-ils repartir en flèche après la crise ?

Une fois que la croissance sera de retour, la consommation de pétrole va reprendre. Mais sans doute pas au même rythme qu’avant la crise, notamment en Occident. Les automobilistes consommeront moins de carburant grâce au développement de voitures plus écologiques. Et l’activité industrielle pourrait rester durablement affaiblie. Pas sûr que les constructeurs automobiles européens réouvrent leurs usines sur le Vieux continent.

A l’inverse, la demande de pétrole va fortement s’accélérer dans les pays en développement. La Chine et l’Inde auront notamment de gros besoins énergétiques pour faire tourner leurs économies. On retrouvera très vraisemblablement des tensions entre l’offre et la demande comme on en a connu ces deux dernières années et les prix repartiront à la hausse.


Le 28 Juin 2008 Michel Saloff Coste explique le role central du pétrole dans l'économie et il anticipe la crise financière et économique a venir. Il donne des pistes de réponses positives et constructive inspiré de sa participation au colloque anglais de Findhorn "Positive Energy" :

Welcome to our Positive Energy conference online 22 - 28 March, 2008.





Pour Hubert Védrine, la réunion du G20 à Washington peut être le début d'un processus de régulation mondiale qui peut devenir historique. http://www.dailymotion.com/video/x7ek22_hubert-vedrine-sur-parlons-net-fran_news



Michel Saloff-Coste interroge  Jean-Baptiste de Foucauld sur la nature de la "crise systémique" actuelle :





A la crise sociale, qui dure désormais depuis longtemps, à la crise écologique, qui prend une ampleur de mieux en mieux ressentie, est venue s’ajouter une crise financière d’une ampleur exceptionnelle qui s’abat sur l’économie avec une intensité à la fois bien réelle et difficile à mesurer à ce stade, tout comme les mesures prises pour y faire face.

 

1)    Pour certains, il s’agit d’une crise de régulation interne au système économique, crise qui doit trouver peu à peu ses solutions dans son propre champ, c'est-à-dire des solutions régulationistes, cela, il est vrai, dans tous les domaines et à tous les niveaux.

 

2)    Pour d’autres, s’y ajoute une évidente crise des valeurs et des comportements qui touche l'ensemble des cultures occidentales ; elle fait apparaître la nécessité d’un véritable changement d’état d’esprit pour notamment retrouver le sens des limites et du possible, englober l’individualisme dans une vision systémique de la société, réintroduire du lien social dans les grands mécanismes et institutions de la société, privilégier l'attention à apporter à tous ceux qui sont victimes des crises, repenser  les démarches éducatives.

 

3)    Pour un certain nombre, c’est la nature elle-même du système économique qui est en cause et qui doit changer radicalement, quand bien même aucune alternative crédible pour l'opinion publique n’apparaîtrait encore.

 

4)    Pour beaucoup, néanmoins, des possibilités réelles de penser et vivre autrement se manifestent un peu partout, à travers de multiples initiatives et expérimentations, notamment au sein de l’économie sociale et solidaire; tout ceci est porteur d’autres paradigmes que l’on doit contribuer à expliciter et à catalyser.

 

5)    Pour la majorité enfin, c'est notre système politique qui s'épuise faute de trouver de nouveaux équilibres entre démocratie représentative, débat démocratique, démocratie de proximité, ce qui empêche une bonne réactivité au problèmes, ce qui nuit au respect de l'impartialité entre citoyens, ce qui le rend peu attractif pour nos concitoyens et pour les citoyens du monde.

 

Ces différentes approches ne sont pas incompatibles entre elles; un Pacte civique peut, tout en les laissant ouvertes, s'appuyer sur leurs complémentarités en s’efforçant de leur donner consistance  à travers la formulation de propositions précises.

Jean Baptiste de Foucauld  

Jean-Baptiste de Foucauld (né en 1943) est un haut fonctionnaire français. Ancien élève de l'ENA, ancien Commissaire au plan, il est actuellement inspecteur des finances. À ce titre, il a été chargé de plusieurs rapports publics, dont un rapport sur l'épargne salariale publié en2000. Il est également membre du Conseil d'orientation des retraites. Sous le gouvernement Mauroy, il a fait partie du cabinet du ministre de l'Economie et des Finances Jacques Delors, dont il était proche, et dont il partage la sensibilité politique de chrétien de gauche. Il a participé à la fondation de l'association Solidarités nouvelles face au chômage, dont il reste aujourd'hui le président. En lien avec cette action contre le chômage, il a publié plusieurs ouvrages portant notamment sur la crise contemporaine du lien social :

  • Une société en quête de sens (avec Denis Piveteau), éd. Odile Jacob, 1995
  • Les trois cultures du développement humain, éd. Odile Jacob, 2002

Il est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de non-violence et de paix.


Michel Saloff-Coste a animé des rencontres mensuelles au Centre d'Evaluation et de Prospective du Ministère de la Recherche et de la Technologie et a été consultant et directeur de recherche dans le cadre du groupe de consulting international Bossard Capgemini Ernst & Young. Il est Président Directeur Général de MSC ET ASSOCIES, une société de conseil spécialisée dans l’anticipation des évolutions en termes de Management, Stratégie et Communication. Dans ce cadre, il anime la démarche stratégique de grandes organisations mais aussi des entreprises de tailles moyennes et des start-ups. Il est l’initiateur en France du Club de Budapest, un réseau international de réflexion sur les enjeux du futur réunissant des personnalités comme Vaclav Havel, Michael Gorbatchev, Peter Ustinov, Elie Wiesel, Arthur Clarke, Edgar Mitchel, Edgar Morin, le Dalai Lama et Maurice Béjart.Il a participé à de nombreuses créations d'entreprises qui ont généré des d'emplois en développant de nouveaux services et produits innovants. Il enseigne en France dans le cadre de HEC et Science Po et ses conférences en Europe, en Amérique et en Asie ont touché plusieurs milliers de personnes. Michel Saloff Coste est l'auteur des livres : Vêpres Laquées aux éditions Baudouin en 1979, Paris la nuit aux éditions Balland en 1982, Les Horizons du Futur aux éditions Guy Trédaniel en 2001, Le management systémique de la complexité aux éditions Aditech Ministère de la Recherche 1990, réédité sous le titre Le management du troisième millénaire  aux éditions Guy Trédaniel en 1991, 1999 et 2005; Trouver son génie aux éditions Guy Trédaniel 2005 ; Le dirigeant du troisième millénaire aux éditions d'organisation 2006 et Le DRH du troisième millénaire Village mondial, 2007.

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QUELQUES REFLEXIONS DU WEB SUR LE SYSTEME BANCAIRE...............

« Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu' il y aurait une révolution avant demain matin » (Henry Ford, industriel).

« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation » (Thomas Jefferson, ex-président des Etats-Unis).

CALCUL SIMPLE RESULTAT IMPRESSIONNANT

Réflexion envoyée à CNN par un téléspectateur

 Le plan de sauvetage des banques américaines avec les fonds des contribuables, qui est en cours de discussion au congrès des USA coutera la bagatelle de 700 000 millions de dollars, plus les 500 000 millions qui ont déjà été versés au système bancaire, plus les mille de millions que vont donner les gouvernements européens à leur propre système bancaire en crise sur ce continent.

Pour donner un sens à ces chiffres délirants, l’auteur fait le calcul suivant:

Notre planète a 6 700 millions d’habitants. Si nous divisons uniquement les 700 000 millions de dollars entre les 6 700 millions d’habitant de la planète, cela équivaut à donner à chacun :

104 millions de dollars.

Avec cela non seulement on effacerait la pauvreté sur la terre entière, mais aussi automatiquement tous les habitants de la terre deviennent millionnaires, et il conclut en disant :

« Il doit y avoir un petit problème au sujet de la distribution de la richesse »

COMMENT SE FAIT LA CREATION MONETAIRE ?

Il faut rejeter complètement l'idée, sans doute enfouie au fond de votre esprit que, pour qu'un banquier puisse vous proposer un crédit, il faut qu'un épargnant soit passé avant vous à la banque pour y déposer des économies, et qu'en fin de compte, c'est l'épargne d'un autre que le banquier vous prête, en prélevant sa commission au passage (l'intérêt)… 

Alors en réalité d'où vient cet argent que les banques nous prêtent ? Elles le créent ex nihilo (à partir de rien) !!! Un système extrêmement obscur que l'on veille à maintenir dans l'ombre, soit que l'on pense qu'il est affaire de spécialistes que l'esprit du commun des mortels ne saurait appréhender, soit que le mettre en pleine lumière risquerait de pousser les esprits "éclairés" à se rebeller...

Les banques commerciales possèdent le (scandaleux) privilège de vous vendre (par l'intérêt) de l'argent qu'elles ne possèdent pas !! Elles le créent à chaque demande de crédit (que ce soit pour un particulier, une entreprise ou un Etat), ce qui augmente la masse monétaire mondiale.

Bien sûr il existe des limites à cette création monétaire : les banques commerciales doivent avoir un certain niveau de fonds propres de l'ordre de 10%. Donc en fait elles peuvent créer 9 fois plus d'argent qu'elles n'en possèdent réellement. Par exemple si une banque reçoit 1 million d'euros de la banque centrale, le système bancaire pourra créer 9 millions d'euros pour les proposer en crédit. Si vous déposez 1000 euros sur votre compte, elles pourront créer à partir du néant 9000 euros qu'elles pourront d'ailleurs vous préter en réclamant un intérêt. Et vos 1000 euros, eux, ne bougent pas de votre compte, ils ne sont pas prêtés, ça leur autorise juste à créer plus d'argent ! C'est d'ailleurs cette création monétaire privée non contrôlée (+ 10% par an) qui est responsable de l'inflation en zone euro car elle ne suit absolument pas la création de richesses réelles (+ 2% par an).

Réclamer un intérêt (qui bien souvent double la somme empruntée) sur de l'argent qui est tiré du néant est selon nous non légitime pour des organismes privés alors que cela pourrait l'être par des institutions publiques comme les banques centrales (qui ne sont d'ailleurs pas toutes publiques...) qui ne sont responsables en fait que de 8% de la création monétaire totale (92% de la monnaie étant sous forme électronique que les banques privées créent sans aucun travail en quelques secondes par une simple écriture sur votre compte avec leur ordinateur).

D'autant plus que cela est la cause première d'une dette publique impossible à rembourser ! Si un pays comme la France n'avait pas léguer en 1973 le droit régalien d'émettre la monnaie, nous nous épargnerons le paiement d'environ 110 milliards d'euros chaque année soit le service de la dette (capital + intérêts) et la dette serait totalement remboursée depuis 2006 !

PETIT HISTORIQUE POUR LES USA ET LA FRANCE :

Venant d’Amérique, Benjamin Franklin, en 1750, s’étonnait de voir une foule de chômeurs et de mendiants dans les rues de Londres. Il décrivait ainsi les colonies d’Amérique: « Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe… Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l'appelons Colo Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs… Nous contrôlons notre pouvoir d'achat et nous n'avons aucun intérêt à payer à personne ».

Sous la pression des banquiers anglais, le Parlement anglais interdit cette pratique, obligeant les colons à utiliser une monnaie à intérêts, en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié en un an, « à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs » dit Franklin.

Et à propos de la décision de Lincoln (alors Président des Etats-Unis) d’émettre une monnaie sans intérêts, Lord Goschen, porte-parole des Financiers, écrivit dans le London Times : « Si cette malveillante politique financière provenant de la République nord-américaine devait s'installer pour de bon, alors, ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il s'acquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout l'argent nécessaire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l'histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe ». La monarchie des contrôleurs du crédit... En 1861, l’Etat reprit le contrôle de l’émission et de la circulation d’une monnaie sans intérêts.
La production agricole et industrielle redémarra, le chômage disparut. En 1865, après l’assassinat du président Lincoln, les banques privées imposèrent de nouveau une monnaie avec intérêts. En dix ans, le pouvoir d’achat chutant de moitié, il y eut 55 000 faillites avec tout un cortège de chômage et de misère... Logique, car les banquiers, avec les intérêts, prenaient la moitié de l’argent que les gens gagnaient en travaillant.

Finalement, le 23 décembre 1913, le Congrès américain votait la loi de la Réserve Fédérale, qui enlevait au Congrès lui-même le pouvoir de créer l'argent. Les banquiers privés avaient gagné la partie. Un membre du Congrès, Charles A. Lindbergh déclara : « Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président Wilson signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé... Le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire ».

Salmon P. Chase, Secrétaire du Trésor sous Lincoln, déclara publiquement, peu après le passage de la loi :
« Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d'un côté, et les banques de l'autre, dans une lutte telle que nous n'en avons jamais vue dans ce pays ».

En France, même processus : certains hommes politiques ont essayé de lutter : Vincent Auriol, 1934, ministre des finances du Front Populaire : « Les banques je les ferme, les banquiers je les enferme ! » ; en 1945 le Général de Gaulle nationalise la Banque de France, le crédit est sous tutelle publique, l'’État a recouvré son autorité sur la monnaie, ce qui ne durera pas. L'article 25 de la loi du 3 janvier 1973 de Pompidou et Giscard d'Estaing "interdit au Trésor public d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France". La France ne peut plus emprunter à sa banque centrale sans intérêt ! Elle doit désormais emprunter sur les marchés financiers avec intérêt : fini l’ordre des salariés et des entrepreneurs, finies les Trente Glorieuses, la monnaie se renforce, le chômage augmente, les salaires stagnent, la dette explose...

Un exemple, "l'emprunt Giscard" : pour 6 milliards de francs empruntés en 1973, l'Etat a finalement remboursé au total 80 milliards de francs en 1988 !!

Discussion : 
Dans votre article du samedi 15 nov. 2008, j'ai relevé que le montant du remboursement de l'emprunt Giscard de 1973 était de 8O milliards en 1988, pour 6 milliards empruntés, ce qui fait un taux d'intérêt voisin de 90%. pouvez vous me confirmer et surtout m'expliquer ce point.
Avec tous mes remerciements.
Philippe Renoux
L'emprunt Giscard, lancé en 1973 au taux de 7%, était indexé sur l'or. Il fut ruineux pour la France car la crise économique provoqua une flambée des cours de l'or en tant que valeur refuge. Pour un emprunt initial de 7,5 milliards la France dut rembourser 90 milliards. Philippe Renoux



En 2003,10% du PIB a basculé du côté du profit et de la rente. La mondialisation, d’une certaine manière, est un basculement de l’économie au profit des créanciers, des boursiers, des rentiers, des financiers...

Les statuts de la Banque de France, calqués (et aggravés en quelque sorte) sur ceux de la Bundesbank, gardienne du temple de la monnaie forte, seront copiés par la Banque Centrale Européenne. L’ordre des créanciers règne en Europe.

LES CONSEQUENCES POUR LA FRANCE :

Entre 1980 et fin 2007, la dette a augmenté de 1021 milliards d'euros, alors que nous avons payé 1300 milliards d'euros d'intérêts ! Si nous n'avions pas eu à emprunter ces 1021 milliards d'euros sur les marchés monétaires, c'est-à-dire si nous avions pu créer notre monnaie, faire exactement ce qu'ont le droit de faire les banques privées, la dette qui était de 229 milliards d'euros début 1980 serait totalement remboursée depuis 2006 grâce aux économies réalisées chaque année et nous disposerions en plus d'un solde de trésorerie positif de plus de 100 milliards d'euros !

Pensez-y : 1300 milliards d'euros d'intérêts payés pendant 29 ans, c'est en moyenne 45 milliards d'euros par an soit 120 millions d'euros par jour que nous transférons aux déjà plus riches !

En 2008, c'est 113 milliards d'euros qui seront remboursés (71 milliards de capital + 42 milliards d'intérêts), le service de la dette est l'équivalent de tous les impôts directs des français (impôt sur le revenu + impôt sur les sociétés + autres impôts directs dont l'ISF) !!!

Autrement dit, si la France pouvait emprunter à une banque centrale sans intérêts :
- nous n'aurions plus de dette publique
- nous pourrions supprimer la plupart des impôts directs dans notre pays et résoudre le problème du pouvoir d'achat
- ou utiliser cette somme pour construire des infrastructures ou les maintenir tels les hôpitaux, les maternités, les bureaux de poste, les écoles...
- ou commencer à réparer les dégats environnementaux causés par la course à la croissance c'est-à-dire la course au remboursement des dettes...
Dans tous les cas en faire bon usage au lieu d'engraisser les rares qui ont les moyens d'acheter notre dette !

Concernant l'intérêt, il est le premier responsable de la pauvreté dans le monde et de l'élargissement de la fracture sociale. Puisque les prix que vous payez sont constitués à 40-45 % du seul poids des intérêts, comme l'ont mis en évidence dans leurs études Magrit Kennedy et Ralph Becker, vous imaginez la somme colossale qui est transférée du monde économique au monde financier ! Il contribue à l’asphyxie du premier et à la congestion du second ; il provoque surtout le transfert de la richesse des plus démunis vers les plus nantis.
Magrit Kennedy, dans l'étude qu'elle présente dans son livre "Libérer l'argent de l'inflation et des taux d'intérêts", met en évidence que pour la population allemande, classée en 10 tranches de revenus, lorsque l'on fait la balance entre les intérêts créditeurs, versés à l'épargne, et les intérêts débiteurs prélevés au crédit, le solde n'est positif que pour la 10e tranche, celle des plus riches, équilibré pour la 9e et négatif pour les 8 autres. Elle souligne aussi que le solde est d'autant plus négatif que l'on est pauvre et d'autant plus positif que l'on est riche.

PROPOSITION :

Toute création de monnaie doit relever des Etats par l'intermédiaire des banques centrales. Cette création monétaire doit être interdite aux banques commerciales !

La monnaie créée est prêtée sans intérêts (!) par la Banque Centrale aux Etats et aux collectivités publiques afin de financer des dépenses d’investissement, d’aide à des secteurs à vocation d’intérêt collectif tels que l’éducation, la santé et la protection de l’environnement, et en cas de crise ou de catastrophe naturelle seulement. Cela est exclu pour les dépenses de fonctionnement et d’amortissement qui devront être financées par les rentrées fiscales.

La Banque Centrale détermine la quantité de monnaie proposée et les taux d’intérêt auxquels les banques commerciales peuvent emprunter entre elles et auprès d’elle-même afin de soutenir la création d'emploi, de limiter l'inflation et de permettre un développement économique durable.


" Si jamais le peuple américain autorise les banques privées à contrôler leur masse monétaire, les banques et les corporations qui se développeront autour d'elles vont dépouiller les gens de leurs possessions jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront sans domicile sur le continent que leurs pères avaient conquis" (Thomas Jefferson, Lettre au Ministre des Finances Albert Gallatin en 1802). 

[Jefferson a prédit 2 siècles à l'avance la "crise des subprimes" et les millions d'américains jetés à la rue car dépossédés de leurs maisons qui appartiennent désormais aux banques... Trouvez-vous toujours légitimes la création monétaire privée et l'intérêt bancaire ?]

"Si vous voulez rester esclaves des banquiers et payer le coût de votre propre esclavage, laissez-les continuer à créer de l'argent et contrôler le crédit de la nation" (Sir Josiah Stamp, directeur de la Banque d'Angleterre de 1928 à 1941).
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COURRIER DES LECTEURS de L’est Républicain
21 octobre 2008
Notre monnaie c’est nos dettes !
Serge GRASS
La crise financière qui secoue actuellement toute la planète trouve notamment son origine dans la création monétaire. Nous n’utilisons presque plus d’argent « fiduciaire », les billets et les pièces frappés par les Etats, mais de la monnaies scripturale matérialisée par les chèques et la monétique « frappées » par les banques elles mêmes !!!
Tout un chacun dit que « les banques travaillent avec notre argent » or,  plus de 90% de la monnaie que nous utilisons est créée sous forme d’écritures par les banques lorsqu’elles font des  prêts. Cette monnaie est détruite par les remboursements  !!! Elles approvisionnent les comptes de leurs clients avec des chèques garantis sur la solvabilité de l’emprunteur !!! Dans ces conditions, les banques sont riches de la « monnaie » virtuelle qu’elles ont créée que nous leur avons confiée et des intérêts de la « monnaie » qu’elles n’avaient pas, qu’elles nous ont prêtée !!! Ce système fonctionne sur la « confiance », si les clients demandaient aux banques la réalisation de leurs avoirs en monnaie physique, la banqueroute serait assurée ! Finances et apocalypse !
Nous sommes dans une situation paradoxale, ce ne sont plus les Etats qui font « marcher la planche à billets » pour « battre monnaie», ce sont les banques commerciales qui disposent de ce privilège qu’elles facturent au prix fort aux états, aux entreprises et au corps social sous forme d’intérêts !!!
Ainsi, l’ensemble de la société doit obligatoirement être endettée pour que nous disposions de cet outil indispensable au fonctionnement de      l’économie : Nous payons aux banques une rançon sous forme d’intérêts pour pouvoir fonctionner !!!
Dans ces conditions, l’endettement des Etats conduit à un enrichissement proportionnel des financiers qui disposent ainsi des moyens d’acheter les biens publics que doivent vendre les Etats pour limiter leur endettement et les charges financières qui en découlent !!!
Pourtant, la MONNAIE est à l’économie ce que le sang est à notre corps. Elle est indispensable pour permettre les échanges des biens et des services produits par le corps social. En conséquence la création de la monnaie doit relever exclusivement des banques centrales dont c’était la mission première : Le traité de Maastricht l’interdit réservant ce droit aux seules banques commerciales !!!
Serge GRASS, 77 grande rue, 25360, Nancray. Tel : 03 81 55 21 67
 


jeudi 13 novembre 2008

Climat: "tout va changer" avec Obama, assure le prix Pulitzer Jared Diamond

Climat: "tout va changer" avec Obama, assure le prix Pulitzer Jared Diamond 
[ 13/11/08  - 12H00 - AFP  ]

© AFP/Archives - Klaas Koppe

Pour le climat, tout va changer en début d'année prochaine avec la nouvelle administration américaine, se réjouit Jared Diamond, géographe, biologiste et Prix Pulitzer, souvent présenté comme "un comité d'experts à lui tout seul".

Jared Diamond, auteur américain de 61 ans, installé en Californie où il enseigne à l'Université UCLA, a acquis à une renommée mondiale grâce à ses best-sellers: "De l'inégalité parmi les sociétés" ("Guns, Germs and Steel") Pulitzer 1998, ou plus récemment "Effondrement" (Collapse"), sous-titré "Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie".

De passage à Paris mercredi, une semaine après l'élection du démocrate Barack Obama à la présidence des Etats-Unis, il assure: "Nous allons probablement assister au virage politique le plus drastique aux Etats-Unis en l'espace d'une vie! Les négociations sur le climat seront très différentes à partir du 1er février comparé à ce qu'elles sont aujourd'hui"........


nosenfantsnousaccuseront-lefilm

Les conséquences de l'agriculture intensive, de l'utilisation des pesticides et des engrais de synthèse sont dramatiques tant sur le plan écologique que sur le plan de la santé.
Un film vient de sortir sur le sujet qui est alarmant mais également optimiste, on peut encore changer les choses à condition qu'il y ait la volonté des citoyens et des politiques.

Pour que ce film qui dénonce les méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides, réalisé par un français, soit correctement programmé lors de sa sortie en salle, il faut qu'un maximum de personnes regarde la bande-annonce dans le 3 jous à venir.



A voir aussi l'interview de Jean-Pierre Jaud le réalisateur du film.


On ne pourra plus dire qu'on ne savait pas.

The State of Global Emergency

 


The State of Global Emergency 

 

Draft of the Club of Budapest Declaration 

October 30, 2008 

 

Prepared by Ervin Laszlo and David Woolfson  

  

Preamble 

  

WHEREAS the global financial and economic crisis; worldwide climate change; on-going 

wars, terrorism and nuclear brinksmanship; peaking or exhaustion of non-renewable 

natural resources;  approaching water crisis; annual net increase in world population by 

approximately 80 million; increase in world poverty, homelessness and famine in 

absolute numbers; growing gap between wealthy and poor both within and between 

nations; and other interrelated macro-trends, provides growing and indisputable 

evidence that the world today is fundamentally unsustainable and that humanity is 

rapidly moving to the breakdown of currently operative societal and ecological systems;  

 

AND WHEREAS notwithstanding these global-scale crises facing the human 

community, the thinking and actions of the majority of political and business leaders 

remain fixed - on the short-term rather than the long-term; on national rather than global 

priorities; on self-interest rather than community interest; on confrontation and 

militarization rather than cooperation and dialogue; on the values and consciousness of 

the 19th century rather than the 21st century; on maintaining the status quo of 'business 

as usual' rather than shifting to urgently needed new economic, energy and social 

systems - locally, nationally and internationally; 

 

THEREFORE in awareness of these growing global crises and the on-going lack of 

needed national and world leadership in the mainstream of politics and business, we 

hereby issue this urgent call for action, as a “State of Global Emergency Declaration", on 

behalf of and for the benefit of all the People of the World.   

 


Time-estimates of when the “point of no return” will be reached for the global system of 

humanity have shrunk from the end of the century to mid-century, then to the next twenty 

years, and recently to the next five to twenty years. For example, it was predicted that 

the Earth’s average temperarure will increase by about 3° Celsius by the year 2100, then 

it was said that this level of increase will come about by the middle of the century, and 

lately that it could possibly occur within a decade. The figure for overall warming has 

been increased from 3° C to 6° C or higher. Global warming of 3° C would cause serious 

disruptions to human activity, while a 6° C rise would be a ‘global breakdown’ making 

most of the planet unsuitable for human life. 

 

These predictions, however, take only one trend into consideration: global warming; 

water availability; food production; poverty; population pressure; air pollution, etc. This 

approach fails to consider the impacts of the interconnection of the macro-trends as well 

as the feedback loops within them. When one trend reaches a critical point its impact on 

other trends can be very significant. For example, if global warming creates prolonged 

drought in some areas and coastal flooding in others, starving and homeless masses will 

flood less hard-hit regions and create social and economic upheavals there with critical 

food and water shortages.  

 

The acceleration of critical trends and cross-impacts among them indicates that the 

‘window of opportunity’ for pulling out of the present global crisis and breaking through to 

a more peaceful and sustainable world is likely to be no more than four to five years from 

the end of 2008. This is close in time to the Mayan 2012 prophecy for the end of the 

current world.  

 

The period around the end of 2012 is likely to be a turbulent one for this and other 

reasons. Predictions coming from the physical sciences foresee disturbances in the 

geomagnetic, electromagnetic and related fields that embed the planet causing 

significant damage to telecommunications and impacting many aspects of human 

activity and health. For the esoteric traditions the end of 2012 will be the end of the 

known world, although the more optimistic intepretations speak of a new world taking the 

place of the old.  

 

While the majority of the world’s people have yet to recognize the possibility of a total 

global-scale breakdown, millions of forward-thinking groups and individuals have been 

addressing the threats and challenges for many years.  This “waking up” is a positive 

sign of the vitality of the human spirit and its ability to respond to the dangers that face 

humanity with flexibility and creativity.  It  must be furthered and facilitated in all 

appropriate ways as the scale and urgency of the required transformation is far greater 

than the scope of current efforts. It will be a case of ‘too little, too late’ unless the human 

community as a whole moves quickly to address the threatening macro-trends before 

they become irreversible.  

 

This must now be our top planetary priority. Failure to implement a worldwide shift in the 

window of time available to us will almost certainly lead to the breakdown of our 

civilization and possibly to the demise of our species.  We acknowledge the real 

possibility that a child born today could witness the final chapter of modern man’s 

200,000 year existence on this planet.  

 

The Way Forward 

 

 

If humanity is not to perish, as other species have that failed to respond to their changed 

conditions, we must face and creatively cope with the unintended consequences of the 

narrow and short-term thinking that has led to today’s unsustainable global situation. No 

‘quick fix’ or ‘miracle technology’ will save us from the consequences of the misguided 

values and actions of the past. Only by engaging the human spirit in all its creativity and 

potential wisdom can we give birth to the necessary new thinking and actions.  

The currently dominant mode of thinking cannot be maintained any longer. We must 

overcome the societal inertia generated by the powerful, self-destructive remnants of 

bygone eras in order to prepare in each region, nation and community for systemic 

disruptions and possible collapses. We must radically reconsider our view of the world 

and re-structure its principal operative systems: energy, economics, governance, 

transportation, food, resource use and distribution, among others. We must act to extend 

the window of time available to us before it becomes too late to avoid breakdown on a 

global scale. 

 

Every crisis harbors within it the opportunity for change and transformation. The ideas 

and designs for the needed new systems, structures and technologies already exist. 

Today we are rediscovering essential elements of the wisdom inherent in the world’s 

great cultural traditions and making important scientific discoveries regarding the nature 

of reality, our connections to each other and to nature. At the same time we are 

developing alternative energy sources, sustainable technologies, global communications 

and information flows, biotechnology, nanotechnology, artificial intelligence, and other 

technologies capable of paving the way toward global sustainability for human 

communities and the environment.  

 

Our new thinking and new tools can accelerate the emergence of a new world in 

sufficient time to avoid the ‘worst case’ scenarios - if we act now. Time is short and the 

task unprecedented. 

 

Effective and feasible solutions to the present global emergency must be brought to the 

attention of as many people as possible, as quickly as possible, to motivate urgent and 

effective action by all aware and responsible global citizens. Widespread communication 

and collaboration amongst people, nations, cultures, religions, societal sectors, 

professions, associations, networks, organizations, and other groups, is essential to 

ensure humanity’s survival on this planet. 

 

The new Club of Budapest report Worldshift 2012 – The Handbook of Timely Change 

advances a feasible whole-systems concept for the urgently needed epochal shift. It is a 

Worldshift - a worldwide shift from a path of unsustainability, conflict and confrontation 

to a path toward global sustainability, wellbeing and peace.’ The Report’s proposals for 

achieving this Worldshift, together with the proposals of the Declaration’s signatories, 

form an integral part of this document.  

 

ACCORDINGLY, WE HEREBY ISSUE AN URGENT CALL to all the People and 

Peoples of the World to declare their awareness of the state of global emergency and 

their firm commitment to join together to carry out real and meaningful change in all 

sectors of society (education, governance, economy, media, culture, technology) and at 

all levels (local, national, and global) for the common good of all people and all societies, 

and all life on Earth.  

 

Nouveaux enjeux de la gouvernance d'entreprise : Témoignages de dirigeants


Diriger aujourd'hui : pourquoi un nouvel art de la gouvernance ?

 

Les évolutions actuelles sont marquées par le passage de la "société industrielle" à la "société de l'information", ce que nous avons appelé "l'ère de la création et de la communication".

Cette révolution est aussi importante que les changements qui ont marqué le passage de la "société agraire" à la "société industrielle".

Ce changement, s'il s'enracine dans des transformations technologiques, est aussi un changement de culture et d'économie.

 

C'est toute notre représentation du monde qui est en train de se modifier mais aussi notre manière de vivre, de nous nourrir, d'aimer, de travailler et … de décider !

 

Nous avons commencé à développer ces thèmes de recherche . dans le cadre du livre "Le Management du troisième millénaire, Introduction à une nouvelle gouvernance pour un développement durable dans la société de l'information" qui en une quinzaine d'années est devenu un des livres de stratégie les plus vendus en France.

 

Le livre que vous avez entre les mains Le dirigeant du troisième millénaire répond à une question essentielle : comment aujourd'hui les dirigeants mettent-ils en œuvre concrètement la "Stratégies Créative" dans l'art de la gouvernance?

 

Nous sommes allés à la rencontre des dirigeants d'aujourd'hui pour comprendre comment ils articulaient le passé et le futur dans le présent.

Les dirigeants de nos organisations sont au carrefour des contradictions du passé et du futur. Ils doivent conjuguer l'enracinement dans des valeurs anciennes qui sont la fondation de leur organisation et une vision stratégique du futur qui seule peut leur assurer une pérennité. C'est dire combien les dirigeants sont dans une position instable dans les périodes de grands changements que nous connaissons.

 

Charles De Gaulle note dans ses mémoires cette phrase pleine de profondeur et de pertinence : "Dans les temps faciles, les esprits mécanistes suffisent, dans les temps difficiles, il faut du sentiment et, en plus, du génie".

 

Nous sommes allés à la rencontre des dirigeants d'aujourd'hui pour comprendre comment ils articulaient le passé et le futur dans le présent. Nous avons découvert des dirigeants bien différents de l'image d'Epinal que nous en donnent les livres de management chers à la société industrielle. Les leaders inspirés de notre nouvelle ère de création et de communication n'ont plus grand chose à voir avec les cadres dirigeants gestionnaires et mécanistes de la société industrielle d'autrefois. 

samedi 8 novembre 2008

What is the Question?

by Ervin Laszlo

What is the Question?

Had he lived today, Hamlet would say with more conviction than ever: to be or not to be, that is the question. But it is not the skull of an individual that Hamlet would ponder, but the living Earth. Can we continue to “be” on this planet, or will we become extinct like the dinosaurs?

We are approaching a major watershed; a global tipping point.  Our very survival is in question.

We are destroying the planet. The production of essential biological and physical resources has already peaked.  Forests, species of fish, and coral reefs are damaged and disappearing, soils are impoverished by overcropping and by chemicals; diversity is reduced by genetic manipulation. The reserves of fresh water are diminishing; more than half the world’s population faces water shortages. And climate change threatens to make much of the planet unsuited for food production and habitation.

We are destroying the fabric of society. There is growing insecurity in countries both rich and poor and greater propensity to resort to terrorism and war. Islamic fundamentalism is spreading throughout the Middle East, religious fanaticism is growing in America, neo-Nazi and other extremist movements are surfacing in Europe. The gap is widening between the wealthy and powerful and the poor and marginalized. Eighty percent of the world’s domestic product belongs to one billion people, and the remaining twenty percent is shared by five-and-a-half billion. One in three urban dwellers live in slums, shantytowns and urban ghettoes; more than 900 million are classified as slum-dwellers.

If we continue in this way, changing weather patterns will create drought and hurricanes, harvest failures, and rising sea levels.  Famine and frustration will fuel terrorism and trigger wars.  The delicate balance of our global interdependence will be torn apart.  In the ensuing global collapse no country, no population will be spared.

To be or not to be is the question.  If we are to “be” on this planet, we must change.  Will we change—and will we change in time?



Prospective Thierry Gaudin




RENOUVELER NOTRE INTELLIGENCE DE LA GOUVERNANCE DES ORGANISATIONS COMPLEXES

Présentation du GRAND DÉBAT 2008 *du RESEAU INTELLIGENCE de la COMPLEXITE-MCX-APC
En collaboration avec l'Unité Etudes, Ingénierie et Innovations de l'INSEP
Le 20 NOVEMBRE 2008, de 10h30 A 18h à l'INSEP, Paris 12ème –

RENOUVELER NOTRE INTELLIGENCE DE LA GOUVERNANCE DES ORGANISATIONS COMPLEXES
en articulant les deux principes d’Action Intelligente (H. SIMON) et de Pensée Complexe (E. MORIN)

Edgar MORIN nous fera l'amitié de sa présence à ce grand débat au cours duquel nous lui rendrons un Hommage Public

vendredi 7 novembre 2008

The Demand of Authenticity

The Demand of Authenticity

Over a decade ago, the renowned integral philosopher Ken Wilber made his first appearance in the pages of EnlightenNext magazine (formerly known asWhat Is Enlightenment?) with a passionate article titled "A Spirituality that Transforms." In its pages he delivered an evolutionary call to action that never ceases to inspire:

 All of those for whom authentic transformation has deeply unseated their souls must, I believe, wrestle with the profound moral obligation to shout from the heart—perhaps quietly and gently, with tears of reluctance; perhaps with fierce fire and angry wisdom; perhaps with slow and careful analysis; perhaps by unshakable public example—but authenticity always and absolutely carries a demand and duty: you must speak out, to the best of your ability, and shake the spiritual tree, and shine your headlights into the eyes of the complacent. You must let that radical realization rumble through your veins and rattle those around you.

lundi 3 novembre 2008

SPIRAL DYNAMIC

« Auroville, histoire d'une utopie »

« Auroville, histoire d'une utopie »

Samedi 8 novembre à 22 heures

Sur la chaîne TV : PUBLIC SENAT

Chaine d’information politique

Chaine normale : chaine 7 / TNT, Free, Neuf : chaine 13 / Canal Sat : chaine 43

 

Le reportage peut être aussi visionné dès le 9 novembre sur

le site de la chaîne : http://www.publicsenat.fr

 

 

Rediffusion du reportage le :
dimanche 09/11/2008 à 18h00
lundi 10/11/2008 à 10h30
mardi 11/11/2008 à 22h00

A l'occasion de la célébration par l'Unesco du 40ème anniversaire d'Auroville, l'une des rares villes expérimentales des années 70 encore active aujourd'hui, Public Sénat s'est rendue sur place pour comprendre ce qu'est devenue «l'utopie d'Auroville».

Que sont devenus les pionniers ? 
Qui est resté sur place ?
Qui est revenu ?
Comment les enfants élevés avec cet « idéal » ont-ils grandi ? 
 

40 après, qu'est devenu le concept de cette ville qui vit toujours sans gouvernement, sans police, sans échanges monétaires.
Construit autour des flashes back d'un document réalisé en 1973 par Jean-Pierre Elkabbach et de témoignages des protagonistes de l'époque, le film d'
Hélène Risser pose un regard actuel sur ce modèle qui continue d'attirer les idéalistes du monde entier et notamment les jeunes.
Un document de 52 minutes inédit coproduit avec l'INA

.

Débat sur « Les Utopies d’Aujourd’hui », présenté par Benoît Duquesne
Le débat prolonge la problématique abordée par le documentaire du samedi soir sur des questions politiques, de société ou internationales. Avec des invités et en présence des réalisateurs.

Rediffusion du débat le :
dimanche 09/11/2008 à 02h00
dimanche 09/11/2008 à 14h00
dimanche 09/11/2008 à 19h00
Durée : 44 minutes